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de son caractère, à la pureté de ses mœurs, à son amour de la paix; les maiheurru.x bénissaieiil sa bicnraisance; enfln la postérité a insci it son nom parmi ceux des protrcteurs les plus é- Clairés des lettres et dos arts. C'est à lui que la ville de Strasbourg doit l'étabii.'isrment de sa riclie bibliotbèque, dont il posa les fondements, en 1531, parle don d'un grand nombre délivres, entre autres, d'excellentes éditions des classiques grecs; elle lui doit aussi la création des diverses institutions littéraires qui ont fait sa gloire,de son gymnase, entre autres, qui fut ouvert par ses soins en 1 538^ et dont la réputation ne tarda pas à se r(!pandre dans toute rAllemagne. Jusqu'à sa mort,Sturm,à qui le titre de scbolarqueou directeur des écoles avait été conréré en 1 528, surveilla avec sollicitude l'insiruction publique, secondé par ses collègues Enielkseï Jacob JH^ter, et c'est engruDf de partie à ses efTorts soutenus que Strasbourg dut le glorieux surnom d'Atbènes allemande. Ou comprend qu'une Tie aussi active et aussi utilement occupée n'a point laissé à Sturm le loisir de beaucoup écrire. JOcher lui attribue un ouvrage dont il donne ainsi le titre sans autre indication :Def Frommen Weiber Tugtnd-Litby und der bôsen M&nner Lasier-Prob; mais, selon les historiens de la Réforme en Alsace, le seul ouvrage imprimé que l'on ait de Sturm est un extrait des diètes tenues de U2i à 1517, publié par Wenker à la suite du Tractatus de Juribus etprivilegiis civitatum imperialium, de Knipscbild, Argent. , 1 740^ infol.
Une flèvre opIniAtre enleva Jacques Sturm le ôO oct. 1553. Il fut vivement regretté par tons les amis de la paix et de la concorde qui comprenaient que sa mort brisait le frein qui avait contenu dans certaines bornes les passions des théologiens. Il ne laissa pa^ d'enfants. Ses deux frères Fr^(/én'ceft Pierre moururent également sans postérité.
Sa sœur Marguerite, qui avait été des* tinée a\L cloître^ ne fut point mariée.
SUAI) (Piebbe), capitaine huguenot, connu dans les prcnûèrps guerres de religion sous le nom de Bouillar- GLES, qu'il avait pris du village où il était né. Ai cher dans la garde du roi, Bouillargues fut nommé, en 1 560, capitaine de Msmes avec mission d'y maintenir la tranquillité et d'empêcher les assemblées illégales. On peut conjecturer de là qu'il n'avait point enc(»re embrassé, à cette époque, la religioa réformée ; mais il l'embrassa plus lard, comme le flt aussi son cousin Afa(//u'eii Suavû ou Si/au, chanoine de la cathédrale, et il se montra un de ses plus vaillants champions. En 1 562, il servit, à la tête d'une cornette d'argoulets^ sous François Pavée, sieur de Sirvas, an secours de Beaucaire, et il aida ce capitaine à en chasser les Catholiques de TarascontVoy. V11I, p. 161). Après avoir assuré ia prépondérance des Huguenots dans ces quartiers, Bouillargues marcha au secours de Beaudiné et contribua bravement à la défense de llonipellier (Foi/. IV, p. l31).Chargéj après le siège de Fronlignan dont 11 ne put s'emparer, de conduire du secours aux Protestants de Saint-Gilles, etd'empécher la jonct ion des Provençaux a vee Joueuse, Il rendit les plus grands services par sa bravoure et son activité au combat de Saint-Gilles (Foy. IV^ p. 259] et eut une grande part à la viotoire rempoi tée par le capitaine GrilU, en chargeant résolument la cavalerie catholique et en la mettant en déroute. Il contribua ensuite à la prise de la Tour-Caibonnières, se saisit du port d'Aigues-Mortes dont il enleva toutes les barques, marcha sous les ordres de Beaudiné au secours d'Agde et poursuivit si vivement les Catholiques dans leur retraite,qu'il atteignit à Saint-Pai^ goirel'arrière-garde, composée de deux compagnies qu'il détruisit complètement. Il retourna ensuite à Nismes, ok il trouva l'occasion de rendre de non»
veaux services. Averti par Bourgondi, qui commandait à Montfrin,que la garnison d'Aramon faisait des courses Jusqu'à Bagnols^ il lui dressa une embus-t
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^e et la défit. Il ne fat pas moins hear«ux dans une entreprise sur Saint- Laurent-des* Arbres, en 15 G3 La conclusion de la piilx mit, peu de temps ^près, un terme à celte guerre sanglante. Aui seconds troubles, Bouillargues te se signala que par sa participation la Michelade. Dans son Histoire de Téglise de Nismes, M. Borel affirme que •'est lui qui sauva l'évoque, aidé, dans fiet acte d'buiuanité, paiV Jacques Cous^' $inaL Ménard rapporte bien qu'il envahit révècbé, mais il ne dit pas que révèque liii dut la vie. Dans la troisième guerre , Bouillargues se joignit kû' Acier, à la télé de sa cornette ( ^oy. IV, p. loi). En 1569,11 fut nommé de pouveau capitaine de Nismes. En 1 573, h commandait à Uzès. Dès lors Ttiisloire ne fait plus mention de lui, bien qu'il ait vécu au moins jusqu'en 1580.
SliC (Arnaud db), tué trattreusenent en 1579, laissa de son mariage avec Marguerite Melou, sœur du lieutenant du roi MeloUf un des premiers protestants de Castres, l«ABEL,qul •ail ; — S^" Samuel, brave capitaine qui périt au siège du Mas-Saintes-Puclles.
Abel de Suc, avocat général, puis ••nseiller en la Chambre de redit, éprouva, de la part du parlement de Touloase, tant de difficultés à se faire recevoir dans sa charge, que l'Assemblée politique de Saumur dut intervenir (Fonds de Brienne, N« 222). Les •ervices qu'il rendit an gouvernement ëe Louis XIII, en contrecarrant Rohat^ de tont son pouvoir, furent récompensés par la charge de président de la Chambre de l'édit de Castres, dont il fat pourvu le 12 fév. 1627. Il laissa deux flls, nommés Jean et Pierre.
nous ne savons rien de ce dernier, si ce n'est qu'il eut un flls, Pierre, baptisé en 1642. Jean épousa, en 1627, Jeanne Martin et en eut Abel , sleu^ 4e Sainie-Affrique, marié, le 8 déc.
1652, avec Marthe GalUère , qui lui donna quatre flls et nne fliie. Les fils s'étant convertis peu de temps aprèe la mort de leur père, Marthe Gallièreï poar soustraire sa fiUe^ âgée d'environ
onze ans, à la contagion de l'exemplei l'envoya à Montpellier chez son oncle.
La Venme Gallière , conseiller en la Cour des comptes , qui la garda cinq ans. Sa mère étant morte, son frère atné présenta requête à l'intendant d'Aguesseau pour qu'il l'autorisât à retirer la jeune fllIe d'entre les mains de son grand' oncle maternel, et à la mettre dans un couvent. Semblable requête ne pouvait être refusée. M"« do Bue fut donc enfermée dans un couvent de Montpellier, et fit son abjura?
tlonle 25 fév. 1682.
8UPERV1LLE (Daniel de), célèbre théologien protestant, né à Saumur, en 1657^ et mort à Rotterdam^ le 9 juin
La famille de Superville, qui exista encore en HollanJe, était originaire da Béarn, où vivaient, lorsque Daniel do Superville vint au ntonde, Eiéazarg Moïse et Jeanne de Super oi elle , doni les noms figurent sur une li^te de legs faits au consistoire d'Osse {Arch, gén, Tt. 235). Jf'an de Superville quitta sa province natale à la^uite du roi de Navarre, dmit il était un des mcde'cins. Son flls Jacques et son pelil-fiis nomm|S ausi'i Jacques, suivirent la même carrière. Ce dernier s'établit à Niort (i). C'est de son union avec Marthe pàetf que naquit notre Daniel.
Doué des plus heureuses dispositions, d'une grande vivacité d'esprit el d'une mémoireexcellcnle, Daniel deSaperville ne trompa pas les espérances que l'on conçut de lui dès son enfance. Envoyé à Saùmurpour y éludierla théologie, Il se distingua parmi ses condisciples par sa piété et ses progrès. Plus d'une fois , lorsqu'une maladie emp6* çhait son professeur de philosophie Prouet de donner sa leçon, il futchoisî pour le remplacer. Sa philosophie terminée, comme il n'avait point encora atteint l'âge fixe par les règlements pour entrer en théologie. Il consacra
(1) Jean de Supertittet no«*lr« * Thonars, ilaii nâiMBblâbl«*iei»l ton tm^ Il eai 4e non mariai* »T«cya«gi^l<f/ay, UM ûll«f LoniSE,qal 10 coDTerUl à t^arii eal684, éXtni âgée de 20 abi .
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ane année entière à se perfectionner dans les langues savantes et su rtout dans la philosoptiie cartésienne, dont il fat toute sa vie un zélé partisan. C'est sont Etienne de Brais qu'il commença ses études en lliéologic; mais, en 167 7,11 alla les continuer à Genève, sous la direction de Tronchin, chez qui il demeura deux ans. La mort de son père le rappela à Saumur. Témoin des premiers exploits des missionnaires bottés, il prit la résolution de passer en Angleterre, et il était sur le point de s'embarquer lorsqu'il reçut vocation de l'églisc de Loudun. Renonçant alors à son projet d'expatriation, il se fil recevoir ministre au synode de Serges, en 1 083^ en même temps que Renaud BouUietf Etienne Maxuet , Chartes de Li Xoé, haac de BeausobreeiSulomon Hibay, Deux ans plus tard, 1c 22 juill. lH85j sur la dénonciation du curé de Saint- Pierre-du-Marci)é, qui l'accusa d'avoir prêché sédilicusement, une lettre de ca« cbell'arraciiaàson troupeau et l'appela à la suite de la Cour, oîi on le retint trois mois, afln de laisser le champ libre aux converlisseuiset de tâcher de le convertir lui-même ; mais toutes les tentatives de corruption échouèrent. L'édit de Nantes ayant été révoqué sur ces entrefaites, on Hnit par lui donner un passeport et on le chassa du royaume ainsi que ses collègues; mais on ne voulut lui permettre d'emmener ni sa femme ni sa Ûlle (Voy, \, p. 193), qui parvinrent pourtant à le rejoindre en Hollande quelque temps après.
Quoiqu'il n'eût trouvé à s'employer qne comme ministre pensionnaire oa surnuméraire. Superville ne voulut ao cepler ni une chaire à Berlin, que lai offrit, en 1687, l'électeur de Brandebourg, ni la plac« de chapelain du maréchal de ScAk>m&6r^, ni la vocation qui lai fut adressée par l'église de iaSavoie. Il désirait rester à Rotterdam, malgré la modicité de son traitement et l'incertitude de son avenir, retenu sans doute parles charmes de la vie littéraire, plus active dans cette ville que dans les aa-
treslieuxde refuge. Sarésolatlonpour<« tant fut ébranlée lorsque, en 1690, 1'^ glise française de Hambourg le demanda, une seconde fois, pour pasteur. Na voulant pas se laisser enlever un hon^r me de ce mérite, le magistrat et le consistoire de Rotterdam crurent devoir s'imposer un sacriflce pour le retenir* On rréa donc pour lui, en 1691, uoo place de pasteur ordinaire, qu'il rem« plit pendant ptusde trente ans, estimé^ respecté, aimé de tous, et méritant la haute considération dont il jouissaitnoQ moins par la politesse do ses mœurs et la douceur de son caractère que par sa vie irréprochable et par ses talents. Vers les dernières années de sa vie, les inûrmilés de la vieillesse l'obligèrent à de* mander sa retiaitequi lui fut accordée de la maniore la plus honorable. Il avait élo marié deux fois : en 1 683, avec Eli' saheth de Mounevy , qui mourut trois semaines après son arrivée à Rotterdam, et dont il n'avait eu que deux enfants décèdes en basàge; en 1694, avec Catherine Van Armeiden^ qui lui donna sept enfants. Six survécurent^ trois fils et trois ûlles.
Lesouvrages de Daniel de Superville ne sont pas nombreux. £a voici la liste.
I. Lettres sur les devoirs de l'Eylisê offlnjée. Superville commença au mois de nov. 1 69 1 la pubticat ion de ces iet* très, qui sont au nombre de douze. On les a réunies en un voi. iu-8% qui est devenu excessivement rare.
II. Les veniez et tes deooirs de la religion Lhrélienne,ou Catéchisme pour VinUructiondelajeunesse^Woii ,1 706, in-8o; 2« édit.augm.d'unil6r^^éàrttsage des pltis petits en fans, Amst*^ 1 708 , ln-80, et plusieurs fois depais, soit sous le titreoriglual^soitsousceiaici : Êtémens du christianisme ou Abré^ gé des véritez, etc. — Ce catéchisme, qu'il fit à la demande du consistoire da son église, est divisé en deux parties: la première expose les vérités de la fol; la seconde, les devoirs de la religion, le tout fondé sur des passages de !'£criture.