‹ La France protestanteChapitre 191 sur 303 · BAILLEU. Isaac, Léonard, etc · texte numérisé non relu

BAILLEU. Isaac, Léonard, etc

ensemble quatre orphelins de ce nom, réfugiés à Magdeboorg, 1698; à Manheim, 1700. — (Isaac), laboureur, et sa famille (8 personne réfugiés àManheim, 1700. — (Isaac Bailleur), « tabaquier, »sa femme et cinq enfants, réfugiés à Ma 2debourg, 1698. — Henri Bailleux ou Baillieu, de Calais, charpentier, sa femme, quatre enfants (en tout 8 personnes), réfugiés à Mechow, en Prusse, 1698, puis à Grambzow en 1700. — (Anne) veuve de Salomon Ballieux, 74 an-

e à Londres, 17u5.

2. BAILLEU, aujourd'hui Bayley, si l'on en croit les historiens anglais. Une famille Bailleu ou de Bailleu, originaire des environs de Lille, aurait fait partie d'un groupe de réfugiés français qui vinrent s'établir en 1652 et dans les années suivantes au village de Thorney, Cambridgeshire. Là, son nom aurait pris les diverses formes : Balieu, Balieux , Bailleul et de Bailleul , enfin Bailly et Bayley. On attribue probablement des faits et des personnes provenant de familles diverses à celle de toutes qui a définitivement le plus prospéré. Cette dernière est celle qui porte aujourd'hui le nom de Bayley et a pour principal représentant sir John Bayley, juge à la haute cour de Westminster, il descend d'un Philippe Bailleu ou de Bailleul , qui épousa successivement Jeanne de La Chasse, Esther Clerbau de Se ville, Marthe Descamps et Suzanne de Lu. D'Esther, il eut Daniel, né en 1672, mort en 1729, qui épousa Esther des Bois, dont il eut Isaac. Ce dernier fut marié à miss Orme Bigland et son second fils John à miss Sarah Kennett, héritière d'un évèque de Pétersborough.

De cette dernière union naquit John-,

Smiles, The huguenots, p. Wô, «T. — Aguew, Protestants exiles, II, 307.

créé baronnet en 183 1 et père du magistrat dont nous avons parlé.

BAILLEUL (Marie et Judith), u tées a Londres, 1721. — Henri de Bailleul, vov. Muisson.

BAILLEUR Sei;astien), de S.-Paul.

en Dauphiné, « religieux carme qui veut abjurer, » assisté à Genève d'un viatique pour la Suisse, 1706.

1. BAILLON (Pierre), marchand de draps, de Vieillevigne (Loire-Inf.), avait abjuré quand les commissaires du parlement étaient venus dans ce bourg pour présider, dragons d'un nouveau genre, mais presque aussi redoutés, aux conversions collectives que la peur arrachait. Il en fut tourmenté par sa conscience tant qu'il vécut, lui-même le déclara peu avant sa mort. Cette abjuration, faite le 19 octobre 1685, avait été accompagnée de celle de sa femme, Henriette Poupin et de leurs enfants, Jeanne et François. Deux ans s'étant passés, il tomba gravement malade. Le curé vint pour le confesser. Il refusa, disant qu'il était trop faible, que Dieu ne demandait pas l'impossible , que d'ailleurs il s'était confessé à Dieu. Il mourut peu d'heures après. Ce refus des sacrements donna lieu à une enquête. Il était mort le 11 mai 16n7: le 13. le procureur du roi à Nantes, Boussinean, écrivait au procureur fiscal de Vieillevigne : « Si au moment de ma lettre reçue le corps de Bâillon n'est pas enterré, opposez-le et empêchez qu'il ne le soit; et s'il l'est, apprenez le lieu où il aura été mis et par qui, et chargez ceux qui se seront donné le soin de le faire enterrer de la garde du cadavre. M. le curé a tort de ne pas vous avoir donné avis du refus de confession et de communion de ce misérable plustôt; car on y eut pourvu; et je le crois trop prudent pour qu'il permette qu'on enterre ce cadavre, s'il lui a été refusé de recevoir .crements par ce misérable. » Le 16 U y eut sentence portant que « le ca- « davre sera traîné sur une claie dans « les rues de Vieillevigne et jeté à la « voirie avec défense à toutes personnes « de lui donner la sépulture sur peine de « la vie. » La sentence fut exécutée par Jeudy, exécuteur de haute justice, qui reçut pour cela la somme de 12 livres.

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