VII. Nemo, Gen., 1645.— Pièce de vers latins
Th. Tronchin a mis, en outre, une Préface aux Opéra omnia quœ exstant^ de Bw Keckermann, publiés à Genève^ 1614, 2 vol. in-fol.
Bu mariage de Th. Tronchin avec Théodora Rocca, fille adoptl ve de Théodore de Bèze, étaient nés neuf enfants : 1 • AifTOiWE, qui suit ; — 2o Locis, qui suivra; — S« JEAififE, femme^ de Âo* bert Mollet; — 4« Judith, mariée à Théophile Thélusson; — S» Càthebi« lis, qui épousa le ministre David Cro[>pet; — 6« Marie; — 7« Théodora, femme de Michel de Normandie; — 8« REifÉB, épouse de Jacques Chouet; — 9* Sara, mariée à René Thélusson,
I. Antoine Tronchin alla s'établir comme banquier à Lyon et y épousa Anne Acéré, fille de Jacob Acéré, qui le rendit père de deux filles et d'un fils. Ce dernier, nommé Jean-Robert, entra dans le CG et épousa, en 1 706, Angélique Calandrini. Resté veuf, il se remaria, en 1 71 7, avec Marthe*Marie DcUiès, fille d'Antoine Daliès, baron de Caussade, dont il n'eut pas d'enfants.
Ceux du premier lit furent : ioTbéo- DORB, qui suit; — 2« Julib, morte fille
en 1 762 ; — 3* Angélique, morte sans alliance en 1771; «- 4« Henriette.
Théodore Tronchin, un des plus ce»
lèbres médecins du xviii* siècle, doeteur en médecine des universités da Leyde, Genève et Montpellier, premier médecin du duc d'Orléans et du duc de Parme, membre du collège des médecins de Montpellier, de TAcadémie de chirurgie de Paris, associé étranger des Académies des sciences de Berlin^ Paris, Edimbourg, Stockholm, Pétersbourg, membre de la Société royale de Londres, naquit à Genève, le 24 mat 1 709. Son père ayant été miné par la chute du système de Law, le jeune Tronchin fut envoyé, à l'âge de 1 8 ans, en Angleterre auprès de lord Bolihg* broke, son parent, qui le plaça à l'n* versité de Cambridge, ou il s'appliqua à l'étude de la médecine. La lecture de la chimie de Boerhaave lui ayant in« spire l'irrésistible désir d'entendre ce professeur célèbre, il partit pour la Hollande et poursuivit avec passion ses études médicales à l'université de Leyde, où il prit le bonnet de docteur en 1736. Boerhaave, qui avait donné des soins particuliers à son instruction, et qui ne cessa, tant qu'il vécut, de Tappnyer de son crédit, lui conseilla d'aller s'établir à Amsterdam, où il fnt nommé président du collège de méde* cine et inspecteur des hôpitaux. Le sta* thouder lui ofifrit aussi la place de son premier médecin, mais il la refusa.
Depuis vingt ans environ, Tronchin, qui avait épousé Hélène de Witt et en avait plusieurs enfants, menait à Amsterdam la vie la plus heureuse, au sein de sa famille et au milieu de ses nombreux amis, lorsque le désir de revoir sa ville natale. Joint au mécontentement que lui causa l'établissement d'un stathoudérat héréditaire, le décida à quitter la Hollande. Il arriva à Genève précédé de la réputation qu'il avait déjà acquise. Le conseil s'empressa de lui conférer, an mois de fév. 1755, le titre de professeur honoraire de médecine, « en considération de son mérite, de ses lumières, de son expérience, de
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