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AUDIBERT

1737, Audibert alla s'établir à Berlin.

La réputation dont il jouissait le fit choisir par Frédéric le Grand pour exécuter la majeure partie des ornements en fonte qui décorent les palais de Postdam et de Sans-Souci. Il mourut en 1786. Cette famille subsiste encore à Berlin.

3. AUDIBERT (le général). Orphelin de bonne heure, Jean-Pierre Audibert, né à Montpellier en 1680, quitta la France fort jeune, par attachement à sa religion, et fut admis à la bourgeoisie de Vevey, en Suisse, en 1703. La même année, il entra au régiment suisse de Portes, service sarde. Major en 1722, colonel en second en 1734. il devint colonel propriétaire de ce même régiment en 1739. Dès lors, son avancement fut rapide. Dans le cours de six ans, il obtint les grades de brigadier, de généralmajor et de lieutenant-général. Mais peu après, se jugeant victime d'un ) droit, il demanda sa retraite, que Charles- Emmanuel III lui accorda en terme honorables. Audibert rentra au pajs de Vaud, et s'y maria, à 75 ans, avec une jeune personne d'Auvergne nommée De Riom, « qui, née dans la religion réformée et orpheline, avait eu la fermeté d'abandonner sa fortune à la rapacité de ses parents catholiques et de se réfugier, en 17F), à l'âge de 17 ans, à Lausanne, pour se soustraire à leurs persécutions. » (May.) Il mourut en 1763 à Renens, près Lausanne. Il avait é, en premières noces, à Vevey, Marianne De Monte t.

Le général Audibert s' est acquis, dans les fastes du service suisse à l'étranger, le renom d'un brave militaire, d'un stratégiste habile et d'un savant ingénieur. Défi .-a jeunesse il s'était fort appliqué aux mathématiques, et l'on a conservé le souvenir du plan de la Savoie et de la majeure partie du Piémont qu'il leva entre 1 7 24 et 1733, époque durant laquelle il était attaché au génie. Après avoir commandé avec distinction son régiment dans les campagnes de 1734 et 1735, il remplit dans celles de 1743, 1744, 1745, les fonctions de maréchalgénéral des logis de l'armée piémontaise. May de Romainmotier, l'éminent historien militaire, dit qu'il possédait « au

suprême degré l'art de choisir les camps les plus avantageux, ce qui était de la plus haute importance dans un pays de vallons et de montagnes, et dans lequel, par cette raison, toutes les batailles deviennent affaire de poste. »

(A. Rivier.) 1. AUDIBERT (Gabriel d'), fils aîné de Gaspard d'Audibert, seigneur de Lcssan, est mentionné parmi les chefs huguenots de Condé qui marchèrent au secours du Languedoc en 1 562. Soit qu'il n'ait pris aucune part à la seconde guerre civile, soit qu'il n'y ait joué qu'un rôle secondaire, ce qui est plus probable, nous n'avons trouvé son nom cité nulle part ; mais nous le rencontrons de nouveau parmi les capitaines envoyés par Coligny dans le Midi, après la bataille de Moncontour, pour y lever des troupes fraîches. Lussan aida Saint- Anrje à forcer le passage du Rhône, défendu par quelques bateaux arn un corps de troupes catholiques qui garnissait la rive opposée. Le 13 juin 1574, il eut commission pour commander une compagnie de chevau- légers. Quelque temps ap: >. il rendit un

grand service en révélant au roi de Navarre les armements secrets que faisaient le sieur de Lansac et le vicomte d' Aubeterre pour surprendre La Rochelle. D'Aubigné, envoyé aussitôt dans cette ville, réussit à faire échouer cette entreprise, qui avait déjà reçu un commencement d'exécution. En 1586, Lussan servit sous les ordres de Châtillon et se distingua à l'affaire de Compeyre. Ce fut apparemment en récompense de ses services qu'il fut nommé gouverneur des châteaux de Lussan, Saint-Marcel, Gondargues et Saint- André en Vivarais, comme nous l'apprend Bimard, dans son Histoire de la Noblesse du comtat Venaissin. Gabriel d'Audibert mourut après Il avait épousé, en 1558, Gabrielle de Budos dont il eut, entre autres enfants, Charles d'Audibert, gouverneur d'Aigues-Mortes. C'est vraisemblablement ce dernier qui se présenta avec Aubaïs et de La Porte à l'assemblée politique de Nimes, le 21 janvier 1616, en qualité de député de la noblesse du Bas- Languedoc. En 1629, un Lussan se trouva aussi au nombre des députés à l'assem-

AUDIBERÏ — AUDOUIN

blée générale convoquée par le duc de Rohan. Charles d'Audibert s'était marié, le 10 janvier 1588, avec Marguerite d'Albert, dame en partie de Saint-André et de Sabran, qui le rendit père d'un fils nommé Jacques et de deux filles, Madelaine et Gabrielle. Le 4 octobre 1627, Jacques eut commission du duc de Montmorency, qui servait dans l'armée royale, pour lever un régiment d'infanterie. Cependant, à cette époque, il professait encore la religion protestante; son mariage avec Jeanne de Grimoardde Beauvoir, célébré le 20 juillet 1028, nous en fournit la preuve; mais nous n'oserions point affirmer qu'il n'avait point abjuré en 1645, alors qu'il obtint l'érection en comté de sa terre de Lussan. Ce qui est certain, c'est que son fils Jean, qui avait épousé, en 1674, Marie-Françoise de Raimond et en avait eu une fille, depuis duchesse d'Albermale, professait la religion romaine puisqu'il fut nommé, en 1688, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Des deux sœurs de Jacques d'Audibert, l'une, Madelaine, fut la femme de Dent/s de Barjac ; l'autre, Gabrielle, épousa Jacques de La Fare, vicomte de Montclar. [Voy. encore Haag, I, 246 a; II, 140 a; IV, 512 a.]

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