‹ La France protestanteChapitre 239 sur 303 · XXV. Xouveaux sermons avec des es, Bott., 1720, in · texte numérisé non relu

XXV. Xouveaux sermons avec des es, Bott., 1720, in

XXVI. Dissertation historique sur les duels et les ordres de chevalerie, Amst.,

1720, in-8°; 2e édit., Baàle, 1740, in-12. — Ouvrage curieux, réimprimé dans l'histoire des ordres militaires Amst.,

1721, 4 vol. in-

Basnage a laissé imparfaite une Histoire des hérésies, arrivée déjà au XIe siècle. L'Histoire des ouvrages des vants contient, en outre, plusieurs dissertations sorties de sa plume, entre autres, une dissert, histor. sur l'usage de la bénédiction nuptiale (janv. 1703), où il prouve que ce rite n'était pas obligatoire dans l'Église primitive ; une dissert. sur la manière dont le canon de l'Ecriture sainte s'est formé 'janv. 1704); une dissert, sur l'antiquité de la monnaie et des médailles des Juifs et sur la préférence des caractères samaritains aux hébreux (janv. 1709). Il a aussi été un des collaborateurs des Lettres historiques, contenant ce qui s'est passé de plus important en Europe depuis 1692 jusqu'en 1728 74 vol. in-12). Quant à l'ouvrage intitulé La vérité sans réplique, qu'on lui a attribué, on le doit au baron de Montazet. Selon le Dict. des anonymes, il a traduit, sur la version anglaise deBurnet.le traité deLactance De mort, persecut. (Utrecht, 1 Eniin la Bibliot. nat. possède un manuscrit de Basnage, qui eût pu n'être

uis intérêt pour l'histoire de Genève, mais dont le contenu est aujourd'hui tout à fait suranné. En voici le titre : Reipublicx et civitatis Genevensis hisloria, authore Jacobo Basnage, qui hoc suum opusculum Philiberio de La Mare senatori Divionensi nuncupavit

'19, anc. fonds). Ce sont trois lettres qui paraissent avoir été écrites à l'époque où Basnage faisait son cours de théologie à l'université de Genève. Elles comprennent 28 fol. La lre et la 3e ne sont pas datées : la 2e est de Genève, 6 novembre 1671. Dans la 1" de ces lettres, Basnairedonnede courtes noticessurles hommes illustres qui ont trouvé un refuge à Genève, tels que Farel, Froment, Viret, Olivetan, Camus, Calvin, Bèze, Chandieu. Xicolas Des Galards, Michel Cop, et beaucoup d'autres. Il parle ensuite des Comtes, des Évoques, et expose l'état de la constitution de Ge:

Dans la 2e lettre, il revient avec plus de détails sur ce qui concerne les Comtes et les Evèques. et cherche surtout à établir que les ducs de Savoie n'ont aucun droit sur Genève. Dans la 3e. il traite 1° des guerres contre les Comtes ; 2° des

BASNAGE

choses faites en temps de paix ; 3° des guerres contre les ducs de Savoie.

8. Henri Basnage, sieur de Beauval, fils cadet de Henri Basnage, n'a pas laissé une réputation aussi éclatante que son frère, quoiqu'il ait été un écrivain très-distingué. JN é à Bouen en 1656, le 7 août, il suivit la carrière du barreau et fut reçu, à l'âge de 20 ans, avocat au parement de Bouen. Trop jeune encore pour plaider, et sentant la nécessité de compléter ses études, il se rendit à Valence dans l'intention de suivre pendant quelque temps les cours du célèbre professeur de Marville. A son retour, il plaida avec succès, et l'on trouve dans le commentaire sur la Coutume de Normandie plusieurs arrêts rendus sur ses plaidoiries. Sa réputation était déjà solidement établie lorsque l'Édit de Nantes fut révoqué. Basnage abandonna alors sa nombreuse clientèle et se retira en Hollande, 1687. B mourut à La Haye d'une hydropisie, 29 mars 1710. On lui doit les ouvrages suivants :

I. Tolérance des religions, Bott., 1684, in-12. — « Cet ouvrage, dit Niceron,est écrit avec beaucoup de vivacité et de délicatesse. » L'auteur s'appuie à la fois sur l'autorité des Pères de l'Église et sur le raisonnement pour soutenir sa thèse.

IL Histoire des ouvrages des savans, Bott., 1687-1709, 24 vol. in-12. — Continuation des Nouvelles de la république des lettres. La critique de Basnage se distingue constamment par une urbanité et une impartialité d'autant plus louables qu'elles n'étaient guère dans les habitudes du siècle. L'analyse des ouvrages, dont il rend compte, est généralement bien faite, et ses jugements ont presque toujours été confirmés par l'opinion.

III. Basnage ne sortit des bornes de sa modération ordinaire que dans sa querelle avec Jurieu. La dispute commença en 1687, à l'occasion de la Lettre d'un théologien. Jurieu crut y reconnaître sa manière d'écrire, et sans plus d'information, le bouillant vieillard l'attaqua avec emportement, ce qui lui attira une Réponse de l'auteur des Ouvrages des savans à l'avis de M. Jurieu, 1690, in-12. Peut être Basnage aurait-il dû s'en tenir là; c'est ce qu'il ne lit pas.

En 1691, il dénonça au synode de Leyde la doctrine de Jurieu. Pour se défendre, ce dernier publia deux apologies, l'une de sa conduite, l'autre de ses opinions, auxquellesBasnage opposa X Examen de la doctrine de M. Jurieu. Non content de harceler son adversaire pour son propre compte, il intervint dans la querelle de Bayle, en publiant une Lettre sur les différens de MM. Jurieu et Bayle, in-S°, où il prenait naturellement parti pour son ami. Jurieu répondit par un libelle que Basnage réfuta dans une Réponse à l'apologie de M. Jurieu, in-12. La querelle s'échauffant, Basnage publia coup sur coup : Lettre des Fidèles de France à M. Jurieu sur sa 22e lettre pastorale, sous le pseudonyme de Le Fèvre, brochure que M. Quérard attribue par erreur à Jacques Basnage ; Considérations sur deux sermons de M. Jurieu touchant l'amour du prochain, où l'on traite incidemment cette question curieuse : s'il faut ha'ir M. Jurieu, in-8°, satire pleine de sel où l'auteur dépeint admirablement l'humeur inquiète, turbulente de son adversaire. Ce dernier, furieux de ces attaques incessantes, répondit par un écrit où il représentait le livre de Basnage comme une censure des synodes. C'était recourir à des armes peu loyales, et Basnage le lui fit cruellement sentir dans sa réplique : M. Jurieu convaincu de calomnie et d'imposture, in-8°. Béduit aux abois, Jurieu ne vit plus d'autre ressource pour lui que de s'adresser à l'autorité temporelle. Il obtint des députés des États de Hollande une défense de mettre en vente les deux dernières brochures de son adversaire ; c'était un fâcheux triomphe. Les deux ennemis finirent par se réconcilier, lorsque Basnage fut couché sur son lit de mort.

IV. Dictionnaire universel recueilli et compilé par feu M. A. Furetiire, 2e 6d.it., revue, corrigée et augm., Bott., 1701, 3 vol. in-fol. — Cette édition, pour laquelle Basnage trouva dans le pasteur Huet un zélé collaborateur, est infiniment supérieure à la première. Le Dict. de Trévoux (1704) n'en est qu'une contrefaçon, où l'on a laissé subsister jusqu'aux fautes d'impression, ce qui n'empêcha pas le contrefacteur de don-

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