LVI. Lettres de Voltaire et de J,-J
Rousseau à C,-J, Panckoucke, Paris,
1828, in-80.
LVll. Lettre inédite de J -J, Roiisseau (à M. de Sainte-Aldegonde), Paris, 1832, in-80.— D'autres Lettre* de J. -Jacques ont été publiées à la suite des Fragments de Rousseau (Gen.;
1829, in-8»), dans le Conservateur (1800), dans la Revue rétrospective (pe série, T. III ; 2« série, T. II), oh M. Ravenel a inséré aussi (T. V) un morceau inédit de Rousseau , sous ce titre : Mon Portrait ; dans le Musée historique de Neuchàtel (T. II).
LVIll. Lettres sur la botanique, Paris, 1835, in-32. Réimpr. du N» LU.
LIX. Discours sur les richesses, Paris, 1853, gr. ln-80, pp. 24 avec facsimilé. — Tiré par M. Félix Bovet des papiers de Rousseau déposés à la Bibliothèque de Neuchàtel, en 1794, par Du Pc>rou, à qui Rousseau les avait confiés en quittant Motiers-Travers.
LX. Le petit Savoyard, nouvelle inédite,— Ins. dans le Livre des familles, almanach pour 1 856, parM.Gaullieur, qui avait reçu de M. Bovet la communication de ce fragment.
LXl. Lettres inédites de J.-J, R, à M. -M. Rey, Amst. et Paris, 1858, gr.
in-80, pp. 320, avec fac-similé.
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Les œuvres complètes de Rousseau ont été réimp. maintes fois avec des additions successives. Les curieux trouveront la liste de ces nombreuses éditions dans Barbier ctQuérard. Nous citerons, comme les plus estimées celles de Paris, 1788-93, 39 tomes en 38 vol. in-8o; de Paris, 1796-1801, 25 vol. gr. in-18; de Paris, 1817, 8 vol. in-8«; celles de Petilain, Paris, 1819-20, 22 vol. in-8», et celle de Mussel-Palhay, Paris, 1823-26, 23 vol.
in-89, à laquelle on doit joindre les Œuvres inédites, Paris, 1825, 2 vol.
ln-8o, éditées par le même.
ROUSSEAU (Jacques), excellent peintre de paysage et de perspective, né à Paris de Jacques Rousseau, menuisier, fut présente au bapt. le 4 juin 1630 et mourut à Londres, le 16 déc. (1) 1693 (v.st.).
Rousseau compléta son éducation en Italie. A Rome, où il vécut quelque temps, il se lia d'amitié avec le paysagiste hollandais Herman Swanevelt et épousa sa sœur. « Tous les genres de peinture; dit M. Périés dans la Biogr.
unlv., forent Tobjet de ses études, et c'est h cette universalité de talents qu'il dut de pouvoir orner d'excellentes figures les ouvrages qu'il exécuta; mais enOn il se décida pour la perspective et rarchilcclure clne connut point dérivai dans ce genre. » Eu 1660, il était de retour à Paris. Le peintre Lebrun le chargea des morceaux d'architecture qui décoraient l'hôtel du président Lambert, et Rousseau s'acquitta de ce travail do main de maître. Sa réputation vint aux oreilles de LouisXlV, qui lui confia la'décoralion de la salle du château de St-Germain destinée aux représentations théâtrales. Ce prince l'honora du titre de son peintre ordinaire et l'employa activement pour l'embellissement de ses maisons royales. Dans la salle de Vénus, au château de Versailles, il peignit deux
(1) Le 3 jan?., selon d'autres; Ters 1694, selon Walpole, qvi lui donne par erreur l'âgo de 68 ans. Dans une lettre de la duchesse d'Orléans, mm dv régent, on litqv'il mounii en Hollande.
T. IX
grands tableaux de perspective et d'architecture. Ces tableaux exécutés sur toile sont appliqués sur lamuraille.Le 2 sept. 1662, Rousseau fut reçu membre de l'Acad. royale de peinture. Son tableau de réception fut un grand paysage orné d'architecture. Lors de la première exposition des beaux-arts, qui eut lieu au Palais-Royal en 1673, on vit de lui trois paysages et un tableau d'architecture. Sa réputation allait chaque jour en augmentant. En 1679, ses collègues de l'Académie lui donnèrent un témoignage de leur estime en le nommant conseiller. Mais malheureusement sous Louis XIV, le pinceau et le burin devaient le cédera la calotte, cédant arma togœ : lors de la grande épuration de r Académie en 1681, Rousseau en fut exclu comme Buguenot, en compagnie de Henri Testelin, Jean Michelin , Samuel Bernard , Louis E Ile-Ferdinand, Nicolas Heude^ Jean Forest, Matthieu UEspagnandel et Jacob d*Àgard, c'est-à-dire, sinon la meilleure, au moins une trèsnotable partie du corps (l). Rousseau était très-zélé pour sa religion; c'est ce que témoigne une touchante anecdote que rapporte Madame, mère du Régent, dans une de ses lettres à sa sœur. « Vous auriez tort de croire, lui écrivait- elle, que je ne chante jamais les psaumes ou les cantiques luthériens ; je les chante souvent et je les trouve fort consolants. Il faut que je vous raconte ce qui m'est arrivé à ce
(1) l\ paraîtrait cependant que le 24nov. 1685 tous les protestants n'en aTaicnt pas encore été évincés. A cette date, l'Académie admit lo peintre de fleurs et de fruits, Jean-Baptùte Blain de Fontenay (né à Gaen en 1(354 et mort à Paris le 13 fév. 1715), k prendre séance atant qu'il eût terminé son tableau de réception ■ pour lui marquer la joiequ'ellea de ce qu'il s'est nouTeilement converti à la foi catholique, et exciter par ses grâces les autres de la R. P. R. qui sont de la compagnie, à rentrer dans le giron de l'Eglise... la quelle séance l'Académie lui a accordée sans conséquence, sinon à l'égard d'autres personnes delàdite religion prétendue réformée qui seraient capables d'être reçues à l'Académie, qu'elle favorisera de la même grâce. » Lo démon tentateur prenait ainsi tous les déguisements. Nous ignorons les noms do ceui de ses membres prolestanis aniqncls l'Académie faisait allaiion.
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sujets il y a plus de vingl-cinq ans. Je ne savais pas que M. Rousseau, qui a peint rOrangcrie^ était un réformé : il était à travailler sur un échafaudage^ et moi^ me croyant seule dans la galerie, je me mis à chanter le sixième psaume. J'avais à peine achevé le premier verset, que je vois quelqu'un descendre en toute hàle de l'échafaudage, et tomber à mes pieds : c'était Rousseau; je crus qu'il était devenu fou. Ron Dieu I luidis-je, qu'avez-vous Rousseau? Il me répondit : Est- il possible, Madame, que vous vous souveniez encore de nos psaumes, et que vous les chantiez? Que le bon D ieu vous bénisse et vous maintienne dans ces bons sentiments ! H avait les larmes aux yeux. 11 partit quelques jours après ; je ne sais ce qu'il est devenu; mais en quelque lieu qu'il se trouve, je lui souhaite toute sorte de prospérités; c'était un homme très-estimable et un excellent peintreà fresque. «Son départ suivit sans doute de près Tédit de révocation ; il se réfugia d'abord en Suisse. Wal pôle rapporte que Louvois le pressa de revenir, mais il s'y refusa, se contentant de lui recommander un artiste, peut-être son élève, Philippe Meusnier, pour exécuter sur ses dessins les travaux qu'il avait entrepris à Marly. Selon d'autres biographes, Rousseau, revenu à Paris, aurait abjuré et eût été rétabli dans ses honneurs, en 1688. Mais c'est évidemment une erreur. Nous voyons par une pièce conservée aux Archives de l'Etat (£.3571) qu'à la fin de 1685, il ne s'était pas converti^ et d'autre part nous trouvons son nom, avec ceux de sa domestique Olympe Carré et un autre Rousseau, qualifié garçon peintre, sur des listes de réfugiés dressées à Paris en fév. 1687 [Suppl. franc. 791. 2).
En tout cas, l'anecdote que nous avons rapportée plus haut prouverait le peu de sincérité de sa conversion. Rousseau ne fit qu'un court séjour en Suisse; il se rendit en Hollande d'oii il passa en Angleterre sur l'invitation du duc de MoDtague qui le chargea d'une
partie des décorations du magnifique hôtel (actuellement Rritish Muséum) qu'il faisait construire à Londres. On dit même qu'il eut la direction du bâtiment. Plusieurs parties, au rapport de Mariette, auraient été élevées sur ses dessins. « Entre autres peintures, ditDussieux, il a fait l'urchitecturedu grand escalier et celle du grand salon, qui sont fort estimées. » Le prix de ses travaux ne s'éleva pas à moins de quinze cents livres sterling. Le duc préféra s'acquitter de cette somme, en lui constituant une rente annuelle de 200 livres; il n'eut à la payer que durant deux ans. On cite encore de Rousseau des paysages et des tableaux d'architecture servant de dessus de porte dans le palais de HamplonCourt,à quelques milles de Londres. Comme tous les peintres à fresque, Rousseau fut maltraité par le temps. La plupart de ses ouvrages ont péri. Quant à ses tableaux de chevalet, ce n'était le plus souvent que des esquisses pour servir à ses grands travaux. Le Musée de peinture du Louvre ne possèderiende lui.aRousseau,ditM.Périés, travailloit avec une rapidité extraordinaire et se plaignoit de ne point aller assez vile encore. La pensée vole, disait-il, et ne nous échappe que trop souvent. Toutefois ses ouvrages ne se ressentent jamais de cette grande célérité. — Ses dessins no sont pas communs, ils sont touches d'abord à la pierre noire, puis repris i la plume et lavés à l'encre de Chine, d'une main hardie et qui dénote une grande manière. » Rousseau aurait pu se faire un nom comme graveur.
On lui doit dix-neuf gravures à l'eau forte, dont 8 d'après ses propres compositions, et il d'après des dessins du cabinet Jabach passés depuis duns le Cabinet du Roi. a Celles-ci, au jugement de M. Robert Dumesnil [lO paysages avec j)ersonnages d'après Annibal Carrache et 1 d'après le Bolognèse, J.-F. Grimaldi, dont il existe deux états, avant et après la lettre), sont généralement un peu maigres d'exécution; mais les autres d'un faire large
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et savamment finies an burin^ déposent d'un grand goût de dessin du maître, de la beauté de ses ordonnances, et même de la puissance de son talent comme coloriste ; puisqu'elles Toornissent autant que la gravure en a le pouvoir, la valeur des tons d'un tableau. » 1« Les deux Bergères conversant. — 2« Les deux Hommes, sans nom ni marque. — 3* La Femme au bord de l'eau. — 4<> Le Jeune homme et la Jeune fille. — 5« La Ville antique. — 6° Saint-Jean dans le désert, sans nom ni marque; morceau en hauteur. — 7»
Diane et ses Nymphes. On connaît deux états de cette planche. — 8» La Rivière dans la forêt. Toutes ces estampes sont de petite dimension^ environ 8 pouces de largeur sur 6 de hauteur. E. Kirkali a gravé un paysage d'après Rousseau.
Notre peintre n'était pas le seul entàJùi que Jacques Rousseau eut de sa femme Marie Mesnard. Nous lui connaissons au moins un frère et trois sœurs : !<> Benjamin, bapt. le 22 mars 1626;— 2o£/wa6e^A, qui, restée veuve d* Abraham Du Maistre, se remaria, le 18 oct. 1668, avec Charles de Pcrsode; — S© Susanne qui, restée veuve du sieur de Saint-Fort, écuyer de la grande écurie, se remaria avec Esaïe Du Cormier, sieur de La Haye, âgé de 58 ans, le même Jour (5 juill. 1668) que sa ÙWe, Susanne de St- Fort, épousa Daniel Du Cormier ; — A°A nne, femme, en 1657, de l'architecte Jean DuRy. — Jacques Rousseau, horloger, qui fut emprisonné à Orléans, en 1 7 i 3, pour cause de religion et dont la femme fut mise aux N. G. de cette ville {Arch. E. 3399), était le neveu de notre peintre. Nous ne savons si l'on doit rattacher à la ^léme famille le chirurgien Jean Rousseau qui eut de 8a femme, Rachel Dumège, deux fils, Antoine et Jean, tous deux chirurgiens; ce dernier, attaché en cette qualité à l'électrice douairière de Saxe, épousa à Charenton, à l'âge de 31 ans, le 10 juiil. 1 681 , Henriette'Françoise Bezard,
ROUSSEAU (Pierre de), natif de
TAnjou, prêtre dc^ri:glise catholique converti aux doctrines profeslanles et martyr en l5iG. Après sa conversion, Rousseau s'était relire à Genève, puis à Lausanne, oii « il profita si bien en la parole de Dieu, que retournant en son pays, il monstra clairement qu'il avoiteslc bon escholier.» Dénoncé par son beau-frère, à qui il réclamait sa part de la succession paternelle, il fut arrêté à Angers, au mois d'ocl. 1545, et enfermé dans la même prison que Rahec (Voy. ce nom). Peu de temps aprcs, il fut interrogé par les vicaires de révéque et les olficicrs du roi, assistés d'un grand nombre de prêtres et de moines, sur la Cène, le baptême, l'intercession des saints, le purgatoire, la confession auriculaire, les jeûnes, la présence réelle. Crespin, dans son Martyrologe, a public ses réponses, ainsi qu'une lettre adressée par le martyr à celui dont Dieu s'était servi pour lui faire connaître sa Parole. Condamnée la dégradation et à la peine du feu, Rousseau eu appela au parlement de Paris; mais Tinquisiteur qui fut «nvoyédansrAnjou,aumoisd'avrill5 46, fit exécuter la sentence rendue contre lui sans autre formalité que do le soumettre à un nouvel interrogatoire. Après avoir été dégradé, le 22 mai, et avoir subi la queslion extraordinaire avec toute la rigueur liossibic, Rousseau eut la langue coupée et fut irainc au supplice, brisé, mutilé, avec un bâillon de fer dans la bouche. « Estant déjà tout noir au feu cl comme à demy rosti, son haillon se délit de sa bouche, et nivoqua le nom de Dieu, disant souvenles fois : Jésus-Christ, assistemoy; Seigneur Dieu, assiste-moy. »
La mort de Rousseau fut suivie d'une persécution «merveilleusement aspre»
dans la ville d'Angers. En peu de jours Louis Le Moine, Imbcrl Bernard, Richard Yetle, Claude Donas, Guillaume Boibtané et René de Mangers, dit de Nizière, périrent également dans les flammes, et leur constance servit grandement k fortifier les fiilMes d'Angers.
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ROUSSEAU (SAMCBLJyOrientaliste^ né à Londres, en 1765^ d'ane famille réfugiée d'abord établie à Genève (l).
Roasseau débuta dans la carrière des lettres par sa collaboration au Gentleman'sMagâzinc.Il s'occupait plus particulièrement, pour cette publication, de recherches dans les historiens de Tantiquité. « Doué d'une rare intelligence, dit la Biogr. univ., Rousseau apprit seul différentes langues et acquit des connaissancestrès-étendues.» Les hommes d'études sont peu propres aux affaires. Ayant voulu monter une imprimerie pour son compte, il éprouva des pertes qui le forcèrent à renoncer à 8on industrie pour reprendre ses occupations littéraires. Il donna de bonnes éditions d'un grand nombre d'auteurs anciens qu'il accompagna descolies, mais auxquelles il ne mit pas son nom. Il mourut à Londres, le 4 déc.
1820, dans le plus grand dénûment; depuis plusieurs années^ la maladie ne lui permettait plus de se livrer au travail. On lui doit les ouvrages originaux suivants :
I. The fiuwers of Persian Literaturcy coniaining extracis from the mosi celebratedauthors, in prose and verse^ toilh a translation inio English,,, to wfUch is prefixed an Essay on the Umgiuige and literature of Persia, Lond., 1801, in-40.
II. A Dictionary of Mohammedan LaWy Bengal' Revenue terms, Shanscrity HindoOy and others Words used in the East Indies with fuit explanafion, Lond., 1802, in-S".
III. Pemian and English, and Engli&h and Persian Vocabulary, Louil., 1802; in-80.
IV. The Book of knowledge , or grammar of the Persian language, Lond., 1805, in-40.— Omis par le bibliographe anglais.
V. Punctuation, or an Attempt to facilitate f/»e art of pointing, on the principles of grammar arui reason ; for the use of schools, and the assis-
(i) La Biogr. aniyen. le dit netea do eélèbr» Jean'-Jaequei,
tance of gênerai readers y Lond., 1813; 1815; 1818, in-i2.
La Biogr. univ. lui attribue, en outre^ plusieurs dictionnaires géographiques et diflérents livres élémentaires pour l'élude du persan, sans donntr d'autres indications.
ROUSSEL (ALEXANDRE), pastcur du désert et martyr. Roussel naquit à Uzès, vers 1701, d'une famille honorable. Animé d'un grand zèle pour sa religion, il assistait, toutes les fois que l'occasion s'en présentait, aux assemblées religieuses de ses coreligionnaires, attendant avec impatience que son âge lui permit de marcher sur les traces des ministres sous la croix, dont rintrépide courage le transportait d'admiration. Dans l'ardent désir de se consacrer au service de l'Eglise militante, il s'appliqua avec ardeur à la lecture de l'Ecriture sainte et de quelques livres de piété, et se prépara aux périlleuses fonctions du ministère, en allant de maison en maison prier avec les malades et exhorter les autres à la persévérance. Les dangers que couraient les ministres du désert étaient si nombreux et si terribles, que l'on n'avait pas le droit de se montrer trop difficile ; on pensait avec raison qu'une vocation bien décidée valait mieux, dans les circonstances présentes, que la science théologiqae.Roussel fut donc reçu proposant dès qu'il eut atteint l'âge de 25 ans. Au bout de deux ans et demi environ de ministère, la trahison le livra, avec son guide, nommé Loste, entre les mains de ses ennemis, le 10 oct. 1728. Conduit d'abord à Aulas, de là au Vigan, il fut transféré à Montpellier sur l'ordre de l'intendant.
Les Protestants avaient résolu de l'enlever en route; mais les autres ministres s'y opposèrent, dans la crainte de rallumer la guerre des Camisards. Ils préférèrent de recourir aux supplications et aux prières, et s'adressèrent au duc d'Uzès, qui s'employa inutilement pour sauver le jeune prédicant.
Roussel fut exécuté le 30 nov. Antoine Court alla consoler sa mère; mais
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celte femme héroïque lai répondit : «Si mon fils eût témoigné qnelqne faiblesse, je ne m^en fosse jamais consolée; mais paisqn'il est mort constant et ferme dans la foi, toute ma douleur se cfiange en actions de grâce pour bénir à jamais mon Dieu qui Ta si puissamment fortifié. » {Mss. de Court, N® 39.) Le supplice de Roussel produisit une vive impression dans le Languedoc.
Unpoëte populaire a composé sur son arrestation une complainte en 22 couplets^ et sur sa mort, une autre complainte en 23 couplets, qu'il met dans la bouche de sa mère.
Une autre famille protestante du nom de Roussel habitait la Champagne.
Isaac Roussel, de Châlons, se réfugia à Berlin avec sa femme Susanne Osthonie, et devint médecin de l'hôpital.
Son collègue Paul Ancillon avait épousé une Jeanne Roussel (probablement de la même famille), qui eut la douleur de voir ses fils retourner en France, ou ils changèrent de religion.
ROUSSEL (GÉRARD), en latin /tu/'fus ou Rufp, un des premiers propagateurs des doctrines évangéliques en France, naquit à Vaquerie près d'Amiens. Il entra dans les ordres et fut chargé de la cure de Busancy. Selon les uns. Il avait pris le grade de docteur en théologie ; mais, selon d'autres, il n'était que maltre-ës-arts. Disciple de Le Fèvre-d'£taples,'Ronsse\ unissait à une piété vive et sincère un grand amour pour ce spiritualisme mystique, vague et obscur, qui s'accommode volontiers des formes extérieures du culte divin quelles qu'elles soient,parce qu'il n'y voit que des signes matériels, visibles des choses spirituelles et invisibles, et qui ne demande qu'à se développer en paix dans le domaine mystérieux de la conscience. Comme son maître, il applaudit au mouvement religieux provoqué par Luther; mais ses tendances réformatrices n'allèrent jamais jusqu'à admettre la possibilité d'une séparation complète d'avec Rome, et, son caractère doux et timide y aidant, il s'arrêta à moitié chemin, sa-
tisfait de quelques essais infructueux de réforme.
Roussel suivit Le Fèvre-d'Etaples à Meaux en 1 521 . L'évèque Briçonnetle reçut dans sa propre maison, lui donna la cure de Saint-Saintin, le nomma, bientôt après, chanoine et trésorier de sa cathédrale et lui accorda l'autorisation de prêcher dans tout son diocèse; mais, en 1 523, effrayé par les clameurs des moines, il lui retira cette autorisation. Roussel n'en continua pas moins à prêcher jusqu'au mois de décembre, que Briçonnet, de plus en plus vivement poursuivi par l'animosité de la Sorbonne, lui interdit de nouveau la chaire. Roussel obéit. Au bout de quelque temps cependant, il reprit courage et recommença ses prédications. Un décret de prise de corps lancé contre loi, ainsi que contre LeFèvre, CarcM, Nicolas Mangin, Jean Prévost et Mazurier, le 3 oct. 1525, le força de les interrompre. A peine relevé de maladie, il s'enfuit à Strasbourg, où il se flattait de vivre caché sous le nom de Tolninus (aliàs Tolsinius). Florimond de Raemond prétend qu'il passa même en Allemagne pour voir Luther; mais son assertion n'est confirmée par aucun témoignage digne de foi.
Strasbourg servait dès lors de lieu de refuge à un grand nombre de fugitifs de tous les pays. Roussel y vit Farel, le belge Michel d'Arande, François Lambert, Jean Védaste ou Vadas^ te, de Lille, le chevalier d'Esch, de Metz, etc. Il demeura dans cette ville hospitalière, qui était devenue un des foyers de propagande pour la réforme française, jusqu'au retour de François l'^dans ses Etats. Sur les instances de sa sœur Marguerite, le roi rappela avec honneur Roussel et Le Fèvred'Etaples, à qui la princesse assura un refuge à Blois. Peu de temps après,aa mois d'août 1526, elle choisit Roussel pour prédicateur de sa cour, et après son mariage avec le roi de Navarre, en I527,ellelui donna le titre de son confesseur. En cette qualité, Roussel accompagna dans tous ses voyages sen
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illustre pénitente, qui le fit nommer, en 1550, à la riche abbaye de Clairac.
En 1 555,Roussel se trouvant à Paris, on crut le moment opportun pour tenter un essai de prédication évangélique.
Marguerite le fit donc prêcher au Lou-' vre, pendant le carême, en présence d'une nombreuse assemblée. De leur côté, les prêtres irrités tonnèrent du haut des chaires contre les fauteurs d'hérésie ; une agitation menaçante se mani resta bientôt. Pour la calmer,François I«r ordonna une enquête et fit condamner au bannissement le fougueux Béda. Quant à Roussel, on lelaissaprêcher aussi librement qu'auparavant,et il s'en acquitta de telle sorte que Cal' vin, qui se trouvait à Paris, admira sa piété profonde. Cependant l'entrevue de François I" avec Clément vu et surtout l'impardonnable folie des Placards amenèrent un revirement dans la politique royale. Roussel fut arrêté avec Courault et Bertault, deux antres prédicateurs évangéliques ; mais bientôt la protection de Marguerite les fît élargir. On les rendit à la liberté, en leur défendant toutefois de prêcher. Quelque temps après, Marguerite retourna dans le Béarn , emmenant son confesseur à qui elle fit donner Tévêché d'Oleron, en 1536.
Roussel remplit ses nouvelles fonctions en véritable disciple du Christ.
« Sa meute de chiens et lévriers, liton dans Florimond de Rœmond, éloit un grand nombre de pauvres ; ses chevaux et son train, une troupe de jeunes enfants élevés aux lettres.» Cependant Calvin et les autres réformateurs, le considérant comme un apostat, lui adressèrent des reproches sévères jusqu'à l'injustice. Dans sa savante notice sur Gérard Roussel, prédicateur de la reine Marguerite de Navarre (Strasb., 1845^ in-8o), M. Schinidt professeur à Strasbourg, affirme que Tévéque d'Oleron resta attaché de cœur à l'Evangile, et il en trouve les preuves les plus convaincantes dans son dernier ouvragejOUles doctrines fondamentales delà Réforme : la justification par la fol.
Christ seul médiateur et seul chef de rEglise,raulorilé absolue dcrEci ilure sainte en matière de foi, la prédestinât ion, les marques de l'Eglise visible, etc., etc., sont enseignées avec autant de force qu'un protestant aurait pu le faire. Aussi la Sorbonne n'a-t-elle pas manqué de condamner cet ouvrage, le 15 oct. 1550, comme « toti chistianisroo maxime perniciosus, tum qu5d variis scateat atque respergatur propositionibus falsis, ac lectores in errorem inducentibus, captiosis, scandàlosis et vero sensu Scripturse prorsus alienis,tumver6 alias haeresim spirantes, imo plané hxreticas contineat. »
Parmi ces propositions frappées d'anathème, nous citerons seulement cellesci : J.-Ch. est assis à la dextre du Père, s'ofTrant soi-même, comme le seul sacrifice très-vrai et très-agréable. — Ce sera sa sapience, sa Justice qui est parfaite et entière, et non d'autre, qui me mènera à sa gloire. — L'Eglise est une société en laquelle n'y a que les saints, les élus et les fils de Dieu. — La loi de Dieu requiert l'entière observation de tous ses commandements, de sorte que qui offense en un , est coupable de tout. — On ne fait aujourd'hui que barboter et murmurer entre les lèvres,sansatlention,saveur et ardeur, voire sans rien entendre de ce qu'on dit. — Dieu désire que otiez toutes ténèbres d'erreurs, superstition, idolâtrie, à lui seul tous genoux soient ployez . — Sans être élus, appeliez et justiflez, ne pouvons obéir à la divine volonté. Les propositions ainsi censurées sont au nombre de vingt-deux, et l'on a fait observer avec raison que si la censure n'avait pas été faite un peu à la hâte, si les docteurs de Sorbonne s'étalent donné ta peine de lire l'ouvrage jusqu'au bout, ils n'auraient pas manqué de condamner aussi fortement ce que Roussel dit, par exemple, de l'administration des sacrements, dont il n'admet que deux. Ce sont bien là les doctrines protestantes, quoiqu'en dise, daus la Biogr. univ., Tabaraud, qui rend pleine Justice au zèle, àl'éloquen-
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ce de Roussel^ à sa vigilance pastorale^ au soin qu'il prenait de l'instruction de lajeunesse,àlasimplicil6de ses mœurs, à l'auslérité de sa vie. Il est vrai qu'il disait la messe, mais il donnait au peuple la communion sous les deux espèces, et il y participait avec lui.
Convaincu que le moyen le plus efficace d'opérer la réforme des abus, était d'éclairer les populations, Roussel ne se conlenta pas de provoquer l'établissement d'écoles pour lajeunesse, il prêchait encore très-souvent et en langue vulgaire ; mais, loin de pousser le peuple , comme le faisait Farel entre autres, à des manifestations hostiles contre les objets du culte catholique, il ne cessait de recommander la paix et la concorde. Daits une de ses tournées pastorales,préchai)tàMaulcon contre le trop grand nombre de fêtes, il fut précipité du haut de sa chaire par un fanatique, nommé Pierre Arnauld de Maytie, et relevé à demi morl. On le transporta à Oleron. Les médecins lui prescrivirent de prendre les eaux, mais il mourut en route, au commencement de l'année 1 550. Le meurtrier fut traduit devant le parlement de Bordeaux , qui le renvoya absous. Voici réloge que le poëlc ciitholique Nicolas Bourbon a fait de Gérard Roussel :
Si quis apnd popalum divino fulminai ore,
Élcorlara impavidas Dionslrat ad asira Tiam : Si quis Terum hodiè profiletur libéré et audel
Proferrc in lurem quw latuère dià :
Si quis prxsidiis lin^'uarum armalus, cl nllo
Eloquio pra^stans, ipuea vcrba voniil :
Si quiH idem sentit, loi]aiturque; et si qnifi ab-
A Tîtiis; Cbriflti si quis amorecalel: [honel Si commisisa sibi si quispastor OTilia serval
Perrigii, eliutum ciirat, alilqne grcgem : Si quis iosidias,stygiique saleliitis arics
Latrat, et erronum somnia spirituum:
Aul neroo, aat Rui^seilus i8 esl postera lalem
Secala laudabunt et superesse volent.
Il ne nous reste plus qu'à donner la liste des ouvrages de Gérard Roussel.
Ils sont peu nombreux.
l. Boetii arithmetica duobus libris discreta, adjecto commentario mysticam numerornm appUcationem perstringente, Paris., Simon de Colines, 1521, in-fol. — Ce livre ne se trouve
pas indiqué dans Texcellent catalogue des éditions des Esticnue dressé par M. Rcnouard.
11. Aristotplis moralia magna, interprelibus Gerardo Ruffo Vaccariemi et G. Valki Placentino, Paris., 1522, in-fol.
lit. Familière exposition du symbole, de la loi et de l'oraison dominicale. Msc. conservé à la Bibl. nationale {Ane. fonds, K» 7021'). La censure de la Soi bonne en empêcha la publicatioa.
IV. Forme de visite de diocèse. Résumé de la Familière exposition, à la suite de laquelle i> se trouve.
V. De l'Eucharistie. Florimond de Raemond assure avoir vu ce traité, qui parait s'être perdu.
A la suite de sa notice, M. Schmidta publié quelques Lettres de Roussel,qai témoigna, dit-on, sur son lit de mort le regret de ne s'être pas déclaré ouvertement pourla Réforme. Le fait n'est pas improbable. Ce qui est certain, c'est que son grand vicaire , le bénédictin Aymériciy se fit protestant et devint pasteur à Glairac, et que sa nièce, M"*« CWe>r,déployaenvers les ministres une charité admirable dans la persécution de 1 5G2, a la quelle, lit-on dans le Martyrologe, durant ceste guerre conjointe avec une cherté si grande que lacharge de blé se vendoit 20 francs, usa depuis environ lami-aoust jusquesà la publication de la paix de telle libéralité qu'elle nourrit tous les jours 50 povres pour sa quotité, bailla à chacun des ministres nécessiteux qui s'y (àClairac)estoient retirez, jusquesà 12 sols la scpmaine et un pain de huict sols, outre plusieurs grandes aumosnes extraordinaires et bien amples. »
ROUSSET-DE MISSY(JBAN), publiciste et historien, né à Laon, le 26 août 1 686, de Jean Roussel et de Rachel Cottin. Sa mère , n'ayant point voulu recevoir, sur son lit de mort, les
sacrements de l'Eglise romaine,ful coudam née à être traînée sur la claie; si l'arrêt fut exécuté, c'est un nom à ajouler à notre liste (Foy. Pièces justif., NoXCVII), et combien d'autres qui res-
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teront inconnus ! Son père voulut sortir de France ; mais arrêté dans sa fuite, il dut la vie (?) au P. La Chaise^ à ce que prétend M.Weiss dans la Biogr.
nniv., ou à la chancelièrc Voisin^ à ce qu'aflirmc Thislorien de Laon, Devisme, ce qui nous semble plus probable.
Lui-même, enlevé par lettre de cachet, fut amené à Paris et élevé au collège du Plessis. Les malheurs de sa famille inspirèrent au jeune Rousset une haine ardente contre le gouvernement français. A Tàge de 1 8 ans, il réussit à se sauver en Hollande et entra dans les gardes des Etats -Généraux. En 1709, il quitta le service après la bataille de BIalplaquct,ctouvrità La Haye un pensionnat qu'il dirigea avec succès jusqu*àla paix d'Ulre(ht,que,poursuivi par le ressentiment do Louis XIV et sacrifié lâchement par les Etats- Généraux, s'il faut en croire Devisme, il dut se retirer à Bruxelles, où il se cacha jusqu'à la mort du roi. A son retour à La Haye, il s'y maria et rouvrit son école, qui, sous son habile direction, ne tarda pas à acquérir une réputation méritée. En 1724 cependant, 11 renonça à la carrière pédagogique pour se livrer exclusivement à des travaux littéraires. Il acquit le Mercure hisloriquc et politique^ fondé par Gatien de Courlilz, ets'associa pour la rédaction La Barre-de' Beaumarchais , qui reçut de lui d'importants services et ne le paya que d'ingratitude. En même temps, il s'occupait avec une activité infatigable et une précipitation, qui n'a pas nui à leur succès, de la compilation d'autres ouvrages qui répandircLl au loin sa réputation. En 1 752, 11 fut nommé membre de la Société royale de Berlin, et, en 1 739, associé à l'Académie de Pétersbourg. Malheureusement pour son repos, il eut l'ambition de jouer un rôle politique , en prêtant le secours de sa plume au parti dustathoudérat. Les magistrats d'Amsterdam mécontents le firent arrêter et conduire à La Haye, où on le retint prisonnier quelque temps , mats bientôt $on dévouement ù \s^ maison d'Orange
reçut sa récompense. Elu stalhouder en 1747, Guillaume IV le créa conseiller extraordinaire et le nomma son historiographe. Cependant sa faveur ne se soutint pas longtemps. Fatigué de l'entendre réclamer la réforme des abus nombreux qui s'étaient glissés dans l'administration , le stathouder lui retira ses emplois et donna même l'ordre de l'arrêter. Rousset s'enfuit de nouveau à Bruxelles, où il vécut du produit de sa plume et où l'on croit qu'il mourut^ en 1762, lit-on dans la Biogr. univ. Selon Devisme, au contraire, il passa en Russie, où la czarino Elizabeth le nomma conseiller de la chancellerie avec rang de colonel, et il mourut à Amsterdam, où il était revenu sur la fln de ses jours. Voici la liste de ses publications :
I. Réponse à la dissertation de La Monnaye sur le livre des Trois imposteurs y La Haye, 1716, in-i 2. — Douteux.
II. Description géographique y historique elpoli tique du royaume deSardaigne y Co\og, y 1718, in-12.
III. Histoire publique et secrète de la cour de Madrid, depuis Vavénem^nt de Philippe V à la couronne ^ Colog., 1719, in-12. — Douteux.
IV. Histoire du cardinal Albéroni, trad, de l'espagnol, La Haye, 1719, in- 12; 2*'édit. augm., 1720,2 vol. in-12; trad. en italien, La Haye, 1 720, in-4».
V. Mercure historique et politique, d'août 1724 à juill. 1749, La Haye, 15 vol. in-80.
VI. Mémoires du règne de Pierrele-Grand, La Haye, 1725-26, 4 vol.
ln-12; Amst., 1728, 4 vol. in-12; Amst., 1740, 5 vol. in-12; Amst. et Leipz., 1742, in-4«ou 5 vol. in-12.
VII. Les batailles et l'histoire militaire du prince Eugène, du duc de Marlborough et du prince de Nassau- Frise, La Haye, 1 725-29, 3 vol. in-fol. — Réimpr. de l'ouvrage de Dumont augmentée.
VIII . Mémoires sur le rang et la préséance des souverains de l'Europe et de letkrs minwfre^, Amst., 1 727, in-4».
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iX. Mémoires du règne de la czarine Catherine, La Haye^ 1 728^ in-12; Amst.^ 1729, in-12; réimp. avec le No VI, Amsl., 1740.
X. Recueil historique d'actes, négociationsy mémoires et traitez depuis lapaix d' Utrechl jusqu'au second congrès de Cambray, La Haye, 1728-55, 22 tomes en 23 voL in-l2. — Compilation estimée.
XL Lettre critique sur le !•' vol, de l'Etat présent de la république des Provinces-Unies y Liège [La Haye], 1729, in-i2.
XII. Observations sur l'origine, la constitution et la nature des vers de mer qui percen^ les vaisseaux, La Haye,! 733, in-8o. — Observations neuves et curieuses.
XIII. Les intérêts présens elles prétendions (sic) des puissances de l'Europe, La Haye, 1733-35, 4 vol. in-40; nouv. édit., La Haye [Trévoux], 1734 et suiv., 17 vol. in-12; nouv. édit., La Haye, 1 736, in-foi. ou 3 vol. in-4*.
XIV. Histoire de la succession aux duchez de Clèves, Berg et Juliers, etc., Amst., 1738, 2 vol. in-80.
XV. Supplément au Corps univer^ sel diplomatique du droit des gens [par J. Dumont], où est compris le cérémonial diplomatique, Amst. et La Haye, 1739,5 vol. in-fol.
XVI. Leprocès entre la Grande-Bretagne et l'Espagne, ou Recueil des traitez, conventions , mémoires touchant les démêlez entre ces deux couronnes, La Haye, 1740, in-12.
XVII. Mémoires instructifs sur la vacance du trône impérial, Amst., 1741, in-8o; 1745, 2 vol. in-80.
XVIII. Le Magasin des événemens de tous genres passés, présens et futurs, Amst., 1741-42, 4 vol. in-80.
Continué sous le titre de VEpilogueur jusqu'au 7 juin 1 745, en 1 3 vol, in-8«; puis sous celMi^^Démosthène moderne, en 1 746, et enfin sous celui de VAvocatpour et contre, en 1747.
XIX. Histoire des guerres entre les maisons de France et d'Autriche, 1 74S ; Qoav. ^^it. augm.^ 1 748^ 4 vol.
in-i2;noav. édit. augm., Amst., 1749, 6 vol. in-12. — Roussel déclare que l'auteur de cet ouvrage est un moine nommé Saumcry.
XX. Déduction des droits de la maison électorale de Bavière aux royaumes de Hongrie et de Bohème, La, Haye, 17 4Â, 2 vol. in-12.
XXL Le chevalier de Saint-Georges réhabilité dans la qualitéde Jacques III, AVbitchall [Amst.], 17 45, in-80.
XXII. Recherches sur les alliances et les intérêts entre la France et la Suède, Amst., 1745, in-12.
XXI II. Mémoires sur le rang et la préséance entre les souverains de l'Europe, Ainsi., 1746, 4 voL — Apparemment une rcimp. du No VIII.
XXIV. Exposition des motifs apparents et réels qui ont causé et perpétué la guerre présente, Amsi,^ 1 746, in-8».
XX V . Relation historique de la grande révolution arrivée dans la républi^ que (les Provinces -Unies en 1747, Amst., sans date, in-40.
XXVI. Histoire de la grande crise de l'Europe depuis la mort d'Auguste IL — Douteux.
XXVII. Recueil de pièces concernant la paix d'Aix-la-Chapelle et de Dresde, Londres, 1753, in-12.
Roussel a, en outre, revu les trad. faites par Scheurlcer de TAllantis de M"** Manlay, et du Discours sur la liberté de penser par CoIIins. Il a donné des édit. annotées du Parad's perdu de Hilton, trad. par Dupré St-Maur, 1730, 3 vol. in-r2; du Droit public de rEur rope par Mably, Amst., 1 748, 2 vol.; 1 761 , 3 vol. in-l 2 ; et de THistoire du slathoudérat par Raynal, La Haye, 1750, in-12.
ROCJSSIËR (Abraham), auteur de A compendious French grammar, Oxon., 1700, in-80, était sansaucon doute français d'origine, et peut-être . descendait-ii de Jacob haussier, de Vertuell en Angoumois, successivement ministre à Villefagnan et à Ton* nay-Cbarente, dont Benoit raconte que deux fois de suite, en 1 682 et en 1 683, il fat bratalemeot interrompu dune