‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 138 sur 241 · STA · texte numérisé non relu

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\ entrer dans une conjuration qni a* Tait pour but de livrer Bayonne aux £spagnols,et qu'il arma des vaisseaux pour courir sur les Rocheilois. Selon Ollidgaray, il essa>ay vers ce même temps, d'empoisonner sa femme, flile de M. de Guerres, qu'il avait été contraint d'épouser, parce qu'il l'avait séduite; mais a il fut pris lui-môme à l'bameçon » et mourut misérablement à Bordeaux, le 18 mars I59r>. Les Jésuites, au contraire, soutiennent qu'il finit comme un saint. On a de lui :

I. Homeri omnium poematum versio laiina et in Iliada ac Odyss, perpetuœ notœ, Basil., 1583, in-fol.

IL Nuteb marginales sur la Logi^ que d'AHstote, Fràïï'itori, 1591, in-8o.

111 Hesiodi Opéra et Dies J Spon»

danus, Rupellanœ promnciœ prœjectus, recensuit et commentariis illus- (rai;t7,Rupel.,H.Haullin,1592,in-12.

IV. Recueil des remontrances faites en la cour du parlement de Paris aux ouvertures des plaidoieries par feu Jacq, Faye, sieur Despeisses, avocat du roy et depuis président en ladite cour ; plus, adjouté à la fin les remontrances du sieur de Ptbrac, La Hoch., 1592, »n-12.

V. Déclaration des principaux motifs qui induisent le sieur de Sponde à s'unir à l'Eglise catholique, Mclun, 1594,in-8o. — £^>rm^ ^o/mp(, pasleur à Saintes, y ropondll, ainsi que Sonis. Le premier taxe Sponde d avarice et d'hypocrisie, et Taccuse d'avoir écrit un livre à la louange de l'adultère pour flatter les passions du roi (serait-ce Touvrage dont on accusa Cayet d'être l'auteur?). Le frère de Sponde se chargea de repousser ces accusations et il le fit dans un opuscule intitulé : Défense de la Déclaration du sieur de Sponde par Henry de Sponde son frère contre les cavillations des ministres BonnetetSonis,Bordeaux,l5i)7,in-l2.

VI. Réponse an traité de Théodore de Bèze intitulé Des marques essentielles de l'Eglise, Paris, I59t>, in- 12. — Ouvrage posthume publié par Florimond de Rœmond, La Biogr. sain-

tong. en cite une édit. de Bordeaux, 1595, in-8o.

Vil. Poésies f imp. dans l'Académie des modernes (1599).

VUl. Médi ations sur les Psaumes, — Aucun bibliographe.à notre connaissance, ne mentionne cet ouvrage de Sponde . que nous trouvons porté sur une lisie des ouvrages saisis, en 1 685^ chez les libraires prolestants de Paris.

Frère cadet de Jean, Henri de Sponde, en latin Spondanus, naquit k Mauléon, le 6 janv. 1 568, et eut pour parrain le prince de Béarn. Après avoir fait de bonnes études au collège d'Orthez et à l'académie de Genè\e , où il fut entretenu , comme son frère, par les libéralités du roi de Navarre, il Ût un voyage en Angl**terre et en Ecosse à la suite de Saluste Du Barlas. A son retour, il s'appliqua à Téludedu droit, se fit recevoir avocat et se rendit à Tours oîi le parlement de Paris avait été transféré. Ses talents ne tardèrent pas à le faire connaître Henri IV le nomma maître dcsrequélesdu rovaume de Navarre, et Tévéque d'Evreux entreprit de le convertir. L'abjuration eut lieu le 21 sept. 1595. Comme tous les apostats , Sponde devint dès lors un ardent ennemi de ses anciens coreligionnaires, à qui il fit surtout une rude guerre, lorsqu'il eut été élevé sur le siège épiscopal de Paniiers. Nous n'avons point à nous occuper de ses écrits (dont les plus remarquables sont sans contredit ses Cimetières sacrez et ses An aies), aucun n'ayant été publié avant sa conversion. Nous dirons seulement que La Monnoye croit qu'il est Tauteur du Magot genevois descouvert es arrests du synqde national des ministres reformez tenu à Privas, s. l., 1615, in-12, pamphlet satirique qui est attribué au ministre Suffren par l'auteur anonyme d'une Epistrc mise en léle de La guerre des singes et des marmouzets, représentée par un discours véritable de ce qui s'est passé à La Bochelle le vendredy 1 1 janv. 1 6 1 3, s. 1., 1H13, in-go.

STATOR (Pierre), théologien pro-

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