‹ La France protestante (volume 5)Chapitre 45 sur 241 · L. B. J. M. LLugd.B.,i. Maire], 164Û · texte numérisé non relu

L. B. J. M. LLugd.B.,i. Maire], 164Û

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pp. 1 1 5, in-1 2; réimpr.dans un recoeil en 1699. — tt Ce dialogue est savantet curieux, dil Paquot; Sauroaise y traita la que8lion fort agitée de son temps en Hollande : s'il est permis de porteries obeveux longs, et se moque des minis« très qui cro>oient que St. -Paul Ta défendu, et qu'on ne peut violer cetfe défense sans commettre un grand crime. »

On attribue, en outre, à Saumaise un Dialogue sur les longues perruques, contre G. Voët et son fils le philosophe. XX\II. Librorum de primatu Papœ pars prima, cum Apparalu ; cui accès»

Sêrê Nili et BarUmmideeodem primatu TractatuSf gr. et lat,, Lugd. B., 1645, in-40. — V Cet ouvrage, dit Papillon^ allarma fort leclergé de France, qui étoit alors assemblée Paris. Il en porta ses plaintes au parlement de Paris, au cardinal Ma^^arin et même à la reine mère. Mais on prit le parti le plus sage, qui fut de laisser démêler cette querelle entre les théologiens. » Cette sage réflexion de l'abbé soulève les susceptibililés du prof, à Tuniv. de Louvain, Paquot, qui s'étonne d'un pareil langage dans la bouche d'un abbé «qu'on représente comme scrupuleux sur tous les devoirs de la religion, rt Aurait-il été meilleur chrétien s'il s'était prononcé pour la persécution et la violence?— Je^n Dartis répondit à Saumaise, en 1648.

XXXIII. Miscellœ Defensiones pro Cl. SalmasiOy de variis Observationibus et Emeruiationibus ad Jus Atticum et Rumanum pertinentibus, Lugd.B., J. Maire, 1645, pp. 888, in-l2,sansla dédicace, pp. S8, aux frères Pierre et Jacq. Dupuy, datée du 12 fév. 1645.

XXXIV. Disquisilio de Mutuo, qitâ probatur non esse aliénai ionem, auctore S. D. B. (Salmasio dcBurgundià), Lugd. B.,J. Maire, lG45,pp. 454, in- 12; dédiée à Orner Talon, fils, avoc.

gén. au parlem. de Paris. — Anl. Clément prétend que Saumaise écrivit ce traité sans s'aider, pour ainsi dire, d'aucun livre, des accèsde goultel'empèchant de se rendre dans labiblioth.

de l'académie.

XXXV. Confutatio DiatHbœ de mu^ tuo, tribus disputationibus ventilatm auctore et prœside J, J. Wissemba* chio, etc., Lugd B., J. Maire, 164S, pp.302,in-l 2; dédiée à C^tt'i« Sarrau.

— Cet ouvr. est suivi d'une Apologie par Jean-Otton Tabor, prof, de droit à l'univ. de Strasbourg.

XXXVI. Epistola C. À. Pabroti de mutuo, cum respons. CL Salmasii ad JEgidium Menagium, Lugd. B . , i . Maire, 164n, pp. 32, in-12.

XXXVII. Simplicii Kfnm [Cl. Saumaise] nd Justum Pacium Epistola, siveJwlicium de libre posthumoGrotiif Hagtopoli, Christ. Catharinus, 1646, in-8«, pp. 413; Argentor., Jac. Chilo* nlus, 1654, ln-12. — Violenle satire contre Grotius elles Jésuites. On croit, dit Paquot, que la première impression s'en fit à Leyde; elle est datée deRhenopolifldib. decemb. 1646.

XXXVIII. De TranssubstantiatiùfiB liber, SimplicioVerino auctore, ad Jus* tum Pacium contra Hug. Grotium, Hagiopoli, Theod.Eudoxus, 1646, pp. 51, in-r2; 1660, ln-12.— Saumaise écrivit ces deux brochures pour ré* pondre au livre posthume de Grotius :

Rivetlani Apologetici Discussio.

XXXlX.Prœ/a/fotn Oratîones Alex.

Mori : I. Oraiio in Calvini laudem; 2. de Pace, Gencv., Steph. Gamonet, 1647, in-4'»; Lugd. B., 1694, ln-4».

— Saumaise écrivit celte préface sous le nom de Téditeur.

XL. Spécimen confuiaiionis ani* madversionum Desiderii Hcraldi, sivt Tractatus de subscribcndis et signandis testamentis; item, de antiquorum et hoifiernorum siyillorumdifferentid, Lugd. B., Elzev., 1648, pp. 376, in- 12. — La réponse de Didier Hérault :

Quxstionum quolidianarum, etc., ne parut qu'après sa mort.

XLl. De annis climactericis et antiqud astrotogiâ Diatribe, Lugd. B., Elzev., i648,in-8o. — «Vaslum opus plénum variac eruditionis, n au Jugement de Haller. Une des conclusions de l'auteur, c'est que les maladies en démiques proviennent de l'air^ du cil-

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mat, de la noarrilare, et non des astres. Une conversation qu'il enl avec notre ambassadeur et que La Peyrère, qui y assistait, le pria de mettre par écrit> donna lieu à ce traité.

XLll. D"fpnsw regiapro Carolo I, ad seren. Magriœ Brit, regem Carolum II y filium natu majorem^hcBredem et successorem legitimurriy [Lond.?] sompt. regiis, 1649, pp. 444, in-24 y compris la préface; 1650, in-fol. ; 1651, in-12; Amst. 1649 et «652, ini 2 et avec la réponse de Milton, 1 657, in-4«; Ultraj., 1650, in-12; Lugd.B.

1650, in-12; Paris, 1650, In-l 2; Rotbomagi, 1650, in-l 2 ; trad. en Tranç. et en flamand. — Cet ouvrage parut d'abord anonyme. Saumaise le traduisit lui-même en français sous le nom de Claude Legros de Saint- Hilairey Paris, 1650, in-8». On ne peut nier que notre savant n*ait eu un savoir prodigieux, qui s'étendait à toutes les branches de nos connaissances, mais on doit reconnaître en même temps que ce n'était souvent chez lui qu'une science de mémoire. Aussi, lorsqu'il lai arriva d'aborder des matières plus ou moins étrangères à ses études habituelles, il les traita moins en adepte qu'en scoliaste ; c'est ce qu'on remarque dans sa Défense royale, « où il défend très-mal, dit Paquot, une trèsbonne cause, se contentant de raporter en pédant des passages des Anciens, sans presque raisonner, et sans faire aucun usage du droit public d'Angleterre. » Saumaise composa ce livre à la prière de Charles II, à qui il le dédia. Ce prince l'en remercia parune lettre très-flatteuse, et lorsqu'il fut rétabli sur le trône, il se ressouvint du service que notre savant lui avait rendu et chercha à s'acquitter envers un de ses enfants qu'il appela dans son royaume. Milton opposa au livre de Saumaise sa Défense pour le peuple anglais (Lond., 1651, in-l 6). Tous les partis reconnaissent que l'avantage ne resta pas à notre savant dans sa lutte avec ce vigoureux athlète (l). Milton

(I) YoltaireBOUf donne un eiemple de la lé«

lui reprocha avec raison d'avoir, dans l'intérêt de sa cause, abandonné desopinions qu'il avait toujours soutenues.

En eO'eljditBayle (Nouv. lelt. crit. sur l'Hist. du calv.) « en écrivant contre le Pape, il étendit le plus qu'il put les «maximes du gouvernement aristocratique ; mais, quelques années après, il changea de ton afin d'écrire contre les rebelles d'Angleterre, qui avoient fait mourir leur roi, et leur allégua toutce que Ton dit de plus fort pour les droits de la monarchie. Cette inconstance et cette variété de principes lui fut cruellement reprochée par Milton et le fit regarder comme un homme quifaisoit des livres, non pas pour apuyer ce qu'il croyoit fermement être véritable, mais pour soutenir à tort et à travers toutes les matières que la fortune lui présentoit » (l).

XLIII. Catalogus grœcorum et latin, Mss. qui anno 1 62 2 operâ alque industriâ S'ic. Rigaltii, CL Salmœiii et Joann. Haulini primùm perfecti, denuà recogniti et aucti fuerunt, anno IQm, operâ et studio Pétri et Jacob, Puteanorum, dans la Bibl. nova Mss.

du P. Labbe, 1653, in-40. — « C'est peut-être l'ouvrage de Saumaise, au jugement de Paquot, qui lui a coûté le plus de tems et d'application. 11 y travailla une année entière avec Rigault, qui en emporta toute la récompense, ayant été gratifié d'une pension dp Louis XIV. »

XLIV. Cl. Salmasiiviri illftstr Epistolarum liber primus : accedunt de

|ëre(é par trop gauloise dam la critique qu'il fait de Tun et de l'autre outrage. Le roi d'Angleterre, Charles II, engagea, dit-il, Saumaise )i composer Le cri du tang royal contre les parricide» de Charles I. Or c'est là le titre de ('ouvrage de Pierre Du Moulin ^ ce qui pourrait faire soupçonner Voltaire de n'avoir pas lu Touvrago de Saumaise. Il ne l'en juge pas moins. « Le litre ne répondit pas à la réputation de l'auteur : Milton, auteur d'un poëme barbare, quelquefois sublime,... réfuta Saumaise, mais le réfuta comme une bêle féroce combat un sauvage. Ces deui ou- Trages, d'un pédantisme dégoûtant, sont tombés dans l'oubli. «

(1) Baillel allribue cncx)reà Saumaise, sous la datede 1649, Amsl., Ohservationes ad Vitntvii architecturam ; mais nous nous délions de ses indications.

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laudibus et vità ejusd. Prolegomena, accurante Anton. ClementiOy Lugd.

Bal., 1656. in-4«. Suivent avecnouv.

pagiD. et nouv. Justitication : Epist, de région, et eccles. suburbicariis , pp. 67, et Epistola ad jEgidium Menagium, super Herode infant icidd y* etc., pp. 77 , bon portrait de Saumaise. Ce recueil devaitavoir 3vol.;mais la publication en resta là. Colomiès donne la clef de ces lettres dans sesOpuscules, cler, du reste, peu nécessaire. Baylenous apprend que la plupart des papiers de Clément périrent par la négligence d'un ministre de Leyde qui en avait hérité. On trouve, en outre, des lettresdeSaumaise imprimées dans une foule d'ouvrages dont Papillon donne la liste. On peut consulter aussi les recueils des lettres de Casaubon, de SarraUy de Grotius, etc., 80il pour des lettres de lui. soit pour les réponses qui y sont faites. Sanmaise avait une correspondance suivie avec un grand nombre de savants ; aussi trouve-t-on de ses lettres dans toutes les collections de MSS. de quelque importance. M. Francis Waddington nous apprend que Ton en conserve aux Arcb.< de l'Etat à La Haye deux volumes m-4», adressées à And, Rivet, en tout 192 lettres, de 1655 à 1649. Notre Bibl. nationale, malgré les ravagesnombreuxdesanciensamisprivilégiés (il est juste de venger les lec* leurs honnêtes qui ne jouissaient d'aucune faveur^ pas même d'un peu de complaisance), notre Dibl. en possède encore un bon nombre. Dans la Collection Dupuy, nous citerons les N" 585 et 715; ce dernier volume, à pari quelques lettres, est entièrement consacré à la correspondance de Saumaise avec un des frères Dupuy, prieur de Sl-Sauveur (de 1 6 1 7 à 1 640) ; on y a replacé depuis peu deux des lettres qu'on avait dérobées et qui ne sont pas des moins intéressantes :ces Messieursonl la main heureuse; — Ane. fonds, 8593.

L.— S.; — Collect. Boulliau, T.XXll; — Supplément franc., 1958*"*, in-fol.

On trouve^ en outre, des lettres de

Saumaise dans le recueil des MSS. de Peyresc, à la Bibl. de Carpentras; à la Bibl. de Bâle, dans la riche collect. d'autogr. (9,000) dujurisc. Bernhard Huber;au Brilish Muséum, Mss. Harl.

No» 4955 et 7012; Mss. Bur». No566 (18 lett. à Isaac Casaubon, de 1604- 1 6 1 5 ; le Catal . anglais donne un sommai re de chacune de ces lettres).

XLV. De re militari Romanorum liber; opus posth., Lugd. B., EIzev., i657,in-4'», pp. 245; réimpr. dansles Antiquités Rom. de Graîvius (T.X).^ L'édit. de cet ouvr. a été soignc^e par G. Hornius qui y a mis une préface.

Saumaise avait entrepris cet ouvrage à la demande du prince d'Orange et «presque par son ordre. » Selon le désir du prince, il l'écrivit d'abord en français. Dans plusieurs endroits de ses lettres à ses amis, il se plaint des diilicnltés qu'il éprouve et s'enquiert des ouvrages qui ont été publiés en français sur la matière. Dans une lel* Ire du 7 janv. 1655, il écrivait à P. Dupuy : a 11 me faut fa^re un petit traicté de l'ancienne milice et de la manière de camper des Romains en françois pour le prince, et je me trouve empesché à rendre en bons et propres termes plusieurs choses usitées dans l'art militaire antique, qui ne sont point cognuës dans la nostre, en laquelle aussi je ne suis guères sçavanl. » 11 revient sur ce sujet dans une lettre du 8 avril : «Je n'avois dessein que de faire un petitabbrégé pour faire entendre [au prince] la manière de camper des Romains et celle de ranger en bataille. Il a trouvé bon que Je m'estendisse plus long et que je lui explicasse (sic) tout Testât de la milice romaine. Ce que je fais. Si je ne l'achève ici [à Leyde], j'aurai plus de moyen de le mieux polir en France^ principalement pour ce qui est du stile^ que je n'ai jamais eu guères bon en nostre langue pour ne m'y estre pas exercé, et qui s'est encore achevé de gasler depuis que je suis en ce beau païs parmi ces ventres de bière, où je suis devenu fort flegmatique etcatar-i

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reax, mais c'est pour cracher toujours du latin. Si je ne m'enlreteitois quel* qoefois avec vous, j'auroisdesja longtemps y a oublié tout ce peu que ma nourrice m'en avoit apris. » Lorsque son traité Tut achevé^ il éprouva de nouveaux embarras, son libraire refusa de s'en charger ; c'est ce qu'il marque à Grouovius dans une lettre de Leyde 1 637. D'un autre c6lé,les typographes de Paris n'étaient pas plus entreprenants. Depuis quelque tems déjà, « on n'imprimait plus rien en France qu'aux frais des auteurs, à cause delà cberté du papier qpi avait triplé de prix par suite d'un impôt. » Saumaise prit donc le parti de garder son manuscrit en portefeuille. L.emsc. in-4<>sou8 le titre De militiâ Romanorum, dont llértta Ph. de La Mare, était-il en tout conforme au livre imprimé? Papillon parle, en outre, d'une traduct. abrégée 4e cet ouvrage (pp. 140, in-fol.) que IMMsédait Louis Saumaise, sieur de St- I^np, un des fils de l'auteur, et dont le oenseiller Lantin avait une copie.

XLVL AdJoann, MUtonem Reftponùo; opui posth. [Divione, 1660], pp. 369, in-40; Lond., 1660, in-12; dédiée au roi d'Angleterre, sous la date de Dijon, !«' sept. 1660, par Claude Saumaise fils, qui soigna cette édition. Saumaise s'occupait de cette réponse aux eaux de Spa a pour tuer le temps, » n'ayant pas pris de livres avec lui. La mort ne lui permit pasdel'achever^ctil est probable que son flis dut y mettre la dernière main. « J'ay ouï dire, écrit Bayle, que Milton se glorifloil hautement d'avoir été la cause de la mort de œ grand homme, et il en pourroit bien être quelque chose [c'est peu connaître le caractère de notre savant] ; car il est certain que depuis cette fatale |)roduction de Tapoiogistc de Gromwel, M. de Saumaise n'eut presque plus de santé [il n'en a jamais eu]. 11 fui percé jusqu'au vif de se voir tourné en ridicule par un si petit auteur, et accablé de railleries qui regardoient son domestique. Cela joint à l'humeur impérieuse de sa femme, qui avoit été une sappe

continuelleà sa santé, réveilla ses maux et rôta enfln du monde, travaillant à une réplique contre Milton, qui a de* puis été publiée. Ouvrage qu'on peut appellcr imparfait à double titre, car oultre qu'il n'est pas achevé, il se sent fort du mauvais état où étoit l'esprit de son auteur. »

XLVIl. De fioccharo et mannd Com^ mentarius, avec une préface de Pbilib.

de La Mare, édit. de ce traité, Paris^ 1664, in-12. — Le conseiller J.-B.

Lantin écrivait à Boulliau, en 1662, pour le prier de lui trouver en Hollande un imprimeur pour ces deux petits trai* tés et le De synonymis Hyles Jatricœ; ce dernier ne parut que plus tard.

XLVill. Cl. Salmasii Prœfaiio in Exercitationes de Uomonymis Hyles Jatricœ, Ejusd. de PUnio judicium, Divione, 1668, pet. in-fol., publ. par les soins de Ph. de La Mare et J.-B.

Lantin, conseillers au pari, de Dijon.

XLIX. Cl, Salmasii Exercitationes de Homonymis Hyles JalriccBy nun* quam antehac editœ; ut et de mannd et saccharo, TraJ. ad. Rh., 1689, infol. de pp. 259 ; déd. aux Etats de Hollande.— Paquot nous apprend que cette édit. fut soignée par Samuel Pitiscus, qui mit à leur place les suppléments que Saumaise avait joints à la !'« édition de ses Exercitationes in Solinum, vérifia quantité de citations, divisa en chapitres le Commentaire sur ce géographe, mit des sommaires et (H une préface. Le traité des Homonymes est précédé des Prolégomènes de J.-B.

Lantin et de Saumaise, pp. 27. PapiN Ion se trompe lorsqu'il attribue cette édition à un des (Ils de notre savant, à Louis de Saumaise.

L. Judiriuin de sanguine veiito, in Th. Bartholini Disqui!<it. medicà, etc.

(Francof., 1675, in-U>).

Ll. Steplianus Byzantinus de Urbibus, à Salniasio quot»'lam collaius cum Mss. codic, palatinis, imprim. dans redit, de ce géogr. par Jacq. Grono- Yiu? (Lugd. B., 1691, in-fol.). Saumaise collât ionna cet ouvrage pendant ses étndcs à Ueideiberg. 11 corrigea le

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texte du grammairien de Byzance dans plus de 600 endroits et l'augmenta aa moyend'uDmsc.delaBibl. palatine. Gasaubon en attendait la publication avee nne vive impatience. Dans une lettre datée deHeidelberg, 4 oct. 1 606 (qui se trouve au British Muséum), Saumaise lai marquait qu'il donnerait prochaine»

ment son Etienne à imprimer à Claude Marin, qu'il n'attendait plus pour cela que renvoi d'un msc. de la Bibl. d'Aanaberg (Anaburgensis?) Dans une autre au même Gasaubon, d'avr. 1608, il se plaint que les tvpographes retardent seuls la publication de son Florns et de son Etienne, Au rapport de Pa^ quot, le jeune savant aurait envoyé son travail à Holsteni us pourquoi le fît imprimer, et il se serait perdu. Cependant Colomiès assurait l'avoir vu dans la bibl. d'isaac Vossius. Où s'est-il retrouvé? L'éditeur ne nous l'apprend pas.

LU. De secretariiSy Dissert, nunc primùm édita, dans le Thésaurus An* tiq. romanarum de Sallengre (T. II).

On trouve des annotations de Saumaise dans une foule d'auteurs anciens, soit grecs, soit latins, edit. Variorum. Papillon donne, en outre, nne liste de 95 ouvrages, annotés de sa main, dont il avait vu la (>lus grande partie dans la bibl. de Phil. de La Mare (la Bibl. Royale doit les avoir acquis); les autres appartenaient au présid.

Bouhier, ou se trouvaient à la Bibl. de Levde. Du resle, les remarques de Sanmaise ne sont pas toujours signées de son nom. Lorsqu'un de ses amis éditait quelque ouvrage, il ne manquait jamais de recourir à lui, et comme il était très-riche et no i)ensait pas que sa réputation reposât sur une tête d'épingle , il lui communiquait libéralement tout ce qu'il savait.

Nous avons dit plus haut que Ph. de La Mare avait hérité d'une partie des mss. de Saumaise. Papillon en donne une lis^le très -détaillée, dressée en i716. Il est très- vraisemblable qu'ils ont passé avec les papiers de ce conseiller dans notre Bibl. nat., quoique li Gâtai, des Mss. iat. n'ea mentionne

qu'un très-petit nombre. Nous citerons les principaux.

I . Adiersaria de pcenitentiâ et exùmologesi Vett^rum, pp. 20, pet. in-fol.; Ancien Tonds, 3219. — 2. Adversa* ria linguœ arabicœ, envir. 200 pp.

in-fol. Le Catal. impr. de la Bibl. indique une suite de ces Adoersaria sans autre désignation; Ane. fonds, 8709,

8736, 8738, 8740, 8741. — 3. De variis Grœcorum dicUectis ; De mimiê et fabuiis; Varia de vestibus pt colo^ ribus (Voy. N» XX S III); Vasorum gênera varia; Variœ lectiones in ivbrum Aldetmi; Poetnes grecs mis en latin, etc., etc., gros in-fol. — 4. Ex* traits de mss, grecs, poètes, fusto»

riens, etc. — 5. Notœ in Symmachi Epistolas, pet.4o;Anc.fonds,8624. A.

— 6. Diverses leçons sur toute sorte d'auteurs. Peut-être le manosc. indiqaéau Gâtai, des mss. latinsdelaBibl.

nat. sous le titre : G'ofisœ tatino-qrcB* cor, N» 7683. — 7. De Aciâet fibulii Antiquorum, in-4« de plus de 200 ff.

Sous la date de Leyde, 18 avr. 1634, Saumaise écrivait à Dupuy :' «j'ai in* titulé le livre Polymiton ad tocum Celsi de Acid explicandum. Je ^ eus l'ai desdié sur la créance que j'ai eiie que vous ne le trouveriés pas mauvais. Car c'est vous qui m'avés mis dans cette question, c'est pourquoi il est bien raisonnable que la responsc s'adressast à vous qui m'aviés fait la demande. »

Et dans une lettre du 5 juin :<( Je suis bien aise que vous ayés agréé la dédi* cacc de mon traité de Acid, qui serib un grand ouvrage par le loisir que m'ont baillé les imprimeurs. Je traieterai quasi toute l'antiquité vestiaire.» Il dit que par occasion ih revit tout ce qu'il avait recueilli autrefois de re ves^ tiarid et colorihus (Voy. N» XXVIH), dont il avait fait un ju>te volume bientêt « prest d'estre mis soubs la presse. » llà'agissiil de rechercher ce que Celse ont ndait par la mot d'Acia; était-ce un (11 métallique ou un (Il de lin, dont les Anciens se servaient pour recoudre les plaies? La question avait été soulevée par des médecins espa-

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gnols. Ane. fonds, 8757. — 8. Varia in Frisciani librum ; de Ponderi" bus (Voy. No XXXII); de Aryenleis, qtuB Judas prodiLor accepit, J 607, infol. — 9. De interpretatione Teriulliant, de differentiâ Presbylerorum et PlebiSy envir. 40 pp. in-io; Ane. fonds, 2G17. — 10. Observationes ad plantas spectantes; Ancien fonds, 6841. ^-11. Nolœ in appendicem ad Synodum Chalcedonensem ; Ane fonds , 1459. — 12 Excerpta è variis conduis; Ane. ronds, 1570. Papillon ne mentionne pas ces trois derniers.

A sa première liste. Papillon en a- Joate une seconde non moins étendue, dont nous donnerons aussi un extrait, avec quelques additions:— 13. Trad, en vers grecs du prem. Ps, de David, et trad, en vers latins du prem, chap. des Lamentations de Jérémie, — 14.

Pindare, trad. en vers latins. Du temps de Papillon, ce msc. se conservait à Dijon. — 1 5. Trad. de la liturgie cophie-arabique. Au Jugement de plusieurs savants catholiques et protestants qui ont vu celte traduction, Saumai se avait, selon Papillon, entrepris une chose audessus de ses forces. — 16. Dioscoride avec des Commentaires sur chaque chapitre, Guy Patin en parle dans ses lettres.— 17. Correct iones ad Uarpocrationem. — 18. Notœin Geoponica. — 1 9. Notœ inAmmianum Marcellinum.

Il se trouvait au nombre des mss. hérités par Ph. do La Mare.— 20. Tractatus theologici miscellanei. Ingens volomen, in-40, dit Clément qui en fait réloge. A ce sujet, Papillon fait cette réflexion : « Je crois que Clément a loué un peu trop les msc. de Saumaise. Ceux que j'ai lus chez M. de La Mare, De me paroissent pas mériter toutes les louanges que ce panégyriste leur doime. — 21. Commeniarius de ofjidis Domûs Augustœ. Opus ingens, au témoignage de Clément. — 22. De ordine monastico. — 23. KoixTirr,; ; — 4>u- QtoTiO-xfx; ; — TpaiipLatixt; ; ~ SeXiiviaxè;.

Dans une lettre du 1 5 avril 1 646, Saumaise dit que, depuis 6 mois, il lient ces 4 dialogues prêts à paraître. «Ferè

coDStitueram eos supprimere, ajoute* t-il, sed canes solvam et dimittam. 0 — 24. De Usuris Juttinianeis. Saumaise parle de ce traité dans une lettre à Descartes, du 22 nov. 1639. Il en est aussi question dans la dissertation De fcenore TrapeziHco, — 25 . Diatribade vitdJosiœ Merceri. Celle dissertation se trouvait, au dire de Papillon, parmi ceux deses écrits qu'ilcondamnaau feu. — 2^. Notœ inaniiquas inscrtptiones grœcas. — 27. De stipendio commentariolus. — 28. Dere vestiarid, de coloribus. Ces mss. et le N« 26 étaient chez Phil. de La Mare.

Saumaise parle du premier de ces trai* tés, qui lui coiîta de longues recherches, dans plusieurs de ses lettres iné* dites que nous avons parcourues. — 29.y4rfSMi(/amxVo/cp.Fabrici us en parle, comme les ayant vues. — 30. De l'origine des Armdries. Traité dérobé à Saumaise. — 31 . Dissertatio de monetis. Cod. 361. Mss. Dupuy, d'après Papillon. — 32. Deponderibus etmen'suris Veterum. Cod. 667. Ibid. — 33.

LV^r de Aromalis. Au rapport de Clément, ce traité devait être inséré dans le 3«vol. des Exercitaliones Plinianae qui n'a point paru. 11 en est parlé dans une lettre à Dupuy, du 26 sept 1633^ dont nous avonscité plus haut un fragment.— 34. De instrumentis musicis Veterum. Dans une lettre à Peyresc, de Leyde, 2 sept. 1634 (Coll. Dupuy, vol. 583), Saumaise dit qu'il pensait donner c« traité, qui était tout prêt, incontinent après ses Exercilalions sur Solin, mais que d'autres pensées l'en avaient diverti. «J'ai eu autres fois dessein, écrivait-il, de concilier la musique ancienne avec la moderne et veoir en quoi elle pouvoit différer d'avec la nostre; j'ai veu pour cet effet tout ce que j'ai peu rencontrer d'escrits en cette matière par les bibliothèques où j'ai eu entrée, et principalement en la langue grecque. »

Enfin Papillon termine son excellente notice bibliographique par une longue liste d'ouvrages que Saumaise avait eu en projet, aui différentes époques de

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sa vie, et dont plasieurs étaient annoncés, dans des lettres à ses amis, comme prêts à paraître.

SAUKIER (ANTOINE), flis d'Emeri Saanier,deMoiransenDaaphiné,ayant embrassé les doctrines évangéliqnes, se réfugia sur le territoire bernois, d'où il partit, avec son compatriote Guil^laume Farel (Voy. ce nom), pour se rendre au synode de Chanforans, en J 552. Nousavons raconté ailleurs Taoeueil qui leur Tut fait à Genève, lorsqu'ils passèrent par cette ville à leur retour. Moins de trois années plus tard^ Saunier y fut rappelé comme pasteur et recteur des écoles. L'année suivante^ arrêté dans un second voyage qu'il fit en Piémont, il obtint sa liberté en é- Ghange de Furbity, et retourna à Genève, où les droits de bourgeoisie lui furent accordés gratuitement en J 537.

. Trois ans plus tard, le gouvernement bernois l'appela à Lausanne et lui confia le soin d'organiser le gymnase ou collège, qu'il venait d'y fonder, le 27 mai J540. Cet établissement difTérait essentiellement de l'Académie. Le programme de l'enseignement se bornait an français, au latin et au grec, à l'écriture, au calcul, aux éléments de la rhétorique^ ancbant des psaumes et à . la religion . Le premier professeu r, sous le nom de bachelier ou gymnasiarque^ était chargé de la surveillance. Saunier passa une année entière à Lausanne, à ce que nous apprend M. Vuliiemin (Canton de Vaud, 1849). Selonle doyen Bridel, il retourna à Genève. Nos recherches ne nous ont rien appris de plus sur son compte.

Dans ses Décisions catholiques, Filleau rapporte un arrêt du parlement de Paris, en date du 2i oct. 1546, qui condamna, comme hérétique, GuiUaume Saulnierli être brûlé vif à Poitiers. Crespin ne parle point de ce martyr.

Un siècle environ plustard, lesénéchal de la même ville condamna, par arrêt du 24 nov. 1664, Pierre Saulnierk cent livres d'aumône, qui devaient être employées à Tachât d'un ciboire, et aux dépens, parce qu'il ne s'était pas

découvert au passage du Saint-Sacre* ment.

SAUNIER (Henri), pasteur deTéglise française à Derlin et directeur de l'hôpital d'Orange, ne nous est connu que par un sermon, publié sous le litre de Révolutions de la principauté d*0»

range, Berlin, 1815, in-8o,et par une dissertation Ueber die Qnellen des £vangeliumsdesMarcus, her\.,iS2}iyB;

SAUll (Jean-Jacques), banquier du duc de Lorraine, entrepreneur et directeur général des mines du duché^ naquit à Strasbourg, leOdéc. 1686, de Jean-Jacques Saur et de Marguerite Reither, et mourut à Sainte-Marie-aux- Mines, le 1 1 janv. 1757. De son mariage avec Anne-Marie J/ei/er, naquirent cinq enfants : 1» Jean-Jacques, né en 1716, licencié en droit, directeur général desminesde la Lorraine allemande, mort en Espagne après 1751, sans postérité; — 2» Marie-Anne, née en 1719, femme de J, -Henri Bar IhyUrchi*' visle de la ville de Strasbourg; — 3* Jban-Damel, né à Sainte- Marie-aux- Mines, le 5 mars 1721, licencié en droit et correspondant de l'Académie des sciences de Paris, à qui l'on doit, outre une thèse De jure summorum imper an* tium circa nwtallifodinasy Arg. ,1745, in- 4% un Mémoire sur un minércU nommé cobalt ou mine arsenicale, que l'on trouve en France, publié dans le T. 1 des Mémoires de l'Acad. des sciences. Il mourut à Sainte-Marie-aux-Mines,lel8 avril 1752, sans laisser d'enfants ; — 4** Marie-Marguerite, née en 1 723 et mariée à J.-F. Krœber, directeur des mines de Sainte-Marie. C'est à un de ses descendants que nous sommes redevables de ces renseignements ; — 5» Marie-Elisabeth, née à Sainte- Marie, en 1724, femme, en 1746, du pasteur J.-R. Saltzmann.

SAURIIV, famille très-ancienne, originalre de la Provence, et divisée en plusieurs branches, deux desquelles embrassèrent le protestantisme.

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