‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 144 sur 241 · XLIV. TJiesaurus Ciceronianus lin · texte numérisé non relu

XLIV. TJiesaurus Ciceronianus lin

guœ latinœ, cum prœfatione, Arg., 1586, in-8«. — Peut-être une réimp.

du N» XllI.

XLV. Institutiones literatœ sive de discendiatqne docendirathne tomusl^ ToruniiBoruss.,l586,in-4». — Réimp.

des opuscules publiés par Sturm sur renseignement. 11 parait qu'il n'en fat publié qu'un vol.; mais plus turd,Hall« bauer les réédita sous ce litre : Datfistitutione scholasticd. lense, 1750, 8<».

XLVI . De bello adv. Turcas perpétua administrando, \enai y 1598, in-8'.

On trouve quelques Le^reo inédites de Jean Sturm à ta Bihiioth. nationale (Ancien fonds to(în,No« 8584 et 8588; CoUecl, Dupuy, N» 26k) et à la Bibliothèque de Benie,dans un vol. msc. coté A. 27. Le Catalogue de Uœncl signale aussi, dans un recueil de diverses pl6ces, coté F. X. 12, à la Bibliolh. delà ville de Bàle : Aduoiuiiouesin Oratio»

nem Ciceronis ^tro Ho^n'o,

STURM DE SriJRHEK (Jac- QUBs)» d'une famille patricienne de la

Basse-Alsace, qui a occupé les pins hauts emplois à Strasbourg pendant I>lus de 200 ans, cl qui s'est éti inte, en 1640, avec Jacob-Frédérc Slurm-de-' S'urmf'k, naquit à Strasbourg, en 1 4 89, de Martin Sturm et d'Otlilie Schotl. Set parent s couflèrent au célèbre Wimpho* ling le soin de développer ses beuren^ ses dispositions. Les progrès de Télèva répondirent à la sollicitude du maître^ qui ne s'attacha pas seulement à orner son esprit, mais qui s'appliqua avec non moins de 7èle à former son cœur; 11 réussit dans cette double lâche, tl heureusement que Sturm mérita de ses contemporains le surnom d'ornement de la noblesse allemande , autant par la pureté de ses mœurs et rinébranlable fermeté de son àme que par la variété de ses connaissances , sa rara éloquence, son habileté et sa prudenoa dans le maniement des affaires publiques. Après avoir passé quelque temps à l'université de Fribourg, où il prit la grade de maître ès-arts la même annéa que Zell, c'est-à-dire en 1505, il retourna auprès de son père, à qui les Dominicains de Strasbourg essayèrent de persuader de ren\oyer à ColognS suivre les leçons de c«s moines ignorants, si bien fldgellés, quelques années plus tard , par Ulric de Huttcn ; mais ^Vimpheling déjoua l'intrigue monacale, et l'on peut supposer que ses conseils ne furent point étrangers non ploS à la rêsolulion que le jeune Sturm prit, vers le même temps, de renoncer à Tétât ecclésiastique, auquel il était doS« tiné en sa qualité de cadet, pour suivre la carrière de la diplomatie. La connaissance des tois lui devenant nécessaire, il fréquenta quelque temps la cours de droit dans les universités dé Liège et de Paris; puis 11 retourna à Strasbourg, oii, dès 1 524, on le trouvé si -géant au Conseil^ ave<*' son frère CS'^ det hierrr, comme député de la nobles^ se^ et y montrant une intelligence des affaires fort remarquable. Les services qu'il rendit à sa ville natale pendant la guerre des Paysans le firent entrer, eil 1525^ dans le Conseil des XY, et, en

STU

STU

152^9 dans celui des XIII. La même année^ il fat éla sladtmeister pour la première fois.

Siurm se montra digne de la première magistrature de la république par ses vertus, ses talents, son courage et sa sagesse. On peut dire que, pendant plus d'un quart de siècle, il fut l'oracle de sa patrie. Strasbourg dut s'applaudir souvent d'avoir pour chef un homme de cette trempe dans les temps orageux qui signalèrent rétablissement de la Réforme ; aujourd'tiul encore ses historiens célèbrent la mémoire de ce citoyen émincnt. De bonne heure Slurm se déclara sectateur des doctrines de Luther, et il employa tout son crédit pour en assurer le triomphe à Si rasbourg, secondé par ses collègues Louis Bôiikùntiy Nicolas Kniebis, Martin Herlifif Matthias Pfarrer, comme aussi par Jean Oit Friederich, par EgS'nolf Reder de Diersberg et par d'antres notables habitants; mais il s'attacha principalement au côté pratique de la religion. Comme il Joignait à un profond sentiment religieux un esprit libéral et ami de la justice, 11 ne pouvait être que scandalisé des querelles qui surgirent bientôt entre les partisans de Luther et ceux de Zwingle. Il en fut tellement Indigné qu'il resta, dit-on, plusieurs années sans s'approcher de la sainte table. Tant qu'il vécut, ses constants elTorts tendirent à maintenir la paix dans la ville, la concorde entre les églises ; mais ils furent rarement heureux. A la diète d'Augsbourg,en \ 550, à laquelle il fut député avec Pfarrer, il ne fut point admis par les Luthériens à signer leur Confession de foi, et il se ^it contraint de mander en toute hâte Bucer et Capiton pour en rédiger une autre, connue sous le nom de Tétrapolitaine, que Charles-Quint refusa de recevoir. En 1532, il fut envoyé de nouveau avec Jacob Meier à l'assemblée de Schweinfurt; mais il ne put obtenir l'admission de Strasbourg dans la Ligue de Smalcalde qu'après avoir signé la Confession d'Augsbourg. En 1533, il présida un synode assemblé

à Strasbourg dans le but de mettre un terme aux querelles provoquées parles sectes dissidentes. En 1535, il fut député en Angleterre par les princes de la Ligue de Smalcalde, qui comptaient sur son éloquence pour gagner Hen« ri Vlli à leur cause. En 1547, après la fatale bataille de Mûhiberg, il se rendit en toute hâte à Ulm avec Pfarrer et Marœ Hag pour demander pardon à l'empereurau nom de Strasbourg. Charles-Quint, qui craignait l'intervention du roi de France dans les affaires de l'Empire, leur fit un accueil moins sévère qu'ils ne le redoutaient ; cependant il Imposa à la ville une contribution de 30,000 florins et de douze piè« ces de canon avec les munitions nécessaires, et exigea que ses dépotés lui demandassent grâce à genoux, en promettant par serment d'obéir à tout ce qu'il ordonnerait dans la prochaine diè« te. Cette diète s'assembla à Augsbourg, l'aniiée suivante. Slurm, qui y représenta Strasbourg avec J^an d'OdraZ" heim et Marx Hag , fut un des membres de la commission chargée d'examiner le projet de pacification proposé par l'empereur. Ce fut en vain qu'il réclama la convocation d'un concile national, comme le meilleur moyen de rétablir la paix en Allemagne ; son avis fut rejeté, et Charles-Quint publia son fameux Intérim, qui accordait aux Protestants la cène sous les deux espèces et le mariage des prêtres jusqu'à la décision d'un concile général.

Telles sont tes principales négociations dont Sturm fut chargé. Au rapport de Schôpflin, il ne remplit pas moins de quatre-vingt onze ambassades de 1525 à 1552 ; il ne réussit pas dans toutes, mais il parvint à éloigner bien des dangers de sa ville natale par sa prudence et sa sagesse. Personnellement Il jouissait d'une haute considération : Charles-Quint et François l*' l'estimaient à cause de ses talents et de son éloquence ; les hommes d'Etat admiraient la pénétration de son esprit et son savoir; tous les partis rendaient hoounage à la donceor, à la franchise

STU

Page 1