ATTON
les Fanatiques se servoient de ce jeune garçon pour égorger les enfants; qu'il en avoit fait périr plusieurs de divers genres de mort; et que son malheureux père l'avoit exercé à cette barbarie. Son bas âge tint quelque temps ses juges en suspens, et incertains s'ils le pouvoient condamner à la mort ; mais enfin le regardant comme un monstre dont on devait purger la terre, ils l'envoyèrent au gibet. » Ces monstruosités se commettaient au commencement du XVIIIe siècle. Nous regrettons de ne pas connaître les noms des juges pour les vouer à l'exécration publique. Ces exécutions furent accompagnées ou suivies d'un grand nombre d'autres. « Tous les jours, dit Court, les échafauds et les gibets étaient ensanglantés. « Le 29 octobre, comme pour prendre une revanche de la défaite de Fau, le tribunal de Nîmes condamna au supplice de la roue Antoine Deshas, voiturier du Mas de Gerbe, soupçonné d'avoir favorisé les Camisards. Le 30, on pendit Catherine Fontcaille , âgée de 25 ans, soupçonnée du même crime.
A Montpellier, à Alais, à Mende, les exécutions ne furent pas moins fréquentes ; « mais elle n'eurpnt aucun effet, dit Brueys, parce que l'endurcissement des Fanatiques était à toute sorte d'épreuves, et qu'ils se regardoient comme des martyrs qui versoient leur sang pour la défense de la véritable religion. » Les assassinats judiciaires continuèrent donc.
Le 17 novembre, on pendit à Nîmes trois hommes qui avaient assisté à une assemblée, avec une femme, nommée Durante de Gajan, accusée d'être prophétesse. Guillaume Isaac éprouva un sort plus rigoureux encore. Il fut roué vif, ainsi que Pierre Laval de Coulorgues, Louis Brunel, d'Anduze, Jacques Thomas de S.-Ambroix.
ASTUGUE (Antoine-Bertrand d'), sieur d'Angalin, vers 1600 [I, 143 a; VIII, 318 a]. — (Marguerite d'), v. 1590 [VII. 146 aj. — (Armoise d'), vers 1650 [VII, 146 b].
ATANVÎLLE ou Attenville (J.), de Dieu-le-Fit, en Dauphiné, réfugié et assisté à Genève, 1707-1710. — (Pierre), de Dieu-le-Fit, reçu habit. 1717.
ATENOL de Goordon du Villars, gentilhomme du Dauphiné, compris, en
qualité de chef, dans la confiscation de corps et biens prononcée par l'intendant Le Bret contre les religionnaires pris ou tués au combat de Bourdeaux, 29 août 1683, à savoir : Timothée Guion, J. et Philippe Sause, Louis et Marin Armand, Charles et Etienne Arnaud, Jean Chostard, Lablache, Gabriel Fauché et ses deux fils, Isaac Maynal, Pierre Aliie.
Silvain du Bonnas, P. Guy, Pierre et Daniel Bertrand, J. et David Garnier, Moïse Lambert, J. Mège , Sibourg-La- Bruyère, Jullien de Bellecom be . Isaac Doville. Philibert Mours, Pierre Joussaud, Jean Roux, Jean Cordiel, Moyse Gallian; David, Jacques et Noël Parot, autrement Pairot ou Pérot, Chamin, Jean Chaumar, Pierre Bec, les fils de Daniel et Louis Raspail. deux fils de Jean Gresse, François Paper, Estrandu Vergier, Combe, Latour, Brun, Jean Vandromes, La Tour de Chabeuil, les trois frères Andron et autres non dénommés Arch. gén.Tr).
ATENOU (la femme de Pierre), de Crest en Dauphiné, assistée à Genève, 1690. — Louise Atenoue, de Saou.2t ans, prisonnière è la tour de Crest, 1703 [X, — Attenou ou A t tenon Jean- Pierre , de Bourdeaux en Dauphiné, batteur d'or, reçu habit, de Genève, 1752.
ATi i 1ER (Etienne) ; Montpellier, 1599 [V, 263 aï. — David Atger, pasteur de Montpellier en 1636, de Lunel, 1637- 1654 (V, 43 b; X. 345].— Atger ou Atgier, dit La Valette, camisard. Voy.
Agier, ci-dessus col. 51.
Athieules, voy. Chaumont.
ATHIS Pierre d\ jurât de Bordeaux, 1611 [VI, 305 a].
ATIGNAN ,'Jean) , de Meaux , condamné, 1546 [X, 12 et 13].
ATIMON (Sara), assistée à Londres,
ATRE ^Alexis d'), « d'une famille considérable deCarpentras, voulant faire abjuration de la religion romaine, » assisté à Genève pour aller en Hollande, 1702.
ATRU (Anthûine), cordonnier, de la Balme d'An tin en Dauphiné, reçu habitant de Genève. 13 avr. 1556. Cf. Astru.
ATTIS, capitaine, 1579 [II, 468 a].
ATTON (Pierre); — (Jacques), avec sa femme et un enfant, assistés à Londres, 1721.
AUBAC
AUBERT
AUBAC (Anne), des Gévennes, 69 ans, et un enfant, assistés à Londres, 1702. On trouve encore une Anne Aubac sur les listes de charité de Londres en 1705 et en 1721.
Aubaïs, voy. Baschi.
AUBAN (Philibert), de Charlieu en Lyonnais, reçu habitant de Genève, 8 septemb. 1 572. — (Henri), fils de Pierre, de La Sale en Languedoc, « faiseur de romaines et autres poids, » reçu habitant de Genève, 1715. — (Henri), fils de Pierre, du môme lieu, id. 1743.
AUBANE (d'), d'Uzès. condamné aux galères pour crime d'assemblée religieuse; 1693 (Arch. gén. M, 670).
Aubanes (Rossel d'), voy. Rossel.
AUBANEL (Jean), de Gombauvin en Dauphiné, assisté en passant à Genève pour gagner la Hollande, 1684. — (Jacob), de Massillargues en Languedoc, reçu habitant de Genève, 1689. — (Elisabeth), Genève, 1724 [VII, 191 a].
AUBANEL (François d'), seigneur de S. -Romain, capitaine au service de Prusse, 1686 (Erman IX, 10).
AUBANYE (La Vallade, s' d'), Poitou.Voy. La Vallade [VI, 438 a]. - M. et Mlle d'Aubanie ou Danbanie, « pensionnaires de l'évêquede Poitiers » en 1713, c'est-à-dire enfermés, à sa demande, sur l'ordre du roi, pour être catéchisés (Lettres mss. à M. de Richebourg). — MUe d'Aubanie, âgée de 7 ans, mise aux Nouv. Gathol. de Poitiers, 1724; puis à l'Union chrétienne de Poitiers, 1726; puis au couvent de Montmorillon, d'où elle sort convertie en 1718, à l'âge de 11 ans (Arch. gén. E, 3410, 3563-65).
AUBARET (Pierre), de Ghastillon près Nérac, assisté en passant à Genève, 1699.
AUBE (Claude), de La Salle en Gévennes, peigneur de laine, réfugié à Magdebourg avec sa femme et deux enfants, 1698. — (David), 56 ans, sa femme et quatre enfants, assistés à Londres, 1702. — (Jacob), sa femme et quatre onhnts, assistés à Londres, 1721.
AUBEAU (Louis), de Beaurepaire, assisté en passant à Genève, 1685.
AUBEIRAC (B.-J.), de Sommières, réfugié à Genève et assisté, 1710.
AUBELIN (Guillaume), sieur de La Rivière, d'Orléans. De sa femme Fran-
çoise Brachet, ou de Brachet, il eut au moins trois filles : Claude, femme du jurisconsulte François Hoiman [V, 538 b] ; Françoise, femme de Guillaume Prévost , sieur de Moulins-sur-Charente [IV, 146 a; VIII, 325 aj, et Geneviève, femme, 1559, de Renaud Anjorrant, sieur de Souilly (ci-dessus col. 266).
AUBENAS (Etienne, fils de feu François), de Die, reçu habitant de Genève,
AUBEQUIN, dit De Xainctonge, ancienne famille de La Rochelle, qui paraît avoir embrassé la Réforme en 1558 et à laquelle doivent appartenir Pierre de Xainctonge, marchand, 1581, et Jehan de Xainctonge, marié à Jeanne Geay, dont il eut Marie, présentée au bapt. par Jacques Huet, 1583. (Jourdan.) AUBER (Élisab.), vers 1620 [IX, 331 bj. — (Etienne), naturalisé anglais, 11 mars 1700. — (Marguerite), veuve avec cinq petits enfants, assistée à Londres, 1702. — Plusieurs Auber, directeurs de l'hospice des réfugiés français de Londres, 1755-1779.
AUBERGE, dit Le Court; à Pierrerue en Provence, précipité du haut du château, 1562 [X, 470].
AUBEROGHE (E.mman.-Théod.), de La Marche en Limosin, 36 ans, figure avec sa femme et un enfant sur les listes de la charité de Londres, en 1702- 1705, avec la qualification de « prosélvte ecclésiastique. »
1. AUBERT (Pierre, fils deSimon) « de Mothion en la Bourgogne, lanternier, »
reçu bourgeois de Genève, 4 août 1547.
(Anthoine), cordonnier, de Rotier en Dauphiné, reçu habitant de Genève, 19 oct. 1557. — (Jeban), de « Cayras » en Dauphiné, id. 20 juin 1558. — (Louys), de Rothier en Dauphiné , id. 27 fév.
1559. — (Robert), pelissier, fils de Jehan, de Chaalons en Champaigne.id. lcrmai.
— (Vérin), cordonnier, natif de Jargueau, id. 3 juill. — (Jean), de Bourges, clerc, id. 15 septemb. 1572. — (Jean), de Clavans en Dauphiné, mercier, id. 17 oct. 1572. — (Jacques et Claude son frère), du Dauphiné, id. 24 nov. 1572.— Aubert, un des premiers réformés du Mans, vers 1562 [VI, 252 b]. — (Ron.V. 1571 [VI11, 324 a]. — (Pierre), tué à Rouen à la S. -Barthélémy [IV, 68 a].—
ALBERT
La femme d'un commissaire de ce nom livrée aux assassins par son propre mari, à Pans. ibid. [III, 402 al.
•2. AUBERT (Jacques ", pasteur à Lvon en 1564 [Vil, 87 b) et Bull. XII, 483' — (Jean), ministre de Boulogne, réfugié à Londres, 1675 : Bull. Il, 26. — .1. . pasteur à Seloncourt (Fr.-Comté) , en 1573 [IX, 400 a].
3. AUBERT Jacques , docteur en philosophie et en médecine, né à Vendôme, et réfugié à Lausanne. On trouve mention de lui pour la première fois dans les registres de cette ville à la date du 4 octob. 1571. C'est lorsqu'il présenta au conseil son livre intitulé : De la peste et du régime de vivre. Il vivait encore en car on lit dans les registres de cette année, à la date du 17 octobre : « Noble Jacques Aulbert, docteur-médecin, a présenté à N. T. H. S. uns livre en latin concernant son estât de médecine et cognoissance des causes des maladies, le quel mes dits seigneurs ont recheuz à contentement, lui estant ordonné deux cens escus d'or solleil pour présent. » (E. Chavannes, d'après le Manual de Lausanne.) On doit à ce médecin, qui a joui en son temps d'une certaine réputation, les ouvrases suivants :
. I. Libellus de peste ,-Laus.. 1571 . in-s°.
II. Des natures et complexions des hommes, et d'une chacune partie d'iceux, et aussi des signes par lesquels on peut discerner la diversité d'icelles: Laus., 1571, in-S°: réimp. à Paris. 1572. in-16.
III. De metalloruin ortuetcausis brevis et dilucida explieatio : Lugd., l.">7"., in-8°. — Traité contre les chimistes.
I V . Dux apologeticœ responsiones ad J '. Quercetanum ; Luird., 1576. in-s°. La première de ces réponses roule sur le laudanum des partisans de Paracelse, et sur les yeux d'écrevisse calcinée. La seconde a été faite contre la chimie, que l'auteur traite de science vaine et futile.
V. Progymnasmata in J. Femelii librum de abditis naturabum et medicamentorum causis ; Basil., 157'.t, in-K°. L'auteur a augmenté de quelques observations intéressantes l'ouvrage de Fernel.
VI. Institutiones physicse instar commentariorum in bbros physica? Aristotelis; Lusd., 1584, in-8°.