TEL
noanit régent dn collège de Vevay (Mss. de Court, N» 39). Telssier fui pendu à La Salle. H avait épousé Marie Girard, dont il avait eu, entre autres enfants, le pasteur Isaac Teissier^ alors réfugié en Suisse.
Né àDurfort,au mois de mai 1658^ et présenté au baptême par Isaac TeiS" sier, lieutenant de cavalerie, Isaac Teissier fitsaphilosoptiie à l'académie de Puy-Laurens. En 1677, il retourna dans sa ville natale où, pendant deux ans il étudia (sans doute sous la direction du pasteur du lieu) la théologie « avec une assiduité extraordinaire et des progrès merveilleux^ » lit-on dans nn certificat du consistoire de Durfort, signé Duinas^ pasteur, Casier, La faux, Arnaud et Co/iours, anciens. Il retourna ensuileàPuy-Laurensoiiilcontinua, pendant deux années encore, ses études théologiques sous Pérpzei Martel. Admis au ministère dans le synode qui s'assembla au Vigan,le 26 août 1681, et donné pour pasteur à régi ise de Saint- Romans-de-Codières , il la desservit avec zèle pendant quatre ans, dans les circonstances les plus difficiles et au milieu de grands dangers. Poursuivi criminellement pour avoir prêché à Saint-Hypolite, décrété par Tintendant, condamné à mort par le présidial do Nismes (VoyAU, p. 32), il dut songer à mettre sa vie en sûreté. Les anciens de son église, « assemblés pour subvenir à la contribution qu'ils faisaient pour la subsistance des dragons,» lui donnèrent Tattestation la plus honorable, « priant tous leurs frères en Christ, auxquels il s'adresserait de le regarder et de le recevoir comme véritable ministre. » Il réussit à gagner le Pays de Vaud, où, sur la recommandation de quelques pasteurs de sa province réfugiés à Lausanne, il flnil pai obtenir, en 1 691 , la place de suffragant du pasteur de Sainl-Ccrgues. Isaac Teissier, dont nous ne connai^sons pas l'année de la mort, laissa quatre enfants, entre autres, une Ollc, mariée au ministre Jacob Nicali Deux de ses frères se retirèrent également en Suisse. D'autres
Teissier, des Cevennes , cherchèrent un asile en Angleterre. Nous trouvons, de 1747 à 1781, quatre directeurs de ce nom à la tête de Thêpital français de Londres. Ceux-ci descendaient d'une famille originaire de Nice, qui s'établit dans les Cevennes au commencement du xvii« siècle, et dont le Oict. de la Noblesse donne ainsi la généalogie.
Etienne Teissier, le premier qui se fixa en France, eut de sa femme Anne Ro»
bert, sept enfants, savoir : !<> Pierre, qui suit; — 2» Antoi>e, qui se retira en Suisse; — 3* Guillaume, qui vint habiter Paris; — 4« Jean, mort à Genève, où il avait été reçu bourgeois en 1 696 ; — 50 Philippe, dont les descendants se réfugièrent en Hollande; — 6« LÉONARD, qui ne laissa qu'une fille mariée au baron de Boucoiran; — 7* Jacques qui épousa une demoiselle de Pierredon. Né le l juin 1 640, Pierre Teissier épousa à Anduze Isabeau de Soubeiran, dont il eut deux fils. L'alné, Antoine, baron de Margueriltes, sieur de Roquecourbe, né le 25 nov. 1667, abjura à la révocation. Le cadet, Jean, eut deux filles, dont l'une mourut en Angleterre. Telle est la généalogie de cette famille cévenole publiée par La Chesnaye-des-Bois. Elle est peu détaillée et vraisemblablement assez peu exacte; mais le nom de Teissier est si commun en France, que ce serait nous exposera tomber dans des erreurs presque certaines, si nous cherchions à y rattacher les réfugiés de ce nom que nos recherches nous ont fait connaître.
TÉLIGiXY (Charles de), seigneur de Téilgny en Rouergue, une des plus illustres victimes de la Saint-Barthélémy. Son père s'étant complètement ruiné, c( pour se faire paroistreen sa charge de guidon de M. d'Orléans, » et étant allé mourir à Venise, où il s'était enfui pour échapper aux poursuites de ses créanciers, le jeune Téligny fut i:levc dans la maison de Coliyny, qui le prit en affection singulière et qui réussit à en faire, comme dit Brantftmc, un tt si accompli gentilliommc en lettres et en armcs^ que peu de sa volée