‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 17 sur 241 · ROI · texte numérisé non relu

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son sermon par des sergens chargés^ la première fois, de lui signiflcr l'interdiction de Téglise de Villeragnan; la seconde^ de le mettre en étal d'arrestation. Le pasteur et le troupeau se soumirent sans résistance, contre l'attente des prêtres romains qui, dans l'espoir d'une émotion populaire^ avaient pris les mesures nécessaires pour constater la rébellion et la comprimer par la force. A la révocatioâ^ Jacob Roussier se retira en Hollande, avec sa femme et cinq enfants. Il fut placé comme ministre à Bomel dans la Gueldre. Un de ses dis entra dans les troupes des Provinces-Unies. Lorsque le général Le Fort, Tami et le conseiller de Pierre-le-Grand, visila la Hollande, Jacob Roussier qui, durant ses études, avait donné des leçons dans la Camille de Jacques Le Fort (de 1661 à 1665), crut pouvoir compter sur la reconnaissance de son ancien élève et alla présenter le jeune soldat au^général en lui demandant sa protection. Le Fort promit de le faire entrer au service du czar. Le Jeune Roussier partit donc pour la Russie^ en 1 698, avec une lettre de recommandation du syndic Ami Le Fort, mais il perdit malheureusement son protecteur dès l'année suivante.

ROCJSSILLON (ETiEi<nsE), ministre de Pignan, fut accusé, en 1 66 1 , de trois contraventions aux édits et déclarations : 10 d'avoir prêché en l'absence da seigneur du lieu^ 2» d'avoir prêché dans des annexes, 3» d'avoir pris la qualité de pasteur. Le sénéchal de Montpellier le condamna à trois annt^es de bannissement et à 300 livres d'amende. Sur l'appel interjeté par le ministre^ la Chambre de Tédit de Castres 06 partagea. Les conseillers réformés opinèrenl pour l'acquittement puret simple ; les catholiques^ seulement pour la modération de la peine. Appelé à juger le partage (au sujet du quel Loride publia un factum), le Conseil privé ordonna à Roussillon de s*abstenir pendant un an du diocèse de Montpellier et fédoisit l'amende à 50 livres.

Nous ignorons quel lien de parenté attachait Etienne Roussillon à Jacques Roussillony qui flt ses études à Saumur, où il soutint, sous la présidence û'Amyraut. une thèse De Ecclesiœ perennitate, ins. dans les Thèses Salmur.

Il fut donné pour pasteur à l'église de Lunel. En 1681, sa fille unique, Pris- CILLE, âgée d'une vingtaine d'années, s'enfuit de la maison paternelle et se retira dans un couvent de Montpellier pour embrasser la religion romaine.

Jacques Roussillon vivait encore en 1685 ; nous le trouvons cité dans une Hste de Réfugiés [Arch, Tt. 282). Un autre Roussillon, nommé Pierre, qui avait rempli les fonq^ions pastorales à Hontredon, sortit aussi de France et se retira à Londres, où li desservit différentes églises, entre autres celle du Quarré.

ROUVEAU (Jacques), pasteur de l'église de Gien, est auteur d'un sermon qui a été imp. sous ce titre : Les devoirs et qualités des ministres du Christ exposés en un scrwon sur 1 Cor. IV, 1-2. Au sujet de l'établissement, par l'imposition des muins, du sieur Jacques Gautier en la charge de pasteur de l'église réformée de Gien.

Prononcé à Gien le 28 aoxU 1 660, Saumur, J. Lasnier, 1665, in-12.

ROUVILLASC (Michel de), coscigncur d'Aspres, épousa, en 1558, Catherine de La Tour, sœur du célèbre chef huguenot Goiufrn<»Ml en eut trois flls ; 10 Jean, qui suit; — 2° Girard, sieur de Darnes, qui rentra dans l'Eglise romaine ; — 5° N. , sieur d'Aspres, tué, en 1577, sous les ordres de Gouvernet.

Jean de Rouvillasc, coseigncur d'Aspres et de Veynes, prit pour femme, en 1600, Olympe Martinet, fille de Bertrand Martinet, juge du Gapençois, et de Marguerite Raphaël. Son fils, Jacques, épousa, en iG2S, Lucrèce de Bonne, qui lui donna, entre autres enfants, André de Rouvillasc, seigneur de Veynes. Lorsque Tédit de Nantes fut révoqué, André de Rouvillasc quitta le service de la France et se retira

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dans le Brandebourg. Lientenant colonel, en 1 688, colonel d'un réi^iment de dragons, en J690, il s'éleva au grade de lieutenant général et fut nommé^ en 1719, gouverneur de Peitz. Il consacra les restes de son activité à se rendre utile à sa patrie adoptive, en faisant planter sur les remparts de la forteresse des mûriers qui réussirent parfaitement. A son exemple, d'autres gentilshommes réfugiés se livrèrent avec succès à ce genre de culture, comme Pascal-de-Frugères, dont l'électeur récompensa les travaux par une pension, les deux La RouvUre, du Languedoc, qui établirent à Potsdam une magnifique plantation de mi!lriers, et Antoine de Thomas, d'Czès, qui fut nommé directeur de toutes les plantations de Irîlarche. On ne nous apprend pas si RoQviliasc laissa des enfants de sa femme Caroline-Afarie Afieg.

ROUVR AY (N.), en latin Boboreus, capitaine buguenot. Rouvray paraît dans les rangs protestants dès la première guerre civile. En 1562, les Dieppols lui confièrent le commandement d'une compagnie de cavalerie, à la tête de laquelle il marcha au secours de Rouen (Voy. VIII, p. 334). De retour à Dieppe, il attira les catholiques d'Arqués dans une embuscade à Martin-Eglise et en tua plusieurs; mais, deux jours plus tard, le 14 août, il fut surpris à son tour et battu. Quelque temps après, il fut envoyé au secours de Rouen et réussit à se Jeter dans la ville. Lorsque la seconde guerre civile éclata, il se relira en Angleterre, d'où il revint bientôt, si toutefois il est le même que le lieutenant de iîoi/rn/ (Voy. Il, p. 456) qui entra le premier dans Argenlcuil et y fut blessé d'un coup de pique. En 1569, il assista à l'attaque de Bourg en Bordelais , où Valfrenière fut tué, et fut choisi pour commander son régiment. Après avoir opéré sa jonction avec les Allemands, CoUgny loi confia la défense d'Esse-sur-Vienne, dont La Loue venait de se rendre maître. Secondé bravement par Grandry, II repoussa toutes les attaques des

Catholiques. Au combat de La Roch^ Abeille, il conduisit, selon les uns, les enfants perdus avec Piles, et selon d'autres, chargé du commandement de l'aile gauche avec PouiUy, Il dégagea Plies, en attaquant Strozzi sur ses derrières. Après la bataille deMoncontoar, il suivit Coligny dans le Languedoc à la tète de 5000 hommes de pied, prit Montastruc et (^up, et combattit à Arnay-ie-Duc, où il soutint vaillamment les efTorts faits par l'ennemi pour s'ouvrir le chemin de la ville. Il parait qu'après la conclusion de la paix, il alla servir dans la Flandre sous les ordres du comte Ludovic et qu'il assista à la prise de Mons. Dans ce cas, il faudrait admettre, à moins de supposer qu'il y ait eu alors deux capitaines huguenots du nom de Rouvray, qu'il revint bientût après à Paris, puisque tous les historiens le comptent an nombre des victimes de la Stinl-Barthélemy.

HOUX (Antoine), notaire et secrétaire de la direction du Vivarais établie par le comité directeur de Toulouse, en 1683, sous la présidence de Homel (Voy. ce nom). Quoiqu'il n'eût pas été exclu de l'amnistie accordée par Louis XIV (Voy. III, p. 28), Roux fut arrêté et mis en jugement. François-Annibal de Rochemore-de-GrlUe, conseiller du roi, juge-mage et lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial de Nismes, fut commis pour lui faire le procès. Rien de plus curienx et en même temps de plus révoltant que les lettres de ce juge altéré de sang au marquis de Châteauneuf.

On frémit d'indignation en lé voyant se mettre l'esprit à la torture pour trouver les moyens d'éluder l'amnistie qui couvrait le malheureux accusé (Arch.

gén. M. 665). Nous n'avons pu découvrir quelle fut Tissue de ce procès Inique.

ROCX (Claude), sieur de Marcillt, dans l'Orléanais, protestant zélé pour sa religion jusqu'au fanatisme, ennemi implacable de Louis XIV, l'oppresseur de l'Egl ise réfbrmée,conspirateur d'i

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ténacité de caractère invincible^ d'ane activité infatigable, d'un courage que nous appellerions héroïque^ s'il avait poursuivi un autre but que la révoUe et l'assassinat, naquit dans les environs de Nismes vers 1623. Ce que Ton sait de plus positif sur sa vie aventureuse se trouve dans une dépêche (29 mai 1668) de Ruvigny , alors ambassadeur en Angleterre, à Louis XIV, où il lui fait ce portrait de Roux : « Ce scélérat se nomme Roux , âgé de 45 ans, ayant les cheveux noirs, le visage assez long et assez plein, plutôt grand et gros que petit et menu, de méchante physionomie, la mine patibulaire, s'il en fut jamais. Il est huguenot et natif de quatre ou cinq lieues de Nismes. 11 a une maison, <à ce qu'il dit, à six lieues d'Orléans , nommée Marcilly. Il dit qu'il a servi en Catalogne, qu'il a beaucoup de blessures, qu'il a servi les gens des vallées du Piémont lorsqu'ils prirent les armes contre M. le duc de Savoie; que V. M. le connolt bien, qu'il a eu avec elle plusieurs entretiens secrets et que , dans le dernier, elle lui a conseillé de ne plus se mêler de tant d'affaires; qu'il est au désespoir; que V. M. lui doit 80,000 écus qu'il a avancés, étant entré dans un parti dans la généralité de Soissons; qu'il est fort connu de M. le prince et qu'il n'y a qu'à lui nommer son nom. C'est un grand parleur, et il ne manque point de vivacité.» Ces confldences et bien d'autres encore plus dangereuses , Roux les faisait à Horlan, qu'il avait connu du temps de Cromwell et en qui il avait une entière conflance. Il était loin de se douter qu'il parlait à un traître vendu à la France, comme le roi lui-même et le duc d'York, et que Ruvigny, caché dans un cabinet voisin , prenait note de tous ses dires.

Roux était depuis six semaines à Londres, ou il avait été envoyé par un comité de dix personnes , catholiques et protestantes, an nombre desquelles M trouvaient le lieutenant-général Raltbasard et le comte de Dobna. Le but de

ce comité, dont il était, depuis six ans, l'agent le plus actif, était de travailler à mettre des bornes à l'ambition de Louis XIV, en nouant une coalition contre la France et en provoquant un soulèvement dans les provinces du Midi, « qui étoient si maltraitées qu'elles ctoient résolues de se révolter et de se mettre en république. » Selon Roux, l'insurrection allait éclater, et il se flattait <f qu'un coup bien appuyé mettre it tout le monde en repos. » Il y a cent Ravaillacs en France, ajouta-t-il, comme pour mieux expliquer sa pensée.

A la réception de cette dépêche, dont nous devons la communication à l'obligeance de M. Richard, un des conservateurs de la Biblioth . nationale, Louis XIV, qui avait déjà été exposé à des tentatives d'assassinat^ fut pris d'une grande frayeur. Les ordres les plus sévères furent envoyés dans les villes frontières pour arrêter le redoutable conspirateur, s'il s'avisait de rentrer en France, et des espions adroits, attachés à ses pas ; mais ces mesures de police n'empêchèrent pas Roux de continuer ses allées et venues en Suisse, en Franche-Comté, dans les Pays- Bas , en Angleterre. Voyant l'inquiétude de son maître croître de jour en jour, Turenne, en bon courtisan, voulut le délivrer de ses craintes. Il chargea cinq "de ses ofDciers, Pierre de Mazel et son frère, Briquemault, Julien ^ Dortoux, et trois soldats de la compagnie de Mazel, d'épier les mouvements de Roux et de l'arrêter à tout prix. Pendant six mois, ils giiettèrent inutilement leur proie. Mis enfin sur sa trace par un traître. Ils allèrent l'attendre, le 12 mai 1669, sur le territoire suisse, dans les environs de Saint-Cergues , fondirent sur lui à l'improviste , tuèrent un de ses compagnons de route, l'abattirent d'un coup de crosse de fusil , au moment où il se mettait en défense, et le transportèrent, pieds et poings liés, au fort de l'Écluse . Turenne se hâta de porter cette bonne nouvelle au roi , qui ne

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pat modérer sa joie. Mon scélérat est pris y s'écria-l-il en présence de ses courtisans étonnés^ puis il s'empressa d'écrire à Colberl de Crolssy : « Il m'a enfin réussi de faire arrêter Roux^ ce scélérat dont je vous ai si souvent écrit^ dans la Suisse, dix ou douze lieues au dedans leur pays^ au retour d'une visite qu'il avoit rendue au colonel Baltazard. » Les Suisses ne se montrèrent pas aussi satisfaits. Indignés de la violation de leur territoire, ils mirent en jugement les émissaires de la France et les firent condamner à mort par contumace. La sentence fut affichée à Paris , k la porte même de Thôtel de Turennc. Mais, d'un autre côté , Louis XIV créa Pierre de Mazel chevalier de l'accolade, avec autorisation de mettre une fleur de lys d'or dans ses armes, au mois d'avril 1670.

Transféré immédiatement à Paris, Roux fut enfermé à la Bastille, le 24 mai. Son procès fut mené rapidement par ordre de S. M. Il fut déclaré « deuëment atteint et convaincu de s'cstre entremis en plusieurs négotiations secrètes contre le bien de TEstat et le service du roy, et avoir tenu plusieurs discours qui marquoient le dessein pernicieux et abominable qu'il avoit contre la personne sacrée de S. M.»

En conséquence , il fui condamné à ètre rompu vif, après avoir subi la question ordinaire et extraordinaire. La sentence, prononcée le 22 juin, fut exécutée le mémo jour devant la porte du Grand-Chàtelet. Dans une dépêche à Croissy, Lionne raconte ainsi les derniers moments du condamné : « Il avoit pratiqué depuis huit jours tous les moyens imaginables pour se défaire luy-même, jusqu'à s'être coupé tout net avec un méchant couteau , premièrement le membre viril, et après, le petit doigt de la main gauche , sans en dire un mot à personne , espérant de pouvoir mourir de la seule perte de son sang. Il avoit fait une corde d'une cravatte pour s'étrangler, il se voulut casser la tête contre les murs, mais en fut empêché par ceux qui eurent ordre

de le garder à vue, dès qu'on eut connu son dessein ; il n'y a pas eu moyen de lui faire prendre une cueuillerée de nourriture pendant les quatre derniers jours qu'il a vécu , et il joua si bien son rôle jusqu'au bout qu'il évita par là d'être appliqué à la question, parce qu'on craignit toujours qu'il n'expirât à tous momens, fesant déjà le demimort et comme s'il n'eiît pu proférer une seule parole devant ses juges; cependant dès qu'il fut lié sur la rone^ il se mil à vomir mille blasphèmes abominables contre la sacrée personne du roi avec la même force d'esprit et de corps que s'il n'eût rien soutlertde tout le mal qu'il s'étoit fait ni de son jeûne de plusieurs jours. » Pressé par un docteur de Sorbonne d'abjurer son hérésie, il s'écria qu'il souffrirait plutôt cent mille morts que de changer de religion. Invité par les juges à dénoncer ses complices, il refusa , en ajoatant qu'il déclarerait toutes choses à un ministre de son église. On manda en toute hâte Daillé, qui lui remontra l'énormilé de ses crimes et l'exhorta à en demander pardon à Dieu. Roux lai répondit qu'il avait voulu venger la Religion ; qu'il aurait parcouru toute la terre pour susciter des ennemis à un roi qui osait ravir aux Réformés la liberté de prier Dieu ; qu'il n'avait aucun complice en France, et qu'il mourait mart>r de sa foi. Le ministre, emporté par son indignation^ menaça de l'abandonner à la damnation éternelle, s'il persistait dans des sentiments aussi exécrables. Roux l'apaisa^ en demandant pardon à Dieu ; mais à peine Daillé se fut-il retiré, après avoir prononcé quelques prières, qu'il se livra à de nouvelles imprécations contre le roi. L'ordre fut donc donné d'exécuter la sentence, a Toutes ces circonstances, continue Lionne, font bien voir aujourd'hui combien a été importante cette capture^ et ce qu'étoit capable de faire sur autrui un homme qui a eu sur soi-même la force d'entreprendre et d'exécuter tout ce que je viens de dire. Il est remarquable qu'il

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a été pris par an huguenot^ que M. de Rovfgni a donné lieu par ses relations à le faire prendre et par ses dépositions à le faire mourir, et un ministre de sa religion Ta abandonné à la damnation éternelle. y>

La mort de Roux ne prévint pas la sanglante révolte du Vivarais sous la conduite de Roure, en 1 670 ; elle n'empêcha pas non plus les attentats contre la personne du roi de se multiplier.

C'est là un des c6tés sombres d'un règne que Ton ne cesse de nous présenter sous Taspect le plus éclatant.

ROUX (François), né à Grenoble, on ne nous apprend pas en quelle année^ et mort en Allemagne en 1750, fit ses études à Tuniversité d'Iéna, devint secrétaire du duc de Saxe-Weimar, et plus tard professeur de langue française à féna. 11 a publié :

I. Diss. sur l'usage de la langue française en Allemagne, Xtndi^X 7 1 3, i».

II. Kurze Abhandlung der Ziveydeutigkeiten, welche in der franzôsischen Sprache sich ereignen kônnen, lena, 1747, In-H».

III. Nouveau Dictionnaire français et allemand, allemand et français . — Ce dictionnaire, dont nous ne connaissons pas la première édit., cul du succès; il fut réimp. plusieurs fois, notamment à Halle, 1760, 2 vol. in-8o; 1763; 1767; 1796; 1 !« édit., 1809.

IV. Grammaire françoise oder Anweisung zur franzôsischen Sfjra<:he.

— Meusel en cite une édit. de léna, 1782, in-8».

François Roux eut un (ils, Henri- Feédéric, né à Halle en 1 729, et mort à léna, maître de langue française, le 16 mars 1791 . On a de lui :

I. Essai d'observations sur le stile ipistolaire, léna, 1752; 1755, in-S».

II. Discours élémentaire et raisonné sur les principales difficultés de la langue française, léna, 1778, in-8».

m. Nouveau Dictionnaire françaisailemand et allemand- françms , Berlin, 1779, 2 vol. in-8«>; Halle, 1788, ln-8<». — Peut-être une des réimp. du dictionnaire de son père.

Selon Kaiser, H. -F. Roux a traduit de Tallemand (?) les Contes et fables de Fénelori, augm. de remarques touchant la mythologie et l'histoire ancienne, léna, 1762, in-8o.

Le même bibliographe mentionne plusieurs autres écrivains du nom de Roux ; mais descendaient-ils de réfugiés français?

ROUX (Jean), deCaveirac, pasteur du désert. Roux fut reçu aux fonctions de prédicateur dans un synode qui se tint aux environs de Nismes, le 22 mai 1721, sous la présidence de Corieis, ayant Bouvière pour adjoint et Piéredon pour secrétaire. Il eut à subir un examen qui roula sur le chef de l'Eglise, le Pape, les deux natures de J.-Ch., les fonctions des pasteurs, des diacres et des anciens^ la validité du baptême administré par des femmes^ la différence entre la charge des prophètes et des apôtres et celle des ministres ordinaires. Pendant quelques années, il s'acquitta de son périlleux ministère avec un zèle qui n'était pas suffisamment tempéré par la prudence; aussi plusieurs assemblées convoquées par lui furent-elles surprises, une entre autres qu'il tint à Combettes, et qui coûta la liberté à un homme et à onze femmes, parmi lesquelles se trouvait la sœur de François Bastide (Mss de Court). Ce fut peut-être pour prévenir le renouvellement trop fréquent de semblables malheurs que ses collègues l'engagèrent à s'éloigner du Languedoc. En 1 728, nous le trouvons à Lausanne, poursuivant ses études en théologie. Plus tard, il reparut dans ses montagnes natales; mais il ne parait pas que Tàge Tait rendu plus circonspect. Tout porte à croire que ce fui à la suite de nouveaux reproches de la part des autres pasteurs du désert, qu'il demanda, en 1741, la permission de sortirdu royaume, en s'en- ^ageant à n'y plus rentrer, si on l'autorisait à se retirer à Lausanne avec sa sœur. Saint-Florentin y consentit (Arch, gén.^. 3502). Quelques années après, il se montra moins facile. Le

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ministre Fayet ayant ofTert de s'éloigner, à condition qu'on le laisserait emmener sa raniillc, le fameux secrétaire d'Ëlat répondit que c'était montrer « trop d'impudence » {Ibid. E.

3515); il est vrai que, deux ans plus tard, S. M. fit offrir des passe-ports à tous les ministres qui voudraient sortir de France avec leurs femmes et leurs eïit'dnis (Ibid, ë.3515); maisaucun n'accepta celle grdce. Roux ne semble pas avoir profité non plus delà permission qui lui était accordée. Nous le voyons figurer dans les quatre synodes nationaux tenus au désert de 1744 à n6r>, comme pasteur dans les Haules-Cevennes. — Nous ignoronss'il faut rattachera la famille de notre pasteur, iV. Roux qui fut enfermé à la Tour de Constance, en 1748, parce qu'il s'était marié au désert avec M»^» Du Bagnel, qui fut mise, de son c6té, dans un couvent d'Anduze (Arch, E.

ROUX (Louis) ou Rou, natif de Hollande, ministre de l'église française de New- York en 1 7 1 1 . Le consistoire, dans lequel on comptait alors Jean Barberie^ Louis Carré, Jean Lafont, André Freyneau, etc., s'élant divisé, au sujet de ce pasteur, en deux partis, le plus faible manœuvra s! bien qu'il destitua Roux, le 20 sept. 17 24, et appela/.-/. Moulinars pour le remplacer. La majorité protesta contre la destitution « d'un homme d une piété et d'une instruction exemplaires, » et celte protestation, signée par Daniel Crommelin, FAie Pelletreau, André Foucault, Jacques Ballereau, Jacques Bobin, N. Cazalel, Samuel Bourdet, David Le TelUer , François Basset, Pier^ re Morcjat, Jean Haslier, fut appuyée par un grand nombre de chefs de famille, comme par Jacques Bergeron, Daniel Giraut, Daniel Gaillard, Elie Chardavoine, Pierre Quintard, Charles Jandin, Guillaume Heur tin, Jean Vézien, Henri Collier, Jean Davidj Gabriel Le Boiteux, François Baumier^ Antoine Pintafd, JérêmieLa Touche^ Jean Le Chevalier, Antoine Lafon^

Pierre Berton, le docteur Pierre Denis, Jacques Des Brosses Jacques Renoudet, Daniel Aîesnard, Pierre Fauconnier, Paul IHnaud, Jean Garreau, etc. Cette fâcheuse division se termina par un accord entre les deux partis. M. Burn nous apprend qu'en 1 724, l'église française de New- York était desservie par Louis Roux et /.-/. Moulinars,

Le nom de Rou ou Roux se rencontre, comme on le voit, très-fréquemment dans les annales des églises prolestantes. Parmi ceux qui l'ont porté, nous citerons encore le capitaine Roux qui, secondé par le sergent if ore, défendit bravement MontIgnac-le-Comte contre Mayenne, en 1586; — Henri Roux, qui soutint, sous la présidence de Verdier, une thèse De Christo eeav65wrtj>, desservit l'église de Saint- Martin-de-Lansuscle, et sortit de France à la revocation; — Trophyme Roux, fils ù' Etienne Roux, ministre à Marvéjols, et de Claudin Maigne, que sa mère emmena dans les pays étrangers^ et qui se fit inscrire parmi les étudiants de l'académie de Genève en 1 687 ; — Pierre Roux, orfèvre d'Issoudnn, qai fut arrêté dans sa fuite et jeté dans les prisons de Rouen (Arch.Tr, 261); — le notaire Jean-Jacques Roux, de Castres, qui abjura à la révocation {Ibid.

Tt. 289). — Une famille de ce nom, har bitant Nismcs, persista, au moins en partie, dans la religion réformée. En 1 lSZ,François-NoèlRoux,de Nlsmes, épousa à Paris, dans la chapelle de l'ambassade de Hollande, Françoise- Sophie Houssemaine, fille de Pierre- Louis-Guillaume Houssemaine et de Françoise de Boisoille (Etat civil de Paris, Chap. de Hollande, N» 96).

HOY (Philibert), provençal, sortit de France pendant les guerres de religion et se relira à Genève, où Leu affirme qu'il obtint les droits de bourgeoisie. Son fils H ugues , pasteur à Vandœuvres, fut père de David, qui remplit les fonctions pastorales à Coppet^ où II eut pour successeur son fils Jacques. Ce dernier fut appelé plus tard à Grancy^ pais, en 1667> à Gossonay,

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et fat doyen de la classe de Morges. Il eut trois fils : l« Frédéric^ capitaine au service des Provinces-Unies, tué au siège du Quesnoy, en 1 7 1 2 ; — 2» Jeàn- Louis, pasteur à Cossonay, mort en 1745; — S* Albert, à qui cette notice est plus spécialement consacrée.

Albert Roy naquit vers 1662. Après avoir terminé ses études eu théologie, 11 fut placé à Burtigny, en 1 G92, puis à Coppet, en 1 700. La même année, il fut appelé à Lausanne comme professeur d'hébreu et de grec, mais deux ans plus tard, il échangea cette chaire contre celle de théologie. 11 mourut au mois d'avril 1 735, laissant, entre autres enfants, BÉÀT-Louis, pasteur à Burtigny, en 1729, diacre de Téglise française deBerne,en 1753, puis ministre à Villiers, en 1736, et Abrahàm-Gabribl, paslcur à Cossonay, en 1759, puis à Perroy, en 1747, en qui la famille s'éteignit en 1758.

Sous le iiire û*Exercitationes theologicœ, Bernœ, 1712-32, 7 vol. in-40, Albert Roy a publié une série de cent deux thèses, qui donnent un lésumé de l'enseignement dogmatique dans l'Académie de Lausanne sous Tempire des Confessions de foi. En voici les titres : , De theologid in génère ; — De Alheis ; — De Deo existente ; — De immort a- Uiate animœhumanœ; — De necessarid revelatione supernalurali ; — Diss.

V de divinâ S. Scripturœ origine; — Diss. JI de modo revelalœ doclrinœ et scriptorum sacrorum inspirât ione ; — De doctrinœ divinœliteris mandandœ necessilate; — Diss, III de Ubris canonicis et apocryphis ; — De Scripturœ Sacrœ authoritate ; — De Scrip. S.perfectione; — De Script, S,perfectione adversùs Enlhusiaatas ; — De naturâ Dei intelligente et spiritucdi; — De Dei œternitaiey eœistentid à se ipso et immutabilitate; — De Deiomniprœsentiâ et immensitate; — De Dei scientiâ ; — De Dei voluntate; — De Deiomniprœscientiâ ; — De Dei veritate ,*— Diss. II de Dei unitate et polytheisnio;^- Diss.

VI de adorandd Trinitate ; — Dede~ crcio divine in génère; — Diss, V de

creatUme mandi; — De imagine Dei, ad quam creatus estAdamus; — De primogenid Adumi sapientiâ, justitid seu sanctitate et immortalitate;-^ Dedupliciparadisi terrestris insigni arbore,, vitœ nempè et scientiœ boni et mali;

— De angelis in génère; — De angelis bonis ; — De angelis malis ; — De lapsu Adami et Evœ; — Diss, II de peccato originali; — Diss. IV de Providentid divinâ ; — De providentid Dei circà peccatum; — Diss. II de divino redemptionis nostrœ opcre, sive de fœdere gratiœ in génère, et de fœderis illius mediatore; — De sacerdotali Christi munere et speciatim de ejus perpessionibus et morte; — De perpessionum et mortis Christi fine et rationibus ; — De eorundem affectiset rationibus; — De mortis Christi a ffectis^ necessitate, typis et prœdicliônibus ; — De satisfactionibus humanis et de purgatorio ; — Depurgatorio et precibus pro mortuis ; — De indulgentiis ; — De intercessione Christi et eâ quœdicitur Sanctorum;

— De prophetico Christi munere ; — De regio Christi munere; — Diss, III de episcopo romano Ecclesiœ c/im(ûznœ monarchâ supposititio ; — De descensu Christi ad inferos; — Diss, II de resurrectione Christi; — De domini Jesu -Christi in ccelum ascensione; — De sessione Christiad dextram Dei Patris ; — De promulgatione fœderis gratiœ, e jusque varia dispensatione ; — De Veteris et Novi Testamenti discrimine;

— Diss. Illdehominisconversione; — Diss, Illdejustificatione ; —De divind adoptione et de cognitionepropriœ nostrœ justificalionis et adoptionis ; — De cultu Dei; — De cultu et invocatione Sanctorum mortuoruni eorumque canonizatione ; — De imaginibus ; — De crucis et reliquiarum cultu; — Diss, II de baptismo; — Diss. II de S. Eucharistiâ , scu de Cvend Domini; — Diss. II de Ecclesid; — Diss. II de ministerio et^angelico; — De futurd mortuorum resurrectione ; — De judicio ultimo ; — Deseculi consummatione ac de morte et vitd œtemd; — De sacramentis in generê et de quinque supposititiis Ec-

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elesiœ romanœ; — De cireumcisione; —De Pasehate; — De Dei sanctiUUe, misericordiâ, justitià et bordtate.

Le nom de Roy estcommnneQ France; nons l'avons rencontré très-souvent en Bonrgogne^dansle Berry^ en Saintonge et ailleurs; mais aucun de ceux qui le portèrent ne mérite un article spécial. Nous citerons donc seulement l'avocat Roy de La Rochelle^ qu'un capitaine d'infanterie > envoyé à Cayenne, con« vainquit en vingt-quatre heures de la fausseté des maximes de Calvin^ comme dit le Mercure galant de fév. 1682^ et le capitaine Pierre Roy, réfugié en Angleterre, de qui descendait peut-être Guillaume Roy^ major général de l'armée anglaise^ mort à la fin du dernier siècle et connu par des publications sur l'art militaire^ dont Watt donne la

liste. ^

ROYÈRE. Troisministresdecenom passèrent dans les pays étrangers à la révocation de l'édit de Nantes. L'un d'eux, Pierre, ministre de Contras, fut attaché à l'église d'Amsterdam. L'autre, Êlie, qui avait desservi, en dernier lieu, réglise deLiboume, se retira également en Hollande avec deux enfÈmts âgés de six et de trois ans (Àrch. gén. Tt. 287). Le troisième avaitrempli ses fonctions à Rennes. La veuve d'un quatrième, nommée Susanne P»chardy réussit aussi à sortir de France avec sa fille {Ibid. Tt. 267); tandis que deux demoiselles de ce nom furent enfermées dans des couvents (Ibid, E.

3373). C'est apparemment Tune de ces dernières qui se laissa convertir par Isaac Papin. On trouve sa correspondance avec cet apostat célèbre dans le Recueil des ouvrages composés par feu H. Papin {Voy, ce nom).

ROZEL ou RosBL, famille nombreuse, originaire du Cambrésis, mais établie dans le Languedoc depuis le xiv« siècle. Plusieurs de ses branches embrassèrent la religion réformée.

1. Branche db Là Clottb. Pierre deRozel,avocatàNismes, puis premier président en la cour des aides de Bfontpellier par provisions du 5 mai 1590^

T. IX

testa en 1604. De son mariage avec Françoise de Sarra9,qu'il avait épousée enl554,étaientné8deuxflls: ioFeànçois, qui suit ; — 2* Charles, conseiller au parlement de Toulouse, qui laissa de son union avec Marie CastilUm, un fils nommé François, sieur de La dette. Ce dernier testa en 1665. 11 avait été marié deux fois : en premières no^ ces, avec N. Teœtoris, qui lui donna : 1» François;— 2» Jules;— 3» Rauun; et en secondes, en 1640, avec Louise Loger, dont ileutencore 4« François.

Lieutenant principal en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nismes, François de Rozel succéda à son père, en 1 604, comme premier président en la cour des aides de Montpellier, à ce qu'affirment les Jugemens de la Noblesse ; mais s'il occupa réellement celte place, il ne la garda que quelques mois, puisque, dès l'année suivante, Pierre Boucaud, avocat-général à la Chambre de l'édit de Castres, fut appelé à la remplir. De son union avec Louise Sautel naquirent : 1* François, sieur de Servas, qui suit ; — 2^ Henri; — 3* Louis, colonel d'infanterie en 1649 ;— 4<» Jean, sieur de Sausèle, maréchal de bataille, capitaine d'infanterie au régiment de La Fare, en 1647; — 5» Gabriel.

François de Rozel, sieur de Serras, conseiller du roi et lieutenant principal en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nismes, épousa, en 1643, Madelaine Fretlon, dout il eut Charles, lieutenant principal en la sénéchaussée de Beaucaire et de Nismes par provisions du 7 oct. 1669, en survivance de son père.

II. Branche de Valobscure. Frère de Pierre de Rozel, chef de la branche de La Clotte, Jacques de Rozel , sieur de Valobscure, testa en 1579. Son fils alné,PiEBBE, sieur de Valobscure, conseiller au présidial de Nismes, assista, en 1611, à rassemblée de Sommières (Àrch, gén, Tt. 284). Quelque temps après, il fut suspendu de sa charge, parce qu'il avait accepté une place dans le conseil de la province. On ignore Tannée de sa mort, mais on sait qu'il

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laiftsa un fits^ nommé JACQtBS^ sieur de Valobscure, conseiller au présidial deNlsmes qui fut maintenu dans sa noblesse en 1669.

Fiis cadet de Jacques de Rozel^FRANçois de Rozel^ conseiller à la ctiambre de i'édit de Castres, succéda, en i 605, à Pierre Boucaud dans la charge d'avoeat-général . Il passait, au témoignage de Caches, pour un des plus savants et des plus éloquents avocats du royaume. Il testa en 1 636. Sa femme, Marie de Puigénier, ie rendit père de trois fils : l» PiimRB, avocat-général à la Chambre de inédit, puis con^seiller au parlement de Toulouse,qui épousa Jeannede Jaussaud. De ce mariage naquit un flis qui 66 convertit à la révocation et qui obtint la permission de garder auprès de lui 8â mère, sous promesse de l'amener à suivre son exemple. Il n'y avait pas encore réussi en i687 (Arch, Tt. 322).

— 2« Jbàn-Jacques, qui suit ; — 3»

Fbà^çois, qui fit ses études en théologieà Saomnr,oii il soutint, sous la présidence û^Amyravty une thèse De reiurrectione, insérée dans les Thèses Salmur. Nous avons aus<«i trouvé de lui, dans le T. XIV de la Collection Conrart. un Semion sur la 4« section du catéchisme. Placé à Nismes, Rozel desservit cette église importante de 1663 à 1673. Sa fille sortit de France à la révocation (Anh. Tt. 282).

Né à Castres et mort à Berlin, le 23 nov. 1129, dans un âge très-avancé, Jean-Jacques de Rozel, sieur de Reanmont, a>ait fait d'excellentes études.

Selon LeDuchat, c'était « un homme incomparable en piété et en probité. i> A la révocation, il réussit à gagner la Suisse, d^où il passa^dans les Etais de l'électeur de Brandebourg, qui le créa eonscillcr d'ambassade et l'employa à l'établissement desRéfugiésà Baïreuih^ d'où les repoussait le stupide fanatisme de la population luthérienne. De Rozel fut élu membre du consistoire de Berlin en 1697. Sa femme, Isabeau de Nar^' boTme-Caylns . qu'il avait épousée en Prusse, ne lui donna pas d'enfants. Outre un grand nombre de Lettres ou de

Remarques criliqnes , qu'il a publiées dansrHisloiredela république des lettres (T. VI, VII, VIII, IX, XI, XIV), dans le Journal littéraire et dans les Nouvelles de la république des lettres, morceaux qui se distinguent tous par Turbanité de la critique unie à beaucoup d'esprit et de savoir, il nous reste de lui un petit vol. &(Euvres mêlées en prose et en vers, Amst., Henri Du Sauzet, 1722, in-1 2 ; avec un nouveau titre, 1 750, où l'on remarque surtout une épttre envers adressée à La Croze , dans laquelle Rozel-de-Beaumont retrace les persécutions souffertes en France par ses coreligionnaires, et une lettre où il rend compte delà manière dont les Réfugiés furent accueillis par le grand-électeur.

III. Brancob ueLhoh. Du mariage de Rostaing de Rozel avec Louise de La Rivoire , naquit Jean, sieur de Lhom, qui testa en 1611, ayant eu de son union avec Marie d'Auriac . contractée en 1 585, deux flls: l • AwiomE, qui suit ;— 2» Guillauub, peut-élre le même que Gullaume de Rozel, sieur d'Aigrefeuil, qui fut tué en défendant Saint-Antonin en 1622.

Antoine de Rozel-d'Auriac, sieur de Lhom, qui vivait encore en 1663, épou3a,en 1620, Antoinette Èonjac,t\ en eut Guillachb et Lêvi, maintenus f un et l'antre dans leur noblesse en

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