BARBARIN
qu'il se rendit à Genève, février 1 530, Th. Barbarin fut appelé à le remplacer; il devint ainsi le premier pasteur de la ville de Boudri, ayant sa demeure à Pontareuse, où était le temple accordé aux réformés. C'était un homme fort distingué. En 1539, il fut élu doyen (président) de la compagnie des pasteurs du comté de Neuchâtel, et présida en cette qualité à la conférence qui eut lieu à la Xeuveville. en juillet de cette année, entre Farel, Viret. Zébédée, Chaponneau, d'autres encore et M. Pierre Caroli, le docteur de Sorbonne, qui avait accusé d'hérésie Farel et Viret. Il fut sans doute réélu à cette fonction honorable en 1543, car c'est lui qui fut chargé, le 16 juin de cette année, de répondre au nom de tous ses collègues du comté, à Farel qui se trouvait alors à Strasbourg et qui s'était plaint de l'accueil trop favorable fait par les pasteurs à Caroli de retour à Neuchâtel et à un autre ministre dont il se défiait. Dans cette lettre, il invite Farel à saluer bien cordialement Jean Sturm, qu'il appelle « son très-cher a maître qu'il vénérera toujours dans le B rneur. » Quoiqu'il eut à desservir une paroisse très-étendue et difficile, son zèle lui faisait trouver le temps de franchir la distance de quatre à cinq lieues, pour aller prêcher rÉvangile à l'extrémité orientale du comté, dans deux localités qui l'avaient toujours refusé. Plus d'une fois, on le vit traverser la ville de Neuchâtel pour se rendre, soit avec Farel, soit seul, à. Cressier et au Landeron, afin de chercher à y établir la Réforme. Et il aurait atteint son but. à Cressier du moins, si messieurs de Soieure n'avaient pas employé la violence pour faire échouer ses efforts. Une fois même, en 1546, le gouverneur du comté, George de Rive, l'accompagna pour l'installer officiellement dans la charge de pasteur de Cressier : mais un homme vigoureux, excité par l'appui de Soieure, saisit l'un après l'autre le gouverneur et le ministre, et les poussa sur la route, sans leur laisser le temps d'accomplir leur dessein. Cet acte audacieux effraya le gouverneur et les partisans de la Réforme, qui cependant formaient la majorité de la population ; mais il n'ébranla pas le courage du ré-
formateur. Quelques jours après, Barbarin revint à la charge, et cette fois son installation ne rencontra pas d'obstacle. Mais Soieure, agissant en secret, mit neuf cents hommes sur pied pour les envoyer au secours de ses coreligionnaires, et quand, le mercredi suivant.
Barbarin. accompagné de son voisin Jean Faton, pasteur de Colombier, retourna à Cressier pour y exercer son office, les deux amis furent assaillis par une troupe furieuse de gens, armés d'é* pées et de hallebardes, qui les terrassèrent, les couvrirent de blessures, et ce ne fut que par des efforts inouïs qu'ils réussirent à se dégager des mains de leurs adversaires et à s'enfuir à toutes jambes jusqu'au village voisin. Faton en fut aravement malade ; Barbarin semble ne s'en être jamais remis. Dès lors ce dernier dut renoncer à son pieux dessein; il mourut à Boudri, en 1551, laissant une veuve et six enfants en bas âge. Ses descendants ont subsisté à Boudri jusqu'à la fin du siècle dernier.
Daniel Barbarin, fils de Thomas, était encore bien jeune à la mort de son père. Dix ans après, en 1561, il achevait ses études, quand Jacques Sorel, qui avait succédé à Barbarin dans Boudri, céda aux sollicitations qui lui furent adressées D alla prêcher l'Evangile en Champagne: alors l'église de Boudri, au sein de laquelle le souvenir du père était demeuré vivant, demanda à la compasnip des pasteurs de lui accorder Daniel Barbarin pour son pasteur; mais la compagnie le trouva trop jeune pour un poste aus:-i considérable, et engagea l'église à attendre une autre occasion pour jouir de ses services. En attendant, il fut élu pasteur des églises d'Engollon etBoudevilliers, dans la seigneurie de Valangin : puis, en 1563, pasteur de Valangin: enfin, en 157 i, pasteur des églises de Fontaines et Cernier, dans la même seigneurie. Au commencement de 1573. l'église de Boudri était redevenue vacante par la mort de son pasteur, et elle s'était de nouveau adressée à la vénérable classe pour qu'elle lui accordât Daniel Barbarin : mais la St-Barthélemy venait d'amener à Neuchâtel le pasteur de Paris, Gabriel d'Amours, dont le frère, François d'Amours, remplissait dan6 le
BARBARIN — BARBAULT
comté une charge importante : il était ambassadeur du seigneur comte Léonor d'Orléans, et de sa mère Jaqueline de Rohan. L'influence de l'ambassadeur l'avait emporté sur le désir de la paroisse; Gabriel d'Amours avait été élu pour Boudri, et Daniel Barbarin était resté à Valangin. Il mourut à Fontaines, au commencement de 1587, âgé de moins de 50 ans. Il avait été à plusieurs reprises doyen de la classe de la seigneurie de Valangin (Gagnebin).
2. BARBARIN (Pierre), sieur de Chanbon , épouse Anne d'Alouhe, à Chize en Poitou, 1615. Anne leur fille présentée au baptême, 1619, par Charles d'Aloue sp des Ajots et Anne d'Orfeuil. — (Nicolas) et sa femme, assistés à Londres, 1702.
BARBAROUX (Jacques), apothicaire à Puylaurens, 1er consul de cette ville en 1637. — Son fils, Jacques, consul de Puylaurens en 1651. — Maître Léon Barberoux , hérétique de Mérindol .
1540. — La demlle femme du sr Barthélémy Barberoux, grand mousquetaire de Saintonge, réfugiée à Berlin, en 1698; à Mùncheberg, en 1700.
BARBASTE (Arnaud-Guilheu), pasteur béarnais, l'un des plus distingués de son temps, qui avait d'abord appartenu à l'Eglise romaine et qui devint le minisire en titre du roi de Navarre et de la reine Jeanne d'Albret. Il assista au colloque de Poissy (1561) et, en 1571, au synode de La Rochelle. Mais on n'a pas de détails sur sa vie. — (Guillaume!, ministre, reçoitundon de Jeanne d'Albret, 1564 (Arch. B.-Pyr. B 13). — Jean de Barbaste, licencié, achète une maison à Pau, 1592(/6id. E 201 1). — Perrette Barbaste est le nom de la femme d'un vaillant capitaine, Guillaume de Lalande, sr de St-Estienne, qui se distingua dans les guerres du Poitou de 1570 à 1596.
1. BARBAT (Jean), né à Aubusson, exerça d'abord la profession d'avocat (protocole d'Abr. Boneau, notaire de Montauban, 1613). En 1612 ou 1613 il vint à Montauban, avec sa mère qui était veuve et une sœur (Marie) qui n'était pas encore mariée, sans le moindre doute dans l'intention d'y faire des éludes de théologie. Il est en effet quahiié d'étudiant en théologie dans l'acte de son mariage avec Marthe Rossaldy, fille d'un avocat
de Montauban, qu'il épousa le 5 mai 1614 (Rég. des mariages, 1607-1623, f° 44). En 1618, on le trouve à Genève où il était allé probablement se perfectionner dans les études de théologie (Johannes Barba tu s Aubussonensis ; Livre du rect.). Deux ans après il était pasteur à ColongedansleCondomois. L'année suivante, il se retira à Montauban ; on trouve son nom parmi ceux des ministres enfermés dans cette ville pendant le siège. Il ne survécut au siège que peu de temps et sa veuve mourut le 17 août 1624 (reg. des sép. 1580-1628, f. 86). — Sa sœur, Marie, épousa, 13 oct. 1613, le ministre David Bordac ou Bourdac. — Jean Barbât fils du précédent et de Marthe Rossaldy était étudiant en théologie à Montauban en 164t.
Reçu au ministère la même année, il fut d'abord pasteur à Roquecourbe 1642- 44; à Réalville 1642-45; puisa Roquecourbe, 1645-49, et de nouveau à Réalville de 1619 à 1685. Il avait épousé, 21 janvier 1650, Anne Déjean, de Montauban, fille de Marc Déjean, bourgeois, et de Isabeau de France (reg. des mariages, 1648-68, fol. 9). On ignore où il se retira après 1685. — Seulement un « Jean Barbât, de Montauban, ■ est inscrit à Genève, 1699, comme assisté d'un viatique pour se rendre en Allemagne. — François, fils du précédent et d'Anne Déjean, naquit vers 105£. L fit ses études en théologie à l'académie de Puyldurens. On ignore également quel fut son sort (Nicolas).
— On trouve Jeanne Barbât, veuve, assistée à Londres, 1702.
2. BARBAT (P.), ministre de Qui en 1626 [X, .331 J. — Autre, de St-André de Valborgne, 1637 [X, 347].
1. BARBAULT, quelquefois Bariuuo et même Barbot. Nom d'un pasteur des églises de Gemozac et de Mirambeau en Saintonge vers 1620-1630 (Grottet, Hist.
de Pons, 216). — Barbaud, peut-être le même que le précédent, ministre de St-Jean d'Anp:le près Maremmes,v. I(i20 [X, 320]. — Ezéchiel Barbauld, né à Jarnac en 1610, de Claude Barbauld et d'Elisabeth de la Brouse, fut appelé, dès l'année 1648 à desservir une église dans l'ile de Rhé. 11 eut trois fils : Théophile, Ezéchiel et Benjamin. L'ainé Théophile,