On a aussi diverses mentions de
Louise d'Audibert de La Farelle, 1551 [II, 403 b]; Gaspard d'Audibert, sieur de Saint-Martin, 1613 [IX, 135 b]; le colonel camisard d'Audibert, vers 1700 [VI, 325 a].
3. AUD1BERT (Jeand'), de Toulouse, doreur, reçu habitant de Genève, 9 oct.
AUDIBERÏ1ERE (Pierre), chirurgien à Caraman ; ses biens confisqués, 8 juin 1622.
AUDIER (Bonne), de Pont-de-Royan, assistée à Lausanne, allant à Berne, 1693. - Cf. Odier.
AUDIFRET (Esprit), huguenot de Montpellier qui, lorsqu'on discuta officiellement le projet de construire une citadelle dans cette ville, 2 août 1623, s'éleva contre la proposition avec beaucoup de force et d'éloquence. — (Roman), ancien de l'Église de Nimes, 1 622-2 i.
ALD1FFRET (Diverses dames d'), XVIe siècle : Marthe, Marie Pauline, Elisabeth [VU, 426 b; VUI, 301, 378].
AUDIGER (Michel), libraire, natif de Pont-Saint-Esprit, reçu habitant de Genève, 16 août 1557. — (Nicolas) des Cévennes, déporté en Amérique, 1687.
AUDIGUAY (P. Alexandre), âgé de 21 ans et arrêté près de Sarlat, sortant du royaume est condamné aux galères ; il abjure, 1690.
AUDIN (Jean) , de Saint-Nicot près Troyes , laboureur , reçu habitant de Genève, 15 nov. 1572.
AUDINET (Charles), ancien à Loudun, 1504. — (Gabriel), de Loudun, marchand, 70 ans, réfugié avec sa femme et assisté, à Londres, 1701. — (MIle) mise aux Nouv. - Cath. de Loudun ,
AUDOIN ou Audin (Etienne), « de Chambigni sus la rivière de Vienne en Poytou, bolengier , servissant à l'hospital de son mestier, » reçu bourgeois de Genève le 8 nov. 1558. — (Rachel), paysanne de Louzac, 28 ans, saisie par les domestiques de la dame de Marsan, et enfermée dans le château de Pons pour être forcée d'abjurer, 1684. (Bull. VII, 438).
AUDON (P.), à Melle en Poitou, 1681. — (Jean), du Dauphiné, maître perruquier, réfug. à Francfort-sur-Oder avec sa femme et deux filles, 1698. — (Louise), de Livron en Dauphiné, réfugiée à Halle, 1700. — (Isaac) de Poyaux [Poyols] en Dauphiné, faiseur de bas, habit, de Genève, 22 janv. 1707. — (Mathieu), sa femme et deux enfants, assistés à Londres, 1 721 . — (Jean-Louis) , du Dauphiné, cordonnier, avec sa femme, Jeanne Roy, et sa mère Catherine Picard, âgée de 70 ans, assistés à Lausanne, 1765.
AUDON (d'). capitaine, 1567-1597 [III, 245 a, 246 b; IV, 376 b; VI, 415 b ; VII, 61 a, 115 a, 481b.]
AUDOU ou d'Audou (Catherine), femme de chambre de Catherine de Bourbon en 1608 (Arch. B.-Pyr., B. 3445).
AUDOUARD (Elisabeth), veuve de Pierre Couyer, réfugiée de Marennes.
1687. — (Anne), de Marennes, fugitive pour cause de religion, 1723-33. Ses fiiens arrentés à Jean Bollon par arrêt du Conseil d'Etat du 14 juillet 1780.
i Papiers de la famille Bollon.)
AUDOUIN (Jehan), natif de Bourg-
AUDOUL — AUFREDI
S. Jehan de Bonneval près Thouars, dioc. de Poitiers, reçu habitant de Genève, 3 avril 1559. — (Barthélémy), de Besse en Provence, brûlé, 1562 [VII.
322 a]. — (Anne), v. 1590 [IV, 360 a]. — Audoin, pasteur à Milhau, 1592. — (Jean), Saumur, 1679 JVI1I, 248 b]. - (Jean), chirurgien àlssigeac, condamné avec le ministre Royère, 1672. — (Jean) , de Cognac en Saintonge, sergier, réfugié avec un enfant à Berlin. 1698. — (Luc;, « de Xaintes, chirurgien incommodé de la vue, » assisté à Londres du 20 janv. 1704 au 3 avril 1706; époque où il meurt à 78 ans. — (Louise), assistée à Londres, 1721. — Cf. Andoin.
AUDOUL (Pierre) , Languedocien , quincaillier, réfugié à Berlin, I
AUDOUR (Jean), manufacturier de bas, de Calvisson, réfugié (5 personn.) à Xeuhaldensleben, 1700.
AUDOUX, ancien de La Châtre en Berry, 1582 [II. 167 b].
AÙDOUY (« Mr Jean), professeur en éloquence au collège françois, natif de Saumur, la demoiselle sa femme, deux enfants, le sieur Pierre Audouy son frère, orfèvre, et une servante, a venant d'Orléans et réfugiés à Berlin, 1698. — (Abraham), assisté à Londres. 1721. — Cf. Andouv.
AUDOYER ou Audayer (Hector), pasteur à La Trimouille (1642, 1653).
ensuite à Montreuil-Bonain , 16!
et à Chizé, 1663: il mourut en L678. — (Hector), srde la Benatonière, maria sa lille àL.-A. Gazeau de La Boissière en [V, 144 b]. Cette famille fut forcée d'abjurer à la Révocation. — André Audayt . sr de St-Hilaire, de l'église de Talmont-sur-Jar, parrain d Elisab. de La Rochefoucault , 7 oct. 104'.'. — (Pierre) , ministre à Chalençon , condamné à mort comme fauteur de rébellion dans le Vivarais, 16S3, se convertit, révèle ses complices, et l'intendant d'Aguesseau obtient sa grâce. — Jean Audoyer, de Montpellier, reçu habitant de Genève. 1685. — (Zacharie), d'Aimargues, id. 1697. — (Jean), de Boisset en Cévennes, et Jean, d'Anduze, jardiniers, assistés à Lausanne en allant à Cassel, 1699. — (Antoine), d'Alais, fabricant de bas, id.. 16 fév. 1748, — (Antoine), galérien, 1705. — (Etienne),
idem. ['m. —(Jacques), d'Orange, 1703; Michel et sa femme, de Nîmes, 1707:
réfugiés et assistés à Genève.
Al DR AN Henry) . sa femme et trois enfants assistés en passant à Genève, 1703.
AUDRAT (Anthoine). « drapier, d'auprès de Pryé en Dauphiné. » reçu habitant de Genève. 29 avril 1555. — David Audra, du Dauphiné, galérien, 1686. — (Timothée), du Dauphiné , assisté à Lausanne, 1691. — Etienne Audras, fils de David, de Pontais en Dauphiné, tondeur de draps, reçu habitant de Genève, 4 oct. 1715. — Jean, Etienne et Pierre Audra, assistés à Genève, se réfugiant en Allemagne, 1699. — (Claudine), de Vercheni près Die, id., 1709.
(Jean-Antoine;, du Dauphiné, reçu habit, de Genève, 1737. — (Jérôme', de Sainte-Croix en Dauphiné, id., 18 mai 1701. — Cf. Andra».
AUDREAU, famille deLoudun et de Saintes, 1566, 1590.
AUDRIX 'Samuel . natif de Rouen, reçu habitant de Genève, 26 septembre 1
AUDROUIX (Pu t.. sa femme et cinq enfants, réfugiés et assistée à Londres, 1721. — Conf. Androuin.
Al DRY et Audri. Michel Audri de Sainte-Marie en Lorraine, reçu habitant de Genève, 30 mai 1586. — Audry, ancien de Meaux , 1667. — Autre à Tournon, 1684. — (Jean), de Saillans en Dauphiné, avec sa femme et cinq enfants, 1689-93; a Genève. —
(Jdstine), assistée à Londres. 1721.
AUDI ROY (Charles et Josias), naturalisés anglais, 8 mars 1682. — (La veuve de François), 76 ans, assistée à Londres. 1702. — (Charlotte), de Paris, 57 ans. id., 1705. — Marie et Charlotte Auderoy. assistées à Londres, 17-21.
AII»\ (Jean) de Tournon, assisté à Genève. I
Àurm (Camou d), d'après Erman et Reclam. Lisez : Camou d'Ossenx. Camou était un fief situé dans la commune d'Ossenx, qu'il ne faut pas confondre avec 0?enx, commune voisine (B.-Pyr.).
AUFRE. pasteur àTonnay-Boutonne.
vers 1660.
AUFREDI, et aussi Offredi, Offroy, Auffrei, Auffrov, Aufl'rav ou Auffret.
AUFRERE — AUGA
Plusieurs personnages de ce nom figurent dans les plus anciens registres protestants de La Rochelle; mais trop disséminés pour qu'on puisse les grouper méthodiquement. Les documents font également défaut qui permettaient de les rattacher avec certitude à l'armateur Alexandre Aufrecli, qui fonda en 1203 à La Rochelle l'hôpital de Saint- Barthélémy, et s'y consacra aux soins des pauvres malades jusqu'à son décès, ainsi que sa digne compagne Pernelle.
(Richemond.)
AUFRERE, famille dont le chef fut pendant plusieurs générations procureur à Paris, sans que rien justifie sa prétention (renouvelée par le biographe anglais Agnew) de descendre du juriste Etienne Auffreri qui, sénéchal de Toulouse en 1483 et professeur de droit canonique, publia entre autres ouvrages, des notes sur le style du parlement de Paris. Les Aufrère n'en étaient pas moins riches, considérés, et seigneurs, au XVIIe siècle, du petit village de Gorville en Normandie. A l'époque de la Révocation, Antoine Aufrère, procureur au parlement et l'un des vingtquatre anciens de l'Eglise de Charenton eut l'honneur en cette dernière qualité, d'être exilé ou plutôt interné, en vertu d'un décret du mois de nov. 1685, à Château-Chinon [VII, 308]. Mais il paraît qu'il se cacha au lieu d'obéir, car un des ministres d'Etat, M. de Seignelay, écrivait (6 avril 1686) au lieuten. de police La Reynie : « J'ai expédié l'ordre pour faire transférer à la Bastille M. Aufrère qui a été arrêté à La Bussière. -» (Archiv. de la Bast. VIII, 401.) Il fut forcé à l'abjuration en 1687, mais il avait fait passer ses enfants en Hollande et parvint à les rejoindre avec sa femme, Antoinette Gervaise. Un peu plus tard il alla s'établir en Angleterre. Il y reçut la naturalisation le 1 1 mars 1700. Un Daniel Aufrère l'avait eue déjà en 1697.
Israël-Antoine, fils du précédent, né en 1677, se prépara en Hollande au saint ministère, y l'ut consacré cl- y épousa Sarah Amsincq. En 170(1, il s'établit à Londres, fut agrégé à l'université de Cambridge et commença une longue el fructueuse carrière pastorale. En 1720,
il fut nommé l'un des secrétaires de l'Assemblée générale des Eglises françaises de Londres; en 1727, il desservait la chapelle royale française de Saint- James; à l'assemblée générale de 1744, il se fit promoteur d'une adresse de loyauté au Roi, à l'occasion des tentatives du prétendant. Cette adresse exprimait à la fois le dévouement des réfugiés à la religion pour laquelle ils ont tant souffert, et leurs sentiments de profonde gratitude envers l'illustre et généreuse nation, au sein de laquelle ils ont été accueillis. A l'âge de 89 ans, il céda son poste au rév. Serces, mais continua encore pendant deux années, jusqu'en 1758, une vie ennoblie par toutes les vertus chrétiennes. Il avait un frère, Noel-Daniel Aufrère, chevalier de Corville, qui n'eut pas de postérité; mais le pasteur laissa cinq enfants : 1° Jeanne, épouse du Rév. Régis; — 2°Madelaine, épouse de Sam. Grove; — 3° Marianne, épouse de Philippe Du Val, médecin de la cour ; — 4° George René, né en 1715, mort en 1746, membre du parlement, père de Sophie, épouse de Charles Pelham, souche des barons, puis comtes de Yarborough; — Anthoine , né en 1704, pasteur de l'Eglise anglicane. Ce dernier épousa, en premières noces, Marianne de Gastine, fille d'un réfugié français, major dans la marine hollandaise.
Parmi les descendants de quinze enfants qu'il a laissés, nous citerons Anthoine, né en 1757, mort en 1833, qui a publié en 1817 les « Lockhart Papers, » ainsi que diverses traductions anglaises d'ouvrages allemands. La famille Aufrère se continue de nos jours.
AUFRION, pasteur à Castelnau-de- Brassac, 1588.
AUGA (Jean d'), seigneur de Gouze.
capitaine huguenot, placé à Orthez par Bernard d'Arros comme gouverneur, refusa la reddition de la ville aux troupes catholiques, mais y fut bientôt contraint par les soldats et tout le peuple (15 avril 1569).
Il ne capitula qu'après avoir fait retenir « acte de la réquisision du simlic1, qui se disoit parler au nom de tout le
1 .Martin do Luger, nommé syndic de Iléam, ||M destitué pour crime ne lése-majeSté, <:;ti>.