‹ La France protestanteChapitre 118 sur 303 · ASSIER.capit., vers 1562 [II · texte numérisé non relu

ASSIER.capit., vers 1562 [II

2. ASSIER, d'Assier, Dassier, rarement Acier; nombreuse famille protestante originaire de Caussade, près Montauban. Jehan Assier, pasteur de Réalville et Albias, deux villages voisins situés à mi-chemin de Montauban à Caussade, figure dans un colloque de

pelisse, 5 août 1575, et dans un autre tenu à Montauban, 25 oct. 1576.

Il avait épousé Marie Galabert dont il eut entre autres une fille nommée Anne, baptisée le 3 mai 1571 (parrain, Jehan Assier, apothic. à Caussade) et une seconde fille également nommée Aime, baptisée le 19 juill. 1579 j»arr. Hugues Nadal et marr. Dlle Jehanne de Chambolive). — Un autre Assier était ministre à Vabres en Albigeois en 1603-1620 (Aymon, Syn. I, 29£et II. 226). — Bernard Assier, de Revel en Lauraguais, étudiait la théologie à Montauban. — Jules Assier, bourgeois de Montauban, voir Th. de Bèze, Hist. eccl. LU, 68.

(Nicolas.)

3. ASSIER (Jean) « d'Ysortille (Issur-Tille ; Cote-d'Or), chapelier, » avec sa femme, un enfant et sa belle-sœur, assisté à Genève pour se réfugier au Brandebourg, 1690; était établi à Magdebourg en 1700. — (Pierre), de Bordeaux , peigneur de lame , réfugié à Magdebourg, 1700.

ASSICNY (Pierre d'), ministre à

ASSIGNY — ASTARAG

Norwich, 1618 [IV, 225 a].— (Marius d') théologien anglais, 1643-1717.

Biogr. Didot.

ASSY (Jeanne d'), v. 1540 [III, 421 a]. - François d*), v. 1580 [IX, 391 b]. - (Daniel d'), sieur de Villiers , parrain d'une fille à'Estienne le Maistre baptisée au Croisic, 1603.

1. ASTARAG (Michel d'), écrit quelquefois Estrac , baron de Marestang et de Fontrailles {F ontar ailles , Fonteraille ou même Fontenaille) , vicomte de Gongolas , appelé aussi Tonemar, second fils de Jean -Jacques d'Astarac et d'Anne de Narbonne [Haag I, 142]. = Armes : Ecartelé d'or et de gueules.

2. Devenu chef de la famille par la mort de son frère aîné tué au siège de Metz (1553), sous Henri II, Michel d'Astarac- Fontrailles se montra, toute sa vie, un des plus zélés défenseurs de la cause protestante. C'est lui sans doute et son frère cadet (voy. n° 3) qui sont visés et condamnés à mort par contumace sous le nom de « les deux frères d"Astarac, » clans l'arrêt du parlem. de Bordeaux du 6 avril 1569 [II, 415 a]. Gouverneur de l'importante place de Lectoure pour Jeanne d'Albivt, il eut le malheur de se laisser surprendre par Monluc qui, à la première nouvelle de l'entreprise de Meaux , s'approcha à l'improviste de cette ville et y entra sans coup férir. Mais il ne tarda pas à racheter cette faute par de nombreux et signalés services. Devenu sénéchal d'Armagnac, il fut mandé à Nérac par la reine de Navarre, après la détermination prise par elle d'aller rejoindre Condé à La Rochelle. Elle lui ordonna de rassembler secrètement quelques troupes, et se mit en route sous l'escorte dont il était l'un des chefs [I, 46 a] et ci-dessus col. 103. Fontrailles prit une part active aux événements de la troisième guerre civile jusqu'à la bataille de Jarnac (1569), où il eut une jambe emportée par un boulet, ce qui ne l'empêcha pas plus tard de déployer la même activité. En

1573, il fut un des premiers à répondre à l'appel du vicomte de Paulin, et l'assemblée de Réalmont le nomma gouverneur de l'Armagnac et du Bigorre. En

1574, il assista à l'assemblée de Milhau

où se conclut l'alliance des protestants avec les catholiques politiques, et il fut nommé, ainsi que Paulin, Terride, Panât, S. Romain et Clausonne, membre du conseil que cette assemblée adjoignit à Damville. La même année, il ourdit avec Paulin et Terride une conspiration qui avait pour but de s'emparer de Toulouse; cette entreprise échoua, mais la prise de Castres, à laquelle il contribua [II, 419], put consoler les protestants. En 1586, il continua avec succès la guerre dans le Languedoc, et l'année suivante, il combattait à Coutras [V, 460 b]. En 1588, il prit part, en qualité de député de la Guyenne, aux travaux de l'assemblée politique de La Rochelle. En récompense de ses services, le roi Henri de Navarre le nomma son lieutenant général en Guyenne, et par lettres datées du camp de Dreux, 6 mars 1590, capitaine de cent hommes d'armes. Par son testament, du 9 octobre 1604, il ordonna qu'on l'ensevelîtdans le temple de sa terre de Castillon. Sa mort eut lieu en 1606. Il avait épousé, en 1570, Isabelle de Gontaut, qui le laissa veuf avec quatre enfants : Benjamin, qui causa beaucoup de troubles dans l'Eglise réformée en chassant de la ville et du château de Lectoure la garnison protestante : conf. [II, 84 a]. Cet acte de violence irrita d'autant plus les réformés qu'ils le soupçonnaient de pencher vers le catholicisme.

Les Mémoires de Du Plessis-Mornay nous apprennent en effet qu'il s'était engagé à embrasser la religion romaine à la première réquisition , moyennant « certaine somme et pension, » et ceux deBassompierre que ce marché ne tarda pas à être ratifié. On y lit sous la date de 1620 : « Le roi envoya quérir le sieur de Fonterailles, gouverneur de Lectoure, à qui il donna 50,000 écus en le tirant de cette place, comme il avoit promis à ceux de la religion assemblés à Loudun, attendu que ledit Fonterailles s'étoit fait catholique et en cette profession ne pouvoit commander dans Lectoure, place de sûreté des huguenots. »

Toutefois Louis XIII ne fit droit qu'en partie aux plaintes de l'assemblée de Loudun. Il ne rendit pas le gouvernement du château aux protestants ; mais il mit à sa place un officier de sa maison.

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