V. The historyofLearning^Lonà.y 4694,in
VI. Memoirs for the ingenious, eontaining Observations in philoiophy, physick, philology and other arts and sciences for the year 4 693, Lond., 4693, in-4*. —Il paraît qu'Q n'en a été publié qu'un volume.
COttNEILLAN (Jean), seigneur de Là Brunie, laissa de son mariage 9jec Jeanne de Villespassans, un fils, nommé Piul, qui fut un des chefs huguenots dans le Haut-Languedoc. Le , 4" noY. 4572, Paul deCorneillan assista à rassemblée de Peyre-Segade, et seconda les frères Boufard dans leur première entreprise sur Castres, que la trahison fit échouer. Il épousa, en 4574, Rose Capriol dont il eut Paul, seigneur de Villeb'rumier, marié, en 4606, à Jsabeau Rozet, De ce mariage naquit Marquis, sieur de La Brunie, qui s'allia, en 4645, avec Isabeau de Toulouse-Lautrec , et fut père de Sàmson et de Marc-Antoine.
Une autre branche de celle famille embrassa également la religion réformée. Resté veuf sans enfant de Marguerite Hébrail , Gaspard de Corneillan épousa en secondes noces N, DuPuy qui le rendit père de Guillaume, sieur de Masgrin. Ce dernier se maria, en 4 61 3, avec Rose Barini dont il eut Pierre, baron de Villeneuve, seigneur de La Marlinière et de Masgrin, allié, en 1 652, avec Isabeau Soubeiran.
Tels sont les renseignements qui nous sont fournis sur cette famille par les Jugemens de la Noblesse. Us sont si incomplets, qu'il est, comme on
voit, difficile de savoir à quelle branche on doit rattacher Marguerite de Corueillan, Théroïne de Saint-Pauld'Amiale (Voy. BOUFFARD), et N. de Perri'eres, frère du seigneur de Corneillan, capitaine de la porte du Louvre, qui fut tué à Castres dans une sortie, en 1625, à la tête de la cavalerie qu'il commandait.
GORl^UAUD (Joël), né à Pujols dans la Basse-Guienne en 4637, fils de Jean -Jacques de Cornuaud de Fontbourgade, sieur de Soulat. Entré très-jeune dans le régiment de Turenne, dont presque tous les officiers étaient protestants, Cornuaud s'éleva au grade de lieutenant-colonel. Eclairé par les mesures iniques du gouvernement et prévoyant la ruine prochaine de l'Eglise protestante en France, il quitta sa patrie, malgré les ofi'res brillantes qui lui furent faites pour le retenir, et alla demander un asile à l'électeur de Brandebourg. L'électeur l'accueillit avec bienveillance et lui donna le commandement d'un bataillon levé par de Jaussaud, qui s'était décidé à rentrer en France. Ce corps, presque exclusivement composé de Français réfugiés, fut mis en garnison à Brandebourg.Quelqoe temps après, rélecteur, ayant formé une compagnie de cadets, à Texemple du prince d'Orange, l'attacha au bataillon de Cornuaud. De Favolles fut nommé lieutenant-colonel, de Roupillas major, (TArtis et de Saint-Martin capitaines de cette compagnie dans laquelle servaient Fouquet, de Beaufortj de Baitchardis, de La Salle, Du Pirier, Portai, Montfort, La Motte, Saint-Maurice, Saint-Blancard, de Bragard, Hercule de Gertout de Térnelac, de Péguilhen, Alexandre de La Paye, de Camasse et d'autres jeunes gentilshommes dont plusieurs ont rendu d'importants services à leur patrie d'adoption.
En 1691 , Cornuaud fut chargé de conduire au duc de Savoie un corps de troupes auxiliaires. L'année précédente, il avait déjà combattu contre les troupes de Louis XIV sur les bords du
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Rhin. Après une marche pénible à travers rAllemagne et la Suisse, il arriva à Torîp où le duc raccueillit avec la plus haute distinction. Les alliés s'emparèrent de Carmagnole, mais, prévenus patr Catinat, ils durent renoncer au siège de Suse et opérer une retraite dans laquelle le bataillon des Réfugiés, placé à l'arrière-garde, eut beaucoup à souffiir. Le reste de la campagne ne fut signalé par aucune action d'éclat; TarméiB coalisée se tint sur la défensive. Au retour de la belle saison, le duc de Savoie pénétra dans le Dauphiné et assiégea Guillestre où Cornuaud reçut une blessure qui Tempêcha d'assister à la reddition d'Embrun. Après ce succès, Tarmée rentra en Piémont et y prit ses quartiers d'hiver. La campagne de 4 693 fut marquée par la prise du fort de Sainte-Brésilde près de Pignerol, et par la sanglante bataille d'Orbassano, livrée le %\ octobre, où les alliés subirent une défaite complète , et où le bataillon français perdit son lieutenantrcolonel de Fatolles. L'électeur de Brandebourg envoya alors au duc de Savoie de nouvelles troupes dont il donna le commandement au margrave Charles-Philippe; mais ce prince s'étant laissé séduire par les charmes de la comtesse de Salmour, qu'il aurait épousée sans l'énergique opposition de Cornuaud, son frère ne tarda pas à le rappeler, et Cornuaud resta chargé provisoirement du commandement en chef jusqu'en 4696 qu'il retourna à Berlin.
La conduite qu'il avait tenue à l'égard du margrave lui mérita les plus grands éloges de la part de l'électeur; mais, tantla faveur des cours est inconstante ! elle lui attira une disgrâce complète sous le règne suivant. Malgré les services qu'il avait encore rendus dans la guerre de la succession d'Espagne , il fut mis à la retraite avec une modique pension de 37 écus par mois.
Joël de Cornuaud avait un frère et une sœur. Cette dernière, également réfugiée dans le Brandebourg, épousa de JcmrgniaCy sieur de Maicoux et de La Coquille , qu'elle rendit père de
quatre fils et do trois ûlles (4 ) . Trois des fils moururent jeunes ; le 4* rentra en France et abjura. L'aînée des filles fut mariée au colonel de Saint-Sauveur ; la seconde au lieutenant - colonel de Campagne-, la troisième à Zackarie de Batsale, sieur de Castilhon, d'une famille originaire du Béarn, major à la suite des Grands-Mousquetaires. Elle en eut un fils qui fut colonel du génie et commandant de Glatz.
Le iïère puîné de Joël de Cornuaud resta en France, sans abjurer toutefois, et épousa une demoiselle de CarU^ mariage dont naquirent «quatre fils et deux filles. Le sort de ces derhières est inconnu. L'atné des fils, nommé Joseph, était lieutenant dans le régiment du Maine [auparavant de Turenne], lorsqu'il quitta la France en 4687. Il obtint le même grade dans le bataillon de son oncle. En 4 690, il fut nommé capitaine; en 4 704, major dans le régiment de Varennes, en remplacement de M. de Gravelotte, tué en Italie; en 4744, colonel du même régiment qu'il commanda jusqu'il sa mort arrivée en 4746. Son second frère, Cornuaud de Bartheloty sorti plus tard de France, servit également dans le bataillon de son oncle où il devint major, en 4705, en place de M. de La Varinière, puis lieutenant-colonel en 4709. Il mourut ^ Magdebourg des suites de ses blessures, en 4747. Le troisième frère, Cornuaud de La Baugerie fut d'abord aide-de-camp de son oncle et obtint plus tard une compagnie. En 4740, il quitta le senice prussien pour entrer à celui du landgrave de liesse; mais en 4747, le roi de Prusse le rappela sous ses drapeaux. En 4726, il fut nommé lieutenant-colonel du régiment de Schwerin, et en 4732, co-
(1) Un gentilhomme de la Guicaae, du nom de Marconi^ fri-ro peut-être de Jourgmac, resta en France ei eut tout sujet de s'en repentir. Il futcKile a Agen, puis à Alais {Areh, M. CC9;, cl ses deux enfauts lui furent enlevés, en 1700, pour être mis dans dos couvents. Sa fille, Harie de Marconi^ était eit«'orc détenue aux Filles de la Foi de SainieKoyeu 1737. (;4rd<.M. 673.)