BASSOMPIERRE — BASTARD
lité d'officier, soit qu'il ait été entraîné par la ressemblance de nom, lui et divers de ses parents, se tirent appeler jusque dans les actes civils, M. de Bassompierre, comme s'ils fussent descendus des véritables seigneurs de ce nom; ils prenaient même, dit-on, leurs armes (D'argent à 3cbevrons de gueules). Mais ces prétentions ne sont qu'illusion pure. BASSOT (Balthazard) , tué; Provence, 1562.
BASSY (Pierre), ministre à Metz, 1540 [V, 515 b].
BAST (Charles), sieur de Boisneuf, délégué comme ancien de Challais au synode de Marennes, 9 oct. 107 i.
1. BASTARD, ministre de l'Évangile [Haag II, 16]. Bastard fut le premier qui prêcha publiquement la Réforme à Toulouse. Le protestantisme, malgré l'opposition du parlement, y avait déjà l'ait, en 1560, des conquêtes considérables, entre autres celle du cap'itoul Raymond Du Faur, seigneur de Marnac ; et ses deux collègues Bernard Puymisson, avocat, et Jean Denos, seigneur de Maléfique, avaient embrassé les nouvelles doctrines. Mais c'était surtout parmi la jeunesse de l'université que les principes des réformateurs avaient trouvé les plus ardents partisans. Confiants dans leur force et espérant l'appui de leurs coreligionnaires, environ 400 étudiants s'adressèrent au premier président Mansencal, afin d'obtenir une église pour le culte réformé. Leur requête fut fort mal accueillie, ce qui ne les empêcha pas de s'assembler dans la rue des Vigoureux, où le ministre Bastard se fit entendre. Les capitouls accoururent à la hâte et dispersèrent l'assemblée. Bastard quitta alors Toulouse et fut placé comme pasteur à Grenade. Mais le parlement ne lui avait pas pardonné son audace. Il le fit arrêter à la première occasion et le fit pendre le 18 mai 1562, c'est-à-dire le lendemain de l'évacuation de l'Hôtel-de- Ville par les protestants. Avec lui périrent, du même supplice, Chaulag ouC'huulay , diacre de Sainte-Foy, et Mcolas Boche, crieur public, « au quel estant remontré lit-on dans les Actes des martyrs, qu'il dist Ave Maria, il respondit d'un visage asseuré : « Où est-elle la bonne daine,
que je la salue.» Puis ayant regardé çà et là, dit : Elle n'est pas ici, elle est au ciel, où je la vay trouver, et sur cela mourut constamment. » Ces trois exécutions ouvrirent la longue série des vengeances du parlement, qui se montra d'autant plus implacable que la surprise de l'IIôtel-de-Ville par les protestants et leur vigoureuse défense lui avaient inspiré plus de terreur.
2. BASTARD (Etienne), ministre à Vendôme, 1571 [II, 268 a], puis à Moncarret, 1590-96 (Tt 264).
3. BASTARD (Jacques), notaire à Puylaurens, greffier des consuls de la ville en 1599, consul lui-même en 1603 et 1607; mort en 1630. — (Pierre) son fils, investi à son tour des fonctions municipales, 1656 (Pradel).
4. BASTARD, du pays de Gex, allant en Irlande, assisté à Lausanne, 1693. — (Isaac), infirme assisté à Londres, 1702.
5. BASTARD (Jehan), dit des Forces, natif de Lyon, reçu hab. de Genève, septemb. 1551. — (Antoine) épouse une veuve Meschin; Loudun, 1570 (Tt 232).
— Isaac Bastard, marchand à Mauzé, épouse vers 1620 Marie Rondeau. Un de leurs descendants, Henry fils d'André, né à Niort en 1742, épousa en 1768 Elizabeth-Perside Michelin, fut un des anciens de l'église du désert de Niort et s'établit à La Jarne près La Rochelle en 4803. 11 y mourut en 1811. Il avait porté avec lui dans sa nouvelle demeure la table de communion du désert que ses descendants conservent encore avec respect. Cette branche de la famille, la seule restée protestante, est aujourd'hui représentée par M. Louis-Henry, maire de La Jarne, marié, juin 1853, à Marie L.-A. Guillonneau, issue de réfugiés.
6. BASTARD (Prejande), iille de Georges Bastard seigr de La Bastardière, de Pépucelle en Bretagne etc. et de Françoise de la Bouscherie, épousa au temple de La Rochelle, 29 septemb.
1587, Isaac de Culant, baron de Ciré.
Feu M. de Bastard d'Estang, conseiller à la cour d'appel de Paris, Lequel appartenait à cette famille, en a fait imprimer (4847, in-fol. avec vues et blasons) la généalogie complète. = Armes : D'or à la demi-aigle de sable, mi-parti d'azur à la fleur de lis d'or. Voyez de Culant.