ASTARAC — ASTIER
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le sieur de Blainville l'aîné, qui professait, il est vrai, la religion réformée, en lui donnant une garnison catholique.
Benjamin d'Astarac mourut le 19 mars 1625. Son frère Gédèon, qui avait épousé Catherine de Pardaillan [U, 22 b: VIII, 123 b], était décédé sans enfants en 1610. Ses deux sœurs, Elisabeth et Marguerite, furent mariées, la première avec Samuel de Bourbon-Mal a use, la seconde avec Antoine de Lévis. Après la mort de sa première femme. Michel d'Astarac avait épousé Paule de La Barthe Jlontcorneil qui ne lui donna pas d'enfant, et en troisièmes noces Eléonore de Lauzières de La Capelle, dont il eut une fille, Isabelle, mariée à Godefroy de Durfort, seigneur de Castelbajac en Bigorre [IV. 508 a]. — Voy. encore [VIL Cl a".
3. Fontrailles n'est pas le seul membre de la maison d'Astarac qui ait acquis une réputation dans le parti protestant: son frère cadet Bernard, vicomte de Montamat (Montamar, Montaumar et même Mont>naur'y. suivit cet exemple.
Nous avons déjà eu plusieurs fois l'occasion de parler de lui [I, 46 a, 17.
49 a, 13-2 b, 133] et ci-dessus col. 103, 105, 106. On le trouve d'abord se signalant au combat de Gannat, en La même année, il escorta Jeanne d'AlbretàLa Rochelle. Quelques jours avant la bataille de Jarnac, il fut laissé en garnison dans cette ville que venait d'emporter Briquemaut. La bataille perdue, il fut renvoyé dans le Béarn pour commander avec d'Arrosen qualité de « lieutenant général de la Reine. » Contraint à s'enfermer dans Xavarrenx avec le petit nombre de Béarnais restés fidèles, il contribua à la belle défense de cette place jusqu'à l'arrivée de Montgommery qu'il parvint à rejoindre, sur l'ordre de sa souveraine. Il se distingua ensuite en forçant le pontd'Osserain et en enlevant avec d'Arros la ville de Tarbes à François de Béarn sire de Bonnasse , lieutenant de Monluc. et en tenant la eampagnejusqu'à la paix générale(ll août I Enfin, en 1572, il accompagna le prince de Navarre à Paris, et là, périt victime de la Saint-Barthélémy. « M. de Montmaur, dit Brantôme, étoit un homme de belle façon et qui monstroit bien ce qu'il estoit, et bon capitaine, et mesme pour
l'infanterie, qui avoit esté sa première profession ; et avoit esté l'un des capitaines de M. deGrandmont du temps du roy Henry, lorsqu'il commandoit à quatre compagnies. » Et ailleurs : «Ce brave capitaine (qu'il appelle ici Montamart" fut tué au massacre de Paris, dont ce fut un grand dommage ; car c'estoit un fort honneste, doux, gracieux et brave gentilhomme, n
i. Au milieu du XV H* siècle, le caractère de la maison d'Astarac devenue catholique était bien déchu (voy. Tallemant}. On trouve, vers 1640, le marquis Louis d'Astarac, vicomte de Fontrailles.
jouant dans les antichambres du cardinal de Richelieu. Cétait un homme spirituel et d'un courage à l'épreuve, mais un mécréant laid, bossu, gourmet, débauché, mêlé aux trahisons de Cinq-Mars avec l'Espagne et que ses amis raillaient aux dépens de ses glorieux pères, en l'appelant par gaudriole : « Le sénéchal d'Armagnac. »
.".. Nous croyons que l'on doit distinguer les Fontrailles, de l'illustre maison d'Astarac, d'un capitaine Fonterailles qui, pendant la première guerre civile, s'empara de Recoules, avec le concours de Saint- Jean de Gardonenque et qui, surpris dans une reconnaissance, ainsi que le lieutenant Guillot, se jeta dans Haumont où, bien que sans munitions et sans vivres, il se défendit deux jours entiers avec un courage extraordinaire.
Le second jour enfin, entre dix et onze heures du soir, il sortit de la ville à la tète du petit nombre de soldats qui lui restaient, s'ouvrit un passage à travers l'ennemi et gagna Marvejols, tenu par les protestants. Plus tard, en 1569, après la mort de La Loue, son beau-frère, il obtint de Coligny le commandement de la compagnie de ce brave capitaine [1, 1 i 3 b] .
ASTER, vov. Aure.
1. ASTIER'à Montauban. 1581 IX, 484 b]. — (Pierre), de Nimes, étudiait le droit à Genève, en 1584. — (David), de Grenoble, réfugiée Genève, 1688: reçu habitant, 1701. — Alexandre . de La Serre en Vivarais, galérien en 1689 [X, 412] ; il ne fut libéré qu'en 1713. — (David), d'Aspre en Daupbiné, assisté en passant à Genève, 1699. — 'Jean), de Die, et son fils. id. 1701. — Pierre), du