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Tomamn, vleiUard septuagénaire, ayant rerasé de le prêter, fat jeté en prison et y resta longtemps.
VALLADE (J.-F.)» doctear en mé* decine, qae Lelong qaalifle de calvi* niate français^ estantear û'unDiscoun philosophique sur la création du mon' de, Amst.y 1700, in-8«.
VALONNB (N. db), moine converti an protestantisme, n'est gnère connu i|ae par la querelle qu'il eut avee le critique Jacques Bernard (Voy. II, p.
206) toucliant sa Défense de l'apohgie four les Réformés au sujet de la pré^ destination, La Haye, 1702, 2 vol. in- 12. Outre ce livré, fort abstrait et fort> métaphysique, au jugement de Cbauffepié, on a de lui : Profession de foi * ou Histoire de sa conversion, La Haye,
VALZERGUES (R. db), sieur de SÉRfi, capitaine iiuguenot, qu'il ne faut pas confondre avec un autre Valzergues, lieutenant de Montiuc en 1562 et grand ennemi des Protestants (peut-être son frère aine), commença à se signaler à la bataille d'Arnay-le-Duc, ou il combattit sous les ordres de Vérac et de Chouppes, Enl57i, il reprit les armes à rappel delà iVoutf et servit avec distinction à ia défense de Lusignan sous Rohan. En 1577, le prince de Condé l'envoya au secoarsdeMarans, à la tète de vingt gentilshommes et de 200 arquebusiers. Quelque temps après, il lui ordonna de se jeter dans Brouage, que Mayenne menaçait. A peine arrivé, le liardi capitaine se fit débarquer avec une troupe d'élite au-dessous de Saint- Jnst, surprit et dispersa deux compa- ^ies catholiques, enleva le poste de .
Saint-Agnan, et rentra couvert de gloire dans Brouage, menant à sa suite comme prisonniers les trois commissaires royaux qui avaient été envoyés en Saintonge pour confisquer etiaire vendre les biens des Huguenots. Hais cet heureux coup de main n'arrêta pas les progrès des assiégeants. Malgré l'héroïque défense des Protestants commandés par lianducage (Voy. VII, p. 290), le moment approchait oîi ilsnllaient être for-
cés de se rendre faute de vivres et de munitions, lorsque Valzergues décida la garnison à tenter un suprêmeeffort.
On connaît déjà Tissue funeste de la sortie qu'il commandait. Enveloppé de tous côtés, il tomba percé de coups.
Au moment de rendre le dernier soupir, raconte d'AubIgné, « il donna son gantelet sanglant à un soldat pour le porter à sa sœur avec charge de lui dire que son frère estoit mort comme il appartenoit aux Serez pour Dieu et en se souvenant de sa sœur.» Ce dernier souvenir d'un frère fut reçu comme Il méritait de l'être, M^i* de Séré le garda parmi ses plus précieux joyaux.
VANIER (Chàrlbs), de Nanterre, s'étant permis, en 1640, de parler on peu légèrement de la Vierge, fut, ainsi qu'Olivier Mangeste, son ami, accusé de blasphème et de prosélytisme. Le juge du lieu, voulant montrer son zèle, le condamna à l'amende honorable, aux galères pour cinq ans et à une forte amende envers l'église et le couvent de Nanterre. Mangeste, sur qui ne pesait guère que l'accusation de prosélytisme, fut condamné seulemeutà l'amende honorable et au bannissement. Cette sentence, rapportée par Filleau dans ses Décisions catholiques, fut réformée par arrêt de la Chambre de l'édit de Paris, le 6 sept. 1640. Vanier dut confesser, tête nue et à genoux, qu'il avait témérairement et méchamment blasphémé, et fut banni pour cinq ans de la prévôté de Paris. L'amende fut réduite à huit livres. Mangeste fut réprimandé publiquement et condamné à la même amende. Quelques mois après, la Chambre de l'édit et le juge de Nanterre, dans une cause identique, changèrent de rôle. Etienne Mangeste, accusé de blasphème, fut condamné en première instance à faire réparation tête nue et à genoux, et à trois ans de bannissement ; mais cette fois, la Chambre de l'édit, par arrêt du 11 mai 1641, aggrava la peine en portant à neuf années la durée du bannissement. — Quarante ans plus tard, le il mars 1681, Antoine Vanier, mis en jugement sous
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Taccasation d'avoir blasphémé le Sacrement, les Saints et la religion romaine, fut condamné à l'amende honorable, à cinq ans de bannissement de la baronnie d'Authon et à 200 livres d'amende.
VANROBAIS (ISAÀC), manufactarier hollandais attiré en France par Colbert, désireux d'affranchir sa patrie du tribut qu'elle payait encore à l'Angleterre et à la Hollande pour les draps fins. Vanrobais établit à Abbeville une grande manu raclure, moyennant une avance de 2000 livres par métier, et SCS efforts pour naturaliser en France son induï>trie commençaient à être couronnés de succès, lorsque l'édit de Nantes fut révoqué. De bonne heure, il s'était vu, lui et ses ouvriers, harcelé par les convertisseurs. Colbert, qui était d'abord intervenu pour modérer le prosélytisme des moines, avait fini par céder au torrent. Dès le mois de sept. 1682, il avait écrit à Breteuil, intendant de la Picardie : « Je vous advoue que je serois bien ayse que vous puissiez par\enir à convertir Vanrobais; comme c'est un fort bonhomme, ce seroit un très-grand bien qu'il fust de notre religion, parce qu'il est capable d'eslablir si fortement la manufacture des draps fins d'Abbe ville, qu'elle s'establiroit ensuitedans le royaume et porteroit un grand préjudice aux fabriques de Hollande et d'Angleterre, et un grand advantage aux sujets du roy. » Le 2Z déc, il lui écrivait de nouveau : « Je vous conjure de mettre en pratique tous lesexpédiens que vous croirez capables de convertir ledit Vanrobais et sa famille. » Breteuil obéit, on n'en saurait douter, mais Vanrobais tint bon, et de peur qu'il ne sortit du royaume, le gouvernement, par une exception unique, lui accorda, ainsi qu'à ses descendants, le privilège de faire baptiser leurs enfants par le chapelain de l'ambassade hollandaise.
Isaac Vanrobais avait épousé Ann$ Robelin, Les Reg. de la Chapelle de Hollandenous font connaître quatre flis nés de ce mariage. Ils se nommaient
PlBRRB,SAMUSL,SÀL01fONetABEABAll.
T. Pierre Vanrobais épousa, en 1 728j MarieSusanne GastelnKs, fille de Jean Gastebois et de Marie- Anne Dargent.
11 en eut: 1» Jean-Pibrrb, bapt.le U nov. 1733, mort en 1746; — 2» Hek- RiETTB-ScsÀiiiiK, morte jouno; — 3* Marib-Elisabeth-Victoirb, bapt. en 1735 ; — 4^ Pibrrb-Samubl, bapt. en 1736; — 5« Madblainb Jbanivb-An- OÊLiQUB, bapt. en 1 738; — 6<> Louis, bapt. en 1739; — 7« Jeannb-Julie- Rosalie, bapt. en 1741, et mariée, en 1759, avec Théophile Vanrobais, son cousin ;— 8* Susamne-Elisabbth- FÉLiciTÉ, née en 1744; — 9« Jean- PiBRRE,néen 1 746;— i o« Anke-Elisabeth-Emilib, présentée au baptême, en 1748, par Jo^tse Le Boulenger, capitaine de cavalerie au service de Hollande, et par Eliaabeih Vanrobais.
II. Samuel Vanrobais épousa, en 1 720, Marie Feray, du Havre. Ses enfants furent : 1* Samuel, baptisé le 20 sept. 1722;— 2* Marib-Judith, bapt.
en 1723; — 3* Isaac, bapt. le 7 fév.
1 726; — 4» Harie-Anhb^ femme, ^n 1745, de Hogger^ d'Amsterdam; — 5* Margueritb-Julib, qui épousa, en 1751, son cousin JacqueS'Isaac- Vanrobais.
III. Salomon Vanrobais se maria, en n2Bf Avec Elisabeth Feray, dont U eut Elisabeth, femme, en 1749, dTsaac Le Boulenger, de Leyde. Il mourut à Paris, le 2 sept. 1 784, plus qu'octogénaire.
IV. Abraham Vanrobais eut plusieurs enfants de son union avec Marie-Madelaine Du Mousiier; six nous sont connus, savoir : l» Emmanuel, baptisé à Abbeville, le 1» mars 1734 ; — 2« ANDRfi,qui épousa, en 1 753, Perrefte- Madelaine Du Moustier et en eut André-Pibrrb-Jacqubs, bapt. le 29 août 1761 ; — 3« JossB- Abraham, marié, en 1748, àyec Anne' Marguerite Van-^ robots, fille d'Isaac Vanrobais (peutêtre un cinquième frère) et de Marguerite Guillemeau-de-La Bergerie ; — 4* Jacqubs-Isaac, qui suit; — 5«TRto-
FHILB; — 6* SOPUn-DOROTHÉB^ feillr
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w», en 1159^ da consul de Suède k lordeaut.
Jacques-Isaac Vanrobais épousa^ en 1751^ sa cousine Marguetite-Julieiil mourut avant 1781. Ses enfants furent : !• Daniel^ baptisé à Abbeville par Pierre Péliisier, le 26 nov. 1767; — S* Sàmubl-Isàac, mariée en 1781, aytùLouise'Angilique^hartottedeBonV' belles , fille de Jean'Charles-Philippe de Bow^eUes, de Montauban, et de Marthe Camp,dont 11 eut Louiss-Charlottb-Emilib^ bapt. le 6 nov. 1783; — 3* MARis-HEifKiBTTB^ qui épousa à Tournay^en l in^PaulDaunous, sousbrigadier des mousquetaires de la garde ; — 4*ANIfE-MARGUEllTB-ADÉLAlDB,
femme, en 1782, d'un officier suisse nommé Bourcard.
VAN SWINDEN(JBAn-HBinii),professeur de malbématiques et de physique, membre de plusieurs Sociétés lavantes et un des directeurs de la République batave, naquit à La Haye en 1746, à^ Philippe Van Swinden et de Marie^Anne Tolosan, issus tous deux de familles réfugiées, comme Tattesle M. A. Coquerel dans une Notice biographique sur ce savant. 11 fit ses études à l'université de Leyde. Un goût très-vif le portant vers Tétude des sciences exactes et des phénomènes de la nature, 11 s'y appliqua avec ardeur, et, grâce à une sagacité, à une pénétration, à une patience peu communes, U y fit de remarquables progrès. Reçu docteur à Tàge de 20 ans, il fut, peu après, nommé professeur de physique el de philosophie à Franeker.
On s'occupait beaucoup alors de l'électricité ; Franklin avait mis ces recherches à la mode. Van Swinden se livra comme tant d'autres à des expériences, et en consigna les résultais dans divers mémoires dont deux furent couronnés par l'Académie des sciences de Paris et par l'Académie électorale do Bavière. Cedouble succès l'encouraged à poursuivre avec une nouvelle ardeur ses travaux sur Téleclricité et le magnétisme; il joignit même à réludede ces deux sciences, qui sortaient à peine
de l'enfance, celle de la météorologie, et pendant des années, 11 publia, soit séparémentysoitdansdesrecueils scientifiques, ses observations aussi exactes que consciencieuses, dans lesquelles il fut aidé par son frère Siméon, savant Jurisconsulte^ qui trouva le temps d'acquérir des connaissances assez profondes en physique, tout en remplissant ses devoirs de magistrat.
Van Swinden professait depnf s dixhuit ans à Franeker, lorsqu'il fut appelé, en 1785, à la chaire de philosophie, de mathématiques, d'astronomie et de physique à l'Athénée d'Amsterdam. En 1787, il fut nommé membre d'unecommission par l'amirauté d'Amsterdam, liaccepta avec Joie cette place purement honorifique, dans l'espoir d'être utile à sa patrie, qui ne fil Jamais en vain un appel à son dévouement. « Le zèle de Van Swinden, dans ce genre de travail, passe toute idée, dit M. Coquerel; on peut dire sans exagération que, pendant sa longue carrière, il ne s'est rien fait d'utile, de charitable, de littéraire, de religieux même, oii il n'ait mis la main, d
En 1798, Van Swinden fut envoyé à Paris comme commissaire de la République batave. Il prit part, en cette qualité, aux conférences touchant les nouveaux poids et mesures, et fut chargé du rapport, qu'il lut à l'Institut en séance générale. Cette marque d'estime àlaquelle il fut très-sensible,lui fit prendre en affection la mat ière,dont il ne cessa de s'occuper jusqu'à la fin de sa vie.
Elu, au mois de juin 1800, un des directeurs de la République batave, il dut faire taire sa répugnance à accepter cette dignité suprême, son refus n'ayant point été agréé par le Corps législatif. Mais la politique ne l'enleva qu'un moment à ses paisibles études ; au bout d'un an, le modeste savant rentra dans la vie privée, et reprit avec une vive satisfaction possession de sa chaire à TAlhénée. Exempt de toute ambition, ennemi par principe des litres, des décorations, de tous ces hochets après lesquels court la vanité.
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il ne demanda jamais aucune récom* pense de ses services, et ce fut uniquement par amour pour son pays qu'il se décida à ne pas refuser^ après la res* tanralion^le titre de conseiller d'Etai en service ordinaire. Il espérait trou»
ver de nouvelles occasions de servir sa patrie; son attente ne fut pas trompée. Ce fut effectivement à notre savant qu'on eut recours lorsqu'on voulut ramener à un système uniforme les monnaiesy les poids, les mesures du royaume des Pays-Bas^ dont l'incroyable diversité jetait le désordre dans toutes les tratisactions. «Malgré tous ces travaux^ dit If. Coquerely il trouvait du temps encore pour les séances de l'Institut^ l'école des aveugles^ la société biblique^ et ne négligeait jamais les devoirs de son professorat. Ses leçons étalent toujours improvisées avec une facilité étonnante. Sa mémoire était prodigieuse... Il était très- versé dans la littérature ancienne et moderne, savait Racine par cœur, et le préférait de beaucoup à Corneille. Véritable bollandais dans toute la force et la vieillesse du terme^ il sentait, disait-il, du sang français couler dans ses veines; il aimait la France, la langue et la littérature française... Accueillant avec bonté les jeunes gens qui venaient le consulter, il était en société plein d'enjouement et d'amabilité. Dans son intérieur, il conservait la douce gaieté qu'il portait dans le monde. Ardent à rendre service, il no s'arrêtait qu'après avoir réussi. Mais c'est surtout comme chrétien que Van Swinden était admirable. »
Van Swinden moumtle 9mars 1 823, laissant trois filles et deux enfants d'un fils qu'il avait perdu. Ses écrits sont nombreux , mais quelques-uns seulement ont été imprimés à part. En voici les titres, d'après une liste dressée par M. Coqnerel et les bibliographies qœ nous avons à notre disposition.
I. Oratio de causis errorum in tê^ bus philosophiciSff nueq.yi 767,in-4«.
II. Tentamina theoriœ mathemati-' ca de pKenomenis magnelicis, Lugd.
Bat., 1 772, in-4*; Lips., 1 773, in-4«.
III. Observations sur le frMrigtm^ reux du mois de janv. 1776, Amst.,
1778, in-80.
IV. Mémoires sur les observations méiéorologiquies faites à Franeker en
1779, Amst., 1780, in-8».
Y. Dissert, sur la comparaison des thermomètres, AmsUf 1777.