‹ La France protestanteChapitre 18 sur 303 · AGARD — AGIER · texte numérisé non relu

AGARD — AGIER

demie royale de peinture sur la présentation qu'il avait faite de deux portraits d'hommes (MM. Girardon et Anguier).

Il ne lui fut pas longtemps permis de se parer de son titre, car le 31 janvier 1682 son nom fut rayé de la liste des académiciens, en vertu des ordres du roi, par la seule raison qu'il était protestant. On était bien près alors de la révocation de l'édit de Nantes. Soit qu'il ait ou non attendu jusque-là, il était quelques années après peintre de la cour du roi de Danemark , Christian V, et , après la mort de Christian, peintre de son successeur, Friederick IV. Au commencement du XVIIIe siècle, il obtint du roi de Danemark la permission de visiter l'Angleterre et il fit à Londres, au temps de la reine Anne (1702 et années suivantes), les portraits d'un grand nombre de seigneurs et de personnages anglais.

De retour à Copenhague, il y mourut (1716 . Son portrait, peint par lui-même en 1693, est conservé à la galerie de Florence [VII, 36 a ; IX, 40 b, 358 b.]

En premières noces, Jacob d'Agar avait épousé Marie, fille du peintre Jean- Michel Picart. Elle était catholique et lui donna au moins trois enfants :

1° Jeanne-Michelle, baptisée catholique à L'église de S. -Barthélémy, le 30 mars . inhumée le 29 août 1670 : 2« Charles, baptisé ibid. le 15 février 1669; 3° Jean-Michel, enterré au cimetière protestant de Charenton (des Saints-1' selon le Dictionnaire de M. JalJ, le 26 novembre 1671 1672, d'après M. Jal;.

C'est au premier de ces enfants que se rapporte l'inscription suivante relevée sur le registre des baptêmes de l'église S.-Barthélemy de Paris : « Jeanne-Mi- « chelle Dagar, née à... le..., tille de « f. [sieur?] Jacob Dagar. écuyer. de la « R. P. R., et de Marie Picard de la re- <> ligion C. A. et R., tous deux ayant « leur habitation chez M. Jean-Michel ■ Picard pareillement de la R. C. A.

« et R. et ancien marguillier de la pa- « roisse , a été baptisée le vendredi « 30 mars 1668. Son parrain J.-M. Pi- " card susnommé et sa marraine ont pro- « mis devant Dieu d'élever leur filleule « dans la créance et religion C. A. et R >•

H. Un HVwyd'^arfutnaturalisé sujet anglais lf 9 sept 1698 [Agnew 1,54).=

Armes de la fam. d'Agar, de Cavaillon : De gueules à la molette d'éperon d'argent au chef cousu, d'azur, chargé d'une croix tréflée ou fleuronnée d'or (Pithon Curt).

AGASSAC (Jehan de , « mercier, natif de Rabastenx , » reçu habitant de Genève, 1er nov. 1557.

AGASSE, anciennement Agace, famille parisienne. Etienne Agasse, orfèvre de Paris, fut reçu, 14 mars 1682, habitant de Genève où il épousa. 1689, Anne Plantamour. Un autre Etienne Amasse, fils de feu Etienne, revint d' Ecosse, où il était né, se faire aussi recevoir habitant de Genève, le 2 déc. 1740, bourgeois en 1742, avec ses fils Philippe et Daniel, dont le premier eut de Catherine Audeoud, sa femme, Jacques- Laurent Agasse, né le 27 mars 1767, célèbre peintre d'animaux. — Zacharie, Abdias, Jacob et DanieL-J ^racefurent tous quatre directeurs de l'hospice des réfugiés français à Londres, de 1759 à

nigaud, Mém. de la Soc. d Hist. de Genève. VI, 59. - Sordet. - tgnew 1

À.G-AS8EAU (J.), condamné à Bordeaux, 1569 [II, 416 a].

AGASSY ou ;>asteur de Dé-

salignés en 1660 Bull. XV, [

Au U"LT(d' , Bretagne, 1563 (VIII.

•2( il a].

AtlÉ ou Agey, famille (4 personnes) -.-Hippolyte en Languedoc, réfugiée à Ma^b'liuurg. 1698.

A.GEZ la baronne d'), convertie v.

1660 à Bordeaux (Bull. VIII. -264).

AGEXOX (Jeanne), femme de Jean du Bouchet; Poitou [IV, 332 a].

AGEROX (plus anciennement Agiron . famdle dauphinoise, 1680 [V, 17 b].

— Abraham, fils de feu Charles), de Roybon en Dauphiné. reçu bourgeois de Genève avec son fils Gabriel, 5 nov. 1666.

— (Pierre), de Romans, reçu habitant de Genève, 1689. — (Elisabeth, fille de feu François) et veuve de Pierre Ageron de S.-Antoine en Dauphiné, réfugiée à Genève où elle testa en 1697. — Jean Ageron naturalisé anglais, 3juillet 1701.

AGERRE Jeanne], femme d'André, sieur de LaCondamine, 1714 [VI, ! -

AGIER (Jaques, fils de feu Louis), de Ximes, marchand drapier, reçu habitant de Genève le 28 janvier 1701 et bourgeois le 4 février 1702, diacre de la

AGIER — AGUITTON

Bourse française en 1726. Un de ses descendants, Pierre, fut capitaine de la garnison de Genève en 1789. Une autre, Mlle Agier-Prevost, a écrit un roman, Elèonore de Cressy, publié après sa mort (1823, Genève et Paris, 2 vol. in- 12) avec une notice préliminaire sur la vie de l'auteur. — Antoine Agier, ou Atgier ou Atger, ditLa Valette, chef camisard réfogié à Genève en 1705 [VIII, 251, 252, 353]. « Soupçonné d'être en correspondance avec les Camisards et de fomenter les rébellions des Cévennes, » il fut pour ce fait emprisonné en nov. 1709, par ordre du Conseil et sur la demande de M. de Lozilière, neveu et remplaçant du résident de France. Il ne fut libéré que le 2 juillet 1713, la paix étant faite, sur les instances de M. Stanyan, envoyé d'Angleterre en Suisse. M. de Lozilière n'avait cessé de « payer la pension » du prisonnier. (Dufour.)

AGINCOURT (Paul d') et sa femme, réfugiés et assistés à Londres, 1702.

AGIRAUD (Jehan), « du lieu de Madich, pays d'Auvergne, » reçu habitant de Genève, 1er mai 1559.

AGNAN(d'), pasteur à Bourges, 1562 [VII, 472J.

AGNEAUX (Jacques de Sainte-Marïb, sieur d'), 1563 [IX, 109]; voy.

Sainte-Marie. — (Jean d'), sieur de Desertines, 1786 [VII, 310 b]. — M»« d'Aigneaux, enfermée au couvent à Gaen, Bull. Vil, 421. — On a imprimé à Londres, 1723, in-12 : Le devoir de la conversion; ou sermon sur ces paroles d'Ezéchiel, ch. XXX11I : « Détournezvous, détournez-vous de vostre méchant train, etc. «prononcé le 11 d'octobre 1723 dans l'Eglise Franc, de la Patente en Soho, par J. d'Agneaux, ministre.

AGNEL, plus anciennement Agniel de Riez (Carolus Agnelus Regensis , \iroviitcialis) , étudiant à Genève, 1645.

Admis au saint ministère par le colloque deGexen 1647, il fut depuis lors jusqu'en 1659 pasteur de Sacconnex, Pregny, Meyrin et Vernier; puis pasteur à Merindol (1660). Plus tard il se lit recevoir habitant de Genève et y mourut en 1687. Sa descendance s'y est éteinte à la lin du XVI 11' siècle. — (Daniel , de liiez, réfugié à Genève eu 165%;

CUparMe. Ksi. réf. do paya deCex.

AGOS (d'), nom douteux d'un député à un colloque, 1613 [VII, 149 b].

AGOULT (Maison d'), en Provence, voy. Bonneval [II, 396 a), Montauban [VII, 454] et Montmaur [VII, 491 b].Voy. aussi : [I, 242 ; II, 456 a ; 111, 103 ; V, 254 b; Vil, 129a; IX, 473b].

AGOUST, Saintongeois [V,127b].— C'est probablement au même nom qu'il faut rapporter l'inscription suivante sur le Livre du Recteur : Isaacus Ajoustus BrageracensisPetragorius, 1625. — Dans les actes français de Genève : Aiouste %.

AGRENET (Hélène d'), 73 ans, assistée à Londres, 1702.

AGRETY, capitaine, 1572, Haut-Languedoc [VIII, 341 b].

AGRIS (François d'), époux d'une La Rochefoucauld vers 1640 [VI, 357 al.

AGUERRE (d), capitaine, 1576'ril, 466 a]. Voy. Daguerre.

AGUESSEAU (Marguerite d'), damoiselle, veuve de feu Arnauld Moyne, avocat au siège présidial de Saintes; 1574 (Reg. de Saintes).

AGUET (Bartelemy), de Rion en Provence , chapelier, reçu habitant à Genève, 24 nov. 1572.

AGUILLON (Isnard), âgé de 80 ans et aveugle, pris et jeté du pont de Sisteron en bas, 1562 [X, 471]. — (Louise), réfugiée à Genève avec son mari Jacques Crouzet, de Montpellier, en 1700.

AGUILLONNEÏ (André d'), ancien de Nîmes 1583 [X, 184]. — (Jacques), consul, 1607 [VII, 461 b]. —Voyez encore : [1, 247; V, 462 b, 465 a].

AGUIRRE (Chrétienne d'), comtesse de Sault. On lit dans les mémoires de Sully que cette dame favorisa en Provence le parti de Henri IV, y aida à l'expulsion des ducs de Savoye et d'Espernon, enfin qu'elle travailla pour empêcher la conversion de Sully. (Haag.)

AGUITTON ou AGU1TTE (Jacques.

Peyron et Mathieu), de Lourmarin , massacrés, 1562 [X, 470]. Peut-être est-ce à la même famille qu'il faut placer Guillaume, fils de feu Guillaume Aguiton, de lourmarin, négociant, reçu habitant de Genève, l(.) avril 1740, bourgeois en 1744, et dont la descendance existe en-

• ce sont diverses formes A'Jugvftv* qni cet devenu, dans le calendrier, atmtt.aoUt, ci tond aujourd'hui, par une lâche prononciation, ù s'affaisser en Ont.

AGUITTOX — AIGUEFOXDE

core. Une autre famille genevoise de ce nom, également réfugiée, s'est anciennement appelée Guiton. Voir ce nom.

AGULHAC .'Charles d", vers 1630 I. 223 a].

AGULHOX :*>')., Nîmes, 1612 [V, 95b]. — (Marguerite d';, 1639 [III» 89 b].

AGULHOX (Amans), ■ de Saïgas en Recoules, diocèze de Mendes », galérien sur la galère VEmeraude , condamné pour assemblée pieuse à Dunquere en Liste des prof, qui s. . — Voy. 'X, i 1 7" . — (Claude), galérien, 1705 [X, 424].

AGUY80N 'Estiesne et Giraud), frères, de Rossiilion, dioc. d'Apt, reçus habitants de Genève, 17 août 1556.

AGLZE, ancien à Montdardier, 1681 IX, 5 a].

AIBOUD Jkan . de Bourg en Bresse, reçu habitant de Genève. 23 août 1574.

1. AID1E ou AYDLE (Geoffroi. , jei- ^nei/rdeGiiTiMÈREs, capitaine huguenot qui, au rapport de Castelnau, fut tué à la bataille de Jarnac, en 1569. Si ce fait n'est pas controuvé, c'est sans doute son fils, Antoine d'Aidie qui, en 1570, commandait un corps de troupes sous les ordres de Coligny, lors de l'expédition de l'amiral dans îe Midi, après la malheureuse bataille de Moncontour. D'Aubigné le distingue par l'épithète d'Huguenot d'un autre Guitinières qui servait à la même époque dans l'armée rovale [HaagI, 15 b. —II, 460b].

2. L'ancienne maison d'Aidie, en Péri gord, s'était divisée eu plusieurs branches; celle du Béarn en était la souche. Geoffroi, troisième fils d'Odet d'Aidie, dit le Jeune, vicomte de Riberac, et d'Anne de Pons, est celui de ses membres qui fonda la branche de Guitinières.

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