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mœurs, son enthousiasme pour la cause de la Rérorme lui gagnèrent la bien* veiUance de ^ucer> qui conçut pour lui une vive amitié et qui lui fit épouser^ en ) }i AS y AUlhiaOEcolampade^sàbaWe' fille.
Le premier emploi dont Soll fut pourvu fut celui de directeur du séminaire Ibéologique de Saint-Guillaume^ fondé en 1544. En cette qualité de directeur ou pédagogue^ il accompagnâmes élèves aux leçons publiques de l'académie et au service divin^ célébrait avec eux le culte domestique^ veillait sur leurs mœurs, dirigeait leurs études. La même année, il fut nommé diacre de Saint- Guillaume; mais, quelques moisaprès^ des affaires de famille le rappelèrent à Brauneck. A son retour, il fut envoyé comme pasteur à Bouxwiller, sur la demande du comte de Hanau-Lichtenberg, qui venait d'embrasser la Réforme. Rappelé en 1547, il fut nommé diacre de Sainte-Aurélie ; mais il ne conserva pas cette place longtemps.
Gomme il ne voulut point se soumettre à l'intérim, le magistrat lui interdit la chaire; s'il ne fut point exilé, il ne le dut sans doute qu'à sa jeunesse et à sa docilité à suivre les conseils de Bucer, qui ne cessait de lui recommander la modération. Cette conduite prudente lui gagna la confiance du magistrat qui non-seulement le laissa exercer en paix ses fonctions de diacre, mais qui le choisit même pour un des députés de Strasbourg au concile de Trente. On sait que l'approche de Maurice de Saxe dispersa cette assemblée, qui montrait aux théologiens protestants appelés dans son sein par la volonté de l'Empereur, des dispositions fort peu conciliantes. Sôll fut de retour à Strasbourg dès le mois d'avril 1552. Dans l'automne de la même année, il fut attaqué d'une maladie, qui l'enleva le 18 novembre.
Sôll avait le projet d'écrire la vie de Bucer, dans le but de venger la mémoire du grand réformateur des attaques de ses ennemis, mais la mort ne lui laissa pas le temps de le mettre à
exécution, en sorte que la seule pièce imprimée que Ton connaisse de lui est UQ CantifpJte sur VAscension, inséré dans l'ouvrage de Ph.Wackemagel, intitulé DasdeutscheKirchenlied(Slutlg., 1841, in-4o).
SOLE R Y (Pierre), médecin renommé d'Aurillac, et parent, selon toute vraisemblance, de Hugues Soléry, le traducteur de l'Histoire des plantes de Théophraste, qui professa peutêtre lui aussi la religion réformée.
Lorsque la guerre civile éclata, la plupart des Protestants d'Aurillac s'enfuirent les uns à Lyon, d'autres à Orléans ou dans le Limousin, pour échapper aux fureurs de Brezons, que les Guise avaient fait nommer lieutenant général. Brezons mit à leur poursuite le bourgeois Monthély, qui surprit G^rault RadulpfU, huissier audiencier an Siège présidial, dans la maison de son oncle, à deux lieues de la ville, et le tua à coups de dague. François Re^ gtialy pelletier, qui s'était retiré à Vézac, tomba entre les mains du boucher Houchu et fut égorgé en présence de son hôtesse, que l'assassin força à tenir la lumière pendant qu'il saignait sa victime. Monthély se porta ensuite sur Argentac. A son approche, les Protestants qui y avaient cherché un asile, prirent la fuite, le 20 août 1562. De ce nombre était Pierre Soléry, appelé par d'autres Céleri, que des cavaliers atteignirent à un quart de lieue de la ville et mutilèrent horriblement. 11 reçut deux arquebusades, dont l'une lui traversa la cuisse, et l'autre lui fractura répaule ; deux coups de pistolet dans les reins et au visage, quatre coups d'épée sur le bras gauche; un coup de dague et un troisième coup de pistolet sous le sein gauche ; un revers d'épée au-dessus de l'œil, et une dernière blessure qui lui fendit le crâne. Par un merveilleux hasard, aucune do ces blessures ne fut mortelle. Deux de ses enfants, âgés de 8 et de 10 ans, qui se sauvaient à travers champs, le trouvèrent et l'aidèrent à gagner un village, oii leurs larmes et leurs prières fini-