‹ La France protestanteChapitre 13 sur 303 · ADAM DE PUYRAVAULT (Susan-ne), 1650 [V, 343 a · texte numérisé non relu

ADAM DE PUYRAVAULT (Susan-ne), 1650 [V, 343 a

6. ADAM (Josué), sieur de Louères (ou des Loires), 1686 [IX, 504 a], frère de Hercule Adam, sieur de Saint-Denys

Xox.Lièwe, Protest, du Poitou, lll. 12).

7. ADAM Jean), ministre, naturalisé anglais, 3 juill. 17U1 (Agnew . — Marie), de Mer. près Blois. veuve âgée de 50 ans, et sa fille, assistées à Londres. 1702.

8. ADAM (Louis-Alexandre), fils de Nicolas, habile graveur parisien, reçu habitant de Genève le 13 août 1708 ; père de Henri- Albert, peintre en émail, employé dans une fabrique impériale de porcelaines en Russie, et retourné à Paris où il est mort.

9. ADAM (Daniel d'), de Villeneuvele-Rov, reçu habitant de Genève, 1 1 mai 1573.'

ADDE, capitaine béarnais, 1573 [I, 134 b, 135 b].

ADDÉE, seigneurs du Petit-Val et de Grand-Champ. — (Charlotte), fille de Nicolas Addée, sieur des Novers, vers 1654 [VU, 68 b].

La France •protestante a mentionné les Addée à bien des reprises. Ses auteurs avaient préparé sur cette famille l'article spécial que voici :

Emmanuel Addée, sieur du Petit-Val, conseiller secrétaire du roi et mort en octobre 1627, eut de Marie Berger, fille du conseiller Pierre Berger, laquelle mourut âgée de 70 ans et l'ut enterrée à Charenton, le 30 août 1648 :

1° Louis, sieur de Grand-Champ, baptisé en 1613, marié en juin 1647 avec Anne Bothereau . puis en 1669 avec Jeanne Clément, veuve de François Brisson, laquelle vivait encore en 1684. Du premier lit naquirent Louis, le 15 mai 1648, mort en 1654; Anne [440 a],baple 2 mai 1649, mariée en 1679 à Isaac de Monceau de La Melonnière, lieuten. -colonel au régim. d'Anjou ; Théodora, baptisée le 25 août 1650;

Samuel-Maximilien. baptisé le 13 décembre 1657 ; Marie, baptisée le 23 novembre ,1659, inhumée le 12 septembre 1679; Susanne, baptisée le 3 juillet 1660. laquelle sortit de France à la Révocation et mourut en Ansleterre en 1688 [V, 351 a].

2° Samuel, né le 8 septembre 1613; 3° Marie, baptisée le 4 août 1619, femme en 1634 de Philippe Le Sueur, sieur de Petiville [TU, 46 b] ; 4" Elisabeth, née le 30 juin 1612; 5° Nicolas, né le 8 février 1616 ; il fit ses études à Saumur où il soutint une thèse de Deo uno et trino [VI. 311 a] et futpasteur de Chatelleraut en 1660-63; 6° Charles; 7° Hilaire, écuyer, sieur du Mesnil et de Buy, reçu conseiller au parlement de Metz le 24 oct. 1633; il quitta ses fonctions vers 1641 et vivait encore en 1655 [V, 117a; Bull. III, 567]. Il épousa en 1640 Marguerite, fille de Charles Le Goulon, seigneur de Harancourt, etc.

On trouve encore :

Marie, fille d' Addée, secrétaire du roi et de Marie Fourcoal, baptisée le 8 décembre 1638; parrain, Addée, conseiller au parlement de Metz. — Pierre Addée, notaire et secrétaire du roi et des finances, parrain en 1630 et 1636. — Louis , sieur du Petit-Val, parrain en 1677. — Isaac Addée (Isaacus Addœus ilu Petitual parisinus), inscrit comme étudiant à Genève, le 6 mai 1

Ajoutons l'historiette suivante rapportée par Tallemant des Réaux :

« Un huguenot, frère de Mme de Champré, qu'on appeloit d'Espesses du nom d'une ferme (leur nom étoit Henry1), se mit dans la teste une dévotion assez extraordinaire. Il se couchoit à dix heures sur son lit, tout habillé; à onze, il prioit une heure, reposoit ensuite et prioit et dormoitjusques à trois heures dumatin.

Ce qu'il y avoit de meilleur, c'est qu'il donnoit beaucoup aux pauvres. A la campagne, une fois, il fut obligé de coucher avec un capitaine huguenot, nommé Petitval, qui n'estoit pas tout à fait si dévot que luy; avant de se coucher,

« Catherine Henry, fille de François Henry, sieur de Gerniou ou Jarniost (Lyonnais), conseiller an parlement de Paris, et de (Marie de Gabian. mariée i° a Xicolas t'errier, d'abord ministre, puis lieutenant d'artillerie; 2° à Ch. Mtsnanleau de Champré, conseiller au parlement.

ADDEE — ADERT

d'Espesses luy dit : « Ne voulez-vous pas « que nous fassions la prière?» — « Ouy. » — Il se mit à la faire, mais d'une longueur estrange. Le lendemain, l'autre dit : « C'est à moi à la faire. » — Et il se mit à dire Notre Père et rien davantage. « Vous mocquez-vous? » dit d'Espesses. — « Ma foy, respondit l'autre, il me semble que nous priasmes bien hier Dieu pour deux fois. »

Enfin, il ne nous est pas permis de négliger une boutade qui se lit dans la correspondance de Guy Patin, et qu'on trouvera tout empreinte de la verve sarcas tique particulière à cet écrivain :

« Le père des Forcoal étoit un misérable Sevenol (lisez Cévenol) et huguenot, qui vint à Paris chercher condition et faire fortune s'il pouvoit; il futlaquay chez un secrétaire du roy nommé Mons.

Addèe; de laquay il devint commis chez ce même maître, qui étoit pareillement huguenot, et enfin cet homme qui n'étoit rien ; Nuper in hanc urbem pedibus qui venerat albis, devint gros partisan, et se fourra dans beaucoup d'affaires, aux Aides, aux Gabelles et ailleurs, où il vouloit gagner ; depuis il changea de religion pour devenir secrétaire du Conseil, et devint encore plus grand partisan; puis il maria sa fille unique qui étoit fort belle, à Mons. Addèe, fils de son ancien maître, qui est borgne et huguenot, mais elle est catholique; il avoit plusieurs fils... Enfin le père Forcoal est mort endebté de 5 ou 6 millions, avec trois cent procès de ceux à qui il doit. » (Guy Patin; Lettre 132.)

Un Frédéric Addèe, de Metz, gentilhomme, âgé de 42 ans, venu à Londres, avec sa femme et une fille âgée de 10 ans, y avait reçu 22 liv. st. de secours en 1721 et était passé en Irlande.

Biogr. du Parlem. de Metz, par Em. Michel; Metz, in-8°, 1853.

ADELINE (Suzanne et Jacqueline), l'une âgée de 52 ans, l'autre infirme, réfugiées et assistées à Londres, 1702. — (Marie), id. 1721. — Famille huguenote de Caen au XVIe siècle (Bull. XI, 6).

ADENANT, surveillant de l'église du Vigan, 1501 (Bull. XVII, 482).

ADERT, anciennement ADER. Du temps de Henri IV vivaitàGimon,hourg situé à quelques lieues de la ville d' Auch,

sur la route de Toulouse, un médecin nommé Guillaume Ader, quis'estacquis quelque gloire et dans l'art de guérir et dans celui de faire les vers. On a de lui deux petits poèmes en patois gascon: Lou Catounet gascoun, daté de Gimont le 1er octobre 1007, et Lou gentilhoume gascoun (1610) dont Henri IV est le héros. Le Catounet, c'est-à-dire le petit Caton, est un recueil de cent quatrains, demi-moral et demi-plaisant, dédié au baron de Fontrailles que le poète gascon aborde en lui disant combien il est naturel que son livret « s'empare de « bous, Mousseigne, qu'ets en touts çau- « ses lou Catoun de la bragarde noublesse « de Gascouigne en atge, en sagesse, « bertut et aunou ; » il est terminé par un sonnet en français adressé par Fauteur « Aux galants hommes et poètes gimontois, » et commence par trois petites pièces de vers latins, dédiées Sapientise Aderianse ou G. Aderio multiplicis liieraturœ viro et mediciwe exercitatissimo.

La renommée dont il jouissait à Gimont ne l'empêcha pas de quitter le pays pour aller s'établir à Toulouse où il poursuivit d'une manière brillante sa fortune médicale, et publia en 1621 et 1628 deux traités in-4° sur les matières de sa profession. Le second de ces traités est relatif à la peste, et le premier (intitulé : Guillelmi Ader enarrationes de segrotis et morbis in Fvangelio ; opus in miraculorum Christi domini amplitudinem ecclesise elimaturn) est un exposé de cette thèse, que l'œuvre de Jésus est d'autant plus admirable que tous les malades qu'il a guéris étaient affligés de maladies que la médecine regarde comme incurables. Il est juste d'ajouter qu'on l'accusait (Voy. Vigneul-Marville, 111, 184) d'avoir fait imprimer ce livre précisément parce qu'il était soupçonné d'avoir soutenu la thèse contraire et d'avoir un peu risqué le bûcher comme hérétique. Aucun de ses ouvrages, poétique ou autre, n'annonce ni un partisan ni un ennemi de l'hérésie; il n'y t'ait aucune allusion; aussi ne le revendiquons-nous point pour la France protestante, mais nous n'avons pas cru pouvoir le passer sous silence parce qu'il se rattachait vraisemblablement à une famille Ader qui était d'Àuch et huguenote. On lit,

ADERT — ADHEMAR

en effet, dans l'un des registres du consistoire de Nimes : « Du 29e novembre 1645, M. Chauve étant modérateur -.Jean Ader jeune homme de la ville d'Ans en Gaseongne cest presanté en Companye et faicc sa confession de foy en la religion refformée. » Le même jeune homme se mariait un an après, 13 novembre 1646, avec Marie Fesquette, de Lunel, et il était inscrit au registre, par le ministre Darnieu. sous les noms de « Jean Arder. sarger. » Mais arriva l'époque douloureuse de la Révocation et, le 20 juin 1689, le lils de Jean Ader, nommé Jean comme lui, âgé alors de 27 ans, épouse, à l'église catholique de S. -Castor et selon le rituel romain, Marguerite Dumasse, âgée de 26 ans, native et habitante de Nimes. Le 7 mai 17-20 se marie à son tour :« Jean Adert, ouvrier en lias, fils de Jean Adert, cadissier *, et de Marguerite Dumasse; » il épouse lsabeau Roussel et c'est encore le curé catholique par lequel l'union est bénie. Mais c'était de la part de cette famille une pure obéissance aux terribles injonctions de la loi; elle était restée protestante de cœur, car « Pierre Adert, compagnon lileurdesoie, natif et habitant de Nimes, lils de Jean Adert et Izabéau Roi:

tit bénir son mariage au désert, le 27 octobre 1753, parle pasteur Paul Rabaut.

8a femme était Jeanne Fesquet, de Nîmes, dont il eutdeuxtils. L'un épousa, le 21 novembre 17.86, Anne Gautier, et leur descendance directe existe encore aujourd'hui, dans le sein du protestantisme, à Nimes. L'autre épousa Jeanne Jourdan et mourut en 1834, laissant quatre enfants dont le troisième se maria le iy avril 1816, à Bergerac, avec Mlle Jeanne-Renée Gounoulhiou , de Bordeaux, et alla s'établir à Genève.

(Dardier.)

ADILLE (Jehan), natif du village d'Attigny en Champagne, reçu habitant de Genève, "24 mai 1557.

ADHÉMAR ou AZEMAR. nom des plus illustres dans l' histoire du Dauphiné, de la Provence et du Languedoc.

* Suivant une inflexion particulière au provençal, qui adoucit toujours en z le d

1 Sarger on serçiier était celui qui fabriquait la serge-, le cadissier était le faiseur de cadis, sorte particulière de serge fine.

latin , on le prononçait soit Adé soit Azè, ce qui amenait à l'écrire indifféremment, même dans le-; actes publics, des deux manières diverses. Un nombre infini de personnages du moyen âge ont porté ce nom sonore et patriotique, en sorte que les généalogistes ont eu beau jeu à faire figurer en tète de leurs écrits quelque peu complaisants un Adhémar, parent de Charlemagne, conquérant de Gènes et de la Corse, plusieurs Adhémars comtes d'Orance. vicomtes de Marseille, fondateurs de la ville de Montélimar (Montelium Adhemari) et d'autres illustrateurs du nom, sans oublier le fameux évèque Adhémar de Monteil, l'un des prédicateurs de la première croisade qui, en l'an 1098. au siège d'Antioche, sut faire accroire qu'il avait trouvé. -.■ment dans un moment où les soldais chrétiens commençaient à perdre courage, la lance avec laquelle avait été percé le flanc de Jésus. Cependant La Chenaye des Bois ou autres compilateurs du Die t. de la Noblesse (1770, in-4° tout en donnant très-faussement à croire que ces personnages des temps héroïques étaient les ancêtres des modernes comtes d' Adhémar du sud-est de la France, n'osent commencer qu'en 1171 la généalogie de cette dernière maison, qui pour ne pas remonter à Charlemagne n'en est pas moins une très-belle et noble lignée. Elle joue un grand rôle, du XIIIe au \\ Ie siècle, dans la personne des Adhémar de Monteil, de Lombers. de Griiman et di- plusieurs autres branches moins importantes. Elle se continua en liirne directe jusque vers le milieu du XVI* Biède, puis parles Grianan jusqu'au XVI11' : puis, par un seigneur de ilane qui avait épousé la dernière des Grignan,, jusqu'au nôtre. Il existe encore aujourd'hui des descendants de la brancfa aihers qui sont les

comtes d' Adhémar de Panât et d' Adhémar de Granssae.

Une famille noble ^ui portait plus particulièrement le nom d'Azémar, établie en Languedoc, à S. -Maurice de Casevieille près Yézenobre. réclama en 1784 et obtint officiellement en 1817 son droit de reprendre comme lui appartenant le nom d' Adhémar, e est-à-dire de se déclarer descendante de l'illustre maison

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