‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 38 sur 241 · NETTE · texte numérisé non relu

NETTE

Jean Sarrasin, du CG, se maria avec Jeanne Favre et fut père de trois fils nommés Jean, Jean-Jacques et Ami.

On ne sait rien de la \ ie des deux derniers. L'atné, Jean, qui fut appelé à desservirune église de Genèveen 1 689, et qui mourut en 1 71 6, prit pour femme Madelaine de La Corbière. Son Ù\s, Jean, se consacra aussi au ministère et fut nommé un des pasteurs de la ville en 1736. Il mourut en 1778, ayant eu de sa femme Marguerite Facre, une fille, Madelaine- SusANNE^ et un fils, François. Conseiller en 1768, syndic en 1778 et premier syndic, FrançoisSarrasin mourut en 1 803. Il avait épousé, en 1775, Jeanne-Marie-Pauline Arthaud, de Paris, qui le rendit père de deux fils, nommés Jean Louis et François-Paul. L'alué, né en 1776, se mariaavecANNE-MARiE-lSALLNE A/aur?c«^ fille do professeur /eaw-Fré^MV-r/w'odore Maurice, et en eut Jean-Frêdéric-Olivier, George-Victor et Pauline Elisarkth-Mctorine. Le cadet, moins âgé de trois ans, épousa Ca/Aarine-Elisabeth'VictoireBigaud jqu\ lui donna Jean-Charles, auteur d'une Dissertation sur les droits de succession des enfants naturels, Gen., 1829^

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ID-S*; HOBÀCS-PÀOL-EDOUÀRDyAlVlIB-

FifiDÉRic- Maurice et Henrietti- Marib.

11. Fils cadet de Jean, Théophile Sarrasin, du conseil des LX,morten 1660^ épousa Sara Bonnet, flile du médecin André Bonnt-t, 'dont il eut Théophile et EsTHER^ femme de Jean Magnin{t), Théophile, conseiller en i 675, mourut en 1 681 , laissant deux flls de son union

il 6 4 9) avec DoroUUe de Finod, L'un 'eux, Pierre^ alla s'établir à Vienne en Autriche, où sa postérité ne subsista pas longtemps; Taulre, Marc, santier en 1693, mourut en 1699. Sa femme^ Jeanne-Marie Laurens, qu'il avait épousée en 1679, lui donna plusieurs enfants, mais il ne survécut qu'une fltle^ Olympe, mariée à JI//c^/ Garde Ue.

Une autre famille du nom de Sarrasin, également réfugiée à Genève, descendait de Jean Sarrasin, deLaTonrd'Aygnes, qui avait été gratifié des droits de bourgeoisie le l5nov.i582.

C'est peut-être à cette famille qu'appartenaient le pasteur Paul Sarrasin^ qui, après avoir desservi des églises en Quercy et en Bourgogne, fut dégradé da ministère, et Enoch Sarranin, de Genève, qui ne nous est connu que par une dissertation De humorum necesùtate et proœimis humant corporis princijfiiis, Heidclb., l587,in-4».

SARRAU (Jeak), sieurdeBoinetei de Vezis, d'une famille originaire de l'Agénois^ fut anobli, en 1614, pour des services rendus à l'Etat; il laissa quatre fils de son mariage avec if arie Bechony savoir : !• Jean;— 2* Jicob; —3® Jean-Jacques^ sur lesquels nous nepossédonspasderenseigoements(2); — 4» Jean, sieur de Brie, secrétaire du duc de Biron, puis, en 1604, conseiller secrétaire du roi , qui épousa, en 1600, Antoinette Ta^/o^, de Dijon,

(1) En 158S, Dominique Magnin^ drapier 4è Màrnn, fat reçu boargeois de Genève.

(3) Il est à supposer qu'ib restèrent dans l'Agénoi5. En 1Q86, la jeune .S(irrai«-d<f-Z>i Branth», âgée de onze ans, fut enleTÔe i ta famille «1 Mire aai Religiettseeda Tiert ontred'Ageo {Arth, géH.U, S68).

et monmt, en 1637, à Paris (Reg, de Charenfon), De ce mariage naquirent:

1 0 Jean, qui suit; — 2» Claude, dont nous parlerons après son frère ; — 3* Anne, femme de Ntbolas Bigot, morta en 1 658, à rage de 36 ans ;^4o Charlotte, qui épousa à Paris, en 1627, François Le Coq sieur des Moulins.

1. Jean Sarrau, sieur de Brie et de Boinct, en faveur de qui son père se démit, en )62G, de sa charge do cousellier secrétaire du roi , épousa, ea 1632, Elisabeth Bazin, fille de Théodore Bazin, sieur de Beaulieu, et d'Elisabeth Venel, qui mourut en 1640, à l'âge de 23 ans, après lui avoir donné trois enfants : 1* Elisabeth, présentée au baptême dans le temple de Chareoton, le 20 Juin. 1G34, par son grandpère Jean Sarrau et sa graud'mère Elisabeth Venel; elle mourut Jeune; — 2« Anne, baptisée le 31 mai ]656,qal épousa, en 1651, Françms de Quié^ vremont, marquisd'Ueudreville, baron de Bouteville, fils de Centurion de Quiévremont et dlIélèncDaisgues; —

30 Jean, baptisé le 20 mal 1638, qui s'établit à La Rochelle, et sortit de France à la révocation {Arch. gén. Tt.

247), avec son fils Abraham (/6»c/.Tt.

31 G) ; ses biens confisiqués furent consacrés, en 1 689, à l'édification de l'église catholique de La Bochelle (Ib>d.

E. 3374). Resté veuf, Jean Sarrau se remaria, en 1641, avec Marguerite Du Jon, fiile dé Jean Du Jon , trésorier général de la cavalerie légère, et de Renée Le Proust. Il en eut une fille, Elisabeth, qui ne vécut que quelques Jours, et qu'il suivit de près dans la tombe, étant mort lui-même au mois de mars 1643, à l'âge de 39 ans. Tallemant-des-Réaux, qui nous le peint comme un homme d'une avarice sordide, nous apprend qu'il avait Noyagé en Egypte.

II. Claude Sarrau, en latin Sarrth viuSy s'est acquis parmi les érudilsda XYii« siècle une réputation méritée. Il cultiva avec succès la philosophie et la jurisprudence, et devint un philologue si habile qu'on le consultait 4e

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Ions côtés. Pourvu d'une charge de conseiller au parlement de Normandie^ dans Inquelle il fut reçu le 4 août 1 627^ et eut pour successeur Guillaume de La Basoge, le 5 mars 1 63G , 11 mérita l'estime générale par l'intégrité avec laquelle il remplit ses fonctions. Appelé comme conseiller à Paris, il fut renvoyé à Rouen, en 1640, avec la commission qui remplaça provisoirement le parlement de Normandie interdit par Richelieu. Il mourut le 50 mai 1 65 i , après avoir cruellement souffert de la goutte et de la pierre dans les dernières années de sa vie. De son unlon [ 1 630] avec Françoise Du Candaly Ûile û'Isaac Du Candal^ sieur de Fontcnailles^ notaire et secrétaire du roi, et de Catherine de Launot/, naquirent quinze enfants : i^ Antoinette, baptisée le 9 juin 1651; — 2« Anne, femme, en 1649, de Gédéon Du Boisdès-Cours, baron de La Maison fort ; — 30 IsààC, qui suit; — 4« Jean, né en 16^4,morl enfant;— 5» Claude, sieur deFavières, baptisé le 9 oct. 1655; — 6» Catherine;— 7» Françoise, qui épousa, au mois de juill. 1656, Jean Du Jon^ sieur de La Vallée, en Berry.

Elle ne sortit pas de France à la révocation ; mais elle continua à vivre à Sancerre, où elle s'était retirée après la mort de son mari , s'occupant uniquement du soin des pauvres. On lui fit un crime de sa charité toule chrétienne, et sous prétexte qu'elle entretenait, par ses dons, les nouveaux convertis dans leur opiniâtreté, on demanda, en 1699, au gouvernement de la faire enfermer {Arch. M. 675). Hâtons-nous d'ajouter que le secrétaire d'Etat recula devant cette infamie ; au moins n'avons-nous pas trouvé trac« de rcxpédition d'une lettre de cachet la concernant. — 8« Jean, né en 1658 et mort en 1645;— 9» Antoine, mort en iC42, âgé de trois ans;— 1 o» Martre, baptisée le 25 sept. 1659;— ll« Sosanne; — 12» Antoinette, bapt.

le 28 janv. 1644; — 15» Madelainb, morte enfant en J646; — 14« Maris, morte enfant en 1649; — 15« Chris-

tine, bapt. le 29 janv. 1651 . Les Registres de Charenton ne font aucune mention d'une fille de Claude Sarrau, nommée Louise-Anne, qui doit être née en 1641, probablement pendant le séjour de son père à Rouen, et qu'on dit avoir épousé le marquis de Villars. On raconte que restée veuve, en 1672, elle se laissa entraîner par son amant Guillaume Du Chesne-des-Réaux , à prendre part à la conjuration ourdie par le prince de RobanetLatréaumont contre Louis XIV. 11 est certain que parmi les complices de Rohan se trouvait une dame de Villars, qui fut exécutée en plac« de Grève en 1 674 ; mais cette dame était-elle la fille de Claude Sarrau, c'est ce que nous ne pouvons aflirmer.

A la réputation d'un citoyen vertueux et d'un magistrat intègre, Claude Sarrau joignait celle d'un profond érudit.

Ami des Saumaise, des Bocliart, des Grotius, il eût pu marcher sur les traces de ces savants hommes ; mais il n'ambitionna jamais la gloireliltéraire.

Sans parler de ses notes sur le Perroniana, son unique publication fut celle des lettres de Grotius, sous ce titre : HugonisGrotii Epi$toiœ ad Galles nunc primùm éditas, Lugd. Bat., 1 648, ln-12; il y a joint une Préface. Après sa mort, son fils Isaac fit imprimer la correspondance de son père avec la reine Christine : Epistolœ ad Christinam, Suediœreginam, Araus., 1654, in-8*. Deux ans plus tard parurent C, Sarravii Epistolœ cum vitd, curd A .

Clementii, Lugd. Bat., 1656, in-4o,et plus lard encore, P. Burmann réimp.

ees recueils avec quelques additions, à la suite des lettres de Gudius (Uitraj., 1697, in-4«).

Né en I65i, Isaac Sarrau, sieur de Boinet, étudia la théologie et fut nommé ministre de la Chambre de l'éditde Guienne, après avoir desservi quelque temps l'église de Meaux. En 1665, les églises de la Bassc-Guienne renvoyèrent à Paris pour la poursuite de leurs affaires; mais il lui arriva ce qui était arrivé, peu de temps auparavant, au dé-

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puté da Bas-Languedoc, de Vigndks, el à celui de Privas, La Famé, c'esl-àdire qu'unelettredccachellai 01 défense de seprésenter à la Cour. Renvoyé à Parisien s 671, pour le même objet, il ne fut pas plus heureux, seulement il eol uneenlre\ueavecledéputé-général/{(i- Vigny, qui ne lui cacha pas « qn'ltn'y avait rien à attendre de bon » {Arch.

Tt. 261). Quelques années après, en 1677, le synode de Bergerac donna Sarrau pour ministre à Téglise de Bordeaux, qui s'assemblait à Bègle, et le chargea de répoudre aux livres du jésuite Heynier, de Filliol et de Bernard (Ibid. Tt. 550). En 1681, il assista au synode provincial, quisetlntàSaintef oy, le 5 déc. (Ibid. Tt. 540), en présence de deux commissaires, l'un catholique cl Tautrc protestant. Ce dernier fut François Baillet, sieur de La Brousse, aido-de-camp des armées du roi. Ses collègues lui donnèrent une preuve de leur estime, en relisant président. Soixante-cinq églises y envoyèrent leurs députés : Sainte-Foy, Durroya, qui fut choisi pour un des secrétaires, et de La Cave, min., ûcRigaud, sieur de Grandefon,et Poyade, docteur en médecine, anc. ; — Bordeaux, Sarrau, min., Aley sonnet et de Guibert, anc; Duras, Beloule, min., nommé adjoint, ifartfupu, anc. ; — Contras, de RoyèrCy min., Trip-iteaUfBLUC.; — Montcaret,i/arcou, mm. , Boyer, anc. ; — Ralac, Duval, min., Guyonnet, anc; — Fleix, Cartier, min., de Jounuac et La Porte, anc; — CasiiWon, Simonne t, anc ; — Libourne, Oueysaai, min , de Queyssat,^\otài, eiMananteau, anc; — Gensac, Mizaubin, min., de Xougaret et de Verlbois, anc. ; — Villeneuve-de-Puychagut, Ti7ie/,min., Roche, anc; — Miremont, Mathurin, min., de Bories ou de Borrie-du-Bar^ rail, anc ;-r-Pujols-de-Rozan, Brejou, min., de Montaud et de La Taillade, anc ; — La Sauvetat, Du Pont et de Tostée, min., de Caupernet et de Fon" frède, anc. ;— Le Salezat, de Boucherie, min., Gaumat, anc; — Gironde^ de Mathurin, min., ûe Juntes, avocat

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an parlement, élo secrétaire, et de La Terrière, anc ; — Soulignac, Labesse, min., Correch, anc. ; — Bergerac, dû GarissoUes et Verne jou, min, , de Guy, avocat, et Livardie, médecin, anc ;^* La Monzie, Royère, min.. Du Rival tX Valladier,anc,; — La Calivie,D(iperroi»

et de Grenier, anc ; — Monbazillae, Pichot, min. ; — Mucidan, Gommarc, min. ; — Lanquais, Meissonnié, min., Tarnaud, anc;— Castelnau-de-MIraude, de Castelnaut, anc; — Gardonne^ Gellieu, min., B retonei Durant, hnc,; — Cours-de-Piles,Brun,min.,de Mon" leau et de Gillet, anc;— Badefol, Touton, min., de Pégaudouei de Pasquet, anc. ; — Limeuil, Rivasson, min., de La Grange-de-Maliorac, anc; — Salagnac, Gellieu, min., Pouch, anc ; — > Tnrenne, de Costa, min., de Lcd)adie et Nicolas y anc ; — Argentat, Murai- Ihac, anc;— Sigoulès,//irer*ou Yoer, mln.j Fourommane, anc. ; — Montlgnac, Gellieu, min., de La Salle^»

Vih^ns et de La Saigne, anc ; — Boesse,Gai^nar(i, min.; — Nérac, Ferrand, min., de Brassay, sieur de Monrepos, anc ;— Caslcljaloux, de Brocas, min..

Du Saillier, avocat, anc;— Pucb, Lafite, min., do Lion et de Molier, médecin, anc; — Monein, Dupuy, min.; — Lavardac,Sém7/i,min.; — Canmont, Du Casse f min., et de La Vaissière, sieur de Cobcil, une; — Ca\onges, Joye, min., de Jouy, anc, — Meilian, de Graves, sieur de Mares, et de Graves, sieurdeMartoret,anc.;— Euze,Afeu/À, min., de La Barfe, sieur de Garderon, anc ; — Sl-Justin, Muratel, min. ;— Epiens, Nolibé, anc ; — Montréal, r/ioi/5«n,anc.;— Fleux,Corrfiflr,mln.; — Calignac, Du Casse, min.; — Agen, La Porte, min., et Sabatey, anc. ; -— Clairac, de Brocas, min., de Michel, anc ; — Monflanqnin, de Costa, anc. ; — Tournon, Valade, min., et Durant, anc. ; — Tonneins-Dessous, Ricotier^ min., de Michelet, anc; — Tonnelns- Dcseus, Larligue, anc. ;— Gontaud, Canolle, min., et Afe//on,anc.;— Monsempron, Eymar, min., de Monbaud, etdeLa[6ottm>,anc.;— Laûte, Testas ^

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Btn. ;— Monlauty Védrines, min.;-* CasteIrooroQy Venés, min., Bourges- Bellecombe, anc; — Paymirol, Testas, j^ln.y Faget, aDC.;^La Parade, Bordier, m\n,,û'Esdaux, anc; — Gavaudon, GervaiSy min., de La Motte-Suire et deGalUeu, anc.;— Pajols,d'i4t/buz, min., D^scayraCy anc; — Caslel* DauHle-Grattecambe, Gros^ min.,Lti5trac e( Raynal, anc. Si le synode de Sainte-Foy ne Tut pas le dernier qui 86 Uni dans la Basse-Guienne, ce fat ao moins le dernier auquel Sarrau assista. En 1685, au mois d'avril, il fut mis en accusation avec plusieurs ipembres de son église, pour avoir ad- ■lis à la Cène Françoise Martineau, qui , disait-on , s'était convertie. Le procureur général reconnaissait qu'il B'était pas sufl^amroent prouvé que oeite femme eût abjuré , les Jésuites faisant espérerseulement d'apporterau parquet son acte d'abjuration, et il craignait surtout que si Ton fermait le temple de Bègle, le seul qui fût encore ouvert en Guicnne, « les meilleurs négociants qui étoient de la R. P. R., » Q6 sortissent du royaume. Mais ses observations ne flrcnt aucune impression sur la Cour, ou ne purent du moins triompher de sonbigotisme. Ordre fut donc donné de poursuivre le procès, en prenant pour base un autre chef d'accusation Le l«rsept. 1685, intervint la sentence du présidial qui condamna Jean JoUy^ coupable d'avoir embrassé la religion réformée, à Tamende honorable, au bannissement perpétuel et à 500 livres d'amende; son père Bertrand Jolly et sa mère Marie l/dseauy au blâme et à 1 00 livres d'amende, pour avoir élevé leur fils Jean •t sa sœur Marie dans la religion protestante ; Marie Lescure, femme d'Antoine Pineau, à la même peine pour le même crime. Les deux jeunes Jolly furent mis dans des couvents; Marianne et Marie Pineau, enfermées à la mai^ufacture. Un supplément d'iostractlon fut ordonné contre Sarrau, Goyon son collègue, Françoise Mariineau, femme do Jean Bourrillon, et sa fille

Susanne Pineau, Bourrillon qui avait été incarcéré, fut remis en liberté, et Jean Lartigue, avocat et ancien de l'église, mis hors de cour. Le culte fut naturellement interdit à Bègle, et le temple démoli. (Arch. gén, Tt. 257).

Sur appel , le parlement de Bordeauj:

s'empressa de confirmer cette sentence inique, par arrêt du 5 septembre. A la révocation de Tédit de Nantes, Sarra^ ne suivit pas l'exemple que lui donné?

rent presque tous ses collègues de la Basse- Guienne, en passant dans les pays étrangers (l). il resta en France et abjura, mais la sincérité de sa conversion resta longtemps douteuse, avec d'autant plus do raison que sa femme et ses enfants du second lit étaient sorr ils de France pour obéir à la voix de leur conscience (Arch. E. 3374). li avait été marié deux fois, en 1661, avec Madelaine Pinette, fille de Pierre Pinette, ministre à Amiens, et de Ma* delaine Dubus; puis, en 1675, avec Susanne Bondeau, fille du banquier Jean Rondeau et ùe Marguerite Le Roy.

Du premier lit vinrent Màdklaine, qui se laissa séduire par un garde du roi et abjura dans l'espoir de Tépouser (Arch, 0. 25), Charles et Marie, qui restèrent auprès de leur père, mais continuèrent , au moins en secret , à professer la religion rérormée, puisque Charles, sieur de Boinet, mort le 14 août 1749, fut enterré au Port au Plâtre (Etat civil de Paris, Port au Plâtre, No 88). Il avait épousé Susanne Dupont, Du second lit sortirent encore

(1) A ceux qae Dons aTons déjà en l'ocrastion de mentionner, nonn ajoalerons ici : Hfnri Ve» nét^ réfugié en Hollande arec sa femme et un enfant ; Pierre Brocoi^ avec sa femme et deux en> fants; JeanGeUieUfen Angleterre, avec m* femme et deux enfants ; Daniel Gellieu^ en Hollande, aTee m femme ; Honùrat Gervaig^ en Angleterre, «ree deux enfants; Pierre Kf(irtn«t, en Hollande, avec un enfant; Jacquet Brun^ en HoIlande,aTec sa femme; François Séni7A , en Hollande ; Simon CanoUe, en Angleterre; Jaeq.Du Catte, en Angleterre, avec sa femme; Jean La Porte^ en Angleterre ; Daniel Cartier ^ en Hollande, avec sa femme et sou lils ; Jtaac Darroya, è Gampen,aTee sa femme et trois enfants ; Jean Rivasion, à Hardenwyck ; Daniel Vemejov, à Amiieim, puis à Himboarg,etc.,Qlc.

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quatre enfants, Isaac, Jean, Marguerite et SusANiiE. Nous ne connaissons pas Tannée de la mort de l'ancien pastear de Bègle, dont on a quelques ouvrais. En voici les titres :

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