BASSET Sosarkb de), femme de
l'avocat Jean Mollet, du Pont-de-1'Ar-
~es tilles converties après avoir été
enfermées 9 ans dans divers couvents,
ïi. n. M 61
BASSINHAC. Henry de La Ploze,en
Auvergne, mourut huguenot, laissant
de sa femme, Charlotte de Bassinhac,
trois enfants sous la tutelle du sieur du
Rouzet son frère, et de leur mère. L'un
et l'autre étant morts, les enfants furent
recueillis par leurs tantes Tsabeau de
Bassinhac, femme de Pierre de Balarcher, sr de Creysses, et Charlotte de Bassinhac de Blanzaguet. Le procureur du roi à Aurillac demande des ordres pour enlever ces enfants dans l'intérêt de la relision, 1684 (Arch. n. M 665'.
BASSOMPIERRE. 11 y a deux villages de ce nom en Lorraine, dont l'un est le berceau d'une illustre maison, déjà brillante au XTV« siècle, et qui fournit, au commencement du XYII8, un maréchal de France, l'auteur des Mémoires (1579-1646). Cette maison s'est éteinte ' en 1S37. L'un des deux villages, ou tous deux, ont aussi donné leur nom, comme il est arrivé si souvent, à des lignées très-humbles qui emportèrent avec elles cette désignation géographique pour nom de famille. Il y en avait une, aux environs de Metz, à qui appartient un acte notarié par lequel : « Jean Bassompierre, laboureur au village dans le ban de Metz, et plusieurs autres Bassompierre, vendent en qualité de cohéritiers à Gury Bassompierre, leur parent, laboureur au village de Xelaincourt, toutes les terres qu'ils possédaient au ban de Xelaincourt, bailliage de Metz; acte reçu le 4 janvier 1667 par Olry, notaire * et Bardot son collègue » (Biblioth. du protestme). Peut-être est-ce de la même souche que sont sortis les Bassompierre qui, au XYIIIe siècle, étaient libraires en Hollande et à Liège; leur nom se voit sur un grand nombre de livres protestants ou autres.
Jean François Bassompierre, qui appartenait certainement à cette famille de libraires, fut baptisé à Liège en 1748, fit son apprentissage de librairie de 1763 à 1768 chez Esslinger à Francfor t-sur-M., puis entra au service militaire, épousa en 1772 Marie- Jeanne Liotard, fille du célèbre peintre genevois et de Marie Farquet d'Amsterdam, puis se retira à Bruxelles avec le titre de « capitaine pensionné de S. M. le roi des Pays-Bas. » Il mourut à Bruxelles en 1821. Soit qu'il fut autorisé par sa qua-
' En la personne de Charles-Jean- Stanislas-François marquis de Bassompierre qui laissa, pou seules héritières trois filles : la marquise de Pins, la comtesse d'Iluoolstein et la marquise de Chantérac.
- C'est précisément ie même Olry (Jean) dont on a un « Journal de la persécution de l'église de Metz » ptibi. par M. le pr t>. tuxier, I8M, Voy. oiry.
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