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présence réelle du corps du Seigneur au sacrement, que Simson fit imp. en 1605^ iQ-8o. £q 1612^ notre pasteur fut suspendu par le synode du Berry, parce qu'il s'éloignait des idées admises sur rélat des âmes après la mort.
Cette suspension^ au reste^ était déjà levée en 16U> grâce à Tintervention du sage Mornay, puisque Simson assista^ cette année-là^ au synode de Cbàtillon-siir-Loing.
SIRVEIV (Piebre-Paul)^ né à Castres, le 22 août 17 09, épousa, en 1 754, Toinetie Lé^er,donl il eut trois Ûlles( 1 ) . La seconde , nommée Elisabeth , fut enlevée à ses parents, le 6 mars 1760, par ordre de rèvéquo de Castres, et enfermée au Couvent des Dames-Noires, pour y être instruite dans la religion catholique ; elle comptait alors 23 ans. Comme elle se montra opiniâtre, on fit succéder aux eibor talions les menaces, puis aux menaces les mauvais traitements; en un mot, on agit envers cette malheureuse jeune flUe avec tant de barbarie, qu'elle tomba malade et que sa raison s'égara. L'évèque,jugcant dès lors inutile de poursuivre l'œuvre de sa conversion, la renvoya chez ses parents, le 9 oct., couverte de plaies et dans un état de marasme tel qu'il ne restait aucun espoir de la sauver.
Quelques mois après, pendant une absence de son père, fcudiste de Saint- Albi, la pauvre insensée échappa à la surveillance de sa famille, erra quelque temps dans la campagne et (luit par se jeter dans un puits, où le cadavre fut découvert, le 4 janv. 1762. Le parlement de Toulouse instruisait précisément le procès de Calas (Voy. ce nom).
Voulant rivaliser de zèle, la justice de Mazamet s'empara immédiaiement de l'affaire et décréta de prise de corps le père, la mère et les deux sœurs. De son côté, rinlendant Saint-Priest avertit Saint-Florentin, qui, dès le 16 fév., le , remerciade lui avoir fait part de cet asti) Noait troQTOos menlionnée dans les Regii* ireii da secrétariat, à l'année 1753 (Arch. £. S5i4),anedemoiseIle5trvfn, qui était enfermée depuis treize ans aux Ursulincs de l'uulonse. Ne serait-ce pas la iille aînée dei^ierre-Paul Sineaf
sassinat(Krch, gén. Ë. 3523). La malheureuse famille se bâta de fuir. £lie traversa à pied les Cevennes au cœur de l'hiver. Une des filles, qui était mariée depuis un an, accoucha au milieu des neiges, et prenant son fils dans 6O0 bras, elle poursuivit courageusement son chemin. Tous quatre, après d'hor* riblcs souffrances , arrivèrent enfin à Ferney a Figurez-vous, écrivait Voltaire, quatre moutons que des bouchers accusent d'avoir mangé un agneau ! »
Voltaire prit leur cause en main, comme il avait déjà pris celle des Calas. £lie deBcaumont se chargea de plaider leur cause et, après cinq années d'instance, en mars! 7 68, il obtint un arrêt qui cassa le jugement rendu à Mazamet le 29 mars 1764, jugement qui coudamnaitpar défaut Sirven et sa femme à la peine de mort,et ses deux filles au bannissement perpétuel, après qu'elles auraient assisté au supplice de leurs parents. Le vieillard put rentrer dans sa patrie avec ses filles, mais sa femme succomba, à Lausanne, à ses chagrins et à ses fatigues.
Depuis longtemps la famille Sirven avait donné des preuves de son zèle pour la religion protestante. En 1 698, Françoise Sirven, malgré sa décrépi* tude, avait été reléguée à Issoire, puis transférée à Alby , à la demande de l'archevêque, qui désirait essayer sur elle ses talents comme convertisseur. Ce fut en vain que la pauvre vieille adressa au ministre d'Etat les plus instantes prières pour obtenir la grâce de mourirau sein de sa famille (iircA. U. 673). Françoise Sirven s'était mariée dans la fioniWe Bernard, ^e Castres, non moins attachée que la sienne à l'Evangile.
L'année même oii elle fut reléguée à Issoire, un marchand de ce nom fut accablé d amendes et de garnisaires, parce qu'il s'obstinait à ne pas envoyer ses filles aux instructions du curé.
SOËLL(CH]asTOPHs),né,versi 51 7, à Brauneck dans le Tyrol, fit ses études à Witlenbcrg et à Strasbourg. Ses talents, son amabilité, la pureté de ses