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BARBARIN

50 hommes pour se défendre. Le prétexte pour l'attaquer fut, dit-il, qu'elle donnait retraite aux protestants qui pillaient le Bourbonnais, le Berry et tous les lieux d'alentour. Montaré amena pour ce siège quelques pièces de canon et 2,000 hommes, la plupart paysans ramassés de côté et d'autre. On battit la place pendant quinze jours; on en renversa les murs et les tours, et on eut bien de la peine à la prendre. Marie la défendit avec un courage extrême ; elle était partout, presque toujours à la tête des soldats qu'elle animait par sa présence et par ses discours. Enfin la poudre ayant manqué, l'héroïne rendit son château, sans faiblesse, et demeura prisonnière.

Le roi informé de sa valeur extraordinaire la fit mettre en liberté. Selon d'autres renseignements Charles IX ayant ordonné son élargissement, la donna en garde à un gentilhomme son voisin, dans la maison duquel elle fit connaissance du jeune de La Clayetle qui l'épousa depuis.

BARBANSON (Jean), de Blain en Bretagne, y épouse, 1653, Rachel Perdreau. — Thomas de Barbençon, receveur du domaine à Gaen , enterré au cimetière St. -Germain à Paris, 22 déc.

BARBARY (Jean), condamné à mort, 1563, par le sénéchal de Saintonge. — Barbarie ou Barberie, famille réfugiée en Amérique, et qui a joui longtemps d'une grande distinction à New- York, mais dont le nom y a presque disparu de nos jours. Jean Barberie, naturalisé à Londres en 1687 avec ses deux fils Pierre et Jean, vint à New- York l'année suivante et il y fut bientôt l'un des personnages éminents de la ville et de la province. Comme négociant il se livrait à de brillantes affaires avec l'Angleterre et les Antilles, en même temps qu'il était membre du Conseil du gouvernement colonial. Il fut apparemment le principal [fondateur de l'église réformée française de New-York qui date de l'année même de son arrivée et dont il fut un des anciens et, à la fois, trésorier et secrétaire. Il épousa en secondes noces- Marie Brinqueman veuve de Denis Lambert, réfugié qui était natif de Bergerac en Périgord, et nièce de Ga-

briel Minvielle, ancien maire de New- York et pareillement réfugié français. Jean Barberie par ses talents, sa probité, son caractère juste et religieux contribua grandement à procurer pour les réfugiés français à New-York l'estime dont ils ont joui dès le commencement.

Le gouvernement anglais de la colonie de New- York témoigna visiblement de la confiance qu'il mettait dans son intelligence et sa bonté, en le désignant souvent pour prendre part aux négociations difficiles et délicates que la province avait avec les tribus sauvages aborigènes du pays. Il mourut en 1728. Son fils Pierre épousa Suzanne Lambert, fille du premier mariage de Françoise Brinqueman. Celui-ci s'attacha à l'église anglicane de New-York (Trinity church) dont il fut l'un des vestrymen et wardens (fabriciens) à plusieurs reprises.

Cette famille a toujours occupé une haute position dans la société de New-York où elle s'est alliée à d'autres familles très-respectables. Une partie des ;terres qu'elle possédait et qui se trouvent maintenant dans le quartier le plus peuplé de la ville, conserva longtemps le nom de « Barberie s Garden » (Baird).

— Jean Barberie, pasteur à New- York en 1711 [VIII, 126 note; IX, 63 a]. — Voy. Barbery.

1. BARBARIN (Thomas), natif de La Coste, en Dauphiné, était à Paris en 1534, et suivait les leçons du célèbre Jean Sturm, lorsqu'eut lieu la fameuse affaire des placards, qui excita si fort la colère du roi et du clergé. Regardé comme suspect, il fut du nombre de ceux que le parlement fit citer à comparaître, le 25 janvier 1535, sous peine d'être condamnés au feu par contumace {Bull. X, 371 ; XI, 254); mais il n'avait pas attendu cette citation pour s'éloigner de la ville, et il s'était rendu à Bâle, où il continua ses études. Fabri écrit à Farel, le 12 janvier 1535 : « Barbarin, homme « pieux et savant, se livre à l'étude des « saintes lettres à Bâle, et se tient prêta « servir à la gloire du Seigneur, dès « qu'une occasion favorable l'y appellera » (Herminj. 111,248). Lorsque Fabri. répondant à l'appel de Farel, quitta la paroisse de Boudri, au comté de Neuelutel, où il avait établi la Réforme, el

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