XIX. La vie d'Ernest-le-Pieux,\rh
du latin d'Eyringius, Berlin, 1707, in-
\X. Abrégé de la vie de divers prir^ ces iUusires, avec des réflexions historiques sur leurs actions, Amsl. ,1710, in-12. — Les princes queTeissier propose pour modèlesau prince de Prusse sont Scipion TAfricain, Alpbonse-le- Grand,Tamerlan, Sc^ndeiberget Abyssin, prétendu roi d'Ethiopie, qui n'a jamais ex isié que dans l'imagination du jébuile Conizen.
XXI. Traité de S. Chrysostôme, où il montre qu'on ne souffre aucun mal que celui qu'on se fait à soi-même, trad. du grec, Berlin, 1710, in-12.
Selon Ménard, Teissier a lai.ssé en mss. un Abrégé de la vie de Frédéric- Guillaume, diiîérent de la trad. citée plus haut; \esElog*'sde Charles-Quinl, Gustave-Adolphe et Charles Guillaume, les Vies de Savonarole, Casaubon, Saumaisf, de Thou et du ministre Du Moulin, une Histoire de laréformation des églises d» Brandi bourg et des traductions de ['Histoire d*^ Sleidan et des Homélies de Chrysostôme sur Ttte et Philémon.
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TEISSIER (Etibnue), dit Là Fagi^ pa<%teur du déserl , né à La Roquette, dans le diocèse d'Alais. Teissier avait à peine atteint sa 20« année, lorsqu'il commei.ça à prêcher en 1743. Après quelques années d'e&ercjce, il fut admis au rang des proposants, en 1 lAH, et partit pour le séminaiie de Lausanne, où ii pasàa quiiixe mois, au bout desquels il retourna dans le Languedoc.
Reçu ministre, le 6 nov. 1751, il eotra, plein de foi et de conflance en Dieu, dans une carrière qui devait promptement le conduire au martyre.
Sa*nt-Ftorenlin Jugeant que le supplice d'un prédicanl serait utile au repos de l'Etat et au bien de la religion, des ordres furent donnés en conséquence ; lescbefsmilitairesmireot leurs so'.dats en campagne, et le u août 1 754, averti que Teihsicr passait la nuit dans la métairie de Jacques Novis, le commandant de Manublet flt cerner la matson par un délachenieut de la garnison. A la vue du péril qui le menaçait, le jeune ministre se sauva sur le toit ; mais un coup de feu, qui lui cassa le bras et le blessa au menton, l'arrêta dans sa Tuile, llfut priselconduilsous bonne escorte à Manobict avec toute la famille Novis (l ),qui se composait du père, de la mhre, Jeanne A liberté cl de trois enfants, nommés Jacques, Henri et A/(i(/e/ai>ie.DeManoblet,on les transféra en toute hÀle à Anduze, où Toa s'arrêta le temps nécessaire pour poser un premier appareil sur les blessures de Teissier; puis à Alais, où son père, . un de ses frères et quelques fldèles eurent la permission de le voir. Transporté d'Alais à Montpellier, sous la garde d'un bataillon entier, Teissier comparut devant l'intendaiil qui mena le procès avec toute la célérité possible. 11 fut condaumé à mort, le 1 7
(1) Ceito famille, qai a donné des pa!>tear^ à r£glise, ie montra toujours zélée pour m religion. £n 1741, une demoiselle Soviâ fut en''ermée dans un mufenl k Anduze {Arch. gén. E. 8503). Un/. iVovy«, parleur à Giguiir, doit aTOir publie sous ce titre, Calomnùt et fauMêeléi dé" 9i*uvi:rle$ ie CabriJ Lefcbvret provincial des Corddirrs^ un Opuscule dont nous ne connaitMiu aaeoae&tnpUir».
août, et exécuté le même Jour. Un M ses confrères, le proposant La Pterre, a fait sur son supplice une complainte en 95 couplets qui a été longtemps populaire et queC/à Coqt^erf/ a publiée dans son Histoire des églises du disert.
Teissier avait fait à son juge les «veux les plus complets pour tout ce qui le concernait personnellement; 11 n'êvail déguisé la vérité qu'en ce qui touchait ses hôtes, en déclarant, pour ti* cher de les sauver, qu'il s'était réfugli à leur insu sur le toit de leur maison. Go mensonge officieux ne trompa personne; aussi rintendanl Saint- Priesl, par sentence du 5 oct , condamna-t-U Jacques Novis le père aux galères perpétuelles , et sa maison à être rasée. ' U fallut se contenter d'exécuter cette dernière partie de l'arrêt, Nonîs ayant réussi, nous ne savons par quel mo* yen, à se dérober par la fuite à la peine qui l'atleiidait. Les trois enfants furent acquittés; mais Louis XV défendit de les mettre en liberté, son intention étant tt qu'on les fit garder prison. » Henri, qui était absent au moment de rarrestation du ministre, dut à cette circonstance fortuite de ne point être victime de cet acte du bon plaisir (Arch. gén. E. 551 5). Le détacbemeat qui avait opéré l'importante capture, se partagea les 5,000 livres, prix auquel était taxée la tête d'un ministre.
TEISSIEH (François), viguier de Durroit, mart)r de la foi protestante.
Arrêté dans l'assemblée qui se tinl^ eo 1686, entre Durfoit et Sainl>Félix et qui rut découverte par la trahi.sond'oA nouveau conNcrli nommé ViUeneut}e^ de La Sa le, Teissier fut condamné à être pendu, ainsi qu'un autre prisonnier, Pouget, de Yalestalicres.Pougel se flatta vainement de racheter sa vie par une abjuration. Teissier, au contraire, marcha au supplice avec tant' de courage, que le mis>ionnaire, qni avait été chargé de i accompagner Ju»* qu'au gibi'tet qui s'appela il i4'ytfjrt>r^ frappé do son intrépide fermeté^ se convertit et se retira en Snisse, où U
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