XVII. Préface contenant des réflexions
sur la durée de la persécution et sur létal présent des Réformés en France.
— Ecrite pour la nouv. édit. des Plaintes de Protestants, par Claude (Colog.
1713, in-8°), cette préface anonyme est plus étendue que l'ouvrage.
XVIII. Antiquités judaïques ou remarques critiques sur la république des Hébreux, Amst., 1713, 2 vol. in-8°. — A proprement parler, cet ouvrage n'est qu'une suite de la traduction et de la continuation du livre de Cumeus De Republicâ Hebraeorum par G. Goerée, 3 vol. in-8°; cependant Basnage s'éloigne souvent des opinions de ce savant. Il ne croit pas, par exemple, que Moïse ait été le premier de tous les législateurs, et il rejette bien loin l'hypothèse que les Lycurgue, les Solon, les Pythagore, aient puisé dans la Bible tout ce qu'il y a de bon dans leurs lois. Il ne se renferme pas d'ailleurs dans le champ de la politique ; il aborde la théologie, discute les idées des Juifs sur la démonologie, sur l'inspiration divine, et examinant les sentiments émis par les Pères de l'Église sur les oracles païens, les livres sibyllins et autres fictions, il ne craint pas de les accuser ou d'ignorance ou de mauvaise foi.
XIX. Réflexions désintéressées sur la constitution du pape Clément XI, qui condamne le N. T. du P. Quesnel, Amst., 1714, in-8°. — Ouvr. anonyme comme les trois suivants, relatifs également aux querelles du jansénisme.
XX. Avis sur la tenue d'un concile national en France, Colog., 1715, in-8°.
— Réponse aux difficultés proposées par Du Pin.
XXI. L'unité, la visibilité, l'autorité de l'Église et la vérité renversée par la constitution Unigenitus et par la manière dont elle est reçue, Amst., 1715, in-8°.
XXII. L'état présent de l'Eglise gallicane, Rome [Amst.], 1719, in-12 et in-8°. — Basnage met Clément XI en contradiction avec lui-même, en prouvant qu'il avait enseigné ce qu'il condamnait.
XXIII. Instructions pastorales aux Réformez de France sur l'olirismnc" due au souverain, 1720, in-12. — « La lettre de Basnage, dit M. Charles Coquerel, est écrite avec beaucoup de sa-
BASXAGE
gesse, et indirectement ses conseils voilent avec adresse une diatribe contre les maximes ultramontaines de la déposition des rois. Mais il eût été à souhaiter que l'illustre pasteur et écrivain y eût inséré quelques espérances, ou au moins quelques vœux pour la liberté religieuse de ses compatriotes, qui n'étaient pas, comme lui, en sûreté de personne et de conscience chez un peuple hospitalier. » Cet écrit fut réimprimé et répandu par le gouvernement français lui-même, en 1746, avec un Avis aux lecteurs sorti de la plume de l'Intendant de Languedoc. Triste éloge pour Basnage. Les pasteurs du désert qu'il osait blâmer à la suggestion de ses amis de la cour de France, lui répondirent par une lettre très-calme et très-modeste, mais d'autant plus forte, qu'ils intitulèrent Abrégé d'histoire apologétique ou Défense des réformés de France et qu'on aheureusement réimprimée dans le Bull.
\. Yoy. ibid.. p. 192, les curieux détails racontés par M. lepr J.-P. Hugues sur la réimpression des Instructions pastorales en 1740.
XXIV. Annales des Provinces-Unies depuis les négociations de la paie de Munster. La Haye, 1719 et 1726, 2 vol. in-i'ol. — Le 1er vol. commence à l'année 1646 et finit à la paix de Bréda en 1667, Le 2e contient les négociations de la triple alliance et de la paix d'Aix-la- Chapelle, le récit de la guerre de 1672 et de la révolution qui en fut la suite, c'està-dire les événements les plus célèbres de l'histoire de Hollande, jusqu'à la paix de Ximègue, en 167S. Basnage avait poussé son ouvrage jusqu'à l'année et dressé son plan pour le conduire jusqu'en 1720, lorsque la mort l'enleva. La profondeur de vues et la sagacité avec laquelle il suit la marche des événements à travers les voies tortueuses de la diplomatie, révèlent le négociateur et l'homme d'État.