XI. De conaulibus Tigurinis bber
XII. Syloarum poeticarum /i6tff, publié dans le Schola Tigurinorum^de Hottinger (Tig., 166i).
XI II. Historica oralio qud et vita Conrad! PelUcani et iemporis illius res coiitinentur, Marp., 1608^ in-4% et dans les Miscel.7igur.
XIV. Orationes très contraric9 in qnibus disquiritur an libéra gens ait* qua se communi fœdere cum extero principe possit autdebtal conjungere, Insulis Acroniis, 1 6 1 5. — L'auleur fait discuter par un soldat, un théologien et un politique les raisons pour et contre l'alliance des Grisons avec le roi de France.
Jean Schmicd avait un frère,nommé /aco6, qui devint un architecte et un sculpteur distingué. On voit encore beaucoup de ses ouvrages à fiingenoii il mourut. On lai éleva un tombean dans l'église.
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SC1IMIED (lBA!f-6KO«6«8)> mr- Dommé l'Aveugle^ poëie alsacien d'an eêrlain mérite, est auteur d'une trad.
en prose des Métamorptioses d'Ovide, !mp. en 1 71 1 sous ce titre : Afe/amorphosen des Ooid in ungebundener Re»
de, nfhst hin und toieder untermisch'' Un Verffn. Il avait aus^f traduit en ▼ers burlesques, ^ l'imitation de Searron, VIliade et VEnéide, La première de ces traductions est perdue ; la seconde se conserve en msc. à Strasbourg. En voici le titre : Kriegs, Staatit und Lu hs - Geschirhten des frommen un dapffren Piirsten JEneas in dfvtschen Reimen ernstlich und lustig wrmischt vorgestelU, Schmied, qui ne le cédait ni en esprit ni en belle buroeur à l'auteur du Roman comique, mourut en 175:;.
SCHNELLER (David Ai^dré), ingénieur militaire, né à Strasbourg, le 21 février 1723, servit d'abord dans l'armée française, qu'il quitta, on ne nous apprend pas pour quel motif. Le duc de Brunswick-Lunebourg, au service de qui il passa ensuite, le nomma lieutenant-colonel, ingénieur en chef et directeur de l'école d'artillerie de Brunswick. Scbneller cultivait avec succès les lettres et possédait des con* naissances étendues dans les sciences militaires. II mourut^ au rapport de Meusel, le 5 nov. 1790. On a de lui :
L i4rfax«rxe5, Slrasb.,1750,ln-8».
— Opéra traduit de l'italien.
II. Ode auf den Marschall von Sachsen, Slrasb., 1751, ln-4«».
III. Gedanken von dcr Baukunst und der Verschônerung der Siàdte, publ.dansleHanndv. nutzlicb. Sammlang(1755).
IV. Bdidor's vermischU Werke 11ber die Befestigungi^kunst und ArtiU lerie, mit Anmerkungeny nebsi einot angehàngtcn Fortipcations-und i4rti7lerie-Bibliothek, Braùnsch., 1769,8*.
V. Eistomche Anleitung zur Bildung tapferer und kriegskundiger Of- /îciere,Braunsch.,l 774, in-8o.— Trad* du français.
Il a inséré en outre^ dans lesBraun-
Bchw. gelebrie BeytrXge : Erfahrungen und B^merkungen Uber eine hâchsi ergi* bige GersUnari,
SCHNEWYL (Jean), de Strasbourg, ancien prêtre converti au protestantisme, publia, à l'occasion de ta querelle des Sacramentaires , Der Btindenfuerer, Strasb., 1526, In -4% où il ne dissimule pas le mécontenta»
ment que lui causent ces querelles futiles, puisque, dit-il, « on peut 86 sauver sans la Cène, mats non pu sans la foi et la charité. La foi et ta charité sont plus que la Cène. » On a encore de lui un autre ouvrage : Der EyffereTy sans lieu ni date, in-4«, ob il émet les tnémes idées.
SCUOEPFLIIV (JEAN-DAivrsL),pro* fesseur d'éloquence et d'histoire à l'université de Strasbourg, historiographe du roi de France, membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, président honoraire de l'Académie des sciences de Manheim, qui fut fondé, d'après ses plans, par l'électeur palatin Charles - Théodore, membre honoraire de l'Académie da Pétersbourg, correspondant de la S<h clété royale de Londres et associé de l'Académie de Florence , né le 6 ou ta 8 sept. 1691, à Sulzbourg, dans le margraviat deBade-Hochberg,etmort K Strasbourg le 7 août 1771, avec ta réputation d'un des plus grands bistorlens du xvni« siècle.
Schôpflin commença ses étudei à Dourlach, mais il alla les continuer è Bâie, ou brillaient alors comme professeurs Iselin, Battier et Bemouilll.
En 1711, après avoir soutenu ^ soui la présidence du premier, une thèse qui lui fit la plus grand honneur, U sa rendit à Strasbourg, où il se livra en* core, pendant près de huit années, à l'étude de l'éloquence et de rhistoira^ sous la direction de /.-G. ^u^n; dont Il devint le disciple favori. Recherchant avidement les oa^asions de se produire, il prononça, en 1717, on panégyrique latin de Germanicus, qui fat imprimé aux frais de la ville. Deoz ans plus tard, la reconnaissance lui
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dïcià réloge de J.-H. Barth, et l'année suivante celai de Kuhn^ à qui il succéda dans la chaire d'éloquence et d'histoire, le 22 nov. 1720. Après avoir préalablement subi les épreuves prescrites pour obtenir le grade de docteur en philosophie^ ainsi que les règlem. universit. l'exigeaient, il prit possession de sa chaire, le l«^ avril 1 721 , par un discours De/aa'« eloquenticBy qui ne parait pas avoir été imprimé. Il se montra digne du choix qu'on avait fait de lui. Sa réputation, fondée non-seulement sur l'excellence de son enseignement, mais anssi sur la profonde érudition des nombreux mémoires qu'il mit au jour coup sur coup, se répandit dans tout le Nord.
De la Suède, du Danemark, de la Ruslie même, la jeunesse studieuse accourait h Strasbourg pour suivre ses cours publics et profiter en même temps des leçons particulières qu'il donnait sur la politique et l'histoire.
Plus sa réputation grandit, plus les étrangers tirent d'efforts pour enlever à Strasbourg un proresseur aussi distingué. En 1723,Francrorl-sur-roder lui offrit une chaire. En 1725, la czarine voulut l'attacher à l'Académie de Pétersbourg avec le titre d'historiographe. Pour le retenir, la ville de Strasbourg augmenta son traitement ' et lui fournit les moyens de voyager pendant deux ans en France et en Italie. Il se mit en roule en 1 726 et vint d'abord à Paris, où il se lia avec les hommes les plus illustres dans les lettres. Après avoir visité tes tllics célèbres de ritalie, il repassa par Paris dans l'intention de se rendre en Angleterre. George IL venait de monter sur le trône. Désirant connaître la situation politique de la Grande-Bretagne, le maréchal' d'Uxelles chargea Schopflin d'étudier sur les lieux mêmes^ pendant son séjour à Londres, la force respective des partis. A son retour^ notre savant présenta au maréchal un mémoire, qu'on a retrouvé parmi ses IMiplers, et il parait que le gouveme- Bent fut satisfait de la manière dont
il avait rempli sa mission oenfldcntielle, puisque dans plusieurs circonstances encore il eut recours à ses talents, par exemple, en 1734, lorsque éclata la guerre de la succession au trône de Pologne.
C'est dans son voyage en Angleterre * que SchOpflln fut nommé membre de la Société royale de Londres , et qu'il reçut la nouvelle de son élection au chapitre de Saint-Thomas. De retour à Strasbourg, en 1 728, chargé d'une riche moisson de notes précieuses, de livres rares, de médailles et d'autres antiques, il recommença ses leçons publiques et particulières, qu'il préparait toujours avec le plus grand soin, ce qui ne l'empêchait pas, grâce à son activité infatigable et à son éloignement pour les plaisirs du monde, de se livrer à d'importants travaux d'histoire et de critique. Aussi sa réputation allait-elle sans cesse en grandissant. En 1750, l'Académie des inscriptions se l'associa, en lui accordant le droit de voter toutes les fois qu'il se trouverait à Paris. En 1731, il fit un nouveau voyage littéraire en Hollande. Il y laissa des souvenirs si avantageux que, quinze ans plus tard, lorsque la mort de Vitriarius permit de disposer d'une chaire à l'université de Leyde, ce fut à lui qu'on songea pour la remplir; mais il ne put se décider à quitter une ville qu'il aimait. En 1 737, l'Académie de Florence l'admit au nombre de ses membres, et l'université d'Upsal l'appela, mais inutilement, à s'asseoir dans la chaire que Schefftr avait illustrée. En 1738, il alla visiter à Nancy le roi Stanislas, qui avait conçu pour lui la plus haute estime, depuis qu'il avait entendu son discours sur le mariage de sa fllle, puis il retourna à Strasbourg par les Pays-Bas et l'Allemagne, où il Tut parfaitement accueilli, non-seulement par les savants, mais même par les souverains, qui prirent plaisir à s'entretenir avec lui. Peu de temps après son retour, en 1741, notre savant professeur reçut le diplôme de membre ho-
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noraire de rAcadémie de Pétersbourg.
Depuis longtemps Scbôpflin méditait son grand ouvrage, son Alsace illastrée, qui seule suffirait pour lui assigner un des premiers rangs parmi les historiens. C'était pour en rassembler les matériaux qu'il avait parcouru les Pays-Bas et l'Allemagne ; ce fut pour les compléter qu'il visita la Suisse en 1744. En 1751, il en présenta le premier volume à Louis XY, qui l'avait d^à nommé historiographe par brevet du 1<' mars 1740 (Arch, gén.
E. 71426) et conseiller en ses conseils, et qui lui accorda à cette occasion une pension de 2,000 livres. Schôpflin profita de sa visite à Versailles pour plaider la cause de l'université protestante de Strasbourg, dont les droits, bien que confirmés par le traité de Miingter, étaient attaqués par une société artificieuse et puissante, et il obtint du roi la promesse qu'aucune atteinte n'y serait portée.
Schôpflin, nous l'avons déjà dit, avait profité de ses voyages pour se former une bibliothèque nombreuse et choisie, qu'il mettait généreusement à la disposition de ses amis et même des étrangers. Pour en prévenir la dispersion, il la légua, en i 764, à la ville de Strasbourg, qui, par reconnaissance^ lui assura une pension viagère de 100 louis (Voy. KOCU). En 1770, l'académie célébra la KO» année de son professorat avec une solennité tout exceptionnelle; Lobstein, son orateur, fut chargé de prononcer publiquement son éloge. SchOpflin ne survécut que peu de temps à cette ovation. Il mourut le 7 août de l'année suivante, et fut inhumé dans l'église de Saint- Thomas, où son mausolée se voit à c6lé de celui du maréchal de Saxe. Sa mémoire est encore aujourd'hui en vénérai ion à Strasbourg comme celle d'un homme vertueux et d'un savant du premier ordre. Il vécut dans le célibat. Ses ouvrages sont assez nombreux. Tous se distinguent par l'érudition, l'exactitude, la profondeur et retendue des recherches c-omme aussi
par l'élégance et la pureté du st)le.