‹ La France protestanteChapitre 218 sur 303 · BARGETON — BARIL · texte numérisé non relu

BARGETON — BARIL

Pierre et Louis, et une fille, Marguerite. Le sort des deux derniers est inconnu. Quant à Pierre, il servit dans l'arrière-ban du Languedoc, et épousa, en 1671, Marauerite, fille de Jacques Bocarut, procureur à Xismes, et de Marguerite Du, Thérond, qui le rendit père de six enfants. L'aîné, Jacques, né le 8 juin 1675. fut arrêté comme suspect, en 1 704 [IX, 4 a], par ordre de Montrevel et enfermé dans la citadelle de Montpellier avec le jeune de Goson, fils du seigneur de St- Victor. 11 avait pris pour femme, en 1694, Madelaine, fille de Jacques de Vergèzes, seigneur d'Aubussargues, et de Madelaine de Gasques; comme lui, elle avait du feindre de se convertir. Il resta veuf avec deux fils : Pierre, né à Uzès en 1698, fut tué au siège de Kaiserswerth, et Jacques, né en 1702, fut capitaine, comme son frère, dans le régiment de Sancerre. Peu de temps après la mort de sa première femme, Bargeton épousa en secondes noces une dame Fabre qui lui donna quatre fils, nommés François, Louis, Jacques et André.

5. Pour compléter les renseignements recueillis par d'Hozier sur cette famille, il nous reste à parler des cinq autres enfants de Pierre de Bargeton.

Le second, Pierre, mourut au service.

Le troisième, Denis-Matthieu, né le 12 juin [i,Sl, suivit également et avec quelque distinction la carrière des armes. Henri servit pendant vingt-cinq ans dans le régiment de Sancerre. François-Annibal, né en 1690, entra dans le régiment du Limousin, et plus tard dans les gardes-du-corps. Marguerite, leur sœur, n'a laissé d'autre souvenir que son nom dans l'histoire de cette famille. — On trouve aussi (Erman IX, 18; un Bargeton sur le rôle des officiers qui passèrent à Francfort en 1686.

BARGUEXON Denys), notaire condamné à Bordeaux (voy . col . 673). — Baptême à Charenton, 11 juill. 1611, de Jacob, fils de Georges Barguenon, secrétaire du prince de Condé, et de Théodora Ho t ma a. Parrain Jacob Anjorrant, sr de Suilly (voy. col. 267;; marr. Suzanne Hotman.

BARHAYS (de), ministre, délégué au synode de Caen, juill. 1675, et

à celui de Quevilly, septembre

BARICAVE, condamné par le parlement de Toulouse. 1562. — Baricave, avocat, député à l'assemblée de Haute- Guyenne, 1617. — (Jean), pasteur à Castres, 1655; à Montauban, 1659; au Mas-d'Az;; ÙBruniquel,ltr

— Rose et Madeleine de Barricave, du Languedoc, réfugiées à Londres en 1702, l'une de 37 l'autre de 34 ans, reçoivent à plusieurs reprises un secours de 16 liv. st.; Rose l'ainée était morte en 4 71U et Madeleine encore assistée en 1721.

BARIER (Abel), d'Agen. fit ses études de théologie à l'académie de Genève, où il fut entretenu par l'église de Bordeaux, a Abel Barerius, Aquensis (lisez Agenensis) , Burdigalensis Ecclesia?

alumnus. » 12 junii 1584, et encore :

« Abel Barerius, Aquensis (A.

theol. stud. 1588 » (Livre du Recteur, 37, 42). — Il est indiqué comme répondant (argumentant) à une thèse De resurrectione Christi, dans les « Thèses theologicae in schola Genevensi sub Th. Beza et Ant. Fayo propositœ et disputât®. » Geneva. 1586, in-4°.

BARIÈRE (P.), galérien, 1713.

1. BARIL ou B-arille. Martin Baril, cordonnier, a du Hableneuf en Normandie», reçu habitant de Genève, 1559. — (Pierre), pharmacien et chirurgien de la ville de Xeaufle près Versailles Haag 1, 243]. Privé de son état par les ordonnances qui défendaient aux protestants l'exercice de la médecine ou de la chirurgie et contraint d'abjurer par les dragonnades, Baril n'en restait pas moins attaché du fond du cœur à la religion dans laquelle il avait été élevé. Le premier moment de terreur j il se hâta de se réunir à quelques-uns de ses coreligionnaires, prétendus convertis comme lui, pour célébrer en secret leur culte proscrit. De pareilles assemblées avaient lieu sur presque tous les points du royaume, et souvent un ministre, rentré en France, allait, au péril de sa vie, y prêcher la Parole de Dieu. Il était difficile que ces réunions restassent longtemps ignorées. De fortes sommes étaient promises à quiconque livrerait un prédicant. La tête du ministre Malzac dit Bastide, avait entre autres, été mise au prix de mille li-

BARIL

BARISEY

vres. Cependant ce digne pasteur n'hésita pas à se rendre à Neaufle pour célébrer la Gène dans la petite assemblée qui se tenait chez une dame Bidache.

Baril qui n'ignorait pas non plus à quel danger il s'exposait, se chargea de l'y conduire dans la nuit du M févr. 1692. Mais à l'instant où ils entraient dans la maison, ils furent arrêtés tous deux, conduits à Paris et jetés (24 fév.) dans la Bastille. Baril ne put résister longtemps au régime de cette terrible prison; il y mourut dès le 29 août. Il fut enterré le même jour dans les casemates du château et le registre de la Bastille porte : « Il n'a jamais voulu s'approcher des sacrements, malgré les exhortations du père Desbordes. » Quant à Malzac, il fut conduit à Vincennes et l'on n'entendit plus parler de lui. — Louise-Madelaine Baril, peut-être fille de Pierre, fut enfermée, la même année 1 692, aux Nouvelles-Catholiques de Paris.

2. Anne Baril, réfugiée et assistée à Londres, 1721.— Jacques Baril fut un des directeurs de l'hôpital français de Londres en 1767, et la fille d'un Louis Baril épousa en Angleterre Théophilus Danbay, mariage d'où sont issus de nombreux descendants, parmi lesquels se trouve de nos jours une comtesse de Huntingdon (Wagner).

BARILLOT (Daniel), galérien, 1688.

BARION (Marguerite) , de Saint- Maixent, avec 4 petits enfants, réfugiée et assistée à Londres, 1702-1708 ; « le mari est en Hollande. »

BARIN ouBarrin (Théodore), né vers 1637 à Marennes en Saintonge [Haag I, 243], étudiant à l'acad. de Montauban en 1658, pasteur à Montendre dans la Saintonge de 1678 à 1682 (v. Bujeaud, Chron. protest, de l'Angoumois, p. 248), à Saumur en 1684 et dernier recteur de l'acad. de cette ville. 11 se réfugia en Hollande peu de temps avant la Révocation, avec sa femme, Suzanne Colardeau, et fut pasteur de la nouvelle église wallonne d'Amsterdam {Bull. V, 372). Il a cherché à expliquer la cosmogonie mosaïque par les principes du cartésianisme, dans un ouvrage intitulé : « Le Monde naissant ou la Création du monde démontrée par des principes très-simples et très-conformes à l'Histoire de Moïse, Utrecht,

1685, in-12. » Voy. sur cet ouvrage :

Bayle, Œuvres diverses, IV, 623. En avril 1685, cinq libraires d'Amsterdam informèrent le synode qu'ils avaient l'intention d'imprimer une Bible française dans le format in-4°, et le prièrent, afin d'atteindre d'autant mieux leur but, de déterminer la version qu'ils devaient suivre et de désigner des pasteurs qui fussent chargés de la revoir et d'en corriger les épreuves. Après une mûre délibération, le synode leur recommanda la version revue par MM. Des Marets, et nomma pour correcteurs Barin et Pierre Du Noyer, ancien pasteur de Sauzé, en Poitou. Th. Barin était alors fixé à Amsterdam, jouissant d'une des pensions que l'Etat avait assignées à 24 pasteurs réfugiés dans cette ville , et remplissant à son tour les fonctions qui leur étaient prescrites par le règlement. C'est là qu'il mourut dans l'été de 1692, à l'âge de 58 ans, laissant une veuve et trois enfants. — Un autre réfugié du même nom, Jean Barrin, fut pasteur à Marans, 1672, 1678; à Saumur, 1685. Il se réfugia aussi en Hollande, y desservit de même l'église wallonne d'Amsterdam et fut un des rédacteurs des Nouvelles de la république des lettres. Il mourut à Amsterdam en 1709.

BAR1TAUD (Pierre), maître d'école réfugié à Londres, 1706. — Autre Pierre pasteur en Poitou et arrêté comme tel, àPouzanges, vers 1726. il venait d'Angleterre où son père, également pasteur, s'était enfui à la Révocation (Lièvres, Protest, du Poitou, 291).

BARITAUT (M™ de) et sa fille enfermées à l'Union chrétienne de Luron,

BARISEY, famille d'ancienne chevalerie lorraine, originaire du Barrois.

= Armes : De gueules au chef d'argent chargé de deux têtes de more.

Michel de Barisey passe pour être venu se fixer à Metz en 1520. Il y fut reçu dans le « parage » de Jurne et devint échevin en 1532 et 1536. Il était en 1537 l'un des sept bourgeois chargés de l'administration militaire, et gouverneur de l'artillerie en 1551. C'est vers 1543 qu'il manifesta son penchant pour le parti de la Réforme. De sa femme, Aimée de Gournay dame de Vandière, qu'il avait

BARISEY — BARJAC

épousée en 1531, il eut 1° Rf.gnault, écuyer, seigr de Barisey et de Yandière, mari de Françoise de Miremont. mort en 1580; 2° François. seigr de Barisey, Lahorgne, Augny, etc. marié au temple, 15 mars 1565, avecErmengarde deGournay . veuve de Philippe dEsch; 3° Daniel, sr de Yerny, Ausny, Charly, etc. qui épousa Philippa d'Esch, fille de sa bellesœur Ermengarde. Ce Daniel se rendit à la cour de France en 1561 pour obtenir l'élargissement du ministre Pierre de Cologne et, en 1566, il signa une demande pour obtenir l'érection d'un temple et le retour de Jean Garnier. Il eut trois filles : Marie, dame de Gournay, Ausny, etc., femme 1° de Bon de Roucy, 2° (30 mai 1592) de François de Son, chevalier , gouverneur de S.-Quentin ; Judith, née en 1572, femme en juin 1595 de Gaspard de Chastenay, seigr de Lant y, colonel au service du roi de France, mort en 1617 ; Aimée, née le 8 août 4578, mariée 1° à René de Sickingen sr de Landstahl, 2° (5 août 1607) à Benjamin d' Au maie sr du Marché. — Aimée de Chastenay, fille de Judith, naquit en 1598 et fut mariée [VII, 483], le 5 oct. 1614, à Gabriel comte de Montgommery (Cuvier).

BARJAC, une des plus considérables familles du Languedoc, qui s'était divisée en plusieurs branches à une époque bien antérieure à la Réforme. Trois de ces branches, celles de Pierregourde , de Rochegude et de Gasques, ont professé la religion réformée [HaagI, 244].

Page 1