‹ La France protestanteChapitre 154 sur 303 · BAC AL AN · texte numérisé non relu

BAC AL AN

cendants ont occupé ou occupent encore une place notable à La Rochelle dans le commerce, la banque, la juridiction consulaire et le consistoire de l'Eglise réformée. — Pierre-Benoît Babut, négociant à Nantes, y épousa, le 20 septemb. 1792, Catherine Van Heemfkerke.

Edouard Babut, né à Nantes le 21 fév.

1797, mari de Adèle Monod, 1822, mort en 1848, fut père 1° de Marie Babut qui épousa (1849) son cousin Jean Monod, pasteur et professeur de théologie à Montauban, et 2° de Charles Babut, pasteur à Beaumont-lès-Valence , puis à Nîmes. Voy. Rapin-Thoyras , sa famille, sa vie etc. par R. de Cazenove ; Paris, 1866, in-4° p. cciij et suiv.

BACALAN, famille illustre de la Guyenne. = Armes : d'azur à la tour d'argent.

Symphorien de Bacalan, seigneur de Tauric et de Bageran (ou Bigaran), fut élevé dans la religion réformée, et à l'époque des guerres de religion il reçut un commandement dans l'armée protestante. Avec lui servaient huit de ses fils; l'aîné portait la robe de magistrat. Il avait de plus deux frères, les sieurs de Maugarnit et de LaHaille qui faisaient partie de la compagnie des gendarmes du roi de Navarre, bientôt roi de France. En 1609, quatre des huit fils étaient déjà morts sur les champs de bataille; les domaines du vieux Bacalan étaient ravagés, son château dévoré par l'incendie; il avait perdu jusqu'à ses titres de famille. Henri IV lui écrivit alors une lettre touchante pour sa maintenue de noblesse *. C'est probablement parmi ses fils qu'il faut chercher celui des Bacalans qui combattait en Guyenne en 1621 sous les ordres de La Force [ III, 262 a ] et celui qui, la même année, assistait comme député à l'assemblée de La Rochelle [VIII, 237 b], Jean, fils aîné de Symphorien, fut nommé, sur la présentation de l'assemblée de Saumur, 6 juin 1600, substitut de l'avocat du roi à la chambre mi-partie de Guyenne (« Archiv. hist. de la Gironde, » X, 298) et devint ensuite avocat général en la même chambre à Nérac et Agen. Il eut quatre fils : Jean, capitaine au régi-

' Lettre retrouvée récemment p r M. Gaullieur, archiviste de Bordeaux.

ment de Picardie; Arnaud, avocat général à son tour en la chambre de l'édit ; André, avocat à la même cour, et Symphorien. Ce dernier suivit la carrière des armes et souscrivit en 1635, au village de Guilhous, paroisse de Soussac en Bazadois, un acte dont la teneur, assez singulière, portait que :

Noble Symphorien de Bacalan cognoissant avoir encouru la mauvaise grâce de M. maistre Jean de Bacalan, conseiller du Roy et son advocat général en la chambre de Guienne, son père, s'estant resoleu de suivre la profession des armes et randre le service qu'il doibt au Roy et à sa condition, et d'ailheurs désirant de tesmoigner au dit sieur de Bacalan, son père, l'honneur qu'il luy doibt et l'affection de laquelle il est porté envers sa famille, fait abandon à Jean, Arnaud et André ses frères, de l'universalité de ses biens, soubz le bon plaisir de son dit père et pour estre par ledit sieur son père divisés entre ses frères comme il advisera, à la charge d'estre nourry et entretenu sur les biens par luy donnez, sa personne, valletz et chevaux, sa vie durant (Archiv. de Lot-et-Gar. B, 56).

Arnaud , l'avocat général, fut sans doute le même magistrat, auteur d'une «Remontrance au roi par les officiers de la R. P. R. de la chambre de l'édit de Guyenne sur le sujet de la dernière déclaration de 1656 » ; Montpellier, 1657, in-8°, que MM. Haag, trompés par le P. Lelong, ont mis [II, 500] sous le nom erroné de Brancalan.

Les mentions se pressent sur d'autres personnages protestants de la même souche, sans que nous puissions saisir les liens qui les rapprochaient entre eux. Sibille de Bacalan épousa, vers 1610, Pierre de Gachon, conseiller au parlem.

de Bordeaux[V, 1936], et Marthe devint dame de Ségur en 1634 [IX, 248. Voy.

encore VI, 196 et 199]. Maisonneuve de Bacalan assista comme ancien de l'église de Gontaud au synode particulier de Nérac, tenu le 12 septemb. 1665; un autre membre de la famille à celui de Clairac , en 1679, comme ancien de Casteljaloux. Enfin, en 1669-70, Eymericde Bacalan «écuyer, ci-devant lieutenant-général et commissaire examinateur au siège présidial de Libourne, maintenant au siège royal de Castelmoron en Albret, ayant esté privé de

BACCONEAi;

BACCUET

celui-là et remis en cellui-cy à cause de lareligion.» déclare par testament vouloir être enseveli « dans la chapelle de sa maison qui est au cimetière de ceux de la religion à Pujol [Pujols cant. de Villeneuve-sur-Lot] etentend qu'aussi longtemps qu'il y aura exercice de la Rel. Réf. à Castelmoron par la prédication de l'Evangile, ses héritiers payeront annuellement 40 livres pour l'entretien du pasteur et fourniront la somme de 1001. pour la construction d'un temple en la dite ville » (Archiv. de Lot-et-Garonne, B 80 ; notes' de M. Tamizey).

La famille ne fut pas épargnée par la Révocation. Judith de Bacalan fut enfermée en 1687 dans un couvent des Filles de la Providence (Archiv. nat.

E. 3373). Le Mercure enregistre avec emphase, janv. 1686, l'abjuration d'une d,le de Bacalan, fille du sieur de Livron, et une pension de 600 1. dont elle fut gratifiée à cette occasion. 11 ne parle pas du frère de cette nouvelle convertie qui vivait en Hollande en 1688, ni de ceux qui se réfugièrent en Angleterre. Un Charles Bacalan était, en 1729, l'un des directeurs de l'hôpital français de Londres.

La persécution n'empêcha pas cette famille considérable de se perpétuer jusqu'à nos jours en restant fidèle à la loi de ses pères. Un quartier de la ville de Bordeaux porte son nom, et sa résidence d'été est au château de Monbazillac, sur la croupe des collines verdoyantes qui s'étendent de Bergerac à Sainte-Foy. C'est un vaste manoir seigneurial qui remonte au XIVe siècle et qui, depuis le temps de la Réforme, n'a pas cessé d'appartenir à de grands seigneurs huguenots, d'abord les Bouchard d'Aubeterreet de Brizay; puis en 1666, les deBarraud du Fournil, et au dernier siècle , les Bacalans. Un écrivain de nos amis a décrit avec émotion (Bulletin 1874. XXIII, 358) une visite par lui faite il y a quelques années à Monbazillac , et la grande impression qu'il éprouva lorsque le maître et la maîtresse de la maison , pour lui montrer les archives de l'humble église du lieu, l'introduisirent dans la grande salle du château où l'on voyait douze grands hommes de la Réforme peints du temps de Louis XIII en gran-

deur naturelle: Viret, Sleidan.Du Plessis-Mornay, Savonarole, CEcolampade, P. Dumorlin, Lhospital, P. Martyr, Bullinger, Zwingle, J. à Lasco et J.-C.

Scaliger.

BACCOXEAU, pasteur de S.-Cbristophe-sur-Roc (Poitou) en 1584. — André) figure sur la liste des persécutés du Poitou, à Niort, en 1681 (Benoit, Hist. de l'éd. de Nantes, V, 10*20 .

BACCUET, quelquefois Bacuet. Il y eut à Genève, vers le milieu du XVIe siècle, une famille venue de M eaux dans laquelle se trouve ce nom, ou son similaire Baccoet. Dans les minutes des notaires de Genève se trouve en effet un testament de Charles Lourdoys , de Meaux, foulon de draps, habitant, mari de Jeanne Baccoet, de Meaux, réfugiés avec quatre enfants : Isabelle. Pierre, Isaac et Jean; à la date de 1567. Nous n'en retrouvons pas d'autre jtrace.

Une famille, toute différente car elle semble originaire du pays genevois, a donné plusieurs pasteurs aux églises françaises. Son premier auteur, à notre connaissance, est o Claude Baccuet le jeune, fils d'Estienne, de Nangier au mandement de Boringe en Foucigny, »

qui épouse, en 1588, Chrestienne Guichard, de Lyon. Ce Claude était cependant, comme le mari de Jeanne Baccoet, fabricant ou marchand drapier. Un Paul Baccuet, peut-être son frère, exerçait les fonctions pastorales à Besse (Dauphiné), en 1598. Claude et Chrestienne eurent pour enfants, encore vivants en 1631 : Paul, ministre; Augustin, orfèvre; Jean-Jacques, avocat; puis Marte et Martine, la première, femme de Jean Bouquerel ; la seconde, de Pierre Brasier, tous deux orfèvres. Paul fut reçu au saint ministère en 1617, et appelé d'abord à Besse, où il resta jusqu'en 1626, puis à Divonne, près Genève.

C'était un savant homme, car de pasteur à Divonne, il devint, en 1632, professeur de philosophie à Genève; puis, en 1641, l'un des pasteurs de cette ville. Il publia plusieurs opuscules de métaphysique (Disputatio logica de causis, Genève, 1634, in-4° ; — Disputatio physica de materia, Gen. , in-4° ; — Disputatio physica de mundo, Gen., in- 4°, et s'occupait activement, parait-il, de propa-

BACGUET — BAGHELAR

gande ou scientifique ou religieuse, car on connaît de lui un contrat par lequel « les frères Margari, muletiers en Dauphiné, lui donnent quittance pour payement fait à la douane de Valence de quatre balles de livres envoyés de Genève à Orange, » 1649.

Paul, pasteur et professeur, eut à son tour plusieurs enfants : Jacques, marchand à Genève; Jean, régent au collège ; Theodora (elle signe Doron sur les actes), qui épousa, en 1670, Mathieu, fils de nob. Mathieu Vuarrier et de Mmo d'Allinge, et aussi Paul, qui était déjà ministre en 1644. C'est probablement ce dernier qui fut envoyé pour pasteur à Lyon en 1653, à Grenoble en 1654. Ozée Baccuet, maître apothicaire, qui publia un petit traité de sa profession intitulé : Hoséas ou V apothicaire charitable (Genève, 1670, in-8°), était fils d'un Jean- Jacques, ministre de l'église de Pérouse aux vallées du Piémont, et de Suzanne Le Clerc. Enfin le régent, Jean Baccuet, avait épousé Françoise Sonoris, fille et sœur de ministres, et avait eu, entre autres enfants, Paul « maître horlogeur »

à Genève et Augustin, qui embrassa la carrière pastorale (Minutes des notaires de Genève).

Cet Augustin, inscrit au livre du recteur comme ayant étudié la théologie à la faculté de Genève, en 1656, était pasteur du Breuil-Barret , dans le Bas- Poitou, en 1670. Elie Benoît, dans son Hist. de l'édit de Nantes, nous le dépeint comme un jeune ministre aimé de son troupeau, qu'il édifiait également par sa doctrine et par sa conduite. Cependant, cette année même, 1670, une déclaration royale ayant interdit aux étrangers d'exercer le ministère en France, il passa en Hollande. Au mois d'avril 1671, il se présenta devant le synode des Eglises wallonnes, assemblé à Gouda, pour lui offrir ses services. Voici en quels termes les Actes du synode rendent compte de son arrivée : « Le Sr Augustin Baccuet, ci-devant pasteur du Breuil-Baret en Poictou, ayant représenté à cette assemblée qu'en vertu d'une lettre de cachet du Roi de France qui défend à tous les ministres estrangers de Genève et de Suisse de prescher en son Royaume, et d'une ordonnance

de l'intendant de la province de Poictou qui lui défend d'exercer son ministère en ladite province, il a esté obligé de sortir du Royaume, monsr de Ruvigny et le seigneur du lieu où s'assemble son église lui ayant escrit qu'il ne doit point espérer d'estre rétabli dans son église ou ailleurs, et ledit Sr Baccuet ayant ensuite offert ses services à nos églises, la Compagnie après avoir vu le témoignage de son église qui lui marque fort expressément qu'elle a un extrême regret de se voir privée de son ministère et le prie de travailler à son rétablissement, elle a été très sensiblement touchée de son affliction, et pour lui témoigner la part qu'elle y prend, elle lui accorde la liberté de prescher dans toutes nos églises et lui ordonne de faire voir au prochain synode le congé de son église et les témoignages des députés des Classes du synode de Poictou, puisque nous savons que les synodes du Poictou ne s'assemblent pas depuis deux ou trois ans. »

Les conditions exigées par le synode ayant été remplies, l'église wallonne de Delft élut A. Baccuet pour l'un de ses pasteurs, en remplacement d'Elie Saurin qui venait d'être appelé à Utrecht, et le synode tenu à Harlem le 2 septembre suivant ratifia cette élection. Il exerça son ministère à Delft jusqu'à sa mort, qui arriva au commencement de septembre 1701 (Gagnebin).

BACHAN (Jean) ou Bachand, réfugié de France, naturalisé à Londres en 1700 puis, la même année, à New- York où l'on trouve aussi, à la même époque, Anne Bachan.R se transporta plus tard à la Nouvelle-Rochelle, colonie de Français établie à dix lieues de New-York (G. W. Baird). — On trouve encore Marie Bachan, assistée à Londres en

BACHASSE (Jeanne), assistée à Genève, 1693; (Paul), allant en Brandebourg, fd.,1700; (Jean), id., 1701 ; tous de Mens en Dauphiné. ■

BACHELAR (Antoine), dit Cabanes, d'Aix en Provence [Haag 1,207], envoyé de Genève à Lyon comme ministre, en avril 1557, fut appelé de là à Nantes, en 1560. C'est le premier pasteur de Nantes. Comme dans tout le reste de la

BACHELAS — BACHELIER

France, les protestants s'y assemblèrent d'abord secrètement; mais leur nombre s'étant accru, ils se hasardèrent à célébrer publiquement leur culte. Le 18 juillet 1561, ils se réunirent à La Furetière, au nombre de 6 à 700, la plupart en armes. Cependant ce ne fut que vers le mois de novembre qu'on leur accorda la liberté de s'assembler dans un bâtiment situé à quelque distance de la ville et appartenant au conseiller du Hardaz.

Ils sy rendaient de plusieurs lieues, en sorte que Bachelar prêchait souvent en présence de plus de mille personnes. Le clergé catholique 6t mettre le feu à ce bâtiment, dans la nuit du 7 au 8 décembre. Le 10 septembre de la même année, Bachelar représenta son église au premier synode provincial, tenu à Chàteaubriant. En juillet 156*2, il soutint, avec son collègue Philippe de S.-Hilaire, contre Jacques Dupré, docteur en théologie et prédicateur ordinaire de la cathédrale de Nantes, une controverse publique dont le docteur catholique publia la relation (Paris, 1564). En 1572, il quitta Nantes pour Châteaubriant, dont il fut le pasteur jusqu'en 1577. On le retrouve alors à Lvon. Il mourut en

ArchiT. de la vén. Comp. de Genève, reg. A.— \auripaud, églises de Bret.

BACHELAS (Nicolas), de Moulins en Bourbonnais, « qui a déserté des troupes de France en Piémont où on l'avait mené par force, » reçoit à Genève un viatique pour aller plus loin, 1704.

1. BACHELIER Domimque), condamné à mort avec confiscation de ses biens, par arrêt du pari, de Toulouse, 16 juin 1562 (Arch. de l'hôtel de ville de T. ;

— (Firmin), réfugié français à Genève, y épouse, vers 1580, Anne, fille d'Antoine Cauvin et nièce de Calvin. — (Daniel), ancien de l'égl. de Meaux, 1655.

— (Louis) et Anne sa femme naturalisés à Londres , 1682. — Mariage de Anne Bachelier avec le capitaine IsaacCroses, à Londres (Reg. of S. Martins in Fields), 1714. — (Anne et Esther, assistées à Genève, puis à Lausanne pour se rendre en Irlande, 1693.

— (Paul), de Paris, « ouvrier en soye » avec sa femme et deux enfants, réfugiés à Berlin, 1698. — (Nicolas), maître pel-

letier à Paris, et sa femme, réfugiés à Bernau, 1698. — (Anne, veuve), 60 ans, assistée à Londres, 1702. — (Jean), de Meaux, tisserand, 52 ans, et Judith sa femme, id., 1708. — (Catherine), de Dieppe, 63 ans, « fille infirme de la vue, » id., 1705, — (Anne), veuve d'un marchand de Paris, 60 ans. id., 1705. — (Anne) et sa fille, id., 1721. — Esther Bachillier, de St- Vincent près Montélimar, réfugiée à Genève , « voulant apprendre à filer l'or lui a été remis un écu pour se subvenir, » 1691.

2. BACHELIER (Pierre) condamné à mort par le parlement de Bordeaux, 1569. Aucun autre renseignement sur le personnage. — Ci-après col. 653 n° 265.

Nous profiterons de cette pénurie pour donner place ici à l'arrêt tout entier du parlement de Bordeaux et à trois autres pièces similaires qui font connaître plus de 1200 familles, signalées dans le sudouest de la France comme compromises en 1569 et 1570 pour leur attachement à la Réforme. Il serait superflu de reproduire les considérants de ces quatre arrêts et il suffit de dire en résumé que :

Le Ier, du 6 avril 1569, condamne par contumace environ 575 protestants du Bordelais, des Landes, de la Saintonge, de 1' Agenois.de l'Angoumois et du Périgord à avoir la tète tranchée, leurs corps coupés en quartiers et pendus aux fourchas patibulaires, leurs biens confisqués et employés tant à la réparation des églises et payement des reliques qu'ils ont détruites qu'à l'érection de trois croix à Bordeaux, à Pons et à Saintes, portant l'arrêt gravé sur une plaque de bronze, comme étant coupables « en crime de lèze majesté divine et humaine, volleries, sacs de villes, chasteaux, bourgs, bourgades, sacrilèges, raptures et démolitions commises ez églises, abaies, couvens des mendians et aultres lieux religieux, assemblées à port d'armes en forme hoslille, bruslemens déprédation et dépopulation du plat pays, meurtres et homicides inhumainement perpétrés et commis ez personnes des officiers royaux, mandians religieux, prestres et aultres bons et loyaux subjectz du roy, viollement et forcement de femmes et filles. »

Le D>, du 5 mai 1569, prononce défaut

BACHELIER

contre 39 protestants de la ville de Blaye.

Le IIIe, du 17 janvier 1570, condamne 75 protestants à la peine de mort.

Le IVe, du 6 mars 1570, condamne à mort 569 protestants par contumace dans les mêmes termes que le premier arrêt.

MM. Haag [II, 415 note] ont publié le premier seul de ces documents et d'une manière trop sommaire. Tous quatre se trouvent in extenso au t. XIII (1871-72) du recueil intitulé « Archives historiques de la Gironde, » mais avec beaucoup de fautes dans la lecture des noms propres. Nous espérons en donner ci-dessous un texte définitif grâce aux soins de notre collaborateur M. G-aullieur, archiviste de la ville de Bordeaux, quia bien voulu le collationner sur la minute même de l'arrêt (Série B, Portefeuille 225), et sur une belle copie de parchemin qui en a été faite au XVIe siècle par le greffier du parlement (Série B, Reg. 214).

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