‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 186 sur 241 · IV. Jonathanis filii Uzziel chald · texte numérisé non relu

IV. Jonathanis filii Uzziel chald

Paraphrasisin Xîl prophetas minores , Heideib., 1567, ia-8*.

V. Grammatica chaldœa et syra, [Gea.] 1569, in-4*.— Imbonati en cite nne édit. de Paris, 1564, in-4*.

VI. È KouviTi 6ca(hixY). Testamentum novum. Krijn ^tf3^^l^ Eslauteminterpretatio syriaca N, T., hebrœis (ypis descripta, plerisque etiam locis emendata. Eadem latino sermone red^ di7a,[Gen.]l569, in-fol.; Lugd.,1571, in-fol.; réimp. plusieurs fois. A la suite^ on trouve le N« V. — Trémellius se servit, pour son travail, duN. T. syriaque publié à Vienne en 1 555, en le collationnant sur un manuscrit très-ancien qui se trouvait dans la bibliothèque de Heidelberg. 11 mit le soin le plus minutieux à châtier le teite; cependant il en agit quelquefois un peu trop arbitrairement, comme, par exemple, lorsqu'il inséra dans son édition les versets Luc XXII, 17 et 18, qui n'étaient ni dans le manuscrit ni dans l'imprimé. D'autres fois, il se montra plus scrupuleux : ainsi il u'a pas intercalé dans le texte, mais mis en marge, le verset I Jean v^7, qu'il ne trouvait non plus ni dans l'imprimé ni dans le manuscrit.

vu. Epistola Pauli ad Galatas, syriacè et latine, Gen., 1570, in-4«; Cothenis, 1632, in-4*.

VIII. Bibliorum pars /, etc. [Voy, IV, p. 385). — Trente éditions pour le moins prouvent combien cette version fut bien accueillie. An jugement de Dupin, de toutes les traductions de la Blble faites par des Protestants, il n'y en a pas de plus exacte que celle de Trémeilius. Le traducteur, en effet, s'était

proposé de rester aussi près que possible du texte, et il a tenu si fldèlement sa parole qu'à Texccption de quelques endroits, où il rend les hébralsmes de la manière la plus heureuse, on peut lui reprocher de s'être attaché trop servilement à la lettre. Un autre reproche également mérité, c'est celui d'avoir surchargé le texte de gloses au moins inutiles, qui annoncent une grande prédilection pour les rabbins. Sa traduction est donc exacte, mais elle n'est pas élégante ; quelquefois même elle manque de clarté. Dans les éditions publiées après la mort de Trémellius, son collaborateur DuJon, dans l'espoir sans doute de l'améliorer, y a fait des changements d'une valeur très-problémattque. La 1^" édition est la plus recherchée des savants. Ajoutons que le ff.

T. se trouve réuni à TAncien dans les édit. imprimées depuis 1579.

TRÉIfOLET, famille noble du Languedoc, dont plusieurs branches professèrent la religion réformée.

1. Branche de Montpezat. Antoine Trémolet, baron de Montpezat, sieur deRoubiac,qui s'était signalé dans les guerres d'Italie sous François I, lit-on dans le Dict. de la Noblesse, épousa CharlottedeBucelli{i)ei{esiàeni519.

S'il est le même, comme tout tend à le faire supposer, qu'Antoine ou Antonio de Trémolet, baron de Montpezat, conseiller en la cour des aides, que le parlement de Toulouse condamna en 1 567 (Voy, 1, p. 18), et que Damville nomma, en 1 575, premier consul de Montpellier, on ne saurait douter qu'il n'ait embrassé la Réforme, et qu'il n'ait (ait élever ses enfants dans le protestantisme. Il est vrai que son fils aîné, Jiam, rentra dans l'Église romaine, même avant la mort de son père, fidèle à la promesse qu'il avait ^ite à Damville pour racheter sa vie lors de la prise de Montpezat, en 1573, de rester invia-

(1) Probablement sœar de Louis d$ BueiOif sienr de L« Manston, que le parlement di Tmlonse condamna à mort par conlBinaee tm 18f7, et qui commanda un régiment dans TanMt é9 d'Acier en 1568 (Voy. iV, p. 134).

TRÉ

TRE

lablemenl attaché à la religion catholique et au roi ; mais son second fiis^ ^ Jban-Pierrb^ qni suit, et le troisième^ Guillaume, qui suivra, persistèrent dans la foi évangélique. Un quatrième fils, Matthieu, mourut Jeune. Le cinqnlème,MATHURiN, sieur de La Valette, (nt père de Henrf et de Charlotte^ dont la destinée ne nous est pas connue. Outre ces cinq fils, Antoine Trémolet eut deux filles : Louise, femme, en 1580, de Michel Barrière, sieur de Poussan,etGHARLOTTE,mariée kPierre de Combes, sieur de Combas.

II. Branche de Mourmoirac. Seigneur de Roubiac et de Saint-Gbristol, Jean-Pierre Trémolet devint seigneur de Mourmoirac ou Mormolrac par son mariage avec /«anne Du Puy, qu'il épousa eni 594. Son fils, Amtoine-Ber- KARO, sieur de Mourmoirac, prit pour femme, en 1 625, Jeanne de Chaumont, qui le rendit père de Henri, sieur de Mourmoirac et de Sainl-Christol, marié, en ) 646, avec Marie de Belcastel, dont il eut neuf enfants : i • Jean, mentionné, en 1685, parmi les seigneurs protestants du Languedoc qui avaient droit d'exercice {Arch. gén, Tt. 322); Il parait qu'il resta en France et qu'il abjura; — 2» François, sorti du royaume à la révocation (Ibid. Tt. 282);^ 3* Henri, sieur de Montèze, qui entra au service des États-Généraux avec le brevetdecoloneld'infanterie,s'élevaan grade de lieutenant-général et mourut gouverneur de Tournay,le 2avril 1 739; 4» BERNARDiN,dont Icsort est inconnu; — 5» N., réfugié en Hollande; — 6»

Madelaine, femme, en 1665, û'Antoi' ne de Lauberge, sieur de Rocheblave et de Cassagnolles; — 7* Anne, mariée à Louis Guiran, conseiller au présidial de Nismes, et deux autres filles.

III. BranchedeBlauzac. Guillaume de Trémolet précéda son père dans la tombe. 11 ne laissa de son union avec Espérance d*Assa$ (qui se remaria, en 1 578, avec Théodore de Cambis), qu'un fll8, nommé Pierre, sieur de Craus, qui devint seigneur de Blauzac, par son mariage avec/fann« de Deux, fille de

Jean de DeuXy sieur de Blauzac. De ce mariage naquit, outre une fille. Espérance, baptisée, en 1 59 1 , dans le temple de Saint-Ghaptes, (Arch. Tt. 340), un fils, qui reçut le nom de Pierre, et qui épousa Anne de Brueys. S5n fils, René, sieur de Blauzac, prit pour femme Marguerite d'Arbaud, fille de Trii' tan d'Arbaud (l) et de Françoise Le Blanc, dame de La Bouvière, et mourut au mois d'août 1670.

IV. Branche DE Gros. Il ne nous est pas possible de dire quel lien de parenté unissait Antoine Trémolet, baron de Montpezat, à Jacques Trémolet, qui épousa, en i}^}^!, Jacqueline Langlade, et en eut Gédéon. Gelui-ci, qui testa en 1636, prit pour femme, en 1614, Marguerite de Ganges, et fut père de deux fils : i« Scipion, capitaine au régiment de Roussillon, qui épousa, en 1641, Madelaine de Barjac; — 2* Jacques, sieur de Gros ou Graus, capitaine d'infanterie par commission de 1656, maintenu noble avec son frère en 1668.

La généalogie de cette famille nous semble avoir été dressée avec peu d'exactitude; elle est, en tout cas, fort Incomplète. Il n'y est fait mention ni de Montpezat, qui prit part à la défense de Sommières en 1573 (Voy, IV, p.

444], ni de Trémolet, député avec Vaeheirolles à l'Assemblée de Montauban, en 1 58 1 , par le Bas-Languedoc, ni dMlexandre Trémolet, qui entra dans les Grands-Mousquetaires de l'électeur de Brandebourg [Voy, VIII, p. 163).

TRENOl (Louis), ditdeFrancban, natif d'Arras, sortit de France à la ré^ vocation et se retira à Francfort-surle-Main^ d'où rélecteur de Brandebourg l'appela à Berlin, pour le mettre, comme successeur de Pierre de Mézeri dans lacharge d'inspecteur général des manufactures, à la tète du département spécial qu'il avait créé pour tout ce qui touchait au commerce et à l'industrie des Réfugiés. Sous l'inspecteur général étaient placés des inspecteurs

(1) Jetin à'Arhaui^iitVLt dtBlMiae, M matertilM 16«4 (4rcA. 11.694).

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