‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 226 sur 241 · V. Gascogne, Limousin etAgénois · texte numérisé non relu

V. Gascogne, Limousin etAgénois

VI. Bretagne, Touraine, Anjou et Maine; — Vn. Normandie; — vin. Berry, Orléanais et comté de Chartres. Vireten fut élu président. Nous avons déjà reproduit les Actes généraux de celle assemblée [Voy. Pièces justif. No XXII); il suffira donc de parler ici des actes particuliers, en ce qu'ils offrent au moins de plus important : Ceux qui tiennent des biens ecclésiastiques ne seront point rejetés de la Cène, s'ils s'abstiennent de toute pratique idolàlrique. Un magistrat peut être membre d'un consistoire, si ses doubles fonctions ne se nuisent pas. Il est permis de faire publier les bans dans les églises catholiques. La ladrerie n'est pas une cause légitime de divorce. Les ministres qui contracteront des mariages trop disproportionnés, seront censurés par leurs consistoires. Nullité des promesses de mariage entre des enfants audessous de 12 ans. Un pasteur ne peut épouser une papiste, si elle ne promet pas de renoncer à la messe. Un ministre que sa femme refuse de suivre dans une autre église, n'est pas tenu d'y aller. Un pénitent qui retombe dans une faute grave peut être excommunié. On ne doit pas se fiancer devant un prêtre. Les lapsi seront soumisà la pénitence.

Les mariages entre personnes étrangères ne seront célébrés que sur une at-

testation de réglise dont elles sont membres. Le baptême administré par un prêtre catholique est valide. Les conciliabules dans un lieu où le culte se célèbre publiquement, sont défendus. Défense absolue aux diacres de prêcher. Les promesses de mariage obtenues par contrainte sont nulles. Le mariage entre cousins-germains est permis.

Viret desservait encore l'église de Lyon en juin 1564, comme nous rapprend une lettre qu'il écrivit de cette ville à la princesse de Condé, pour l'exhortera supporter courageusement les épreuves que Dieu lui envoyait ; mais le P. Auger, avec qui il était entré en controverse, lui fit appliquer^ quelque temps après, la Déclaration de Charles IX qui défendait aux ministres étrangers d'exercer leurs fonctions en France. Chassé de Lyon, malgré l'intervention des Bernois, qui représentèrent vainementque la Déclaration ne pouvait avoir d'effet rétroactif, il se retira dans la Valoire, oh il séduisit beaucoup de monde, ainsi que son collègue Figon, dit Charvet dans son Histoire de la sainte église de Vienne.

Cordes voulut les faire arrêter, mais II ne put prendre que Jacques Gabel, qui fut condamné à mort. Viret se sauva à Orange, d'où la reine de Navarre l'appela en Béarn pour lui confier l'enseignement de la théologie dans son collège d'Orthez. Fait prisonnierpendant la révolte du Béarn, il dut la vie à l'affection de Montluc pour son guidon La Planche, qui avait été fait prisonnier à la prise de Chabanais par les Huguenots, et dont le farouche capitaine espérait obtenir la liberté par échange; mais la prise d'Orthez par Montgommery lui ouvrit les portes de son cachot. Viret ne survécut pas longtemps à sa délivrance, il mourut en I57i, avant le 22 avril, date d'une lettre de Jeanne d' A Ibr et, qui demanda à Genève de Saules pour le remplacer (Arch. de Oen., No 1713). Une parait pas qu'il aitlaisséd'enfants de son mariage avec Elisabeth Turtaz, d'Orbe, qu'il avait

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épousée en 1558^ maisqa'il avaitbient6t perdue.

Un compatriote de Viret, M. Olivier (Canton de Vaud, Laus., 1841^ in-S») a tracé de Viret ce portrait d'une grande ressemblance: « L'ensemble des traits, malgré une singulière disproportion dans la longueur du nez, n'a rien du heurté qui donne un aspect si extraordinaire à Méianchlhon et à Farel; l'expression est \i\e, pénétrante, toute la flgure bien arrêtée, mince, fine, allongée en pointe, mais dans un caractère insinuant et non pas tranchant et dur comme celle de Cahin, avec qui, sauf cette différence capitale, Viret son intime ami n'était pas sans quelque ressemblance. 11 avait reçu de Celui auquel seul il les voulait consacrer, les plus beaux dons : sensibilité, intelligence, vaste mémoire assidûment nourrie de l'antiquité, de la Bible et des Pères, talent de parler et d'écrire avec entraînement. En faisant la part des rudesses de son parti et de son temps, on trouve dans Viret un esprit délicat, un noble caractère, une humeur aimable et enjouée, que la souffrance peut ternir, mais qui ne s'aigrit pas, et dont le sourire, au milieu de beaucoup d'amertumes, égaie encore ses derniers écrits. »

Tous les écrivains qui ont parlé de Viret s'ac<îordent à louer sa vaste instruction et Textréme douceur de son caractère : « Homo, dit entre autres Melchior Adam, eruditione prsestans, moribus suavissimis pra^ditus, )> et il ajoute : « Oris praecipuè facundià excellens,uthomines etiam religioni minus addictos faciles tamen auditôres habuer i t . » Bèze vante aussi l'éloquence persuasive de Viret dans cette charmante épigramme, oii il établit, comme M. Olivier, mais à un autx^ point de vue, un parallèle entre les trois grands réformateurs de l'Eglise française :

Gallica niirala est Cahinuoi Ecclesianaper;

Ouo nemo docait doctias.

£«t qaoque te nuper inirata, Farelie, lonantem ;

Quo oomo tonuit forlius.

Et miratur adhac fundentero mella Viretmn ;

Quo ncmo fatar dulcios.

Scilicet aol tribas his serrabêre testibus olim Aot ioleribis, Gallia.

Les écrits de Viret sont très-nombreux; il les composait, pour ainsi dire, au courant de la plume, aussi les négligences, les redites, les provincialismesy abondent. Son style est lourd et prolixe; mais il est en même temps clair, véhément et mordant. Est-ce bien, comme le suppose M. Chenevière (Farel, Froment et Viret, Gen., 1835, in-8o), le désir seul de montrer son savoir et l'envie de faire briller son esprit, qui l'entraînèrent dans des détails inutiles, dans des jeux de mots, des lazzi, des plaisanteries indignes d'an ministre de l'Evangile, dans des invectives violentes contre l'Eglise romaine? Ne serait-ce pas plutôt qu'écrivant « pour les ignorans et les rudes, » il a cru devoir adopter la forme qu'il savait, lui fils d'un artisan, devoir plaire davantage au peuple? Ne pourrait-on affirmer hardiment, en effet, que sans les licences qu'il prenait, ses écrits n'auraient pas eu le succès populaire qu'ils obtinrent? Ce succès fut tel que tous ses livres, mais surtout ses dialogues satiriques, sont devenus d'une extrême rareté, quoiqu'ils aient eu, pour la plupart, un assez grand nombre d'éditions.

Notice bibliographique.

L Exposition familière, faicte par dialogues, sur le symbole des Apostres^ contenant les articles de la foy et un sommaire de la religion chr es tienne, Gen., 1 543, in-8«; 1 544, \ 546, 1 552, 1537, in-12; 1560, in-i2; trad. en angl., Lond.. s.d., in-8o.

II. Epistre pour consoler les fidèles qui souffrent pour le nom de Jésus et pour les instruire à se gouverner en temps d'adversité et de prospérité, et les conferm^r contre les tentations et assauts de la mort, publiée avec une Epistre de J. Calvin qui déjnonstre comment N, S. J.-Ch. est la fin de la loy, 1543, in-18.

ni. Epistre envoyée aux fidèles conversans parmi les chrestiens papisti*

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ques, pour leur remonstrer comment ils se doivent garder d'être souillez et polluz par leurs superstitions et idolâtries y et de déshonorer Jésus-Chriêi par icelleSf 1543, in-18.

ÏV. Deux discours adressés aux fidèles qui sont parmi les papistesfiQa., 1543, in-80. — Cité par Lcu el Sénehier, qui en indique une édit. de 1 544.

Y. Disputations chrestiennes en manière de devis y divisées par dialoguai. Le \ «^ intitulé : l'alchimie du purgatoire ; fe 2«, r office dis morts ; le 3% anniversaires ; le 4«, Vadolesoence de la messe; le 5", /es enfers; le 6% lerequiescant in pacedu purgatoire, Gen., i, Girard, 1544, iu-8<>; trad. enangl., Lond., 1579, in-4».

VI. Tractatus de mu salutationis angelicœ et oi^tu capellarum et earum ai>u6u, Gen., 1544, in-8«; trad. en franc, sous ce titre : Petit traicté de Vu* sage de la salutation angélique et de l'origine des chappeletSy Gen., 1 545, in-1 G; nouY. édit. plus ample, avec des changements dans le titre, Gen., 1561,

VII. Seconde et troisième partie des Disputations chrestiennes. Dialogues du désordre qui est à présent au mon" de et des causes d'icelut/, et du moyen pour y remédier; desquels V ordre et le titre est le monde à l'Empire [allant pire], le monde difforme, la métamorphose,la r é formation, Gan., J. Girard, 1 545, in-S*"; trad. en latin, Gen., i 545, Jn-80.

VIII. Remonstrance aux fidèles qui conversent entre les papistes, et principalement à ceus qui sont en cour et qui ont offices publics, touchant les moyens qu'ils doivent tenir en leur vocation sans contrevenir à leur devoir ny envers Dieu ny envers leur prochain, Laus., 1547; s.l., 1559, in-i 2; en latin, Gen., 1547, in-80.

IX. De la vertu et usage du minù- 1ère de la parolle de Dieu et des sacremens dépendans d'icelle, [Gen.] 1 548, in-8<»; Lyon, 1565, in-8*; trad. en latin sous ce titre : De origine, continuatione, usu, authoritate atque prœ-

stantid ministerii verbi Dei et sacramentormn : et do controversiis eâ de re in christiano orbe, hoc prœsertim sœciilo excitatis, ac de earum cornponendarum ratione, [Gen.] Rob. Estienne, 1554, in-fol. — Cet ouvrage fut attaqué par Zébédéc, à qui Viret voulut répondre ; mais 11 abandonna ensuite ce projet. Son i4po%»c est restée inachevée. Elle se conserve à la Biblioth. de Genève.

X. De la source et de la différence et convenance de la vieille et nouvelle idoldtrie, et des vrayes et fausses images et reliques, et du seul et vray fnëdia^eur, Gen., 1551, in-12;l559;lrad.

en latin, Gen., 1552, in-s».

XI. Physicœpapalisdialogi r,Gen., 1551 ; trad. en franc, sous ce titre: La physique papale ^ f aie te par manière de devis et par dialogues. L'ordre et les tiltres des dialogues. l*La médecine. 2« Les bains, Z^ L'eau bénite, 4» Le feu sacré, s» L'alchimie, Gen., 1552, 8».

XII. Eœpositio familiaris orationis dominicœ, Gen. , 1551, in-l 6; trad. en angl., Lond., 1581, in-4«.— H paraît que cet ouvrage avait d'abord été publié en franc., Gen., 1548, in-8o.

XIII. De la nature et diversitez des vœux, et des loix qui ont esté haUléês de Dieu, 1551, in-s»; trad. la même année en latin.

XIV. Du devoir et du besoin qu'ont les hommes de s'enquérir de la volonté de Dieu par sa Parole, 1 551, in-l 2 ; en latin, Gen., in-i 2.

XV. Quod sperandum de concilio universali, Gen. ,1551, in-S»; en franc, la même année.

XVI. De communicatione fidelium, quibus cognita est veritas Evangelii cum papistarum cœremoniis, ac prœsertim cum baptismo, nuptiis, missâ, funeribus et exequiis. Libellus opprimé utilis, Gen., 1551,in-12; trad. en franc., 1558, in-l 2.

XVII. L'office des morts fait par dialogues en manière de devis. 1» LVnterrement . 2» Les suffrages , 3» Le deuil, 4* Les anniversaires, 5» La messe, Gen., 1552, in-8».

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XYIII. Le requiescant in pace du purgatoire y fait par dialogues en manière de devis, \^ Le dernier sacremeut. 2^ Les pardons, o"^ Les funérailles, Gen., 1552, iu-80.

XIX. Dispulations chrestiennes touchant V estât des trépassez, faites par dialogues. 1° Là cosmographie infernale. 2° Le purgatoire. 3° Le limbe, 40 Le sein d Abraham. 5* La descente aux enfers, Gen., 1552; 1554, in-S»; en latin, Gen., 1552, in-80.

XX. Métamorphose chrcstienne distinguée en deux parties. Dialogues de la première partie intitulée l' Homme:

!• L'homme naturel. 2° L'homme difforme. r»o La transformation des âmes, 40 L'homme réformé. Dialogues de la 2^partic intitulée l'Eschole des bestes:

J ° Les (vconomiquvs . 2» Les politiques. 3® L'art militaire. 4° Les arts. ti^Les éthiques. 6° La religion. 7° Les langues. 8° La tliéologic, Gcn., 1552,8»; 20 édit. avec des changcmcnls dans I0 titre, Gen., Jacq. Berthet,156l;l592^ in-80. — Dans la l»^* partie, Virct suit dans toutes ses phases la transformation de rhomme pécheur en chrétien régénéré; dans la 2% il lui fait donner par les botes d'excellents préceptes.

XXI Commentaire sur l* Evangile selon Saint-Jean, Gen., Rob. Estienne, 1553, in-fol.

XX II. De veto Verbi Dei,$acramentorum et Ecclesiœ ministeriolib. IL De adulterinis sacramentislib. L De adulterato baptismi sacramento et de sanctorumoleorumusu et consecrationibus lib, l. De adulteratd cœnd Domini et de tremendis sacrœ mùsœ mysteriis lib. VL Detfieatricd missœ saltatione .

Cento ex veteribus poelis latinis consarcinatus, [Gen.] Rob. Estienne, 1553, in-fol.;en franc., Gen., Rivery, 1560, in-80.

XXIII. La nécromance papale, faite par dialogue en manière de devis, [Gen.] 1553, in-80; 1559, in-8<^.

XXIV. Des actes des xrrais succes' seurs de J.-Ch, et de ses apostres, et des apostats de V Eglise papale, contenans la différence et conférence de la

saincte cène de Nostre Seigneur et de la messe. Item la naissance^ le ba^timent et la consommation de la messe et de la papauté et du mystère de l'Antéchrist, Gen., 1 554, in-8o;nouv. éd., revue et augm., otTranl des changements dans le titre, [Gen.] Estienne Ana«lase, 1559, ln-8»; en latin, Gen,, in-8o; Irad. en ital., 155G, in-8«>. — Histoire ccclésiastiquo sous une forme populaire.

\\\. Instruction chres tienne et somme générale de la doctiine comprinse es sainctes Escritures : où les principaux poincts de la vraye religion sont familièrement traitiez par dialogues, [Gen.] 1 559. — L'ÉpItre dédicatoire à la ville d'Orbe, datée du 1 1 mai 1551, semble indiquer une édit. antérieure.

XXVI. Epistres aux fidèles pour les instruire et les admonester et exhorter touchant leuro/jfîce. et les consoler en leurs tribulaUons, Gen., 1559, in-12.

— Cité par Lcu.

XXVI I. Admonition et consolation aux fidèles, qui délibèrent de sortir d'entre les Papistes pour éviter l'idolâtrie, contre les tentations qui leur peuvent advenir et les dangers ausquels ilspeuvent tomber en leuryssue, [Gen.] 1559, in-12; imp. avec les No« III, Vm et XVI, sous ce titre : Traitez divers pour l'instruction des fidèles, qui ré.sident et conversent es lieux et pays èsquels il ne leur est permis de vivre en la pureté et liberté de l'Evangile.

Revus et augm., Gcn., 1559, in-8».

XXVIU. Du vray ministère de la vraye Eglise de J.-Ch. et des vrais sacremens d'icelle, 1560, in-12. — Sans doute une réimp. du N^ ÏX.

XXIX. Satyres chrestiennes de la cuisine papale, Gen., Radius, 1560, in-8o; Lyon, 1560, 8% selon Peignot.

\X\, De la vraye et fausse religion touchant les vœus et sermens licites et illicites, et notamment touchant les vœus de perpétuelle continence, et les vœus d'anathème et d'exécration, et les sor orifices d'hosties humaines, etdel'eoccommunication en toutes religions.

Item, de la moinerie, tant des Juifs que

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des Payens et des Turcs et des Papistes, (t des sacrifices faits à Moloch, tant en corps qu'en ame, [Gen.] Rlvery, 1560; 1590, in-S». — Au jugement de M. Chenevière, on y trouve de l'esprit, de la naïveté, une érudition surprenante, mais le style en est obscène.

XXXI. Sommaire des principaux poincts delà foy et religion chresticnne, et des abus et erreurs contraires à iceus. Avec un brief sommaire d^ la doctrine chrestienne fait en forme de dialogue, dédié a V église de Lausanne, [Gen!] J. Rivery, 1561, in 16; Metz, 1564, in-8®; trad. en angl., Lond., i 573, in-8o. — Le brief sommaire dîsM d'abord été imp. àLaus., 1 558, in-1 2.

XXXII. Le monde à l'empire et le monde démoniacle fait par dialogues.

L'ordre étales titres des dialogues du monde à l'empire : 1 • U empire des monarchies. 2«» L'empire de l' Empire romain. 3° L'empire des Chresliens, 40 L'empire des Hépuhliqnes. — Du monde démoniacle : \^ Le diable deschainé.2^ Lis diables noirs. 3° Les dwbles blancs. 40 Les diables familiers. 5° Les lunatiques. 6° La conjuration des diables, Gcn., 1561, in-80; réimp. quatre ou cinq fois et trad. en angl., Lond., 1583.

'XXXIII. Dialogues du combat des hommes contre leur propre salut, et contre le devoir et le besoin qu'ils ont de s'en enquéHr par la Parole de Dieu. L'ordre et les titres des dialogues : !<> La sainte inquisition ou les accessoires. 20 L'attente du concile. 3° L'iîitérim, 4° L'autorité des conciles. ^^Im résolution des conciles, [Gcn.] Rivery, 1561, in-8<».— L'épîlre datée de Lausanne, 11 mai 1551, semble indiquer nneédit. antérieure, peul-être leN^XI V.

XXXI V. La doctrine nouvelle et ancienne, nouvellement reveue selon la vérité de l'Ecriture sainte, et augmentée, 1561, in-16. — Cet opuscule est porté sur une liste d'ouvrages de Viret,queM.Chappuis, professeur à Lausanne, a bien voulu nous communiquer. Nous n'en connaissons pas la première édition.

XXXV. Exposition familière du catéchisme et des principaux points de la doctrine chrestienne, Gen., J. Rivery, 1561, in-16.

XXXVI. Les cautèles et canon de la messe. Ensemble la messe du corps de J.'Ch. Le tout en latin et en français y Lyon, 1 563; 1564, in-S»; 1 605, in-l 6; trad. en angl., Lond., 1584, in-8<».

XXXVII. Catéchisme, Gen., 1564, in-80. — Cité dans la liste dressée par M. Chappuis. Peut-être le IVoxXXV.

\Wyw\.ln$lruciionchreHtienneen la doctrine de la loy et de l'Evangile, et en la vraye philosophie et théologie, tant naturelle que supernaturelle des Chres tiens, et en la contemplation du temple et des images et œuvres de la providence de Dieu en tout l'univers, et en l'histoire de la création etclieute et réparation du genrehummn. Le tout divisé en trois volumes, Gen., J. Rivery, 1564, 2 vol. in-fol.; trad. en angl., 1573, in-80. Kpllre dédicaloirc de la i^e parlie à l'église de Nisraes, •datée de Lyon, 7 dcc. 1563, et de la 2« partie à l'église de Montpellier, datée du 1 2 déc. — A proprement parler, cet ouvrage n*est qu*une réimpression des Expositions familières sur le Décalogue. le Symbole, l'Oraison dominicale. Viret a conservé la formedu dialogue qu'il aflectionnait. Le disciple interroge, le maître lui répond, mais comme Ta déjà fait observer M. Sayous, l'enlrelienn'a rien delà méthodesocratiquc, et les questions de Télève ne sont guère que des transitions. Les mêmes objections et les mêmes réponses se représentant fréquemment, il en résulte une surabondance et une monotonie fatigante.

51 XXXIX. Commeniarius in Acta Apo'stolorum, s. 1. ni date, in-8°, en latin et en franc. — Cité par LeuetSénebier.

XL. Des clefs de l'Eglise et de l'administration de la Parole de Dieu et des sacremens selon l'usage de l'Eglise romaine, et de la transsubstantiation, et de la vérité du corps de J,-Ch., et de la vraye comnnaiion d'iceluy , Gen.^ J. Rivery, 1564, in-80.

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XLI. De l'institution des heures canoniques et des temps déterminez aux prièresdes Chrestiens, Lyon, 1 564, 8*.

XLII. De Vauthorité et perfection de la doctrine des sainctes Escritures, et du ministère d'icelle , et des vrais et faux pasteurs et de leurs disciples, Lyon, Cl. Sennelon, 1564, in-S». — Virel y proclame avec force la doctrine du libre examen.

XLI H. Trois livres des principaux poincts qui sont aujourd'huy en différcnt touchant la saincle Cène de J.-Ch, et la messe, et de la résolution d'iceux, Lyon, Cl. Senneton, 1 565, in-S»; Irad.

en angl., Lond., 1579, in-S».

X L 1 V . L' In térim par dialofj ues . L'or-dre et les titres des dialogues : !<> Les moyenneurs. 2° Les transformateurs.

r>« Les libertins. 4° Les persécuteurs.

5" Les édicts, 6® Les modérez, Lyon, Cl. Senneton, 1565, in-8o.

LXV. De V estai de la conférence, de Vauthorité, puissance et succession tant de la vraye que de la fausse religion, Lyon, 1565, in-80.

XLVl. Response aux questions proposées par J, Ropitel minime aux ministres de l'église réformée de Lyon, Gen.,J. Bonncl'oy, 1565, in-8o;Lyon, Cl. Senneton, 1565, in- 8».

XL VII. De la providence divine touchant tous les estais du monde et tons les biens et les maux qui y peuvent advenir et ad viennent ordinairement pat la volonté et le juste jugement de Dieu, Lyon, Ci. Senneton, 1565, in-S*».

La Monnoie croit pouvoir attribuer àViret deux écrits satiriques passablement scandaleux, publiés sous les noms de Jean de La Roche, baron de Florigny, et de Colin Royer, bachelier in ntroque ; mais comme le principal et presque unique fondement de son hypothèse est que le titre porte la marque du libraire Girard,nous ne pensons pas devoir adopter son opinion. Nous ne savons non plus jusqu'à quel point est fondée celle de Barbier, qui croit reconnaître Viret sous le masque de Firmianus Chlorus, auteur de la préface et des notes dont on a enrichi Tédit. da

traité de Chrysostome : De dignitata sacerdotal i.

Nous avons trouvé ^(isLettres de Viret, à Paris dans la Collée t, Dupuy, Vol. 1 02, 1 05-1 05, 1 57; à Genève, A/M. latins, No» 1 06, H 1 , 1 1 1% 1 1 5, 1 1 6, et Arch. N^ 1 1 69 ; à Berne , Biblioth. Ilist. helv. III, 54, etc. Si nos renseignements sont exacts, on est sur le point de les publiera Genève avec beaucoup d'aulres pièces pleines d'intérêt, recueillies soigneusement par M. Herminjard, deVevay,qui travaille depuis des années à une biographie de son illustre compatriote.

VIUIDET (Jean), fils de Jean Viridet, notaire royal et ancien deTéglise de Paray-le-Monial, naquit en 1655.11 fit ses humanités à Die, sa médecine à Montpellier, et prit le bonnet de docteur à Valence, d'où il vint à Paris suivre la clinique des hôpitaux pour se perfectionner dans sa profession. A la révocation de l'édit de Nantes, il se retira d'abord à Genève^ puis à Rolle, et finalement h Morges, où il mourut probablement. On a de lui :

I. Tractatusnovus medico-phy siens de prima cociione, prœcipuè de ventriculi fermentis, novis in medicind hypotesibus superstructus et innumeris inventis, curiosisque experimentis et observationibus locupletatus , Gen. , 1692, in-8o; Irad. en franc., Paris, 1755, 2 vol. in-80.

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