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partiCQlierSy qui étaient^en 1 687,P/afichut, pour les fabriques de FraDcfort- 8ur-r0der, Françms Le Clerc, pour celles de Halle, Isaac Mesmin, pour celles de Magdebourg. Trenoi rendit d'importants services à l'induslrie de la Prusse. Ayant perdu, en 1698, sa femme, Barbe Richiery qu'il avait épousée à Francfort et dont il n'avait qu'une fllle, MARiB-MADBLAniB, mariée au notaire impérial Pierre Quien, natif de Metz et réfugié à Berlin, il se remaria, en 1710, quoiqu'il comptât alors 84 an8,avec Ju(/t<^ Michelet, fiiie de Pierre Michelety colonel des milices du Pays Messin, et d'ilnn^ Bin.
TRIANON (JACQUES-SiMOif), habitant de Caen, avait reçu chez lui, le Jour de Noëi 1690, une quinzaine de prétendus nouveaux convertis, qui y avaient chanté des psaundes et en présence de qui il avait lu un sermon. L'intendant Foucault, ayant eu connaissance de cette assemblée illégale, fit arrêter six des assistants et en fit condamner cinq au gibet, dont un homme et quatre femmes, par le présidial de Caen. Trianon fut traité moins sévèrement, parce qu'il montra la plus grande faiblesse. Avant l'exécution de la sentence, Foucauld écrivit au secrétaire d^£tat pour lui demander si l'intention du roi étaitqu'll appliquât la peinedemori, qui, faisait-il observer c semblerait un peu rude » (Arch. gén. Tt. 317). Le ministre fut du même avis, en sorte que la peine de mort fut commuée en celle des galères pour les hommes, et aux travaux forcés pour les femmes, qui forent rasées et enfermées dans le couvent de la Charité de Caen.
TRIGOTEL (BEffjAMiN), de Beauvais, alla commencer, en 1619, à Genève ses études en théologie ; mais il les termina à Sedan, oii il soutint, dans le courant de l'année 1622, sous la présidence de Du Moulin et de Rambour, trois thèses ins. dans les Thèses Sedan, sous ces titres : De peccato Tnort€Ui et venialiy De notis verœ Ecdesiœ, De Deouno et trino. £n 1653, étant ministre à Avernes, il eut, au sujet de la
conversion d'une demoiselle de Mon* bine, un pourparler avec le curé Gabe Ferrand,qui en a rendu compte (Paris, 1633, in-8*). En 1649, 11 était ministre à Roucy, et c'est en cette qualité qu'il assista au synode tenu à Vitry-le- Français, où il remplit les fonctions de secrétaire. Plus tard, il fut placé à Ca« lais. Provoqué publiquement par un nommé Amblat à une controverse. Il lui fit une Réponse, Leyde, 1664, qui fut distribuée surtout parmi son troupeau. Au lieu d'y répliquer, Amblat la déféra aux tribunaux, et un arrêt du Conseil, en date du 21 mai 1 664, condamna l'écrit du ministre à être brûlé par la main du bourreau, comme contenant plusieurs choses injurieuses à la religion catholique et a considérables à l'État. » Benjamin Tricotel, qui avait été député au Synode national de Loudun, mourut entre les années 1 667 et 1 669. lllaissaun fils,nomméPHiLippi, qui fut ministre à Clermont en Beanvoisis.
TRIDON (Sébastien), prêtre du diocèse de Nevers, converti au protestantisme. Après sa conversion, Trldon voulut se marier, et demanda la main de Marie Bruaudet, fille d'un procureur de Château-Chinon. Elle lui fut accordée Eans difficulté; mais l'évêque de Nevers, appelant à son aide la calomnie, obtint un ordre faisant défense à Tridon de passer outre, et à Etienne de Monsanglard de procéder au mariage. L'ex-prétre en appela comme d'abus. L'affaire fut portée devant la Chambre de l'édit de Paris, qui, sur I4 piaidoierie d'Omer Talon, rendit, le 23 août 1640, un arrêt portant «qu'un prestre ayant fait profession de la R.
P. R. ne peut contracter mariage à peine de nullité et de punition exemplaire.»
Tridon prit le parti qu'un homme de cœur devait prendre. 11 se retira à Genève, ou il se maria et fut reçu gratuitement bourgeois, le 27 janv. 1645.
TRIUNCURIANUS. Voy. Clàudb AUBËRY. '
TRONCHIN, nom d'une famille champenoise réfugiée à Genève, où elle
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occope aojourd'bni un rang très dis- Uùgfoté, Jouissant d'une considération fondée moins encore snr ses alliances et ses services qoe snr le noble emploi qa'elle fait de sa fortune.
Né à Troyesen 1 559^ /{efniTronchin Itat assex heureux pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy et gagna Genève^ où il fut reçu bourgeois^ le 8 déc. 1579. Les services qu'il rendit àsa patrieadoptive comme offlcierd'artillerie et comme commandant du fort de l'Arve^ dont la garde lui fut confiée en 1589, lui ouvrirent les portes du Grand-Conseil en 1590. La même année^ Henri IV fit prier les magistrats de Genève de le lui prêter « pour poser les pétards devant Troyes n, mais sa demande ne fut pas agréée, « attendu la nécessité qu'on en avait. » Tronchin mourut en 1609, laissant huit enfants de sa femme Sara Morin, qu'il avait épousée en 1 580, savoir : !• Théodo- El, qui suit; — 2« Jean, mort en 1626; — 3^ Jacques, que Galiiîe nous semble avoir confondu avec son fils Jacques. Ce dernier épousa Elisabeth Ntilfi , qui descendait, selon toute apparence^ de Daniel Nùîgly dit Des Isles, de Troyes en Champagne , reçu bourgeois gratis en 1 603^ ou de Jean Noël, apothicaire de la même ville, admis aux droits de la bourgeoisie en 1 598 ; elle le rendit père de deux filles, Elisabeth, femme de Théodore Je La Paye, ministre à Aouste, et MADELAiifE, mariée, par contrat du 21 oct. 1 659, avec Daniel Charnier;-^ 4* Nicolas, capitaine dans l'armée de Goslave-Adolphe, qui mourut à Stockholm^ en i 651 , ne laissant qur deux filles de son mariage avec Anne Royer (l); — 5» Daniel, qui fit souche ; — 6« Elisabeth, femme de Jacob Le Fort; — Gedéon, mort, en 1666, sans postérité; — 8» Jeanne, femme de Pierre d'Ogny.
Branche aînée.
Théodore Tronchin, un des théologiens les plus instruits et les plus ca-
(1) En 1604, Jacquet RoyM-f de LorrainOt ministre, fat reçu bonrgMis gratis.
pables de son temps, naquit à Genève, le 17 avril 1582, et fut présenté au baptême par le célèbre Théodore de Bèzê, Destiné au ministère, il partit, en 1 600, pour l'université de Bàle, oh il resta deux ans. De retour dans sa ville natale, il continua à s'appliquer à la théologie pendant deux années encore, puis il alla continder ses études à Heidelberg. En 1606, il se rendit en Hollande, oh il suivit^ quelques mois, les leçons des plus célèbres professeurs des universités de Franeker et de Leyde. 11 passa ensuite en Angleterre, et, riche des connaissances qu'il avait acquises, il reprit le chemin de sa patrie à travers la France. 11 ne tarda pas à jouir du fruit de ses travaux. Nommé professeur des langues orientales dès 1 606, pasteur de la ville, en 1 608, recteur de l'académie, en 1 6 i 0, professeur de théologie, en 1 61 5, il fut, en 1 618, député par l'église genevoise au synode de Dordrecht, et, vers le même temps, chargé par le Conseil de répondre aux calomnies du P. Cotton contre la traduction protestante de la Bible. En 1632, sur le refus de Dlodati, il fut choisi comme 0 personnage d'expérience et d'un grand savoir» pour accompagner le duc de Rohan dans sa campagne delaValteline, en qualité de pasteur de sa maison. En 1634, le Conseil lui donna une nouvelle preuve de son estime, en l'invitant^ ainsi que Prévost y Diodati, Perroi et Chabrey, à remédier « aux partialités et divisions qui s'étoient fourrées parmi les ministres^ . jusque-là qu'il y avoit entre eux des esprits irréconcillableset de très-grandes brigues lorsqu'il s'agissoit de quelque charge à pourvoir dans leur corps. »
Enfin, en 1655, le consistoire, de son c6té, jeta les yeux sur lui et le pria d'entrer en conférence avec J . Duraeus, au sujet de la réunion des Calvinistes et des Luthériens. Théodore Tronchin mourut le 19 nov. 1657, avec la réputation d'un théologien savant et habile, d'un homme juste et zélé pour la religion. Ses ouvrages ne sont ni nombreux ni importants. En voici les titres :
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