ARROS — ARTAUD
ros. Le lieutenant de la reine Jeanne était fort âgé en effet lors des événements qui viennent d'être décrits, car en 1569 comme il se défiait du gouverneur d'Oloron, Jacques de Ste-Colomme, il tenta de le séduire à quitter la place pour partager avec lui, d'Arros, le commandement en chef de la province « pour ce que son âge, disait- il, ne lui permettoit de prendre seul tant de labeurs. » (Bordenave, 193). Il est vrai que Bordenave ne fait aucune mention du bel épisode rapporté par Mézeray et d'Aubigné; mais rien n'est plus naturel puisque le récit de cet historien s'arrête à la mort de Jeanne d'Albret. L'épisode étant du règne de Charles IX eut lieu probablement entre juin 1572et juin 1574. Bernard d'Arros mourut en 1579. Il avait eu deux fils « braves jeunes gentilshommes pleins d'espérance » (Bordenave, p. 244, 256); mais le plus jeune était mort dix ans auparavant en défendant Navarrenx, assiégé par l'armée catholique ; l'aîné, le héros de Mézeray et d'Aubigné, ne lui survécut pas longtemps, car tous les biens de la maison furent apportés en dot par leur sœur Elisabeth à Pierre de Gontaud son mari, qui prit dès lors le titre de baron d'Arros. (Voy. Gontaud.) — Ge brave aîné du vieux baron était Jacques d'Arros, seigneur de Loubie (ou Louvie), qui fut gouverneur d'Oloron après la levée du siège de Navarrenx [I, 133 b], et dont la femme, Mllc d'Arrigaud, a été mentionnée ci-dessus (col. 388).
4. ARROS , nom de plusieurs familles originaires du Béarn, comme la précédente, mais inférieures en rang, ainsi que le prouvent les armes parlantes que portaient les plus qualifiées d'entre elles, savoir : une roue à six rayons. Il y avait aussi dans la même province des d'Arros portant : d'azur au chevron d'or accompagné de trois coquilles du même. — Henri d'Arros, baron d'Auriac, fils de Jean d'Arros et de Catherine de Montault-Bassillon, professa la religion protestante jusqu'en 1682, où lui, sa femme Madelaine de Blair, qu'il avait épousée en 1668 (Regist. de Charenton), et leurs sept enfants, firent à Pau une abjuration publique [I, 135 b]. — Isaac d'Arros-
Argelos, chef d'une famille de marins, 1689 (Arch. B.-Pyr. E, 1353). — Théophile d'Argelos, capitaine au régiment de Jersey, 1689 (ibid.).
5. ARROS (Arnaud d'), maître d'école à Laruns, 1581. — (François d'), ministre à Arudy; épousa à Oloron, 1592, Marie de Morlaas. — (Jacques d'). boursier du collège d'Orthez, 1611-13 (Arch. B.-Pyr.).
ARROU (Pierre), réfugié à Londres vers 1700, avec sa femme et quatre enfants, « assisté pour enterrer un desdits enfants. » — Arrout, de Castetarbe, près Orthez, poursuivi comme protestant en 1757 (Arch. B.-Pyr. B, 5444). — Gonf.
Arotis et Aroue; c'est peut-être une seule et unique famille.
ARS (Benoit, fils de Pierre d'), du diocèse de Màcon, reçu habitant de Genève, 15 janv. 1560. — Josias de Bremond, sieur d'), 1600 [VI, 356 b].
ARSAG (Daniel), condamné aux galères pour avoir assisté à une assemblée du culte, 1696 [X, 402, 417]. Il était de S.-Jean-Roul en Vivarais et ne fut libéré qu'en 1713. — (Antoine), de Vernon en Vivarais, assisté à Genève pour gagner la Suisse, 1700.— Louise Arsat, du Vivarais, assistée à Genève, 1702. — (Antoine), fils de feu Pierre, deSte-Grive en Vivarais, reçu habit. deGenève en 1765.
ARSIGNY (Jacques d'), peintre, et Elisabeth du Coudray sa femme, font baptiser à Charenton leur fils Jean- Paul né le 13 sept. 1649. — Baptême d'Isaac, janv. 1651, et d'Etienne, nov.
1654, tous deux fils de Jean d'Arsigny et de sa femme Susanne Favereau. — En 1686 Mlles d'Arsigny sont enfermées aux Ursulines de Ste-Avoye à Paris.
(Arch. gèn. E, 3372).
ARSON (François), notaire à Nîmes, 1562 [I, 242 a], — Arson de Beauchasteau (Pierre), de l'Orléanais, réfugié à Berlin, 1698.
ARSON (le cnpit. d'),1588 [111,444 1»).
ARTABEVILLE, réfugié, inscrit sur le rôle des cadets en Prusse {Erm.