‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 222 sur 241 · XXX. Wie istcin theoret.undprakt · texte numérisé non relu

XXX. Wie istcin theoret.undprakt

Institut fiir Handwerker in Kopenha* gen einzurichten,Kopcïi\i,, 1800, in- 8®. — Ouv. couronné.

XXXÏ. Lehrbuch fiir B'Urger-und Landschulen, als nothwendig, Neben* stiick der 2**' Auflag, seines Hand* buchs, Hamb., 1801, in-8o.

XXXII. Grundsàtze und Einrichtungen zu gemeinsamer Erziehung gebildeter Stànde, Flensb., 1804, 8*,

XXX m. Vereinbarkeit der Juden mitandemNationen,UaLmb,,i90^jB^,

XXXIV. Populare Logik zur Ein^ leitung in die Schulivissenschaften, Hamb. und Mainz, 1805, in-8«.

On trouve, en outre, plusieurs dis* sertations de Villaume, roulant principalement sur des questions de pédagogie et toutes d'un haut intérêt, dans TAllgemeine Revision des Scbul-und Erziehungswesens (T. II-X); dans )o Berlin. Monatschrift (1785); dans les Halberstâdt. Bl&tter (1785-88); daus le Beneckens Jahrbuch fiir die Menschheit (1788); dans le Braunsw. Journal (1788); dans le Teutsche MonatschriR

(1790); dans le Zerrenners teutsch.

Scbalfreund(i791).

11 ne faat pas confondre Pierre Villaume avec Cb -A. Yillaume^ antear d'onvrages très-estimables sur la législation, sur qui nous ne possédons du reste aucun renseignement, non plus que sur plusieurs autres Villaome^ qui babitent la Prusse.

VILLE (Jean de), procureur du roi à Provins et partisan secret de la Réforme, qu'il favorisa tant qu'il put le faire sans compromettre sa position.

Malgré les précautions dont il usait^ une émeute populaire le cbassa de la ville, en 1567, et il ne put y rentrer qu'à la paix. Son flls, Nicolas, avocat et garde-des-sceaux, se montra moins timide. En 1 567, il ne craignit pas de répondre à l'appel de Condé, qu'il alla rejoindre à Rozay avec le sieur d'£s« ternay. Lorsque l'armée protestante prit la route de la Obampagne, après la bataille de Saint-Denis, les Gatboliques mirent à Provins une garnison qui dévasta tous les châteaux des environs appartenant à des huguenots. Les hommes qu'elle y trouva furent passés au 01 de l'épée, les femmes soumises aux derniers outrages. La femme de Nicolas de Ville — qui s'était cachée avec N. de La GraveUe,\e\i\e du procureur du roi Louis Le Roi, les femmes de Thibault Trumeau, û' Etienne Afaistral,de Léon Godard, de Le Blanc et d'autres, dans la ferme de Haussoy -lès- Provins — n'échappa pas à la brutalité des soldats. Nicolas de Ville était à Provins lorsque la nouvelle y arriva de la batdille de Jarnac et de la mort de Condé. Croyant lapartie irrévocablement perdue et craignant pour sa propre vie, il consentit, sur les instances de sa mère qui était restée catholique, à rentrer dans le giron de l'Eglise romaine. — En 1564, réglise d'Orange était desservie par un ministre qui portait un nom presque identique, et qui fut déposé pour paillardise par le colloque de Saint-Paul- Trois-Châteaux. Il se nommait Matthieu de Villa (MSS. de Genève 197").

VILLEMANDY (Pierre de), de La

Rochefoucauld I étudia la théologie à Uontauban, où il soutint, sous la présidence de Martel, une thèse De Lege etEvangelio, ins. dans les Thèses Montalb. Il exerçait son ministère en SaiDtonge, lorsque la chaire de philosophie . devint vacante à l'académie de Saumnr^ en 1664; il la disputa à C/iou^^, mais il échoua {Voy, III, p. 454). Irrité de cet échec, il osa, abusant d'une attestation trop favorable qu'on lui avait accordée pour adoucir son déplaisir, violer les défenses les plus formelles des synodes et en appeler au Conseil, qui le débouta de sa plainte. Après ie départ de Chouet,il se remit sur les rangs, et cette fois , soutenu par d'Huisseau et sa cabale, il fut nommé sans concours à la chaire qu'il ambitionnait (Arch.

^ën.TT. 239). Il fut élu recteur eu 16 76.

De Villemandy n'exerçait plus aea fonctions en 1 685; il avait été remplacé PAT Fanjoux (Ibid. Tt. 239). Comme il devait avoir atteint à celte époque un âge avancé, il est difficile de décider si c'est lui ou Pierre de Villemandy, sieur de La Mesnière, élève de l'académie de Saumur en 1 679 (Ibid,), qui fut placé, après la révocation, à la tète du collège wallon de Leyde, et qui mourut dans cette ville en 1703. Les probabilités cependant sont en faveur du premier, qui passa certainement en Hollande.

Quant au second, il était apparemment fils de Jacob de Villemandy, sieur de La Mesnière, qui assista au synode tenu à Marennes en 1 674, comme ancien de l'église de La Rochefoucauld, et frère du médecin René de Villemandy, qui fuldénoncé,en 1 694,parrévéqued'Ailgouléme, parce qu'il avait épousé Ma^ rie- Anne Pasquet, sans recourir au ministère du curé de sa paroisse [Ibid, Tt. 261).

Pierre de Villemandy, professeur à Saumur, a publié Introductio ad phi-" losophiœ Arisiolelit œ, Epicureœetbar* ^e^iano' para/Ze/i^mum, qui étaiten vente à Parisien 1679; nouv. édtt.,Amst., 1683, in-80. S'il est le même que le directeur du collège de Leyde, il est aussi l'auteur du Traité de l'efficace des eau*

ses seetmdes contre quelques philosO' pties modernes y Leyde^ 1 686^ in-l 2, et ànScepticismus debellatus, seu humch nœeognitionis ratio, ab imis radicihus eœpUcata ; ejusdem certitudo adversûs scepticos quosque vetrres et noix>s in'* victè assertu ; facilis ac tuta certitu* dinis hujus chtinendœ methodus prce^ motiWrato^Leyd.Bat.,1697, in-4%oh^ dit Bayle, il y a de l'éraditioD et d'assez bonnes raisons. L'autear y réfute assez solidement le scepticisme ens'appuyant sur le bon sens et le critérium cartésien de l'évidence.

VI LLEN E U VE (Eberhàrd-Louis), médecin de Blamontet de Clément^ dans le comté de Montbéliard^nous est connu par la thèse : Dm. medica inaug, exhibens trigam casuum medicarum, pp. 23 in-4», qu'il soutint pour la licence à l'unlv. de Bâie, en oct. me, etqu'ildédiaauprinceEberhard-Louis, duc de Wurtemberg, son parrain, et à Georges Du Vernoy, son oncle.

VILLENEUVE (Louis), jeune enfant de neuf ans^ fils d'un soldat de la garnison d'Orange , que Pineton^e^ Chambrun honore du titre d'illustre confesseur, à cause de l'atroce cruauté avec laquelle il fut traité, en 1663, pour quelque irrévérence commise, disaiton, par lui dans la chapelle des Capucins. Laissons parler Chambrun. a Ce pauvre innocent, dit-il, fut mis dans une grosse tour, passant les nuits à im« plorer avec de grands cris le secours de son père et de sa mère, et^ le dimanche suivant [8 juillet], il fut produit en spectacle public, précisément à l'heure qu'on allait au temple, ayant la harl au cou, lié et garrotté, fustigé par un bourreau, qui picuroità chaudes larmes de ce qu'on lui faisoit faire, environné de soldats de la garnison, et le tambour battant à tous les carrefours de la ville. Ce spectacle inouï, ajoute le pasteur, me toucha si fort le cœur, queje tombai dans une dangereuse maladie, et me fis une grosse affaire avec le commandant, auquel je reprochai en face son inhumanité et la barbarie dont U avait usé envers cet innocent. »

VILLENEUVE (SciPiON bb), siear d'EspmoosB, capitaine huguenot, qut servit, dès la première guerre civile sous les ordres de Crussol s'est surtout illustré par la belle défense qu'il opposa, en 1 594, aux Savoisiens unis auxEspagnols,danslayille de Briqueras où il commandait avec Mazeran, capitaine de Lcsdiguières. Après avoir, pendaiit six semaines, enduré 8000 coups de canon qui avaient percé les murailles de cinq larges brèches, n'espérant plus recevoir de secours et voyant sa garnison réduite à 200 hommes harassés, il céda à la nécessité et signt une capitulation des plus honorables.

Espinouse avait épousé Sara Du Mas, fille du baron d'Allemagne, dont Il avait défendu, en 1586, le château contre de Vins (Voy. IV, p. 400). De ce mariage naquit François, sieur d'Espinouse, qui figure parmi les députés des églises de la Provence aux Synodes nationaux de 1603 et de 1612, et à l'Assemblée politique de Grenoble en

Une autre famille protestante du nom de Villeneuve habitait le Blaisois. Paul deVmeneuve,hr\c\ende l'église de Chàteaudun, qui assista, en 1 594, au synode de Gcrgeau {Arch. gén, Tt. 238) et peut-être le même qu'un capitaine Villeneuve qui servit sous Sancy en 1589, laissa quatre enfants : 1° Paul, sieur dcMazères;— 2° François, sieur d'Amblelles ; — a« Gédéon, sieur de La Pourrel'ère, dont le petit-flls sortit de France à la révocation {Arch. E. 3375); — 4° Isabelle, femme deCaléot de Cambis, qu'elle rendit père de quatre enfants, entre autres d'une flile, SUSANNE, mariée à César de Voisins,

VILLETFE (CL. de), ministre de l'église française de Dublin, et auteur de deux ouvrages intitulés, Tun : Essai sur la félicité de la vie à venir en dialogues, liuhWn, 1 748, in-8'>, l'autre ; Sur l'origine du mal, Lond., 1 757, Ini 2,était probablement fils de Louis Villette, qui succéda à Coutre, en I7t0, comme pasteur de l'église de Barnstaple. Cette église, qui comptait au nom-

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bre de ses membres^ des Servant, des Latour, des Oiseau^ des Roure, des Roche, n^eut qu'une existence éphémère.

VIItflELLE (Jean), de Montauban^ fit ses études en théologie àTacadémie de sa ville natale et y soutint, sous la présidence de it/ar te/, deux thèses^ Tune De iM quœ dticit ad summum ho* num, l'autre De duplici cordis officinâ. Ces thèses sont insérées dans les ThesesMontalb. sous la date de 1666. L'année précédente, Vimieile s'était fait inscrire au nombre des étudiants de l'académie de Genève. Il desservit dlversofl^glises f en dernier lieu, celle de Saint-Affrique,où nous le trouvons déjà établi en 1677. A la révocation de Tédit de Nantes, il se réfugia en Hollande, d'où il passa en Allemagne avec sa femme, Marthe de Sollier; il fut placé à Halle, et y mourut, le 25 janv. 1705.

Son flis PiBRRE,né en 1 68 1 ,fut d'abord pasteur à Potzlow, puis à Tournay, et pendant dix^sept ans, de 1 730 à 1 747, chapelain de l'ambassade hollandaise à Paris. En 1 752, il demanda au gouvernement français Tautorisation de disposer des biens de ses parents (autorisation qui avait étéaccordée,sousla Régence, à Marguerite, Elisabeth ei Henriette Maxuel, fille d* Etienne Maxuel" de-La For ttère, gentilhomme normand, au célèbre Basnage, aux filles du ministre Melinei à quelques autres) ; mais cette grâce lai fut refusée (Arch. gén, Tt. 226). 11 mourut le 13 déc. 1747.

Sa femme, Louise Chabanel, lui avait donné un fils, nommé Pierrb-IsaàG, qui mourut en 1 730 et fut enterré an cimetière des Poules {Etat civil de Paris, Cimet. des Poules, N» 94).

VIN A Y (Alexamure de), ministre d'Annonay, député par le Vivarais an Synode national de Castres. De Vinay Jouissait dans la province d'une réputation qu'il devait en partie à une lq^gue dispute qu'il avait eue avec le Jésuite Martinecourt sur la sufiisance de l'Écriture et sur la Cène. Celte dispute avait duré du 10 déc. 1624 Jusqu'au 25 fév. 1625; les actes en furent publiés à Genève, 1626, in-8^ En 1^35,

la prétention du seigneur de Bonlleu, qui voulut interdire le culte protestant dans ses terres, fournit au pasteur d'Annonay une nouvelle occasion de bien mériter des églises. 11 fut vigoureusement secondé par quelques dames, M">« de Pierre-Gourde, la fille du pasteur Dm Cros , M"*» La Croix et Gamoy, M"«« Cussonnel, Du Teyracy Estoille, qui mirent en déroute les sergents chargés de poser les scellés sur la porte du temple, et donnèrent ainsi à Baffort, qui avait été envoyé en toute hâte à Paris, le temps d'agir et d'obtenir un ordre du roi pour la continuation de l'exercice. De Vinay desservit Téglise d'Annonay jusqu'en 1669, que l'âge et les infirmités sans doute l'obligèrent à demander son congé ; il eut pour successeur Accaurat (Arch. Tt.

289). Outre les actes de la dispute dont nous avons parlé, il a fait imprimer : Sermon sur VÊpitre de saint Pierre, 11, 17, prononcé à l'ouverture du synode de Vivaretz , tenu à Privas ie 15 août 1651, s. 1. ni d., in-8^ -^ Dans une liste des fugitifs du Vivarais, avec la valeur de leursblens (Arch.Tr.

244), nous lisons les noms û' Alexandre de Vinay, ministre, et de son frère Pierre, d'Annonay, de Marguerite de Vinay, femme du médecin Antoine Laurens, et de Marie de Vinay, veuve du ministre Antoine Bourget; tous les quatre apparemment descendaient de notre pasteur, et Alexandre est sans doute le même que ie ministre du Poazin à qui le synode de Baix refusa, en 1677, un certificat de bonne vie, on ne nous apprend pas pour quel motif (Ibid. Tt. 328).

VINCENS (Alexandre), dit Devillas, négociant à Nismes, né, le 29 Janv. 1725 , d'une famille protestante de cette ville, embrassa la profession du négoce, la seule à peu près qui fût ouverte à ses coreligionnaires ; mais, doué d'un esprit cultivé et avide d'instruction, il se délassait des travaux du comptoir par l'étude. Plusieurs des productions de sa Jeunesse ont été publiées dans le Mercure et dans

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le Journal des savans. Il s'occupa aussi avec quelque succès de recherches sur divers points obscurs d'archéologie et d'histoire ; on lui doit un Mémoire historique sur les anciennes Amazones, qui a été inséré dans le recueil de l'Académie royale de Nismes (1756). L'économie politique parait avoir eu pourtant ses préférences ; il composa sur cette matière divers écrits^ dont Tun^ ses Réflexions sur Us greniers d'abondance , a été imprimé, en 1809 , aui frais du conseil du départ, du Gard. Enfin ses coreligionnaires trouvèrent en lui^ en plusieurs cir* constances^ un zélé défenseur de leurs droits méconnus. li prit non-seulement une part active à la rédaction des mémoires qui furent publiés, dans la seconde moitié du xviip siècle, afin de réclamer un état civil pour les Protestants, mais il composa lui-même et fit imprimer, en 1774 , sous le voile de l'anonyme, plusieurs brochures sur l'importante question de la validité des mariages entre Réformés. Outre ses ouvrages imprimés, il a laissé en manusc. un grand nombre d'opuscules dont on trouvera la liste dans une note de la Topographie de la ville de Nismes et de sa banlieue, an x, in-40, publiée par l'alné de ses fils et le docteur Baumes. Les plus curieux sont uneDiss.sur V origine des Français , MnEssai surVagricuUure et Vindustrie relativement à la population et à la richesse de ta ville de Nismes, et des Observations sur Vétat du commuée en 1 7 90. Malgré ses principes libéraux, Vincens-Devillas fut arrêté sous la Terreur. Rendu à la liberté après le 9 thermidor , il mourut, peu de Jours après, au mois d'août 1794. Ses trois fils, JEAN-Ct- SAR, né à Nismes, le 16 sept. 1755, JACQi]ES,nédans la même ville, le9 janvier 1758, et Marc-àntoinb-Êmile, né en 1764, héritèrent de ses goûts et de ses talents. Tous trois ont Joui d'une réputation méritée par la variété et rétendue de leurs connaissances et par les services qu'ils ont rendus; mois, comme ils sortent de notre cadre^ nous

ne pouvons que renvoyer aux notices que M. Nicolas leur a consacrées dans son Histoire littéraire de Nismes (Nismes, 1854, 3 vol. in-ri).

VINCENT (Isabbac), fille d'un candeur de laine de Saou et une des plus célèbres élèves de Du Serre (Voy. ce nom], est connue dans l'histoire sous le nom de la bergère de Crest, nom qui lui avait été donné parce que la misère l'avait forcée à entrer au service d'un laboureur dont elle gardait les troupeaux. On Tavait aussi surnommée la belle Isabeau, surnom trop flatteur si le portrait que Court nous aJaissé d'elle est fidèle, a Elle avait, dit-iî, la taille petite, les yeux un peu enfoncés, mais animés, le nez un peu aplati; le teint brun et basané; mais elle avait de la douceur, le front large et relevé, l'action prompte et parlait avec une grande simplicité ( Mss. de Court , N^ 28). Un Jour qu'elle gardait son troupeau (personne n'ignore aujourd'hui que le Dauphiné est le pays des apparitions miraculeuses), un inconnu, raconte M. Peyrat, entra dans sa bergerie et lui laissa en parlant l'esprit prophétique. La belle Isabeau se mit donc à prophétiser le rétablissement de l'Église protestante de France, et comme on croit facilement ce que l'on désire avec ardeur, ses prédio-' lions firent grand bruit parmi les prétaadus nouveaux convertis. La réputation de la prophétesse arriva bientôt Jusqu'aux oreilles deJurieu, qui se fit l'apologiste ardent de l'inspiration de la jeune bergère, par politique probablement plus que par conviction, car il savait « que souvent les prophéties supposées ou véritables avoient inspiré à ceux pour qui elles étoient faites , le dessein d'entreprendre k»

choses qui leur étoient promises. »

Malheureusement pour la belle Isabeto qui s'était rendue à Grenoble en 1688 et y obtenait des succès étonnant»^ l'intendant Bouchu connaissait lusil bien que Jurieu le pouvoir imn[iem8 de la superstition, et voyant, conM le dit Bmeys, que «le Jeu conaninim

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