VI. Theoremata geometriœ, Amst
[Harderw.],i786,in-8o;trad.enallem., lena, 1834, in-S».— Cet ouvrage, d'unt clarté et d'une méthode admirable, pst rut en hollandais pour ses disciples, à ce que nous apprend H. Coquerel.
VII. Positiones physicœ, T. 1 et T. Il pars I, Harderw., 1786, in-8«. — «Cet ouvrage, dit H. Coquerel, est considéré comme un des meilleurs qu'il ait donnés, et les Juges les plus compétents le regardent comme le plus complet qat l'on possède pour la littérature de la physique dans les diverses langues.
VIII. Registre universel et raisonné des arrêtés et ordonnances sur les contributions indirectes, 1 806, 2 vol. 8S
Les autres écrits de Van Swinden ont été insérés dans des recueils. Voici ceux qneM.Coquerel mentionnedanssalisie, la plus exacte, dit-il, qu'il ait pu dresser :Mém. del'Acad.dessciences,Mém.
présentés par les sav. étrangers (1777): Recherches sur les aiguilles aimantées ; —Recueil des Hémoires couronnés par l'Académie de Bavière (La Haye, 1 784, 3 vol. in-8*) : Diss. de analogie eleo» tricitatis et magnetismi; De paradoœo phœnomeno magnetico; — Philosoph. Transact. (T. LXIII):DetfMo/tto^ri^fof0 mensibus januario i 767 et 1 768 et novembri i 770; — Journal de physique (1776) : Observ, sur le froid de nov, $ê dée. 1774 et janv. 1775; — (1778) :
Mémoire détaillé sur les <^erv. mitéO' rologiques faites à Franeker en im; RéfUxions sur le thermomètre de Michely du Crett;— (J 800) : Lettres swr les grands hivers de ce siècle ; Observ, sur les aurores boréales des 26 janv. et 3d^c.l777;— Joum.des8avan8(l778):
l^^u/fai« des c^erv. météorologiques faiUsà Franeker de 1771 à 1778; —
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(1779) : Phn d'un traité sur V aurore borécUe pour servir de suite à celui de Mairan; — Mém. deTAcad. de Bruxelles (T.lll) : Mémoire sur les observ, mé' iéorologiquesde 1 778 ; — Mém. de l'Aead. de Turin (T. I) : Obs. météor. faites en fév. 1 783 ; — Mém. de la Société de Harlem (l 768) : Dissert, sur le binôme deNewtony eu hollandais; — fi8l2) :
IHss, sur les lois de la pression atmo* sphérique, en holl.; ^(1817) : Diss.
sur Huy gens ycomme inventeur des hor* loges à pendule; — Letterbode(l804):
Stir la mesure d'un degré du méridien faite à la Chine par les Jésuites, en holl.; Sur le mouvement de la population d'Amsterdam; «^ (1820) : Obs.
sur l'éclipsé solaire du 17 sept,, en holl . ;— ( i 8 2 i ) : Recherches sur le cours à donner aux rivières.
Enfln M. Coquerel signale encore^ sans nous apprendre s'ils ont été imp.
séparément ou dans quel recueil ils ont é(é insérés, les écrits suivants : RemoT" ques sur le principe employé par OEpi" nus y ! 783 ; — Réflexions sur le magné' tisme animait ! 783; — Diss. sur les mout)em€nts irréguliers de l'aiguille aimantée; — Plan d' observ. météoroh^ giques, 1780, en holl.; — Esquisse de la vie de J.-C. Mohr, 1 787; — Rapport sur les poids et mesures, 1814; — •Eclaircissements sur les lois et décrets concernant les poids et mesures, 1814, en holl.; — Cogitationes de variisphi* losophiœ capitibus, ! 767; — Oratiode philosophid Newtoniand, 1779; — 0ratiode hypothesibus physicis, 1785; -— Descript. d'un planétaire construit par unpay son frison, i 780; — Instruction pour les examinateurs despUotes, 1794 • — Leçons sur le planétaire de Laun, 1 803 ; diverses trad. d'ouvrages scientifiques , et quelques autres opuscules de circonstance.
VAQUES, nom d'un capitaine huguenot, qui défendit vaillamment contre le farouche Saint-Vidal le château de Beaudtné, dont il s'était saisi en 1573. Forcé de lever le siège, le chef catholique se vengea de cet échec sur de petites places des environs, sur Ten-
ce, entre autres, dont il se rendit maître par capitulation. Malgré la fol Jurée, 11 fit pendre le ministre du lieu et retint prisonnier C^m6onnet ou Cam- 6onfie(, de Ménestrel, qu'il fit conduire àMontfaucon en Vélay et passer par les armes, à la demande de l'apostat Matthi€ts, beau-frère de ce malheureux.
Une famille protestante, portant un nom presque identique, habitait la Guienne. Elle resta fidèle à la religion réformée au moins Jusqu'à la révocation. Pendantles dragonnades, la veuve Vaqué, de Saint-Justin, fut Jetée dans les prisons deDax, où elle mourut.
VAREILLES, fermier du sieur de Valotte, gentilhomme des Ce venues, et martyr. Le 7 mai 1686, un lieutenant, nommé Raoul, rencontra le malheureux Vareilles qui revenait des champs ayec ses deux filles. Sous prétexte qu'il avait assisté à une assemblée religieuse, il ordonna à ses soldats de le pendre et ceux-ci manifestant quelque répugnance à faire l'oflSce du bourreau, nonseulement il les y contraignit par la force , mais il mit lui-même la main àl'œu vre elles aida à étrangler le pauvre fermier, en présence de ses enfants.
Avec les raffinements de cruauté du sauvage qui éprouve une atroce volupté à prolonger l'agonie de sa victime, il le fit pendre à un arbre, puis empaler. Enfin, après s'être rassasié des angoisses des deux jeunes filles, qu'il força d'assister à cet horrible spectacle, il les traîna dans les prisons de Barre et lesenfermadansuncachot où il les laissa sans aliments. Un officier de Justice, touché de compassion, demandala permission de leur porter à manger. Elle lui fut accordée, mais à condition qu'il n'entrerait dans la prison qu'accompagné du capitaine et du lieutenant Raoul, qui osèrent, en sa présence, se livrer sur ces tristes victimes à de telles violences, qu'il ne put s'empêcher de laisser éclater son indignation. Court qui nous a conservé le souvenir de cet épisode des dragonnades {Mss. de Court, N* 39) ne dit pas ce que devinrent les prisonnières. Dans une liste de Réfu-
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giés^ nous Ironvons la mention d'une Susanne Vareilles (Arcb. gén. M. 667); est-ce Tune des deux sœurs ?^0n peut apparemment rallacber à la même fa* mille^ Pierre VareilheSy de Réalmont^ qui accusé^ en 1 754, d'assister aux assemblées, d'encourager ses amis à s'y rendre, et d'y faire les fonctions de lecteur, crimes plusque suffisants pour l'envoyer aux galères, sinon au gibet^ réussit à se sauver dans les pays é-> Irangers [Ibid. Tt. 331), malgré les actives recbercbes de la police (Ibid.
E. 3515) et échappa ainsi à la peine qui fut prononcée contre lui par contumace.
VARENNES (Olivier de), imprimeur à Paris, au commencement du XTii« sièclo, descendait probablement d'une famille de ce nom qui habitait dans les enviroosdeMarchenoire, peutêtre même était-il fils de Guillaume de VarenneSy sieur de Chevrigny, connu comme protestant dès 1574. Sa marque était une Victoire assise sur un trophée d'armes. Il mourut le 30 août 1623, ayant eu plusieurs enfants de sa femme Marie Beys^ entre autres Olif 1ER, né le 17 nov. i59B,qui fut reçu libraire le 12 juin 1625, et qui prit pour marque un Arrosoir d'or avec cette devise Petit à petit. Olivier de Varennes dis fut quelque temps l'imprimeur du Mercure français. Il épousa, en 1 629, Anne de Louvain, fille de Jean de Lou" vain et de Marie Estienne, et mourut au mois de janv. 1666 (Reg. de Char.). Ses enfants furent : l» Olivier, qui suit; — 2» René, baptisé le 21 fév.
1634; — 3« Pierre, mort enfant; — À"* Michel, orfèvre, qui prit pour femme, en 1663, Susanne Henrion, fille de Didier Henrion, professeur de mathématiques, et de Jeanne Le Vilain; •— 50 Marguerite, baptisée le 1 1 fév.
1638; — 6« Jacques, bapt. le 6 mars 16399 libraire, 4^^ ^^^^^^ ^^ France plus de quatre ans avant la révocation de l'édit de Nantes; — T Jean, mort jeune; — S^ Annb, mariée, en 1 666, à Tilleman Epstein, marchand à Paris; — 90MADELÀIKB, bapt. le 10 mars 1 649 ;
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-— io« Jacques, bapt. le 4 août 1650.
Né le 17 juillet 1 632 et reçu imprimeur-libraire le 4 mai 1656, Olivier de Varennes continua le commerce de son père jusqu'en 1677, date de sa mort. Il fut enterré, le 2 janv., dans le cimetière de Charenton. De son mariage (1661) avec Anne Cailloué, fille de Jacques Cailloué, libraire à Rouen, et de Marie Villequier, naquirent :
1» Anne, morte au berceau ; — 2« Olivier, mort en 1672, à l'âge de huit ans; — 3« Pierre, baptisé le 13 fév.
1667, qui sortit de France avec sa mère; — 4« Jean-Susànnr, bapt. le 22 avril 1668; — 5« Marie-Madelàihb, bapt. le 2 fév. 1673. Nous avons parié ailleurs des persécutions auxquelles son attacheqaent pour sa religion exposa la veuve de Varennes (Voy. III, p. 96).
Nous avons parlé aussi de la perquisition faite, en mai 1685, dans les boutiques des libraires protestants pour la recherche des livres défendus. Cette perquisition se renouvela à la fin de septembre (Fomi^ de La Mare, N« 1 96), et cette fois, elle s'étendit jusque dans les maisons des ministres et des anciens du consistoire de Paris.
VARIGNIEZ (Jacques de), sieur de Blaimvillb, capitaine de Pontaudemer, en 1587, laissa, entre autres enfants, de son mariage avec Adrienne MarteMe'BacqueviUe, deux fils nommés Tannegut et Jeau (l ). Ce dernier, qui était premier gentilhomme de la chambre du roi et chevalier de ses ordres, naquit en 1581, et mourut avant 1628. En 1625, Louis XIII l'envoya comme ambassadeur extraordinaire en Angleterre. On conserve à la Biblioth.
nationale (Fonds St-Germ. franc., N» 773) un vol. msc. in-fol. contenant les Négociations de M, de BlainvUle en Angleterre de 1625 à 1626. Rien ne nous apprend s'il laissa des descendants. Son frère aîné, Tanneguy, baron de Biars, conseiller d'Ëtatet privé,
(1) TallemMt-des-Réaox parle d'on troisiène « fort be«a K^rçon* in<^is vn poo trop doaoereui et trop normand,» (jn'il ne désigne que par le nom de sa terre de HonfrrvUl'.
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capitaine de 50 hommes d'armes, fat député, en 1615, par les églises de la Normandie à l'Assemblée politiqae de Grenoble. En i 620, Louis XIII le nomma gouverneur de Lectoure en remplacement de Fontrailles; ses provisions lui furent expédiées quelques Jours avant la réunion de l'Assemblée de La Rochelle, afln de détruire un des griefs des Protestants. De son mariage avec Antoinette Du Parc, dame de Biars, naquirent (Collect, Du Chesne, «•• 23 et 37) : i»ADRiENNB, femme, en 1617, de Jean de Saint-Ouen, sieur de Tordouet ; — 2° Jacques, baron de Biars, sieur de Blainville; — 3» FRA^çolS, sieur de Blainville, lieutenant du roi en Iformandie, qui épousa N. Carbonel, fille du sieur de Canisy ; — 4<» Jacqueline, mariée à Emmajiuel d'Espinay, baron de Bion ; — s» Jeanne, femme û'Isaac de Aîadaillan, sieur de Montataire.
Nos renseignements ne s'étendant pas plus loin, nous ne savons par quel lien se rattachait à cette famille un sieur de Blainville qui se réfugia en Hollande en 1686, et qui fut, en 1693, attaché comme secrétaire à la légation des Ëtats-Généraux auprès de la cour de Madrid. Après un séjour de quatre années en Espagne, il passa en Angleterre et le chargea de réducation de deux jeunes anglais qu'il accompagna, en 1 705, dans un voyage sur le continent. Il a tenu, de ce voyage qui dura quatre ans, un journal très-iostnictif. où il se montre homme d'érudition et de goût, doué d'un remarquable esprit d'observation et de t>eaucoup de jugement. Son manuscrit n'a été livré à l'Impression que longtemps après sa mort, sous ce titre : Traœls through HoUand, Gemîany, Stvitzerlandy butspecially Italy ftrans" lated from the author's own manU" script^ Lond.,1 742,3 vol. in-4»; 1743- 43, 3 vol. in-4«; 1757, 2 vol. in-4û; trad. enallem. avec des annotations par Kdier, Lemgo, 1764-66, 3 vol. in-4».
]>eux nouveaux vol. contenant des additions et également trad. en allem.^ parurent en 1767.
VARNIER (IsAAc), natif de Vitrvle-Français, fit ses études en théologie à Saumur, où il soutint, sons la présidence à'Amyraut, une thèse De Eeelêsiœ capite, qui a été ins. dans les Thèses Salm. Nous ne savons quel degré de parenté l'unissait à Jean Vamier^ qui desservait, depuis 1 667, l'église de cette même ville, lorsqu'il se trouva enveloppé dans le procès de son collègue Georges (Voy.V,p. 249), par l'unique raison qu'il ne l'avait pas interrompu.
Benoit ne nous apprend pas quel châtiment escrime lui attira. Serait-il identique avec Jean VamieTy minisire à Issoudun , à qui Colomics a donné place dans sa Gallla orientalis, à cause d'une pièce de vers hébreux faite par lui sur la Critique sacrée de Cappel?
A la révocation, Jean Vamicr passa dans les pays étrangers, ainsi que Denhe Vamier, qui réussit à s'échapper, en 1687, du couvent des Ursulines de Saint-Dizter, ou on l'avait enfermée {Arch. gén. Tt. 321). A la même date, nous trouvons parmi les Réfugiés dans laHesse Samuel Vamier y sieur de Frignicourt, qui était alors commandant dçs cadets de l'électeur, et qui mourat en 1 700, à l'âge de 55 ans, laissant, de son union ày ec Jeanne Boussel, plusieurs enfants dont l'une épousa plus tard l'archllecte Charles Du/?;/. D'autres membres de cette famille champenoise restèrent en France; mais ils continuèrent à professer le protestantisme. En 1 688, Jeanne Vamier^ veuve de /*i>rre Vamier, sieur des Landres, et Marie Varnicr, veuve de Jacques Vamier, sieur des Vaisseaux , s'étant rendues coupables du crime d'assemblée, furent condamnées, indépendamment de l'amende, à deux années de réclusion dans un couvent. Le juge se montra moins indulgent envers leurs complices Jean de Vaucienne et Paul Sébille. Le premier fut condamné aux galères perpétuelles, et le second à l'amende honorable (Arch, M. 665).
VASSAN (CHRISTOPHE D£),natlf de Brienne, était établi, comme négociant à Troyes, à l'époque de la Saint-Bar-
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thélemy . Il échappa an massacre^ grâce à rimmaniléd'un de ses voisins catholiques^ nommé Morille, qui consentil à le cacher chez lui. La femme de ce brave homme^sans s'opposer à cet acte de charité chrétienne, ne se sentit la conscience en repos qu'après avoir consulté son confesseur sur la question de savoir s'il était permis à un catholique de sauver un huguenot, et si, l'ayant fait, il pourrait sans péché le nier en Justice. Elle avait heureusement pour directeur un cordelier dont le fanatisme n'avait point pétrifié le cœur. Il lui répondit que, Dieu ne l'ayant point défendu, on pouvait le faire en toute sûreté de conscience, parc^ que, comme il y avait douze heures dans lejour, 11 pouvait en sonner une pour la conversion de l'hérétique. Vassan fut donc sauvé, et quelquesjours après, il réussit à sortir de Troyes et à gagner Genève. Il y épousa Perrette Pithou, à qui Casauhon a rendu, en 1 605, ce té- , moignage dans une lettre à son flls Nicolas : « Sans parler de toutes les qualités dont Dieu l'avait ornée, ne considérons que sa piété... Cette rare piété était la base de l'inébranlable fermeté qui l'a fait résister aux attraits d'une patrie qu'elle chérissait. Elle a tout sacrifié au bonheur de jouir de la parole de Dieu : soutenue dans ce parti parles exemples même de faiblesse qu'elle avait sous les yeux de la part des grands personnages qui n'avaient pas eu assez de force pour préférer les biens à venir aux biens présents. »
Perrette Pithou était veuve en 1593, à ce que nous apprennent les Registres de l'église française de Bàle. Elle avait trois fils et une fille, nommée Marie, qui épousa à Genève, en 1597, Louis de Hennezel, sieur d'Essert.L'un de ses flls fut élevé par Casauhon; son nom ne nous est pas connu, non plus que sa destinée. Les deux autres s'appelaient Jean et Nicolas. Ils firent leurs humanités à Genève et étudièrent la théologie à Leyde. Scaliger les accueillit comme ses enfants, sur la recommandation de Pithou et deCasaubou;
mais ils abusèrent de l'accès qu'ils avaient auprès de ce grand homme pour recueillir tout ce qu'ils lui entendaient dire {Voy. Vil, p. 25), dans les épanchements de l'intimité. Leurs études terminées, ils vinrent en France, oU Jean fût placé comme ministre à Ghâteau-du-Lolr. Il desservaitencore cette égliseen 1 6 1 2,mais deuxans plus tard^ nous le voyons figurer sur la liste des apostats dressée par le Synode de Tonneins. 11 s'était, en effet, converti à la persuasion de Du Perron, qui lui avait fait obtenir une pension, et il prit même, l'année suivante, l'habit de feuillant, sous le nom de Jean de Saint-Paul de Vassan, à ce que rapporte Piganiol de La Force, dans sa Description de Paris. Son frère suivit son exemple, en embrassant aussi la religion romaine; mais rien ne prouve que sa femme PÀilippe Nevelel et son fils Pierre, qui épousa en Bretagne Marie Le Noir, Talent suivi à la messe. Selon d'autres renseignements, ce serait son second fils, nommé comme lui Jean, qui se serait converti etseraitcntré dans l'ordre des Feuillants.
VASSIGNAG (Bernardoe)ou Bassignac, gouverneur d'Aurillac, d'une des plus anciennes familles du Limonsin, embrassa la religion protestante vraisemblablement à l'exemple de Turenne, qui lui donna le commandement de ses gardes; il servit, en 1586, à la défense de Castillon (Voy. VII, p. 30). Il fut marié deux fois : en 1547, avec Antoinette de Corners, et en 1571, avec Marguerite de Vaux. Du premier lit naquirent : 1« Pierre, sieur de Langlade, marié à Leonarde de Gorce, doni il eut Henri et Gilberte, femme, en 1 632, de Donat de Salviac-de-VielcaS' tel; — 2° Daniel; — 3* David, tués tous les deux au service ; — 4* Anne ;
— 5<> Gabrielle. Du second sortirent encore cinq enfants; — 6* Gédéon, qoi suit;— 7» EUE, capitaine d'infanterie, mort au siège de Château-Thierry; — 8» Gabriel, capitaine, tué an siège d'Avesnes; — 9» Jean, qui suivra;
— iO« Madelaine, femme, en J602,
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de Jean de Canoliey sieur do Panasson.
I. Gédéon de Vassignac^ siear de Creysse^ était gonvernenr de la vicomte de Turennc à l'époque des poursuites exercées contre le duc de BomUon\ il s'y trouva impliqué comme complice.
Condamné à mort par contumace en 1605^ il se sauva à Sedan, et fut compris dans les lettres d'abolition accordées auduc(Koy.Vl,p. 395). En ici 7^ il assista, comme député du Limousin, à l'assemblée de la Basse-Gulenne tenue, le 15 mars, k Bergerac. Voici les noms des députés des cinq colloques qui Tormaient cette province: Périgord:
de Bourzolles, de Salettes, ministre d'Eymct, de Gast, bailli de Bergerac; — Limousin : de Vcusignacy ûeMars, min. de Chàteauneuf, qui ne se présenta pas, de Moilhol (l) ;— Bas-Agénois :de Savigruic-d'Oradour, Mizau- 6tn, ministre à Sainte-FoY,de La iVoat- /A«;— Haut-Agénois : ^^ Roquepiqaet, de Bousty ministre à Castelmoron, de Martin, gendre de Roussanes, conseiller àNérac; — Condomois : le baron de Castelnau-^e^halosse, qui ne se présenta pas, non plus que La Ntisse, ministre à Nérac, en sorte que le colloque ne fut représenté que par d'Auger (Arch. gén. Tt. 330). Gédéou de Vassignac vivait encore en 1621 et était toujours gouverneur de la vicomte de Turenne; onneconnatt pas la date de sa mort. Il avait épousé Françoise d'Ail' iy-de-Houikerque, fille de 7o6t>, sieur de Caulaincourt, dont il eut une fllle, Louise, morte dame de compagnie .de la ducbesse de Bouillon, et deux fils.
L'alné, Henri, gouverneur de Turenne, fut tué, en 1629, au siège deBoisle-Duc. Lecadet, Gédêon^ sieur d'Ailly et gouverneur de la vicomte de Turenne, prit pour femme, en 1631, Êl^
(1) Celte famille resU fidèle à la religion protestante. VàDS son Hist. du Bas-Limonsin, Maraud signale un MaiUioU nort en 17S6, comme le dernier protestant de Beanlien. En 1735, MU* Maahol'de''La DaroUerie, fut mise à l'Union chrétienne de Paribenay [Arch. £. Sill). En 1798, Jeanne Mailhot fat enfermée aax N. G.dt Lnçon (Ibid. E. 3414). En 1739, PhilippeMailkot'd^'Monnie fat envoyé par lettre de cachet an collège de Puygarean {Ibid. £. MIS).
sabeth de Roche fort 'de 'SainUAngel, fille de C^r(e6 de JRoc/ic/brt, différente sans doute de celle qui se convertit en 1679 (Voy. VIII, p. 457); il en eut : 1* Charles, mort célibataire en 1678; — 2« ËLiSABETB, femme, en 1 673, de Pierre de Bélarchery sieur de Greysse; ^30 Charlotte, mariée, en 1 661» avec Henri de La Plaze, qui la laissa yenve avec trois enfants. Comme elle mourut elle-même peu de temps après son mari, ses enfants furent recueillis par leurs tantes. Le procureur du roi d'Anriilac demanda, en 1684, une lettre de cachet pour les enlever « dans rintérét de la religion» (i4rc^. M. 665); — 4« SusANKE, réfugiéeen Angleterre; <-^ 5» Anne, femme de Jean AndHeu, sieur du Long, également réfugiée.
II. Jean de Vassignac, sieur de Valigny et d'iMÉCOURT, gentilbomme ordinaire de la cbambre du roi, épousa^ en 1 6 1 4, i4 nnede VaudinfiWe de Claude ^ sieur des Loges, et de Perrette de Verdaveyne. S^s enfants furent : 1 • GÊ- DÉON, qui suit;— 2» Louis, sieur des Loges, major au régiment de Ruvigny^ qui fut tué au combat d'Altenheim, en 1 675, et laissa deux fils, Jeam-Rimbert et GÉDÉON, de son mariage avec Julienne de Stretf-de^Lowenslein, fille de Jean-Rimbert de Streif, baron de Bcaucourt, maréchal de camp, etdMnne-Judilh, fille de Jean de Schélandre et de Marie Le Goulon; — 3* Eusa- BETH, morte en 1682 ; — 4» Oltndr^ qui vivait encore en 1686.
Gédéon de Vassignac, sieur d'imécourt, suivitavec distinction la carrière militaire. Capitaine au régiment deçà- Valérie de Turenne en 1 651, major dans le régiment d'Humières en 1667^ colonel d'un régiment de son nom en 1 676^ il finit par abjurer, au mois de déc.
1685, avec sept de ses fils. Il avait épousé, en 1 653, Claude de Pouilly, dont il avait dix enfants : l« Jean, né le 4 janv. 1655, qui s'éleva au grade de lieutenant-général; — 2» Louis-François, né en 1656, qui entra dans les ordres; — 3* Daniel-Henri, né en 1657;— 40 César-Hector ;—5» Fré-
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]>éric-Albéric^ né en 1660, tné à la bataille de Fleuras; — 6« Antoinb*In- NOCBMT, né en 1661^ qui périt dans la même bataille ; — T Jean-Bernard, né en 1663, qai moarnt maréchal de camp; ^ 8» Rimbert, né en 1670 et tué à Fleuras; — 9» PHaiPPE-ANNE, né en J672, mort dans les guerres d'Italie;—J 0» Madelainb, qui, comme ses frères, suivit son père à la messe.
VAUDRAY (Louis de), sieur de Mou Y, puîné de lamaison de Saint-Phal, fut un des plus grands capitaines de son temps et un des principaux chefs du parti huguenot. «On le tenoit, lit-on dans Brantôme, pour plus vaillant que sage capitaine, mais il montra l'un et l'autre quand il conduisitleducdeDeux- Ponts jusques en Guienne avec ses troupes et prit La Charité contre une infinité d'obstacles qu'il trouva par les chemins, il avoit aussi fort pratiqué les guerres estrangères et s'yétoit fait signaler bien fort. » A un courage intrépide, il Joignait^ au rapport de Stmon Gmlart, dans les Mémoires de Charles IX, « une si douce nature que ses ennemys mesmes l'aimoyent. a
Mouy s'arma pour la défense de la Cause dès la première guerre civile. Il suivit Condé à Orléans, et prit une part brillante à tous les faits d'armes de cette campagne. Nous l'avons vu aux côtés de Coligny au combat de Châteaudun {Voy. III , pag. 382) ; plus tard, lorsque le prince marcha sur Paris, 11 Jeta la terreur dans la ville par une vigoureuse attaque contre le faubourg Saint-Victor (Voy. II, p. 450). A la bataille de Dreux, il fondit le premier sur le bataillon des Suisses et le traversa de part en part. Fait prisonnier, mais rendu bientôt à la liberté par échange^ il se bâta de rejoindre en Normandie Coligny , qui l'envoya au secours des protestants de Caen. Après la prise du château, il marcha sur HonÛeur, qui se rendit à discrétion, et il se disposait à attaquer Pontaudemer, lorsque Tamiral le rappela auprès de lui. Pendant la marche de l'armée buguenotte pour se rapprocher d'Orléans, il emporta
d'assaut Mortagne (Voy. III, p. 58:>).
Dans la seconde guerre, lorsque Condé prit la route de la Champagne après la bataille de Saint-Denis, Mouy fut chargé du commandement de l'arrière-garde, et par des prodiges de valeur, il sut tenir l'ennemi à distance.
Dans la troisième, il rejoignit avec les Protestants de la Picardie l'armée de Jean-Casimir, dans laquelle il remplit en quelque sorte les Tonctions de maréchal général des logis. Dans toutes les escarmouches entre les reltres et les troupes du duc d'Aumale, il se signala par sa bravoure , notamment à Nuits, et le premier il parut sous les murs de La Charité dont il força un faubourg.
Après la prise de la ville, il continua à diriger la marche de l'armée allemande au-devant de laquelle Coligny s'avançait , et il lui facilita le passage de la Vienne, en surprenant avec ù'Autricourt et en taillant en pièces les arquebusiers chargés de défendre les gués de la rivière.
Mouy n'assista pas au combat de La Roche-Abeille. Afln de lui procurer sans doute un peu de repos après tant de fatigues, Coligny lui avait donné le commandement de La Rochelle vacant par la captivité de La Noue y fait prisonnier à Jamac; mais il ne tarda pas à le rappeler. Mouy prit Saint-Geniès par composition et servit au siège de Poitiers. Chargé du commandement de l'arrière-garde pendant la retraite, il soutint vaillamment, dans la plaine de Saint-Clair, une vigoureuse attaque des Catholiques et, quoique mis en déroute, il donna au gros de l'armée le temps d'occuper une position avantageuse. Après la perte de la bataille de Moncontour, 11 fut chargé de la défense de Niort. Il y trouva Maure vel, qui, après avoir servi dans sa compagnie pendant la seconde guerre, avait passé sous le drapeau catholique et était, depuis peu, rentré dans les rangs huguenots, avec le projet d'assassiner l'amiral dont la tète avait été mise à prix. Loin de se méfler de ce traître, Mouy l'accueil lit comme un ancien corn-
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pac:Don d'armes^ cl parlagea avec lui sa bourse, sa table et même son lit. Quelques jours après , Tavant-garde eux^e* mie parut sous les murs de Niort. Le vaillant capitaine fit une sortie etla re« poussa. Gooome il revenait de la poursuite, le lâche Maurevel qui le suivait^ lai lÀcba un coup de pistolet par derrière, et sautant sur un cheval que sa victime lui avait donné, il s'enfuit jusqu'à Cbampdeniers. Pour récompenser ce vil scélérat « du signallé service qu'il lui avoit faict , » Charles IX lui donna le collier de son ordre!
Malgré sa blessure, Mouy voulait rester à Niort pour consacrer à sa défense ce qui lui restait de forces; mais ses officiers s'y opposèrent. On le transporta à La Rochelle, où il mourut presque en arrivant.
Les historiens, qui parlent tous avec éloge de la bravoure de Mouy et de son expérience militaire, ne sont pas d'accord sur son prénom. De Tbou l'appelle Arthur y Le Duchat le nomme Claude et Castelnau Louis. Ils ne s'accordent pas non plus sur les noms de ses Ûls, et comme nous ne connaissons aucune généalogie, ni imprimée ni manuscrite, de celle branche de la riche et puissante famille de Vaudray, nous n'avons aucun moyen d'éclaircirces difficultés.
11 parait que Louis de Vaudray, sieur de Mouy, fut marié deux fois, et que c'est de sa première femme, Jeanne de Gbanteloup, que naquirent ses deux fils Arthur et Isàac. En secondes noces , il épousa Marie de Juré, dame Du Piessis-aux-Tournelles. Lorsque son mari fut assassiné, cette dame était en Angleterre, d'où eliene revint qu'à la conclusion de la paix. A la Sainl-Barthélemy, elle fut découverte , dans la retraite où elle se tenait cachée, par Ranc^ qui consentit, moyennant la cession de trois de ses plus beaux domaines, à lui sauver la vie et à la faire conduire à Genève. Plus tard, elle se remaria avec le célèbre La Noue Bras-de-fer,
Arthur de Vaudray n'est nulle part mentionné dans l'histoire de nos guerres civiles. Une s'est fait connallreque
par la vengeance qu'il tira de l'aMassinatde son père. Ayant rencontré, ea 1583, dans la rue Saint-Honoré le lâche Maurevel, qui ne sortait Jamais qu'escorté de deux gardes du roi pour sa sûreté personnelle, il l'attaqua sans hésiter, quoiqu'il fût seul, et le tua. a S'il se fût contenté de sa mort, dit Le Laboureur, sans vouloir encore tuer ceux qui l'accompagnoient, il aaroit sorvescuavec honneur à cette généreuse action. » Malheureusement il ne fui pas maître de sa colère. Il blessa Tua des gardes qui prit la fuite, mais l'autre lui cassa la tète d'un coup d'arquebuse. Son frère isaac a joué, au contraire, un réleassex considérable dans les guerres du roi de Navarre. Nous le trouvons, pour la première fois, cité en 1576 parmi les gentilshommes qui accompagnèrent Condé à La Rochelle.
L'année suivante, il attaqua avec lfon(gommery les Sables-d'Olonne; la place capitula, mais la capitulation n'empêcha pas les soldats huguenots de se livrer à tous les excès d'une licence effrénée. En 1519, il servit en Flandres sous La Noue et fut gravement blessé au combat de Dunkerque. En 1580, nous le retrouvons à LaFère, oùGondé le laissa avec La Personne, pour y commander en son nom. Après la redk dition de cette place, nous le perdons de vue pendant plusieurs années. 11 ne reparaît qu'en 1587, dans l'armée allemande qui vint au secours du roi de Navarre; il y commandait l'infanterie française. Après la capitulation d*Aaneau, il se retira dans le Vivaraisavec ChâtiUon (Voy. lil, p. 408), et il continua à servir sons le flls de Goligny jusqu'à la mort du jeune et vaillant guerrier. Henri IV élant monté sur le trône de France, il le suivil au siège de Rouen. Malgré ses services, il n'obtint qu'en i 597 le brevet de maréchal de camp. La même année, il se rendit au siège d'Amiens, quoiqu'il eût Juré l'union à l'Assemblée de Londun. Une lettre de Du Maurier à Du Plessis- Mornay nous apprend qu'il fut tué en duel, en 1598, par Boisse. En lui s'é>
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teignit la ligne masculine de ia famUle de Vandray-Mony.
V AV ASSEI}R (QuBi!iTi!i)9laborieQx écrivain, né à Alençon en J 587^ passa par tontes les cliarges municipales et fut pendant plus de quarante ans ca« pitaine d'une des portes de sa ville natale. Il était en même temps un des anciens de l'église. En i 6 1 0, il fut pourvu de l'office de contrôleur du domaine de la vicointé d' Alençon. Cette place^ qu'il remplit Jusqu'à sa mort, arrivée le 26 mai 1649, lui fournit les moyens de recueillir avec un soin extrême, dit le P. Leiong, un très-grand nombre de Chartres, d'aveux et d'autres pièces mss. tant latines que françoises. Avec le concours de son gendre, il en fit^ sous ce titre : Registre du contrôle du domaine de la vicomte d' Alençon, un gros recueil en 6 vol. In-fol. qui, à l'époque où Odolant Denos publia son livre, c'est-à-dire en 1 787, se conservait au bureau des finances d'Alençon.
Tavasseur avait tenu, durant sa vie, deux espèces de Journaux , l'un des événements arrivés à Alençon, l'autre des événements survenus dans le pays; mais on ignore ce qu'ils sont devenus.
U eut deux filles de son mariage aveo Elisabeth Lenfant, l'une desquelles é* pensa Jean Pelletier.
VEDEL (Jean), camisard, natif de Crespian. Arrêté dans les bois de Vaqueirolles et conduit à Nismes, Vedel ne cessa, pendant toute la route, de cbanter des psaumes et d'exhorter ses coreligionnaires à prendre courage, le temps de la délivrance étant arrivé et l'Etemel combattant pour eux. a Au lieu de s'asseoir sur la sellette, raconte La Baume, il jeta sa perruque à terre, se mit à genoux et commença à faire saprière. Itavoua qu'il étolt de la troupe de Roland, et qu'il l'avoit toujours suivi dans ses excursions. Après cette déclaration, il dit que , n'ayant travaillé que pour les intérêts du ciel, il étoit bien aise qu'on le fit mourir pour en aller recevoir la récompense, et qu'il se moquoit de tous les supplices auxquels on pouvolt le condamner. Quand
on le conduisit à l'échafaud pour être rompu, il parloit et réi^ndoit sans émotlon. 11 répondit au prêtre qui l'invitoit à se confesser et à se repentir : M. le curé, je veux vous donner un meilleur conseil. Faites-vous ministre et prenez une femme; c'est le moyen d'être heureux dans ce monde et dana l'autre. Sur l'échafaud il dit : Mes frères. Je vais mourir; mais Je ressusciterai dans trois jours et viendrai avec nos frères vous délivrer delà tyrannie des prêtres. »
VEIL (CBAftLBS-M arisi>b),ou Viel, Juif de Metz, que Bossuet convertit au catholicisme dans le temps qu'il était chanoine en cette ville. De Veil, après sa conversion, vint à Paris, et, dans ia première ferveur de son zèle, il se fit religieux augustin. Il entra ensuite chez les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève, et fut envoyé à Angers pour y faire ses études en théologie. Il ne les avait point encore terminées, lorsqu'il débuta dans la littérature théologiquo par un Comment arius in S. J.^Ch, Evangelium secundiÀm Matthamm et J/areum,publiéàAngers,l674,in-4oet réimp.àLondres,l678,in-8«,oiiilfltun Judicieux emploi de la connaissance de la langue et des coutumes des Hébreux, qu'il possédait depuis son enfance. Après avoir pris le bonnet de docteur, en 1 674, il professa, pendant quelque temps, la théologie dans les écoles publiques. Il venait d'être pourvu du prieuré-cure de Saint-Ambrolse de Melun, lorsqu'il quitta brusquement la France pour passer en Angleterre, où Il embrassa la religion réformée. On ne connaît pas exactement l'année de sa mort. Outre le commentaire déjà cité, on a de lui :