Madame de Bar belle en pleurant, laide en riant. Etc
Voir ci-après l'article Baille, par M. Th. Dufour à qui nous devons ces détails.
XII. Petites œuvres meslées du sieur d'Aubigné, à Genève, chez P. Aubert, 1630, in-12 (de 175 pages). — Contient : 1° six méditations en prose, pleines d'onction, sur divers psaumes; plus une petite pièce, l'Hercule chrestien, adressée à ses enfants, où il nous apprend qu'il traduisit du grec en français un court écrit du chevalier Bacon sur la Sagesse des Anciens ; cette première partie remplit 125 pages; 2° douze psaumes, deux cantiques et trois prières, en vers mesurés ; 3° diverses petites pièces en vers ordinaires, et entre autres l'H gver du sieur d'Aubigné, allusion aux hirondelles qui changent de climat; la l'Hère de l'auteur prisonnier de guerre et condamné à mort; les Larmes pour Susanne de Lezai; 4° quelques Tombeaux ou épitaphes en vers, et finalement celui de Simon Goulard Senlisien, en prose. — Cette édition devait paraître en 1629, comme le prouve un exemplaire donné à la bibl. de Zurich et qui porte, avec cette date, un premier titre qu'on changea l'année suivante, l'auteur étant mort, en celui-ci : Second recueil des petites œuvres du sieur d'Aubigné, à Genève, chez P. Aubert, 1630.
XIII. Les Petites œuvres mêlées, qui sont l'objet de l'article précédent, n'étaient qu'un fragment de ce que d'Aubigné, dans son aveuglement d'auteur, comptait publier pour la gloire de sa muse. On a trouvé à la bibliothèque de Bessinge (col. 471, note) le manuscrit préparé de ses mains pour l'impression de tout son bagage poétique, les Tragiques à part. L'ensemble comprenait, toujours sous le titre de Printemps :
1° cent sonnets, placés sous la rubrique Hécatombe à Diane et formant un l,r livre; 2° une série de stances et d'odes, savoir celles publiées par M. Read, plus un certain nombre d'autres souvent des
1 Ui m.. |). Ni; i'i-<lf.M|s, en!. 48*.
AUBIGNÉ
plus ordurières * ; ce sont le 2e et le 3e livre. Viennent ensuite un livre de poésies diverses, dont la première est adressée à Ronsard : un livre de poésies religieuses qui n'est qu'un remaniement des Petites œuvres mêlées : enfin, un long poëme en quinze chants : la Création. Il semble que ce dernier sujet dut inspirer l'auteur des Tragiques, mais cette Création n'est qu'une insipide versification didactique dans laquelle il décrit, ou prétend décrire : Dieu, la lumière, le ciel, la terre, les plantes, les animaux, l'homme, le cerveau, « les os, membres et muscles et leurs utilitez, » puis l'âme « vie du corps humain et vraie imaire de Dieu. » — Toutes ces œuvres, et de plus les « Vers sur la mort d délie, » ont été publiées avec un dévouement, un scrupule voisins de l'aie, tion, par MM. Réaume et de Caussade ; elles remplissent le t. III de leur édition.