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à passer la raillerie, et que celte folle prédicante séduisoil les esprits foi' blés (i ) et débauchoit les nouveaux catholiques , » il la fit arrêter et enfermer à l'hôpital général. Brueys affirme que quelques semaines de détention suffirent non-seulement poyr calmer Texaltation de la jeune bergère , mais même pour la décider à se faire ca« tholique.
VINCENT (Paul) , pasteur du délert, né à Congeniès et consacré au ministère le26 fév. 1 756. Vincent avait déjà exercé pendant quatre ans ses fonctions dans le Bas-Languedoc , au milieu de dangers sans cesse renaissants^ lorsqu'il fut donné, en 1760, pour collègue à Paul Rabaut dans Téglise de Kismes. En 1773 et en 1774^ il fut appelé à remplir la place de secrétaire dans les synodes provinciaux. Le dernier est remarquable par la censure dont il frappa les Sermons nouveaux sur divers t^jctes de l'Écriture sainte, que M. J. R. D. S. M. venait de publier à Amsterdam 9 parce qu'ils contenaient «des morceaux indignes de la gravité de la chaire et contraires à la pureté et à la sévérité de la morale évangélique. » Paul Vincent eut deux fils. L'alné^ nommé aussi Paul, mourut au service de l'église de Vauvert, en 1776; le cadet^ Adrien^ desservit réglise d'Uzès, puis celle de Nismes^ comme successeur de Paul Rakaut, Il mourut en 181 8 et fut père de Samuel Vincent, né en 1 787 et mort ministre à Msmes, le 1 0 Juillet 1S37, qui occupe une place très-distinguée dans la littérature protestante de nos jours.
VINCENT (Philippe)^ un des plus célèbres pasteurs de Téglise réformée de La Rochelle^ était flls de Jean Vincent, ministre à Sauraur^ où il naquit vers i 600. Destiné au ministère, ii alla faire ses études à l'académie de Genève, en 1618. Il desservait Téglise de rUe^Boucbard, lorsque le Synode natio-
(1) ÂQ nombre de ces e»priu faillies, Bnieys eite Û^* de Baix , lélce haguenolle, qui avait déj^ été eiilèe à Valence et que Boucbu flt arrêter «tee sâ fllle.
nal de Castres l'accorda k LaRo(^elle^ en 1626. Le zèle et le talent avec lesquels il s'acquitta de ses devoirs pastoraux ne tardèrent pas à lui mériter l'estime et la confiance générale. Le 28 oct. 1627, sur le refus de Salbert, 11 fut choisi par ses concitoyens, alors en pleine révolte contre le roi de France^ pour un de leurs ambassadeurs auprès du gouvernement anglais. Il partit, le 18 nov., avec ses deux collègues David et de Hinsse, Au bout de cinq mois^ Impatienté de ne recevoir que des promesses sans effet, il passa en Hollande dans Tespoir d'y rencontrer plus de sympathie pour les souffrances desRocbeliois. De retour en Angleterre quelques semaines après, il demanda aa roi Charles une audience et il lai parla avec tant de force et de liberté que le prince, fortement ému, donna les ordres les plus positifs pour hâter le départ de la flotte, unique espoir de La Rochelle. Nous avons déjà dit que la lâcheté ou la trahison rendit ce grand armement inutile (Vinj, V, p. il 4). Bien convaincus qu'ils n'avalent rien à attendre des Anglais, les réfugiés français qui se trouvaient sur la flotte, prirent le parti de recourir à la clémence de Louis XIII. Ils lui députèrent Vincent et Gobert, qui obtinrent, en leur faveur, la Déclaration du 29 oct., accordant amnistie pleine et entière. Vincent se hâta d'en porter la nouvelle à l'amiral anglais. Lord Montaigu, qui négociait,de son côté, avecRichelleuun traité particulier dans lequel n'étaient pas compris les Rochellois, osa reprocher aux réfugiés leur ingratitude envers le roi d'Angleterre; mais Vincent indigné lui répondit que si La Rochelle était perdue,c*étai t lui et ses amis qui avalent causé ses malheurs par leurs lenteurs calculées et leur mauvais vouloir.
La paix conclue, Vincent rentra dans ^exercice de ses fondions, et bientôt il se trouva appelé à lutter sur un autre terrain. Jusque-là il n'avait fait preuve que de talents diplomatiques; ses disputes avec les Capucins et les Jésuites mirent au Jour son savoir dans les ma-
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tières de controverse. II eut anssi une discassion assez vive avec Amyraut an sujet de Tobéissaoce passive^ doctrine admise par presque tous les pasteurs des églises protestantes, mais dont il n'était pas partisan.
Philippe Vincent remplit avec beaucoup de zèle et de capacité, dit Arcère, les engagements de son élat^ jusqu'à sa mort arrivée le 20 mars 1651 . En 1645, il avait assisté au Synode national de Charenton, qui le députa en Cour. Théologien instruit , il n'était point orateur; aussi n'a-t-on presque rien impriméde ses sermons. Son style sec et dur rend d'ailleurs ses ouvrages peu agréables à la lecture. En voici la liste :
I. Examen de ces paroles : Ceci est mon corps, — Ci lé par Arcère.
\h.Le décret du concile de Constance en la session XIX interprété selon son vrai sensy 1630.
m. Récit au vrai de ce qui s'est passé au changement de religion fait par M* le marquis de Ville- Dieu. Item en l'abouchement qu'ont eu à ce sujet le sieur Tranquille^ supérieur des Capucins de La Bochelle, et Ph, Vincent, l'un des pasteurs de l'Eglise réformée en ladite t>t7/e, Niort, J. Bureau, 1631, in-12.
IV. Lettre responsive a une du sieur Tranquille sur le subjet du livre de M. de Champvemon intitulé : Défense des droits de Dieu, Saumur, J. Lesnier, 1634, in-12.
V. Extraict de quelques sermons touchant la cognoissance et interpréta* iion de l'Escriture saincteavec lares^ ponse à l'écrit d'un recollet de La Ro' chelle intitulé Question tliéologique sur le A^ art. de la Confession de foi, Saumur, 1 635, in-80.
VI. L'imposture confondue, ouréfutation de la litanie blasphématoire publiée depuis peu par un des docteurs romains sous le nom de ceux de la rs" ligion réformée y LàKoch,, Matt. Char* vier, 1635, in-12.
Vlï. Lettre sur la conférence entre luy et le sieur Beau f es, jésuite ; item Extraict de deux sermons faits en--
suite sur la vocation des pasteurs; ovec un entretien sur la matière des poi- 5f5^'on5,Saumur. J. Lesnier, 1 640, %:
VIII. Réponse à XXXV demandes faites sous le nom d'un catholique r<h chellois aux ministres de l'Eglise réformée, 1640, in-12.
IX. Le procès des danses débattu eU' tre P. Vincent, min. du S. Evangile en l'église réf. de La Rochelle, et aU' cuns des sieurs Jésuites de la mesme ville, La Roch., 1646, in-8*.