BAILLON — BAINS
Tous les biens du défunt furent saisis et confisqués. La veuve et les enfants n'étaient pas mieux convertis. Une note du curédeVieillevigne, 1715, concernant les nouveaux catholiques de sa paroisse, constate que « la veuve Bâillon et sa fille aînée, âgée d'autour de 30 ans, demeurant ensemble au village de Chometière , près de ce bourg, ne font aucun devoir de catholique. » (Vaurigaud.)
2. BAILLON (Jean), ditGiles, dénoncé comme relaps dans le procès du ministre Quinguiry et condamné à être pendu, 1685 (Tt). — (Jean), chirurgien de Parélemone en Bourgogne (Paray le moine), sa femme, deux enfants et un apprenti, réfugiés à Berlin, 1698. — (Jacob), de Guise , sa femme et 3 enfants ; id., 1698. — (Isaac), de Groupilly près Guise, 73 ans, et sa femme, assistés à Londres, 1702. — (Marie), délaissée de son mari avec 4 enfants, id., 1702. — (Elisabeth), aveugle, id., 1723-25.
3. BAILLON, frères, de Pessac (Gironde), accusés d'hérésie en 1562, et emprisonnés à Bordeaux. Probablement l'un d'eux est le même quifigure(col.667) sous le nom de Bâillon de Pellegrue sur la liste des condamnés à mort du 6 mars 1570. Pessac et Pellegrue sont deux localités toutes voisines. —Bâillon, premier consul de Pellegrue, destitué comme protestant en 1747. Cette famille compte encore des descendants existant à Bordeaux et protestants (Archiv. de la Gironde). — Glaire et Catherine, filles de Jean de Bâillon et de Marguerite de Bonet, baptisées en 1598 et 1600, à Bédarieux ; parrains et marraines : Jean de Narbonne et Claire de Graves ; Gabriel Màlbois et Catherine Tuphain (Tt 257).
BAILLOU, chapelier à Pons en Saintonge, condamné à 100tl. d'amende, ainsi que plusieurs autres, pour refus de tapisser leurs maisons aux jours de procession , 1760. — Anne, fille de Paschal Bailloux s' de Chesnevert et de Jeanne Bertault, à Villefagnan, dénoncée comme protestante, 1718 (Tt 288). Voyez Haag [VIII, 320]. — Balliou, consul de Pellegrue, destitué comme protestant, 1747.
1. BAILLY ou Bailli famille rocheloise. Benoît (Hist. de l'édit de Nantes) cite parmi les protestants per-
sécutés par l'intendant Demuin , un sr Bailli dont il ne donne pas le prénom. Ce devait être un des fils de Jean Bailli, sr du Portai, qui s'était marié trois fois : à Elisabeth Mallet (1626), à Jeanne Dacheri?i et à Elisabeth Leroux. Il était fils lui-même d'un Jean, nommé pair delà commune en 1600, et de Marie, sœur de François Piguenit, maire de 1618. Tous étaient protestants. Bailli du Portai eut pour fils Zacharie et Gabriel qui paraissent être morts jeunes ; Pierre, sr du Portai, d'abord avocat, député de La Rochelle au synode de Saintonge de 1682, fut nommé, en 1686, conseiller au présidial, peut-être comme prix de sa conversion ; enfin Salomon et Jean ; nous inclinerions à penser que c'est de ce dernier qu'entendait parler Benoît. Il était né au mois de mai 1638, était marchand et avait épousé Madeleine d'Hariette, d'une famille de fervents protestants rochelois. Le nom de cette famille figuré sur les premiers registres de baptême protestants de La Rochelle. Le père du seigneur du Portai, nommé Jean comme lui, joua un rôle assez important pendant le fameux siège de 1572-73. Il n'était que simple bourgeois quand il fut appelé en 1572 à faire partie du conseil du maire, puis choisi comme l'un des commissaires chargés après la conclusion de la paix de prêter serment de fidélité au nom de la ville, enfin du nombre des otages qui devaient garantir l'exécution du traité; mais il fut bientôt après (1573) nommé membre du corps de ville, et c'est à ce titre qu'en 1574 il fut désigné pour faire de nouveau partie du conseil du maire (Jourdan).
BAILLY (Samuel de), fils de Pierre et de Marie Siré; Loudun, 1567.— Jacques Bailli, ministre à Embrun, 1637. — Ordre à l'intendant de Poitiers d'arrêter Chapelle, prédicant nouvellement arrivé des Cévennes avec Poupart et Jean Bailly qui ont été vus sortant d'une assemblée religieuse tenue dans la métairie de Boesse, paroisse d'Avon près Poitiers, mars 1729 (Arch. nat.E 3566).
BAINEL (J.), commissaire grainetier d'Orléans, 1568.
BAINS (Des), mis à la conciergerie d'Angoulême, 1688.
BAIS — BALARAND
BAIS ou Baisse, ancien de Montauban, 1579. — Mme de Baix, veuve d'un conseiller au parlem. de Grenoble, forcée d'abjurer à la Révocation et emprisonnée à Valence, est notée officiellement en 1686 comme ne faisant, ni ses enfants, aucun devoir de catholique. — Baise, lieutenant d'infanterie dans l'armée anglaise, colon en Irlande, 1692 (Agnew II, 10). — Anne Baise, des environs de Tonneins, assistée à Genève, 1700.
BAISSELANCE (Jean) , ministre à Montignac en 1620, à Limeuil et Le Bugue, 1626-1637 (Aymon II, 225, «4).
— Un autre était pasteur à Argental en 1665. — (Jacques; , originaire de Ste-Foy, étudiant en théologie à Genève, octob. 1685. Famille protestante existant encore à Ste-Foy.
BAJET, ministre de Mialet, v. 1603- BAJOT, pendu à La Rochelle, 1563.
— Judith, Guillaume et Anne Bajau, réfugiés à Berlin, 1700.
BALADE. Mariage de Jacob Balade « de Neirac en belle Guyenne, » fils de Jean, marchand bourgeois de Neirac, avec Marie, fille d'Epaphras Landereau maître orlogeur, 1660 (Lenieps, not. à Genève VI, 70).
BALADIER (Abraham) , de Nimes, « estaminior, >> réfugié avec sa famille (5 pers.) à Berlin, 1700.
1. BALAGUIER . irouverneur de Saint-Antonin en 1621 [Haag I, 217 .
Après le siège de Montauban, Balaguier proposa au duc de Rohan de tenter une surprise sur Caussade dont la garnison incommodait par ses courses les protestants des enviions. Rohan y donna son consentement ; il envoya même à Caussade , dont les habitants étaient pour la plupart réformés, le sieur de La Gasquerie qui devait les engager à favoriser cette entreprise. Son émissaire fut accueilli avec plus de froideur qu'il ne s'y attendait. Balaguier cependant , dans l'espoir que sa présence suffirait pour provoquer un soulèvement, continua ses préparatifs, mais avec si peu de secret, que les catholiques, avertis, se tinrent sur leurs gardes. Le jour fixé pour l'exécution, ils laissèrent donc entrer dans leur ville
environ trois cents soldats huguenots; puis, tombant inopinément sur eux, ils les taillèrent en pièces. Raymond, Cavanhac, Verlhac, Salinhac, La Gasquerie et plusieurs autres chefs qui s'étaient, comme eux . distingués dans les guerres de religion, restèrent sur la place. Balaguier lui-même fut fait prisonnier avec Jourde, Saint- Amant et Rouire. — On cite encore vers 1650, Scipion de Balaguier, écuyer, sr de Condat, dont la mère était Angélique de Giroude.
2. BALAGUIER. Famille notable de Puylaurens. — (Antoine) était consul de cette ville en 157 1, Jacques en 1593, Barthélémy en 1597. 1617, 1620, 1631. Antoine eut deux fils : Jacques, consul, en 1634, et Jean membre du conseil de ville en 1642. Barthélémy, fils de Jean, né à Puylaurens ; étudiant à Genève en 1072; puis ministre d'Aiguefonde, présent aux synodes de Saverdun en 1678 et de St- Antonin en 1682 ; noté sur la liste des réfugiés du Languedoc (Tt 322 , en 1685; ministre de l'église de la Patente (Leicesterfields), à Londres, en 1688.
Quelques années après, le gouvernement anglais l'envoya en Irlande dans une de ses colonies de réfugiés français et il fut jusqu'à sa mort (1725) ministre de l'église française de Dublin w 111. 210 et Burn). Il avait épousé à Aiguefonde une dl,e Mazas.
BAL AINE (Elisabeth de), à Reims,
BALAIRE (Guill.), naturalisé à Londres, 1690. — 'Marie,, veuve, assistée à Londres, 17 lu.
BALAXIER (Jacques), de St-Paul- Trois-Châteaux, assisté d'un viatique à Genève pour le Wurtemberg. 1764.
BALAN (Joseph), de Montauban, assisté à Genève comme allant à Cassel.
puis à Lausanne comme allant à Magdebourg, 1702. — Un M. de Balan, descendant de réfugiés en Prusse, directeur au ministère des affaires étrangères à Berlin, fut nommé en 1858 plénipotentiaire Prusse à Stuttcarilt.
BALANCER (Marie), fille d'un marchand de draps de St-Jean-d"Angely, 65 ans, assistée à Londres, 1702.
BALARAND Jean) ou Balaran (et quelquefois Balleran. Balerand etc.) i. 24
BALARAND — BALARIN
fut condamné à mort avec confiscation de tous ses biens par arrêt du parlem. de Toulouse, 2 j.uin 1 562. — De la même famille était probablement Benoit Balaran,pasteurà Saussignac, 1586, àEymet (Périgord), 1593 [Haag I, 218]. Désirant retourner à l'église de Castres qu'il avait déjà desservie, il demanda et obtint son congé; mais les fidèles d'Eymet ne tardèrent pas à se repentir de leur acquiescement à ses vœux, et ils formèrent opposition à son départ devant le synode national de Montauban qui jugea que toutes choses s'étaient passées selon les règles de la discipline.
Appel de cette décision au synode de Saumur, auquel Balarand avait été député par la province du Haut-Languedoc; mais une maladie l'avait empêché de s'y rendre. L'arrêt fut cassé et ordre donné à Balarand de retourner à Eymet dans le délai de trois mois sous peine d'interdiction. La question fut portée de nouveau devant le synode de Montpellier qui ordonna que Balarand resterait à Castres, et accorda à l'église d'Eymet une somme de cent écus pour l'aider à se procurer un autre pasteur. Cette obstination des deux églises à se le disputer est sans doute un témoignage de l'estime qu'on faisait de lui. L'assemblée politique de Gergeau, à laquelle il fut député en 1606, lui en donna, de son côté, une preuve en le choisissant pour adjoint. Mais celle de Nismes, au contraire, le censura fortement, ainsi que l'avocat Constans et plusieurs autres, parce que, ne pouvant empêcher la faute à laquelle on poussait les églises, il avait au moins refusé de s'y associer et s'était séparé de l'assemblée provinciale de Montauban, lorsqu'il avait vu que la majorité penchait pour l'union des protestants avec le prince de Condé. L'année précédente, Balarand avait été député au synode de Tonneins. Il le fut aussi à l'assemblée de Milhau en 1611 et son nom figure encore sur la liste des pasteurs présentée au synode d'Alais en 1620. Sa fin eut lieu sans doute à Castres en 1621, car il fut remplacé par Josias Daneau en 1622. — Jean, bis de Benoit, étudiait à Montauban en 1613 et fut pasteur à Anglôs-du-Tarn, peutêtre depuis 1611, mais sûrement depuis
1617 jusqu'en 1660, année de sa mort. Il épousa Judith de Maurice et en eut Benoit, secrétaire de la chambre du roi, qui en 1667 prit pour femme Jeanne fille de Raymond du Gros, avocat aux conseils d'Etat et privé, et de Marie du Chemin (Reg. de Charenton).
JiiAN-Etienne, autre fils de Benoit, fut pasteur à Brassac, 1617-1626; à La Caune en 1637.
Pierre, frère des deux précédents, étudiait aussi à Montauban en 1 6 1 3 et devint plus tard conseiller au présidial. Il épousa Marie de Pechels le 22 août 1627 et mourut en septembre 1672. Dans les registres àeia.coh Dumons, notaire de Montauban, on trouve le catalogue de sa bibliothèque, pièce intéressante. — Sa fille Jeanne épousa en premières noces Jean de Bar, baron deVillemade, et en secondes noces, août 1655, J.-J. deBacalan (Nicolas).
1 . BALARD (Jean), de Jonzac, 28 ans, réfugié à Londres, 1710, s'engagea dans l'armée britannique. Il mourut à New- York en 1719, laissant une fille, Marie, à la garde des anciens de l'église française de cette ville.
2. BALARD (Mme) Marie-Françoise- Jacquette Alby, poète, née à Castres le 28 mars 1776, morte dans sa ville natale le 9 avril 1822. — Fille de François Alby et de Marie Hugonin de Labarthe, Jacquette s'était mariée, le 24 juin 1794, ' avec un négociant catholique dont elle illustra le nom. Les premiers accents de cette muse firent l'éloge de Mme Verdier, née Allut (1809); puis elle célébra le Château de Saint-Amans et la Vierge, deux poésies couronnées par l'académie des Jeux Floraux (1811). A cette date elle publiait à Paris son principal ouvrage, l'Amour maternel, qui n'est pas exempt d'incorrections. La Poésie, pour laquelle madame Balard concourut a Toulouse en 1813, n'eut point de succès ; cependant cet auteur fut honoré du titre de maîtresse-ès-Jeux Floraux quelque temps après. Ses productions restées en brochures séparées ou disséminées dans divers recueils périodiques n'ont jamais été réunies. Les deux filles de madame Balard suivirent la religion de leur père (Pradel).
BALARIN (Jean de), massacré à Arles, 1562.
BALASCOU