‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 225 sur 241 · VI. DeartificiaU geographiœ ohjecto,Gen., 1714, in · texte numérisé non relu

VI. DeartificiaU geographiœ ohjecto,Gen., 1714, in

. VII. Carte géographique de la banlieue de Genève,

Du mariage de Pierre Vieil ier avec Susanne-Calherine André, de lleidelberg, naquirent : i^ Jean-Louis, qui suit; — 2« JÉRÉMiE, né en 1 699 et marié, en 1727, avec liose Crespin, de Lausanne; — 3«» Susanne -Ursule, femme de Pierre A zemar.

iNé le 9 novb 1 689, Jean-Louis Viol-

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lier prit pour femme, en 1717, A/ari> /o- 6^(,dcCliàteau-Double. Son fils, Pierre, épousa, en 1744, Henriette- EléonorcJMfra/, dont il eut : 1 « Henriette- Françoise, femme de Jean-Louis Gautier; — 2« BIàrie-Pernette, femme de A'. Artaud; — 3° François-Henri- Gabriel, né en 1750, conseiller de collège au service de Russie, mort à Pélersbourg, le 1 ri fév. 1 829, laissant de sa femme, Hélène Saline, deux enfants: Gabriel, ofllcier du génie russe et chevalier de l'ordre de Sainte- Anne, et Marie, femme, en 182G, de J.-G.

Barnes, de Helslon en Angleterre ; — 4» Henri-François, tué aux Tuileries dans la journée du 1 0 août ; — 5° Gabriel-François, né le 2(3 sept. 1 703, conseiller d'Etat en Russie, secrétaire des commandements de Marie Féodo^ fo</'na,commandeur de l'ordre de Sainte-Anne, qui épousa, en 1799, Marguerite Flaibsieres, d'une famille cévenole, sœur de Jacques Flaissières, conseiller de cour, secrétaire des commandements de Timpératrice douairière, chevalier de Sainl-Yladimir, et en eut un (Ils, nommé Marie-Lolis. Né le 12 avril 1803, et présenté au baptême par l'impératrice Marie Féodorowna et par le prince Louis de Wurtemberg, Marie-Louis Viollier fit un chemin assez rapide. Lorsqu'il épousa, en 1835, Léocadie Draakovich, tille d'un chambellan de l'empereur d'Autriche, il était conseiller de cour, chevalier des ordres de St-Vladimir et de Ste-Anne , commandeur de Tordre de St-Stanislas , et secrétaire de la légation russe en Suisse.

VIREL(Mattiiiel), ou IVrd/c, en latin Virollus, ministre de l'Eglise protestante, né à Marchais dans le Reauvoisis, et probablement parent de Jean Virel (aliàs Viret)^ qui assista au Colloque de Poissy [Voy, II, p. 2G3). Sa vie est si peu connue que quelques-uns ont pu le qualider de théologien anglais. Il prêcha d'abord la Réforme à Kamur, en 1 5G1 . Seize ans après, nous le trouvons desservant l'église française de Râle, ou il eut pour succes-

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seur Jean Desfos, du Languedoc, qui mourut en 1588. On ne sait rien de plus sur son compte ; peut-être alla-t- 11 finir ses jours en Angleterre.

Outre un traité De visibilitate verœ ecclesicBy cité par Jucher sans autre Indication, on a de Matthieu Virel :

I, Regulœ générales et perpétua' de rébus ad cahndariuui spectaniibus , citra calcndarium cognoscendis , ad vitœ usum accomodatissimœ, Basil., 1579, in-8«>.

II. Dialogue de la religion chrestienne y distingué en X cliap. Ensemble un brief sommaire et conférence d'icelle avec toutes les autres religions, s. L, Gabr. Cartier, 1582, in-8o, pp. 144; Gen. , 1587, in-8°; trad. en angl. , Lond., 1595; 1626, in-8». — Dédicace à ÏM Noue-Bras-de-fer .

VIREX (Pierre), le plus populaire des rétormateurs français par ses écrits satiriques comme par sa douce et persuasive éloquence, naquit à Orbe, en 1511. Son père, qui exerçait dans cette petite ville le métier de tondeur de drap, le destinait à l'Eglise. Après lui avoir fait donner à Orbe les premiers éléments des lettres, il l'envoya à Paris, où Viret passa environ trois ans, et où il conçut du penchant pour la Réforme dans le commerce de Lefèvred'Etaples, son maître, et de Guillaume Farel, son ami. Chassé de France par la persécution, il retourna dans son pays natal, fermement résolu à ne point entrer dans les ordres, mais tlottant encore entre les anciennes et les nouvelles doctrines. Son indécision dura jusqu'à l'arrivée en Suisse de Farel, qui l'affermit dans ses croyances naissantes cl qui le décida, non sans résistance de sa part, à se vouer à la propagation de l'Evangile.

Viret commença à prêcher à Orbe en 1 53 1 . Sa première conquête spirituelle fut celle de son père. D'Orbe il fut envoyé à Grandson, puis à Payerne. Il rencontra dans celte dernière ville une opposition violente ; un prêtre l'y perça d'un coup d'cpéc, ne trouvant point dans sa fureur de meilleur argument à

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opposeràunadversâire odieux. A peine guéri de celte blessure, qui affaiblit beaucoup sa constitution déjà délicate, Virel fut invité, avec Farci et Froment, à accompagner à Genève, en 1 334, les envoyés de Berne, sous la protection desquels ils prêchèrent avec grand succès et soutinrent contre Furbity une dispute dont nous avons fait connaître les résultats (Voy, V, p. 65). Le succès do leurs prédications effra> a les prêtres catholiques, qui essayèrent, en 1555, de les empoisonner. Viret échappa encore à cette tentativebomicide; mais.Ie poison acheva de ruiner sa santé. L'œuvre deld Réforme accomplie à Genève, il se rendit à Neuchâtel, d'où Farel le rappela l'année suivante. I! se mit surle-champ en route. En passant à Yverdon^ alors assiégé par les Bernois, il fut vivement pressé par quelques habilantsde Lausanne d'allcrprêcherdîms leur ville. Il céda à leurs instances, et, malgré les efforts de l'évêque et du chapitre, son éloquence entraînante gagna à la cause de l'Evangile un si grand nombre de partisans dévoués, qu'avant la On de Tannée, à la suile d'une conférence dont il soutint presque seul tout le poids, le triomphe de la Réforme fut proclamé à Lausanne. Viret fut choisi pour second pasteur, la première place ayant été réservée à Caruli (Voy. ce nom), avec qui il ne vécut pas longtemps en bonne intelligence.

En 1540, Viret fut prélc à Téglise de Genève jusqu'à l'arrivée do Calvirij que le Conseil venait de rappcler(Tay.

111, p. 121). Aussitôt n\n'vs le retour de son ami, qui lit d'inutiles efforts pour le retenir auprès de lui, il se hAta de repartir pour Lausanne, ou 11 rencontra, dans rétablissement d'une discipline sévère, les mêmes difficultés que Calvin à Genève et Farel à Neuchàlel. Ces derniers finirent par vaincre tous les obstacles ; Virol fut moins heureux parce que le Sénat de Berne se déclara contre lui. Après a\oir inutilement eraployc les mo\cns de conciliation , le Sénat le manda à Berne Yecsescollègues,aumoisd'août 1 558,

les réprimanda et leur enjoignit d'adopter un système de discipline ecclésiastique moins rigide, ne voulant pas surtout consentir à abandonner aux pasteurs le droit d'excoramonlcalion qu'ils réclamaient. Bèze prévit l'orage et donna sa démission. Viret resta à son poste, en menaamt de ne point administrer la Gène aux prochaines fêtes de Noël , et il persista daiis cette résolution, malgré les prières do Conseil de Lausanne. Le sénat de Berne irrité le déposa, ainsi que Valier, ordonna aux autres pasteurs de les remplacer, et, sur leur refus, les fit Jeter dans une prison où Ils passèrent deux jours ; puis il procéda de sa propre autorité à leur remplacement.

Viret quitta alors Lausanne avec la plupart des ministres de l'église et des professeurs de Tacadémie, ponr se retirer à Genève, où il fut reçu bourgeois gratis, le 25 dcc. 1559, et oh il prêcha pendant deux ans environ avec un prodigieux succès. An mois de sept. 1 5iî I , le déplorable état de sa santé le força à demander un congé pour aller consulter les médecins de la célèbre Faculté de Montpellier. Le Conseil le lui accorda avec beaucoup de peine, « vu, lit-on dans les Fragmens de Grenus, le danger qu'il pourra courir d'être insulté par les ennemis de la religion, et vu que plusieurs savans noos ayant déjà quitté, notre ville finira par être dépourvue d'habiles gens. » Viret partit immédiatement, mais arrivé à Lyon, il tomba gravement malade, à ce que rapporte Ruchat. Dès qu'il put supporter le voyage, il continua sa roule et arriva à Nismes, le C oct., « tout tromblanlde faiblesse etàdcmi-mori,»

nous dit-il lui-même dans l'EpUrc dédicaloirc de son InslructîOnrhrétienne.

Malgré ses souffrances, 11 consentit à prêcher, dès le surlendemain, dans l'église dos Observant ins, dont les Protestants s'étaient emparés le 20 sept. L'afflurnce fut Immense, et l'effet de son sermon d'autant plus saisissant que, frappés de sa maigreur et de sa faiblesse, la plupart de ses auditeurs s'alten*

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daipnt, à chaque instant, à le voir tomber en défaillance. Le i 4 nov. , il présida un colloque, dans lequel il consacra au ministère Trophime Picheron et Jean Rouyier, qui furent donnés pour pasteurs le premier à Bagnols, le second à Aujargues. Le 23 déc. se tint une nouvelle assemblée dans laquelle il imposa les mains à Simon Compth ynon,Jean MoynicreX Antoine C opter.

Le jeudi suivant, jour de Noè'l, il prêcha pour la première fois dans réglisa cathédrale, dont les Réformés s'étaient saisis, sinon sans violences, au moins sans cfTusion de sang. Celte solennité religieuse fut signalée par rabjuraiioil publique de Loxsis de Montcalm, prieur de Milhau (Voy. VII, p. 46i), et de plusieurs religieuses. Quelques jours après, le comte de Crussol, chargé par la reine-mère de pacifier le Dauphiné^ la Provence et le Languedoc^ l'appela auprès de lui et l'invita à user de son influence pour faire rendre aux Catholiques leurs églises. Viret lui promit d'y employer tous ses cfîorts, comme il le fil en effet, et il profita de son voyage pour fonder, avec l'aulorisation du comte, une église à Villeueuve-d'Avlgnon. H était de retour k Nlsmes deux ou trois jours après. Le 2 fév., -il présida un synode provincial qui dura dix jours et dans lequel il consacra quatre nouveaux candidats au ministère, nommes Herrede La Jonquière^ Bertrand Rouyier, Antoine Reittan ciGuillaume de Barjac, Peu de jours après la clôture de celte assemblée, il partit enfin pour Montpellier, oii il prêcha, le 18 fév.

1 5G2, dans le temple de la Loge. « Le présidialy assista en corps, lit-on dans les Pièces d'Aubaïs,et le premier consul, Jacques David, seigneur de Montfcrnicr, avec hi chapeau rouge et les liallebardiers, comme viguier, conduisit au prêche ledit Viret depuis son logis : les étrangers venoient en foule à Monlpcllier pour rentendre. »

La sanic de Viret s'élant un peu amclioréc, grâces aux soins de Rondelet, et de Saporta, il retourna à Nismes et prêcha dans la cathédrale, le 21 mai;

mais ce fut en vain que le consistoire^ qui avait envoyé à Genève le troisième consul Pierre Cellêrier et l'avocat Léonard Favier le demander pour' ministre, essaya de le retenir. Viret, à qui la liberté du choix avait été laissée, ne Jugeant plus sa présence nécessaire à Nismes, où l'église était bien et solidement établie, voulut partir et se mil en route pour Lyon dès le 25 (i). La première guerre civile venait d'éclater et les Protestants étaient les maîtres de la ville, depuis le 1" du mois; comment doncd'i4ti6i/;n^a-t-il pu dire que Lyon fut pris « plus par la langue de Viret que par les espées de ses citoyens? j) Sans s'y arrêter, à ce qu'il semble, Viret poursuivit son chemin vers Genève; mais, au bout d'un an environ, le 1 3 mars 1 563, sa santé empirant, il se vit forcé de demander son congé « pour aller passer le reste de ses jours dans un pays plus chaud. y> « 11 a été arrêté, lit-on dans les Fragmens de Grenus, de lui donner un congé honnête, et de lui dire qu'on le remercie de ce que Dieu s'élant servi de lui pour planter son évangile dans cette ville, il avoit servi cette église avec tant d'édification et d'utilité, de sorte que tout le public et les particuliers lui en avoient une obligation qui ne s'effacerolt jamais de leur souvenir, el l'on a résolu de lui donner tout ce dont il auroil besoin, de même qu'à Sp. de Bèze,

(1) Ces détails, dans lesquels noos sonnieseiitrè à dessein, prouvent d'nne manière éTidente, selon noQS, qneBayle a en raison denier Ja présence da réformatenr à Paris. Rapprochons lot dates. I^ 30 dce. 1561, le Conseil de Genève consent à prêter Viret (alors à Nisnies) à l'eglite de Paris, diins le fol espoir qu'il « contribuerait & convertir le parlement. • Le 8 janv. au plus tôt, Viret a une entrevue avec Grussol (Voy. IV, p. 128). I^il, il prêche à Nismes, d'après itténard (T. IV, Preuves), et leâ foT., il y consacre dM candidats au ministère. Reste donc une quinzaine de jours, tout au plus, pour son voyage de Nismes d Paris, son séjour dans celte dernière ville et son retour à Nismes, espace de temps tout à fait insufTisanl, ù une époque surtout où les voyages étiiient si difTiciles el si dangereux. Il n'a pas assisté non pins au Colloque de Poissy, quoi qa*ea disent Leu et d'autres, qui l'ont confendu ateo Jean t'ùe/, appelé par Pasquier, de Tlioa et d'Aubigné , Jean Viret.

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qai a beaucoup dépensé dans ses voyages et qui ne diroit rien quand même il seroit à Tétroit. » A son passage à Lyon, l'église réclama ses services, et le zélé ministre obéit à cet appel, après avoir toutefois obtenu l'agrément du Conseil de Genève, que Soubise s'empressa de remercier (Arch, de Gén., No 17i9).

Quelques semainesaprès, le i Oaoût, les églises tinrent à Lyon leur quatrièineSynodenational,qui divisa laFrance protestante en buit provinces ecclésiastiques, savoir : l. Isle-de-France, Picardie, Brie et Champagne; — II.

Bourgogne, Lyonnais, Forez et Auvergne;— in. Daupbiné, Languedoc, Provence; — IV. Poitou et Saintonge; —

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