XXI. Diss, sistens analecta de tar^ tarOy Arg., 1780, in
XXII. Diss. sii^tens commentarium de analysi urinœ et acido pliosphoreo, Arg , n81, in-40.
XXI II. Pharmacopœa generalis , Arg., 1783, in-4». — Cet ouvrage ne répondit pas à la réputation de l'auteur; excepté en quelques parties, il est
an-dessous des progrès de la science.
XX 1 V . Kleine medicinischf und chemisvheS'hriften, Leipz., 1 7h6, in-8».
— Recueil des dissertations latines de Spielmann. Elles ont été réimp. en latin, pour la plupart, dans le Deleclus dissert, medicarum Argenlorat. (Norimb., 1777-81, 4 vol. in-8«).
On trouve, en outre, dans les Mémoiresdc l'Acad de Berlin (1758) une diss.
de Sinelraann Sur le bitume d'ALsace,
SPIFAME ;JACQLES-PAt'L),nis puîné de Jean Spifame, secrétaire du roi, naquitàParisen 1502. Ses talents émlnents, lointsau crédit de sa famille, le firent passer rapidement par lescharges de conseiller au parlement , président aux enquêtes, maître des requêtes et conseiller d'Etat. Renonçant alors à la carrière civile, il entra dans le» ordres et devint chancelier de l'Université, doyen de Saint-Marcel, abbé de Saint- Paul de Sens, chanoine de l'église de Paris et vicaire général du cardinal de Lorraine, qu'il accompagna au concile de Trente. Enfin, en 1 546, il fut élevé sur le siège épiscopal deNevers, dont il prit possession le 1 4 oct. 1 548.
Lorsqu'il fut promu à celte dignité ecclésiastique, Spifame entretenait uepuis dix ans un commerce illégitime avec Catherine de Gasperne, femme de Martin Le Gresie, procureur au Chàtelet de Paris, dont il avait eu deux enfants. L'alné, André, était né du vivant même de Le Gresie; lacadelte, ANNE,apriïsla mort du procureur arrivée en i539.
Soit conviction, soit remords et désir de faire revêtir son mariage de conscience des formes juridiques pour la ver sesenfants de la tache de bâtardise, Spifame, après avoir occupé, pendant une douzaine d'années, son siège épiscopal, le résigna à son neveu, sous certaines conditions, et se relira à Genève, où il ntprofession ouverte de lareligion réformée en 1 559. Dès son arrivée, il révéla au Conseil el au Consistoire ses relations avec Catherine de Gasperne, qu'il n'avait pu épouser en France à cause de sa qualité d'ecclésiastique et par crainte de la persécutioh, et demau-
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da, le 27 jQlIlet, la eonflnnation de son union clandesljne; ce (]\}e \vs ministres et les magislrals lui accordèrenl d'autant plus» racileiuent qu'il leur pr<^sentai un Taux contrat de mariage, et qu'il eut BOln de difrsimuler ses relations adultères avec elle. Il v^cul dès lors à Genève de manière à mériter l'estime générale. Comme il avait réussi à sauver urie partie de sa fortune et à conserver même une port ion de ses revenus ecclé- Siasliqnes, malgré le discret d'ajournement personnel lancé contre lui par lé parlement de Paris, il menait un grand train; mais on lui pardonnait son luxe en faveur de sa llbéralitéenvers les pauvres. Ses talents, son esprit, son éloquence lui gagnèrent la confiance du Conseil, qui lui accorda, ainsi qu'à son flis, les droits de bourgeoisie, le 31 oct. 1559, et qui le consultait dans tontesiesalTatres épineuses. Les ministres, Calvin, Bèze, et Irurs collègues, lui témoignaient, de leur côté,ies plus grands égards et ne trouveront point d'objections à faire, lorsqu'il leur demanda d'être admis au nombre des ministres de la Parole de Dieu. Peu de temps a près sa consécration, Spifame,qui avait pris le nom de M. de Passy, d'une seigneurie dans le Nivernais appartenant à sa famille, revint en France avec Dor- «an ne ou Dorsaine[\oy . I, p. l3H),en qualité de ministre de l'église d'issoudun. Il ne larda pas à se mettre en rapport avec les Huguenots de Bourges, ou il alla prêcher et célétirer publi<iuemenl la Gène dans la grand' salle du palais, le 1 1 janv. i :\{Vî. « l.e sermon qu'il lit devant que administrer la cène du a trois lieureseiilières», lit-on dans le ournal de Glaumeau.
DeThou qualille Spifamede homofacundas et tvheineiis. Bèze dit aussi «qu'il n'a\oit faule d'esprit, ni de langue, i d'expérience.)» Lo'sqiie la izuerrecïN ileeclala,Con(léscntil qu'un liomme de ee mérile pouvail rendre d importants services à la Cause, et il l'appela à Orié^n^ dans l'iuieniion de le cbargerd'une mi sionauprèsde la dit. le de Francfort (Voy. H, p. 446). Spifame
s'acquitta avec le plus grand succès de celle ambassade. A son retour, il fut nommé surinteiidanl des affaires de Lyon sous Soubif^p, et dans cotte ville, dont les Prolestants étaient les maîtres, il put braNcrles foudres du parlement de PariS(|ui. pararrél du \r> lév. ir)62 (a. s.) le condamna, par défaut, ainsi qu'environ cent quarante proleslanls d'Orléans, à être pendu en place de Grève (t). La paix ccincîue, il retourna à Genève, où il avait été éln membre du conseil des LX, le 9 fév.; mais, an mois de janv. 1 5t>4, la reine de Navarre le demanda pour «le conseil et maniement des affaires d'estat, de justice cl de po-
(1) Voici leurs n m« : Lat'ran^, «ioyen de Saink>-(îroii. Ihtbois, cbannitip, U's Co»U'i,pènitenrier, Hcrbaut, prulonoluirej'abhotie Sainl- Gild.irz, Pcroc li, ei-îordcher, de Biz^, eiprieur de Longj'inieau ; avurats : S- vin, dit Cbampgaslc, l'ouchard^ Bobu»9 \ Hurquidorf BuUoI^ yinc*ful, l'itrre, Palar, // rptn, Tripavfl, Cr.spin, Heuard, de Laugl.', Michau, Lfiuit Foucault ^ boiinf Lucas, siou- de ron>niierS| AUjud Piiule, Ihint; — ni.ircliaiids c» bourgi-ois : Atit. n Frnnr. GanauU, le conseiller GarrauU, Jacq. HtUirf^ Jacqwmin^ J. Letnardf Margat, Claude .ci P. Marii:i, Jraii Re^ n?#, pereei liU, J. Giill'l au, P.ChiVe, lioilêf, Fincrf Cutjol, Ant. oi Jacq. Dnni l^lîtiiH, V^.t, Hercule Hizft, Barallr, Pri Mr, /t'^T, deux Le Gfudre, ChatUs Beaux-liust «, J icq, Riiyllnrd, Champcane^ ll'irdclu, Cl'iulr l)upre\ Chai lier, Hoinel, J liugutt, J. Ruush nu, V|colat el Frnin; P-lau, Citnrd Bo.gtrs. Aie. Tlwirard, Clemenl Bribaid^ P. de Lngiitit^ T/jud: D » Frichis^ J. Jiowg ii, Jarq. A'g lan^ Jean Iha (.uni *, Cuy lt< wjuin, .Vie. el Jarq. Lib'-rge^ Rougeaud^ Le f'r< r-, A"i>. Lf Reiioriet^ Utciur Blmideau Anl. Bwtlu', Cuill FiatH' he}g\(iuill Tiassuti, Jmq. Hourdiiuau, C(<tU' de MoncraUf Guill. Franger, /'. Lnnhel, (.olat Boiss au, D'C'iuloni,deu\ AVai/.ftrp', ilotil l'.iînè s'appelait La Hrelesihe, Macé Ihs Cmilif, sieur de Brioii, les fieres llerb lay, Franih.ry, ivoral du roi, (ianni r, muihi oiilor lu rt'i, // v Cri' tet et Na >œ\\rJ<uqu it , lili.i'<U<if Inin.ial lies Conlei», le nnri de hdile jH»(|iM'tie, seriienl ro)al, J. /'ji-wr, C'IUl Sijél : — i»iOt'ii:i'iir> : Motit ire, CiHil irl, L" /.i< rr.-, Pt rrmu, Fiin< aiiUf Le Gcndi', Fa-Miia, Hobi,i-l, Ut'rve, l'ong, J. Peur.aJ^uignaui; iecnulurier C/i'c/ v, Iciuaîire dVi'.ole GaïUxrd, le chiiiirgjcu Lunlache, Jtam Chiv ruU'a, 77io»/i'/.v Chu ufi lier, Imis fcres Sougi, Anl linunpi'nl, le iiird«M'iij Cu laul^ Cha hs d" lioiiiU, Ch Le rèvr.-J'.itude C\mrcimaut, ri'iipriiucU" Elo^ (.ibifr el m renmie, Girard lil>uv /. lemaislie lïe Saint-Arm t,Gre~ g<nr<' Trouve. }Iuhl„ Chirun, la \eii>{' Rnurd ,nnoig, la yt'iiyo Chrcsti:ii, lejca, ilAiries La Parle^ La Bjrde, R:my, CoupCf Moi$y et Sainte MarHn (CoU. Diipoy,No|57).
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liée* (Arch. de Genève, N« 1713). La Conseil censentil, non sans peine^ à la laisser partir et lai accorda le congé la piBS honorable. Spifame resta à Paa Jusqu'au mois de mai, que Jeanne d'AI^ bret le chargea de conduireà Genève le JeoBe Henri di Savoie, prince de Gène** vois, hon parent. Après s'être acquitté de cette commission et avoir ohicna on second congé, sous la condition qu'il reviendrait- prorapiement parce qa't)Q avait besoin de ses lumières , Spifame retourna à la ooor de Navarre ; mais il o'eat pas à se louer de Jeanne d'Albret, qoi ne reraplitpusses engagements en^ vers lui, et il commit l'imprudence de laisser parler trop haut son mécontentement, en sorte que la reine' irritée lai Ht signifier son congé par Etienne i4u- (ofir, seigneur de Beauregard, qu'elle Ckargf^ade remettre de sa part à Théodo* rede Bfxe une lettre pleine, de reproches centre Spi rame, le plus menteur, disait* ^e,et le plus ambitieux des hommes. PKp eot pense que cette brooillerie fut en grande partie la cause de sa perte ; noua oserons dire que ce futta seule.il parait fMdansnn mouvement decolère,le6ieuf de Passy s'était oublié jusqu'à dire que le prince de Béarn n'était pas le fila é' Antoine de Bourbon, mais celui du ministre Merlin ; ce sont là de ces offensesqu une Temme, surtout une reine, ne pardonne guère. Prévoyant Torage, Spiiame avait quille la Cour, au mois d'avril 1565, pour retournera Genève.
Il y fut suivide près parC^tK/r S<?rumi contrôleur de la maison de la reine, qui loi inl> nta, an mois de juin, un procès en calomnie de van lie consistoire; mais les ministres ne donnèrent pas suiteiA faplainte« Trompé, decec6i(^, dans son attente, il s'adressa au magistrat, au mois de mars 1 566, et, selon la loi, acr easaleur et accusé furent envoyés ea prison, le 1 1 de ce mois. J«'anne d Ai* bret écrivit de nouveau à Beze , en le priant de communiquer au Conseil «M lettre où elle représentait Spifame eomme an fourbe et un ambitieux, qui cherchaitàreDtrerdansrEgliseromaiue et intriguait poor se faire donner l'é-
vècbé deToal ; comme an homme saiU mœurs^ qui avait en des enfants adultérins; comme un faussaire, qui avait fabriqué le contrat de mariaKC présent!^ par lui au consistoire ; enfin comme un calomniateur, qui avait écrit contre sa maison. Une visite des papiers de l'ao* cusé amena la découverte d'un autre acte également faux qu'il avait fabriqué deux ans auparavant pour s'en servir dans un procès que son neveu avait intenté devant le parlement de Paris. Ce neveu voulait, en effet, faire déclarer sa femme concublnaire et ses enfants bàr tardsdans le but de s'emparer de sa succession. Spifame se défendit en récla* mant la prescription quanta Tadullère qu'il avait commis en France il y avait près de trente ans, et qu'il a>ait expié en se mariante Genève. Il protesta qu'il n'avail jamais rien écrit contre la maison de Navarre. Après quelque hésitation, il reconnut la faus>elé d«« deux contrats de mariage ; mais il justifia le premier par la tendresse paternelle, et le second, dont il n'avait d'ailleurs fait aucun usage, par le désir de conserver safortuneàsesenfants. 11 confessa qu'il avait eu dans sa jeunesse une conduite foit répréhensible, dont il demandait pardon àDieu, en ajoutant, ce qui était vrai, que, dep(lis son arrivée à Genè\ey il avait vécu sans reproche car, quant aux démarcties qu'un lui reprocha il d'avoir failespour obtenir rôvèctié de Tuul, son intention était, s'il y eût élé nommé, de l'administrer en évéqueproteslanlet d'y faire lui-même les fonctions d(* pasteur. Malgré cette justification, malgré l'ancienneté des plus gravesd»>iits, malgré les services qu'il avait rendus tant au parti prolestant qu'à la république de G'nève, malgré rintcrvenlion des Bernois en sa faveur (An h. de, Gnèoe^ N» 1810], malgré les soltirilalions de Coh'yny qui écrivait , le 30 mars, au CuU'^eil, qu'il le suppliait « de préférer doulC4*ur et clémence à rigueur de justice, en considération de son aage, dn fidèle debvoir qu'il avoil faict eu plusieurs grandes charges et des services qu'ilavoit8emblablement(alcts»(/6ûf.^
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N* 171 5)9 les magistrats genevois, qui ne reçurent, il est vrai, les lettres des Bernois et de Coiigny qu'après l'exikution de la sentence, condamnèrent Spifame à la peine de mort. L'excessive sévéritédecetarrét surprit tout le monde; cbaciin comprit que les accusations de faux et d'adullèren'élaientmisen avant que pour couvrir la véritable cause de la condamnation. Selon Guy Patin, «la vraye causedesamortel lepremier mobile fut le pape, qui employa l'autorité de Catherine de Mcdicis pour gagner les syndics de Genève à perdre ce pauvre bomme ; » mais comme on n'a pas Jusqu'ici découvert la moindre trace de Tintervention deCatherine de Médicis dans cette affaire, nous persistons à croire que Spifame périt victime de la vengeance de Jeanne d'Albret et de la servile complaisance des magistrats de Genève.
Le Jour même où il monta sur Téchafaud, Spifame demanda et obtint la permission de faire son testament, dont nu des témoins fut Théodure de Bèze, Ifous en donnerons les principales dispositions d'après un extrait que nous avons trouvé dans la Collection Godefroy [Mss. de l'InsUtut, N» 307). Le testateur, après quelques legs peu considérables au collège nouvellement fondé,à la ville pour les fortiflcations,aui pauvres, au concierge de la prison, à ses domestiques, donne I0,00u livres et la moitié de ses meubles à sa femme « en contemplation de ce qu'il l'a séduite dès le temps de son premier mary, D à la condition qu'elle continuera à résider à Genève auprès de son fils, « pour y vivre selon la saincte réformation n , et qu'à sa mort, tout retournera aux enfants de ce dernier. Il lègne sa maison de Genève, l'autre moitié de ses meubles, son mulet, ses chevaux et 1 5,000 livres, la seigneurie de Passy, la terre de Soissons en Brie, à sa beile-Olie Odette de Briquemault, a en considération de ce que ladicte damoiselle avoit espousé son fils, estimant ladicte damoiselle et ses parens que ledict André fust nay en
loyal mariage, dont le contraire tourne au grand dommage et regret de ladicte damoiselle et de ses enfans et de leur parenté ; » à la condition toutefois qu'elle vivra à Genève « soubs la saincte réformation. » Tous ses autres biens, il les laisse à sa fille Anne , mariée à Jean Chabouille, procureur du roi à Metun,et à ses enfants. Et en cas qu'elle ne puisse se mettre en possession desdits biens, dont Jean Spifame, sieur de Bezeaux (qui les avait reçus en dépôt de lui) s'était frauduleusement emparé, il les lègue par moitié au collège et aux pauvres de Genève, a voulant qu'ils ne puissent appartenir à aucun de ses autres parens. 0
Spifame eut la tète tranchée sur la place du Molard, le 23 mars 1566. Il subit le supplice avec beaucoup de résignation et de piété. Outre les deux Harangues qu'il prononça à Francfort, i'nne devant l'empereur Ferdinand, l'autre devant le roi des Romains , et qui ont: été imprimées, la première dans les Additions aux Mémoires de Casteinau (T. Il), dans les Mémoires de Condé ( T. IV) et dans V Histoire des églises réformées de France (T. 11); la seconde, dans cette dernière Histoire, on a de lui : Lettre adressée de Rome à la reine-mère du roi, contenant utile a(fmom7}on,prétendue traduction de l'italien de Gio Marco Bruccio, imp. dans les Mémoires de Condé (T. IV), et Discours sur le congé obtenu par le cardinal de Lorraine de faire porter armes défensives à ses gens, Paris, i 565, in-go. On lui attribue aussi la trad. latine, 1562, in-go, de la Réfutation des folles resveries et mensonges de iV. Durand, etc., par P. Richer.
SPON (Matthieu) , d'UIm , reça bourgeois à Genève en 1552, eut deux enfants de son mariage avec Pernette LuUin-Pollier, veuve de Conrad Huber, une litle et un fils, nomme aussi MATTHiEU.Celui-ci, qui établit unemaison de commerce à Lyon, épousa, en 1 585, Judith Bernard, et en secondes noces, Claudine Bernard, laquelle le rendit père de sept enfants , savoir ;
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1« jBHf, né en 1603; — 2* AimK^ femme de Jontis Marion ; — 3» Jba?i- Louis, né en 1 605, qui s'établit à Pi- T\$y OU il époosa, en i 636, Aniv' Bail' lergeauy et en eut Jean-Louis, baptisé à Cbarenton le 9 julU. 1 639 ; Daniel, bapt.le <9 roail6il,etCLAUDB, bapt.
le 15oct. \(ii}i(Rf*g.deChar.); — 4»
BlATTHiEU, marié, en J 631 , avec Clermonde Gras y flile de Jfan Gras, de Lyon , de laquelle il eut Henri , né en 1636, Marie, Temme deJeanCabrier^ de Montpellier, César, né en 1641 et mort en 1667 , Clerhonde, née en 1644, et Anne, nr^e en 1646; — 5« Marie, qui épousa Jacob Acéré, banquier de Lyon; — e^ Charles^ qui suit; — 7» Paul, né eu I6H.
Né à L>on,le 24 d<^c. 1609, Charles Spon fut envoyé, à Tàge de onze ans, à Ulm pour y apprendre le latin. II y fit de grands progrès; mais il réussissait surtout dans U poésie latine. A son retour d'Allemagne, il vint à Paris pour y continuer ses études, en 1625.
Pendant deux ans , il y suivit les leçons de Derodon, qui n'avait point encore obtenu la chaire donl il fut pourvu un peu plus lard dans sa ville natale; puis il entra au collège de Lisieux pour y apprendre la chimie; après quoi il s'appliqua à la médecine, aux mathématiques et à l'astronomie. En 1632, il quitta Paris pour aller prendre à Montpellier le grade de docteur. En f 635, il fut agrégé au collège des mé> declns de Lyon, après avoir, selon l'usage, pratiqué deux ans à Pout-de- Veyle,et en 1645, il obtint des lettres de médecin du roi par quartier. Il mourut le 21 fév. 1684, laisiant la réputation d'un homme aimable, sans prétentiouh, sans ambition, simple dans ses mœurs, pieux, charitable, et n'aimant rien tant que ses livres et son cabinet. 11 était Irès-instruit, parlait l'allemand comme sa langue maternelle, savait parfaitement le grec et faisait de fort beaux vers latins. Cependant ses ouvrages ne sont ni nombreux ni importants; ils se réduisent à une trad. en vers héroïques des Prognos-
tiqnes d'Hippocrate, imp. sous ce titre : S'bylla m* dira ^ Lugd., 1661, In- 4*, et dédié à Guy Patin, et à deux petits poèmes latins, insérés par Manget dans sa Bibliothèque anatomique, l'un intitulé Myologia, l'autre A/uscu/orum microcosmi origo et imertio, 11 avait aussi mis en vers les Aphorismes d'Hippocrate et composé une m>thologie; mais il ne les a pas fait imprimer, en sorte que sa réputation se fonde plutôt sur les ouvrages dont H a soigné l'impression que sur ses écrits originaux:
nous parlons des Observaliones medicœ de J. Schonck (Lugd., 1644, infol.), des Epislolae de Sennert, publ.
dans le recueil des œuvres de ce mé* derin (Lugd., 1650, 3 vol. in-fol.),et des Opéra de Cardan (Lugd., 1663, 10 vol. in-fol.). On lui doit, en outre, un Appendice chimique à la Pratique de Pereda^el la Pharmacopée de Lyon.
Charles Spon avait épousé, en 1643, Marie Sngnoret, Ûlle de Jacques Seignorel et de Susanne Jandin. Le mariage avait été célébré dans l'église réformée de Lyon, dont Spon fut un des anciens. De ce mariage naquirent plasieurs enfan s, morts pour la plupart en bas-âge. Nous en connaissons cinq :
l« Charles, immatriculé à Genève en 1660; — 2» Jacques ou Jacob, qui suit; — 3» Susanne, mariée, en 1671, à Claude Philbert ; — 4« Marie, femme, en 1674, de Louis Dumont, flls de Louis Dumont, marchand de Crest, et de Madelaine Combet ; — 50 Anne, qui épousa, en 1 675, DantWDumonI, frère de Louis.
Jacques Spon, un des plus savants et des plus Judicieux archéologues de son temps, et médecin non moins habile,non moins désintèressé,non moins philanthrope que son père, naquit à Lyon en 1647 (1). 11 commença ses études en médecine dans sa ville natale, sous la direction palernelle, et alla se faire recevoir docteur à Montpellier en
(t) Selon Galiffc, U mourut le 13 déc. 1685, âgé de 41 an^, c<> qui reporterait m naissance ft ranm« 1644. Les biographes de Spon donnent la date de 1647 pour celle de sa naissance, et le Si ou SS déc. 1685 pour celle de sa roort.
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1 66 7 . Il partit ensuite ponr Strasbourg^ oli il suivit, pendant deux ans, les le^ çonsdusavant^tfc/fr; puis il retourna à Lyon et se fit agréger au collège des médecins en 1669. Quelque temps après, il se laissa persuader par* Vaillant, anlinuaire du roi, de j'accompa* gner en Italie. Le rendez-vous fut pris à Warseille. Heureusement pour lui, Spon y arriva trop tard, et il échappa ainsi au sort Tuneste de Vaillant, qui temba entre les mains des corsaires algériens. Le malheur de son compagnon de rout^ ne t'effraya pas II passa en Italie, en 1675, et poussé par le goût des voyages, comme aussi par sa passion pour la science des antiquités, il parcourut pendant deux ans IMialie, la Dalmatic, la Gr^ce, Consianiinople, l'Asie mineure, où il recueillit plus de 200 inscripllons nouvelles. De retour dans sa ville natale , Sjton continua à se livrer avec ardeur à l'élude de Tarcbéologie sans négliger entièrement cependant la pratique de son art, dans laquelle il apportait un désintéressement extrême, quoiqu'il vécût dans un perpétuel étal de gène. Protestant zélé, il n'attendit même pas la révocation pour sortir du ro>aume. Il partit de Lyon avec son ami Du Four y dans rintenlion de se rendre h Zurich^ ou son pcrea^ait obtenu les droits de bourgeoisie; mais il tomba malade à Veva> et mourut h rhôjdlal, au mois de déc. lbbr>. Il était membre des Académies de PadoueotdeNismcs.Voici la liste de ses ouvrages :
I. De l'i:satje du caphè, du thé et du chocolat y Lycm, 1671, in t2. — - Barbier ne voit dans le nom d« D'i Four, que portent des éditions do ce livre, qu'un mastiue de Spon ; mais il pourrail bien ^e tromper. SiMon d'autres, Spon s'est borné à traduire tel ouvrage en latin, Paris, I6H5, in-l2. On en a aussi une traduction allemande, Budissin, 1688.
II. Recherches dea antiquité,^ et eurioiitésde la villede Lyon y Lyon, 1 673, selon Eloy et la Biogr. univ, ; 1674, selon Bayle et Sénebier; Lyon, 1676^
in-8<»; 1 679, tn-12 ; dern. édit., Lyon^ 1858, In-s».
III. De l'origine des étrennes, diS' conrs historique et moral, Lyon, 1674, i{i-t2;Paris,1781,in-18;Lyon,i828, in-8o.
IV. Relation de l'état présent de la ville d'Athèn"», Lyon, 1674, In-12.
V. Discours sur une pièce curieuse du cabinet dej. Spon^ Lyon, 1 674, 8«.
' VI. Ignotoruni atque ol}fiCurorum Dforum arœ, Lngd., 1676, lr>-8»; l877,in-8»; réimp dans le T. VU da Thesaur. de Gronovius.
VII. Voyage d' Italie, de Dalmatie, de Grèce et du Levant, Lyon, 1677, selon Bayle, Eloy et Sénebier; Lyon, 1678, 5 vol. iu-l2; Amst., 1679, 2 vol. in-12.
VIII. Réponse à la critique publiée par M. Gw'llet mr le Voyage de Grèce, Lyon, 1679, in-12.
IX. Traité de la gnérison de la fiè^ vre par le quinquina, Lyon, 1679, ln-12. — 11 recommande l'emploi, en Infusion vineuse, du qahiqotna combiné avec la centaurée, à administrer après un purgatif, dans les intervalles des paroxysmes.
X. Histoire de Genève, Lyon, 1 680, 2 vol. in-12; trad. en angl., Lond., 1687, in-fol.; rectifiée et augm. par d* amples notes, avec les actes et autres pièces servant de preuve,^ à cette his^ toire, par Abauzit et J,'A, Gautier, Gen., 1 7:iO, 2 vol. ln-4®, ou 4 vol. In- 1 2. — Celte histoire mal écrite, souvent inexacte , quelquefois InfidMe , a été considérablement am« Itorée par Abauzit et Gautier. Spon en envoya nn exemplaire au P. La Chaise, qwi len remercia, tout en l'exhortant à profiler de ses connaissances dans l'anliquité pour u réparer le malheur qu'il avoit eu de naître parmi les nouveautés. »
Spon lui repondit par une longue lettre où il s'attacha à prouver l'antiquité de la foi |)roleslanic. Cotte lettre, imp.
sous ce tilre : L*'ttre deJ. Spon au P. La Chaise sur l'antiquité de la véri^ table religion, Laus. , Ih8I , ln-12; réimp. à la suite de la Politique du
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clergé de France, par Jurieu, fil beau-' coup de bruit. Le célèbre Arnaud et cinq ou six autres y répondirent.
XI. Observations sur tes fièvres et les fébrifuges, Lyon, IbSI, ln-12; trad. en angi., Lond., 1682, in-12.
XII. Aphorismi novi ex HippocrO' Us op*'ribus passtm cotlecti, grœc. et lat.jCum notis, Lugd., 1683, ln-12.
XIII. Recherches curieuses d'antiqu'tés, Lyon, 1683, in-12. — Recueil de trente et une dissertations savantes, enrichies d'un grand nombre de figures.
XIV. Miscellanea eruditœ antiquh' tatiSy Lugd., 1685, in fol.' — Ce dernier ouvrage n'esf, jusqu'à un certain point, qu une traduction du précédent, mais Tort augmenté. C'est un supplément excellent, indispensable, aux grandes collections d'autiquiléi publiées avant Suon.
XV. Supplemenium ad M^ursii /ibrum de popuhs et pagis Atticœ, imp.
dans le T. IV du Tbes. de Gronovius.
XVI. Observatio de origine strenarum, imp. dans le T. IX du même ouvrage.— Sans doute le No III trad. en latin.
On cite encore de Spon deux diss.:
Observatio circa oqiium Rhodani , et Obsprvatio polyii>renia ; un Supple»
mfutum Gruleiianum ; une êdil. retouchée du Traité des melo/is, par Jacg. Pons, imp. h Lyon, 1680, hi- 12; une Inid. du Voyage du Congo; plusieurs heures ins. dans le Journal des savans de 1G8U-8 4. Enfin, quand la persécution le Torça à quitter la France, il surveiilail une édition du Glossaire di' Uu (^an^e
SPONDE (iMGODE), conseiller secrétaire di* Jeanne d'Albret , était , au rapport d'Olhiijjaray, a un personnage prudent, judicieux , sage, fort homme de biin, pie et i eli^Aicux ; » mais il ctait pauvre, malgré les services qu il avait rendus à la reine, « n*a>ant jamais aymô la recherche des choses do ce monde, au prt'judiie de son honneur. » Après la mort de Jeanne, il continua à servir son ûls avec un égal
dévouement. C'est lui qui ftit la cause première de la déroute de l'armée commandée par Lavardin [Voy. V, p.
459), en donnant avis an roi de Navarre, de Nio l oïl il était retenu prisonnier par les Ligueurs, que cette armée se débandait faute de vivres et de . fourrage. Sept ans plus tard, en 1 59 1, les Ligueurs prirent leur revanche; ils tuèrent de sang- froid Sponde, qui était retombé entre leurs mains à la prise de Saint-Palays.
Avant de terminer aussi misérablement sa longue et honorable carrière, Sponde, qui était zélé pour sa religion/ avait eu la douleur d'apprendre que son Ûls aîné avait abjuré le prolestan* tisme.
Ce fils, né à Mauléon en !5r>7, avait reçu au baptême le nom de Jean.
Doué des plus heureuses dispositions, il avait dti aux bienfaits de Jeanne d'Albret et du roi de Navarre l'avantage de pouvoir les culli\er. Son Instruction était profonde et variée ; maitf sa conduite peu régulière. On prétend que ce fut pour le mettre en état de payer ses dettes que Henri IV le nomma en 159*2, lieutenant-général en la sénéchauss'e de La l\oehelle. Avant la conversion de ce prinee, Sponde avait publié un écrit extraoniinairemenl âpre contre ceux qui lui conseillaient de se Taire catholique. Après sa conversion , il fut des premiers à suivre son exemple , dans l'espoir, sans aucun doute, de lui faire sa cour; mais Henri, qui connaissait Phomme, ne lui sut auenn gré de cet acte d^hNpoerisie. Il ne fit rien pour le soutenir contre les magistrats municipaux de La Rochelle; qui, i rri tés (le ee que Si»onde travaillait à restreindre leur jnridiilion, le forcèrent h se défaire de sa charge. Le roi, il est vrai, lui donna comme dédommagement le titre de malire des requêtes; mais il ne lui témoigna d'ailleurs aucune bienveillance,<'n sorte que Sjionde, mécontent , quitta la Cour et rct.>urna diins son pays natal. C'est s ins doiji*' al(;r-, et non en 1592, comme leditd'Aubigné, que le dépit le poussa
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