VII. Qtiestions plaisantes et récréa
tives avec leurs décisions ; ensemble un Discours problématique touchant le célibat et lemariage, Paris, 1 659, in-t 2. — Anonyme, cité par Barbier.
Ne connaissantaucune généalogie de celte famille, il nous a été impossible d'établir le degré de parenté de ceux de SCS membres dont nous venons de parler, et il n'est pas davantage en notre pouvoir de dire par quel lien s'y rattachait Jean Vulson^de^La Colombière, successivement ministre à La Mure, à Die et à Montélimart, qui fut député aux Synodes nationaux de La Rochelle et de Saint-Maixent, ainsi qu'à l'Assemblée politique de Grenoble. Il ne vivait plus en 1 637. Selon toute probabilité, c'est de lui que descendait Etienne Vulson-de-La Colombière, ministre à St-Jean d'Hérans,Àgé de 57 ans en i 670, qui fut mis en jugement pour avoir prêché dans une annexe et, par une rare exception, renvoyé absous (Arch, Tt. 254).
WALDNER (Fr£d£ric-Louis Db), gentilhomme protestant de l'Alsace^ fils aîné de Frédéric-Louis de Waldner, capitaine dans l'armée française.
Waldner commença ses études en droit à Altorf , alla les continuer à Leyde et les termina à Giessen^ oii il soutint^ en 1700, deux thèses, l'une De obligatione et potestate régis Romanorum, l'autre De diplomatibus Geimaniœ im-' peratorum et regum. L'année suivante, ilen soutint une troisième pour le grade de licencié et la dédia au maréchal d'IIxelles, gouverneur de l'Alsace. Elle a été imp. sous ce titre : Diss, juris publiai de firmamentis conventionum publicarum. Nommé^en 1704 ^conseiller de cour du prince de Birkenfeld, il fut élevé, quelques années après, au rang de conseiller privé et de directeur des finances, titres auxquels il ajouta, en 1710, celui de conseiller privé du margrave de Brandebourg-An^pach. En 1720^ il donna sa démission de ses charges à la cour de Birkenfeld et se retira dans ses terres. Trois ans plus tard, il fut appelé à Versailles et rendit des services qui lui méritèrent une pension du gouvernement français.
A la même familleappartenait Chris- Uan-FrédériC'Dagobert de Waldner, né en 1 7 i 2^ qui entra au service de France, en 1728, comme enseigne dans le régiment de iMay, el conquit par ses services aux sièges d'Ypres, deFribourg, de Toumay , aux batailles de Lawfeld et de Uosbach, les grades de maréchal de camp, en 1758, et de lieutenant général, en 1762. Il était colonel d'un régiment suisse de son nom. A la création de Tordre du Mérite militaire, en 1 759, il fut nommé un des deux grand'croix, et Louis XY, en lui annonçant cette nomination,aJouta gracieusement, qu'en a créant c^t ordre, c'était à ses services qu'il avait pensé. » Son frère aîné, François-Louis, baron de Waldner-Freundstein, servit aussi dans l'armée française. Capitaine, puis major
dans le régiment Royal-cavalerie, colonel du régiment de Bouillon, à la tète duquel il fut remplacé, en 1760, par son frère Louis- Anstatt, commandeur derOrdre teutonique^ le baron de Waldner dev int comte par la mort de son frère le lieutenant-général, à qui Louis XY avait accordé ce titre en 1752. De son mariage avec une demoiselle de Berckheim de la branche de Ribeauvillé, naquirent trois enfants, deux fils et une fille. L'alné des fils mourut jeuûe. Le cadet se nommait Geoffroy.
La fille, née le 5 Juin 1754, au cbÂteau de Schweighausen en. Alsace, reçut au baptême le nom de Henriette- Louise. Ayant perdu sa mère à Tàge de trois ans, elle fut élevée par sa marraine, Eue de Wurrnser, et épousa le baron Siegfriedd* Oberkirch, capitaine dans le régiment Royal-Deux-Ponts et chevalier du Mérite militaire, qui avait quitté le service pour occuper un siège de conseiller noble à la chambre des X Y dans le Conseil de Strasbourg. Sous le titre de Mémoires de la baronne d'Oberkirch, le comte de Montbrison, son petit-fils, a publié en 1855, 2 vol. in-1 2, en le dédiant à l'empereur Nicolas, un récit des trente-cinq premières années de la vie de cette dame^ l'amie de la grande-duchesse Marie Féodorowna.
Ces mémoires ou plutôt ces souvenirs nous montrent M»« d'Oberkirch comme une femme spirituelle, mais entichée de préjugés aristocratiques, qui faussent quelquefois son jugement d'ailleurs sain et solide. On y trouve d'intéressantes anecdotes et des aperçus trèsfins sur les mœurs de son siècle.
WALTHER(JEÀN),membre du Conseil de Strasbourg, a laissé en msc. une Chronique, où il entre dans de grands détails sur les guerres de Turenne en Alsace. Il s'y montre homme intelligent et pieux. Elle finit à l'année 1676.
WEBER (Pierre), pasteur à Mulhouse, mort en \ 689, a laissé, selon Graf, des6Vrî?wfw et des Commentaires