‹ La France protestanteChapitre 19 sur 303 · AID1E F. ii' , condamné, 1509, à Bordeaux [II, 415 a · texte numérisé non relu

AID1E F. ii' , condamné, 1509, à Bordeaux [II, 415 a

AIGALIER, ministre ;'ugié

à Genève, sollicite afin que sa femme longtemps détenue en France et refusant d'abjurer lui scit rendue, avec ses enfants qu'elle ne veut pas quitter:

Archiv. tfért. Tt).

AniALLiERs le baron d . Voy» Rossel.

AIGXA. pasteur à Gien, 1559 (Bull.

A1GXAX (Jacques . condamné à être pendu, Paris. 1562 IX. 310 b.] - Marie;, 1627 Vin, 188 .

AIGXE VILLE Hélène et Anse d'), dames deBoubers, vers 1650 [II, 41

AIGXIER J.), précipité du haut de sa maison à Hières en Provence, puis pendu par un pied aux murailles de la ville. 1562 [X 471 J.

AIGXOX (D), pasteur de Chaumont en Bassisnv, v. 1560-1567 (Bull. VIII, 73: IX, 297).

AIGOIX, ou Aigouin, quelquefois Aiguoin, ou Daigoin, consul de Sumène.

Languedoc. Itj27 [I, 277 a: VIII. 491 tt}.

— (Pierre . des Cévennes, étudiant à Sa umur-.. V, 513 b: VI, 311 I (François , pasteur de Roquedur, 1660 (Bull. XV. 58(i . — L'iuis '. ministre de Sumène, 1664-1684 [1U. 32 b : VII. 1 V* 7 a : VIII. 302 b ; IX, 5 a\ - Pierre, (fils de Jean , de Sumèrie, apothicaire, réfugié au Brandebourg, puis à Genève , 1699.

— (Marie), déportée en 1687 [X, 432].

— Voy. Aiguyon.

AIGREFE l IL Guill. de Rozel, sieur

ttté en 1622 IX, 66 b].

A1GREFOIX i**), capitaine, 1567 [VIL 359 a].

1. AIGREMOXT, conseiller au parlera, de Pan>. 1562 IV. 210 b].

2. AIGREMO.NT : : Hochesiore, barons d' [IV, 131 a: VIII. 459 b.

Rochemore. — Autre baron d'\ 1678, condamné 1691 ML 196 h: X. 402].

A1GREYILLÈ (Guill. d'), pasteur de Ribaute,

A1GUBBONNE Jehan d), marchand à Lyon, reçu habitant de Genève, 8 septemb. 151

1. A ICI EFOXDE (famille EsrÉR andieu, sieurs n' .XVIIIe siècle [Haair, IV. J • Vi,56b; IX. 498 a].

Voy. aussi Esi>érandiel\ — « Les barons d'Aiguefonde se sont toujours l'ait remarquer parmi les plus intelligen plus généreux soutiens du protestantisme ; ils ont payé de leurs personnes dans les synodes, dans les députations.

sur les champs de bataille. Celui qui vivait au temps de Voltaire s'employa activement en faveur du malheureux Sirve/t qui du reste était feudiste sur ses propres terres. La race est maintetenant éteinte : le dernier des barons d 'Aitiuefonde qui a clos la série de ces nobles défenseurs du libre Evangile et de la libre foi, vient de mourir, muni des

AIGUEFONDE

AIGUISIER

sacrements de l'Eglise ; il s'était fait catholique à l'époque de son mariage. »

(G. Rabaud, Hist. du protest, dans l'Albigeois, 1873, p. 489.)

2. AIGUEFONDE (B. de Madaillan, sieur d'), 1688 [VII, 162 b].

AIGUESVIVES (Arnaud de Bernon ou Vernon, sieur d'), v. 1580 [VI, 435 a].

AIGUILLON (Antoine), Camisard.

Voy. Ayguillon.

AIGUISIER ou Eguisier (Philippe), natif de Marseille, était fils de noble Nicolas Aiguisier, avocat au parlement [IX, 351 b]. Entré dans les ordres sacrés et devenu docteur en théologie, il exerça la prêtrise jusqu'au moment où chargé, comme missionnaire à La Salle, d'accompagner Fr. Teissier, martyr des assemblées du désert *, il éprouva luimême clans sa conscience le besoin de rompre avec l'Eglise persécutrice.

Après de douloureux combats intérieurs, il parvint à sortir du royaume et à se retirer à Berne, où il put enfin rendre témoignage à la vérité. Par suite de cette abjuration, dénué de toute ressource, il se rendit à Lausanne, où les pasteurs français l'accueillirent et s'intéressèrent à lui. Admis à l'essai à Vevey, au mois d'avril 1689, sur leur recommandation, comme régent de la première classe et principal du collège, il fut nommé d'une manière définitive, le 16 mai suivant, à cet emploi qu'occupait avant lui un autre réfugié français nommé Lantelme. Au mois de juin la Bourse française de Lausanne lui fit don d'un habit, sans doute afin qu'il pût se présenter d'une façon convenable dans l'exercice de ses nouvelles fonctions. Malgré la modicité du revenu que pouvait lui procurer son travail, Aiguisier, souffrant de son isolement, songea à se donner une compagne. Il épousa à Vevey, le 17 novembre 1690, une de ses compatriotes, réfugiée comme lui, Judith, fille de feu Pierre Favier, marchand, de Montélimar en Dauphiné. Il remplit ses fonctions avec approbation jusqu'à la fin de sa vie. On trouve dans les registres du conseil de Vevey plusieurs preuves de l'intérêt que le zélé pédagogue portait au collège et au dévo-

iler.

il h Écrit la relation de •■•'( 1 1> etécnlton. Voj Teis-

loppement de ses écoliers. En nov. 1692, il fit représenter par eux, comme exercice de déclamation, une pièce ayant pour sujet Yhistoire de Joseph. On sait combien l'usage des représentations théâtrales était répandu au XVIe et au XVIIe siècle dans les institutions scolaires. A Lausanne, les étudiants avaient souvent donné, sur la place publique, le spectacle de drames allégoriques ou sacrés, tels que Yhistoire de Suzanne, jouée successivement en grec, en latin, en français et même en allemand en l'honneur de Monsieur le baillif, ou le Sacrifice d'Abraham en vers français, composé exprès pour eux par l'illustre Théodore de Bèze. Les régents de Vevey tenaient à honneur de ne pas trop rester en arrière de ce qui se faisait sous l'inspiration des professeurs de Lausanne, et ainsi se conservait cette tradition se rattachant aux anciens mystères du moyen âge. En 1694, Aiguisier tenta une entreprise qui pourra paraître d'une bien grande témérité. La pièce qu'il se proposa de donner au public de Vevey n'était rien moins que la tragédie (YEsther que jouaient à Saint-Cyr, cinq ans auparavant, sous la direction de Mme de Maintenon, les demoiselles de la maison royale. L'ambition littéraire du principal avait été non-seulement de faire représenter par ses élèves l'œuvre du grand poète, mais de la compléter par deux actes nouveaux qui offraient l'avantage de permettre la suppression du prologue à la louange de Louis XIV, mais aussi le danger de mettre la versification d' Aiguisier à côté des vers de Racine. La représentation n'eut pas lieu parce que le baillif de Vevey étant absent il fallut la différer jusqu'à son retour et que la mort surprit l'auteur avant que ce retour n'eût lieu. Mais elle avait été imprimée dès l'année précédente sous ce titre :

Addition à la tragédie d'Est lier, contenant deux actes dont le premier représente la réjection de Vasthi et le deuxième le couronnement d'Esther. Par le prosélyte de la Providence, principal et premier régent du collège de Vevey.

A Genève, chez Vincent Miege, 1693, pet. 8°, 32pag. Dédié a très noble, magn. et non. seigT M. Jean Louis Steigef, ba-

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