‹ La France protestanteChapitre 252 sur 303 · XVII. De inslilutione historiée uni · texte numérisé non relu

XVII. De inslilutione historiée uni

ver sx et ejus cum jurisprudenfiâ conjunclione, dédié au roi de Navarre et précédé d'une lettre au chancelier de l'Hospital, lib. Il, Paris., 1561. in-4». Cette première édit. est la plus estimée. On en donna d'autres à Strasb.. 1608, à Halte, 1726, in-12, sans parler de la reproduction de cet ouvrage dans le recueil intitulé Artis historicœ Penus (Basil.), 1579, in-8°. — Le 1er livre traite de la manière d'écrire l'histoire et des dangers auxquels s'expose l'historien; le 2e est destiné à montrer qu'on ne peut être bon jurisconsulte sans être versé dans l'histoire, ni bon historien sans connaître à fond le droit. — Selon Sander, on conservait parmi les mss.

de la cathédrale de Tournai un volume intitulé F. Balduinus de antiquâ, polissimùm verb de sacra historié.

X V 1 1 1. De oflicio pii ac publics tranquillifatis verè amantis viri. in hoc religionis dissidio (Basil.), 1561, in-8°; 1562, in-4°, sans nom de lieu. Cet ouvrage anonyme est de Cassander, mais Baudouin en surveilla l'impression; c'est ce qui fit croire à Calvin qu'il en était l'auteur. Aux violentes attaques du réformateur, Baudouin répondit par l'écrit suivant :

XIX. Ad leges de famosis libellis et de calumniatoribus commentarius, Paris., 1562, in-4°. Ce livre est très-rare. L'auteur y prodigue en beau latin les injures les plus atroces à Calvin, qui, dans sa réplique, inséra quelques anciennes lettres de Baudouin. Ce dernier répondit par une seconde apologie.

XX. Responsio altéra ad J. Calvinum, Paris.. i: 562, in-8°. Calvin déclara qu'il garderait dès cet instant le silence ; mais Bèze se chargea du soin de repousser les nouvelles accusations de Baudouin, et il le fit avec une aigreur qui fut blâmée par tous les gens modérés. Ce ne fut qu'au bout de deux ans que Baudouin fit paraître sa troi-ième apologie, sous le titre Responsio ad Calvininn et Dezam, Colon., 1564, in-8°.

Au jugement de Colomiès ces trois apologies méritent d'être lues par ceux qui veulent se former une idée exacte du caractère de Calvin. On les aréimpr. avec l'ouvrage de Cassander, à Paris.

1564, in-8°.

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XXI. Ad leges majestafis, site perduellionis lib. II, Paris,, 1563, in-8°.

XXII. S. Optati libri VI de schisviate Donaiistarum, Paris., 1563, in-8° ; réimp., avec l'ouvrage de Victor d'Utique sur la persécution des Vandales, sous le titre : Deliberatio africanse historiée ecclesiasticse, etc., Paris., 1569, in-12. Dans une préface jointe plus tard à l'édit. d'Optat de Milève, Paris, 1676, in-fol., Baudouin essaie de prouver la conformité du schisme des Donatistes avec celui des Calvinistes.

XXIII. Discours sur lefaict de la réformation de l'Eglise, sans nom de lieu ni d'imprimeur, 1564, in-8° ; réimp. dans les Mémoires de Gondé, tom. I de l'édit. de Londres. Dans ce livre qu'il composa à la demande de Gondé, Baudouin proposait les moyens qu'il croyait propres à procurer la réforme de l'Eglise. Selon Ménage, un carme défroqué qui suivait le prince, s'empara du manuscrit et le livra à l'impression, mais en le modifiant et en y ajoutant beaucoup du sien. Baudouin indigné se plaignit à Gondé, qui lui permit de se défendre. En conséquence il fit paraître :

XXIV. De Ecclesiâ et rejormatione, in-8°, sans nom de lieu ni date ; trad. par l'auteur lui-même, sous le titre :

Advis sur lefaict de la réformation de l'Eglise, avec response à un prédicateur calumniateur, lequel soubs un faulx nom et tiltre d'un prince de France s'opposa à l'advis susdict, Paris, 1578, in-16.

XXV. Dlsputaiio adversùs impias Jacobi Andreœ thèses de majestate hominis Christi, Paris., 1565, in-8°.

XXVI. Historia ('arthaginiensis collationis inier Catholicos et Donatislas, Paris., 1566, in-8°; Bibliopol.

Commelin., 1599, in-8°; puis, sous le titre de Carthaginienses collationes , Dusseld., 1763, in-8°.

XXVII. Relatio ad Henricum Andium ducem, Paris., 1570, in-4°. — Ce volume contient, entre autres pièces, la harangue de Baudouin : Schola argentinensis, déjà publiée à Strasb., 1555, in-8°. Selon Paquot, il renferme encore une harangue De legatione polonicâ. Nous savons, par de Thou, que Baudouin adressa effectivement à Zamoyski un discours où il célébra l'am-

bassade polonaise comme la plus éclatante qu'on eût jamais vue; mais nous ne nous expliquons pas comment une harangue prononcée en 1573 peut se trouver imprimée dans un volume publié en 1570. C'est évidemment une erreur du savant bibliographe, et nous devons croire que ce discours (tout à fait dans le goût du temps) a paru pour la première fois dans le recueil de harangues relatives à cette ambassade publié à Paris, 1573, in-4°.

XXVIII. Panègiric de F. Balduin sur le mariage du roi [Charles IX], Angers, 1571, in-4°.

XXIX. Histoire des roys et princes de Pologne, Paris, 1573, in-4°. — C'est une trad. anonyme du Chronica, sire historise Polonicœ compendiosa descriptio (Basil., 1571,in-4°), de Jean Herburt de Fulstin.

XXX. Ad Academiam Cracoviensem disputatio, de quxstione olim agifatd in audilorio Papiniani, Paris., 1573,

XXXI. Discours en forme d' advis sur le faict du trouble apparent pour le faict de la religion. Ce discours a été inséré en entier dans la chronique de J .-F. Le Petit (Dord., 1601, in-fol.). C'est surlui principalement que nous nous appuyons pour défendre Baudouin du reproche d'apostasie. L'auteur s'y déclare franchement contre le Concile de Trente; il refuse au pape et aux évêques le droit de décider les questions de foi ; il proclame l'Ecriture sainte seul juge da la foi. Ne sont-ce pas là les principes du protestantisme?

XXXII. Notes sur les coutumes générales d'Artois, Paris, 1704, in-4°; 1739, in-fol.

Selon La Croix du Maine, Baudouin a laissé, manuscrite, une Histoire d'Anjou. Nous n'avons découvert nulle part la moindre trace de cet ouvrage; mais nous avons été plus heureux quant au Traité de la grandeur et excellence de la maison d'Anjou, cité par Du Chosne dans sa Biblioth. des bistoriens de France. De ce savant historien, ce msc. a passé à la Biblioth. nat. (iv 9864), in-fol. Il contient deux pièces : la première, qui a pour titre Sommaire histoire d'Anjou, n'appartient pas à Bau-

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douin; la seconde, qui commence au fol. 23 et finit au fol. 34, est intitulée : Les chapitres et argumens sommaires des quatre livres de Franc. Balduin :

De la grandeur et excellence de la maison d'Anjou. Le 1er livre devait montrer que la maison d'Anjou est royale ; le 2e raconter les services rendus à la France par la maison d'Anjou ; le 3e expliquer quelques grandes questions de droit débattues en la maison d'Anjou; le 4e exposer et réfuter quelques grandes erreurs, admises dans les mémoires d'Anjou que l'on tenait pour les plus authentiques. Est-ce là le plan d'un ouvrage que Baudouin se proposait décrire, ou le sommaire d'un livre qu'il avait composé? Nousnepouvons décider la question.

Gessner attribue à notre Baudouin des Remarques sur les Offices de Gicéron qui, selon Valère-André, sont d'un Pierre Baudouin, d'ailleurs inconnu.

Le P. Lelong cite : Erreurs notables de la lettre de Carpentier remarquées par F. Balduin, in-8°. Nous reviendrons sur cet opuscule en parlant de Charpentier. Enfin, La Croix du Maine nous apprend que Baudouin a laissé plusieurs Généalogies et autres Mémoires sur le droict et appartenances d anciennes nobles familles de France, msc.

2. BAUDOUIN (Guillaume), menuisier de Sens [Haag II, 35]. Nous rattacherons à ce nom le récit du massacre exécuté dans cette ville en 15G3, Baudouin ayant eu le triste privilège de subir le premier les violences des catholiques.

Le vendredi 10 mai, à dix heures du soir, les gardes qu'on avait placés aux portes de Sens sous le prétexte que les protestants machinaient quelque entreprise, excités par les discours du lieutenant criminel, créature des Guises, se portèrent chez ce menuisier, chez le potier de terre Quentin Goyer, et chez un des gendres de ce dernier; puis après avoir forcé leur domicile, ils les accablèrent d'outrages et les contraignirent à chercher leur sûreté dans la fuite. Us allèrent attaquer ensuite la maison de l'imprimeur Gilles Richebois, le percèrent de coups et le laissèrent pour mort sur la place. Le samedi se passa a paisiblement; toutes les dispositions

n'avaient pas été prises et l'on attendait impatiemment le dimanche où devait avoir lieu une procession à laquelle le clergé avait convoqué les paysans des environs. Dès six heures du matin, la populace, échauffée par les prédications d'un moine jacobin, se rua sur le temple protestant, bâti depuis peu dans le faubourg, et le démolit de fond en comble. Puis elle rentra furieuse dans la ville, pdla et saccagea les maisons du conseiller Jacques Odoart, qui lui-même fut jeté dans les prisons de l'archevêché; de l'avocat Louis Morin qui, ainsi que sa femme, ne dut la vie qu'à l'intercession d'une de ses filles connue par son attachement à la religion romaine; du conseiller Christophe de Boulenger, qui se. sauva par-dessus les toits; du prévôt Claude Gousté, du conseiller Michel Brucher, de l'avocat Claude Aubert. du conseiller Maillot, du procureur Jean Baltluisar et de plusieurs autres. Cela fait, elle se porta à la maison de l'avocat Jean Chalons où s'étaient retirés plusieurs protestants, et entre autres un officier nommé Mombaut ; mais elle y rencontra une vigoureuse résistance.

Sa fureur alors ne connaît plus de bornes, on sonne le tocsin, on amène de l'artillerie. Résolus de vendre chèrement leur vie, Mombaut et un avocat du nom de La Fosse s'arment chacun d'une hallebarde et se faisant ouvrir la porte de la maison, ils tombent sur les assaillants qui s'enfuient dans toutes les directions. Fauchant avec sa hallebarde tout ce qu'il rencontre, La Fosse parvient à gagner une maison dans laquelle il se cache sous un tas de sarments, et la nuit venue, sans qu'on l'ait découvert, il se retire auprès de sa sœur où il trouve sept ou huitde ses coreligionnaires avec lesquels il réussit à sortir de Sens en se laissant glisser par une corde le long des murs de la ville. Mombaut, moins heureux que lui, avait reçu une blessure qui l'avait forcé à rentrer dans la maison de Chalons. A peine pansé, il en était sorti de nouveau, accompagné d'un domestique, s'était fait jour à travers les séditieux et était parvenu à gagner son logis qu'il avait trouvé saccagé. Obligé de chercher un autre asile, et toujours poursuivi avec acharnement, il avait été

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renversé par un coup de pierre entre les deux yeux et massacré avec son serviteur. Leurs corps dépouillés avaient été traînés dans les ruisseaux et jetés clans la rivière, où les allèrent bientôt rejoindre les cadavres de Richebois et de sa femme qui, quoique sur le point d'accoucher, avait été égorgée. Les assassins pillèrent ensuite la maison de Jean Michel, élu de la ville, et se saisissant de la femme d'un médecin, nommé Jacques Ithier, ils lui coupèrent les seins et la traînèrent à la rivière. Le lendemain lundi, les massacres recommencèrent dès cinq heures du matin. Les maisons du procureur du roi Painon, de Devange, du sieur de Villabert, du procureur Coppé, de Du Coin, receveur du cardinal de CMtillon, et d'autres furent pillées. Les excès continuèrent encore le mardi, en sorte qu'on porte à une centaine le nombre des maisons saccagées et des personnes égorgées dans ces quatre jours. Parmi ces nombreux martyrs on cite un honnête marchand nommé Landry, qui fut précipité par la fenêtre sur des hallebardes, et jeté ensuite dans un égout. Jean de Longprê, concierge des prisons criminelles, fut massacré plus inhumainement encore.

On lui coupa les parties génitales et on les lui attacha sur le front avant de le noyer.

On raconte que quelques jours après ces scènes horribles, le roi Charles IX, se promenant sur la grève entre le Louvre et les Tuileries, vit les flots pousser vers lui un cadavre dont les yeux semblaient levés vers le ciel. Il s'informa de ce que c'était. C'est, lui répondit un gentilhomme de sa suite, un des malheureux qui ont été tués à Sens, qui vient demander justice. Le cardinal de Guise entraîna le roi d'un autre côté. Cependant, sur les plaintes de Condé, la Cour crut devoir faire mine de donner satisfaction aux victimes. Un conseiller du ' grand-conseil, accompagné de Claude Gousté, prévôt de Sens, et de ce Jean Painon dont la maison avait été pillée, étant venus implorer la justice du roi, on nomma un commissaire pour informer sur cette affaire. Mais loin de punir les meurtriers, cet officier chassa de la ville ce qu'il y restait de protestants,

après les avoir fait dépouiller au préalable de tout ce qu'ils possédaient. Les massacres même continuèrent. Parmi ceux qui périrent en quelque sorte sous les yeux de ce magistrat, on cite un moine de l'abbaye de S.-Jean, nommé Mombonin et un jeune homme d'une des premières familles de Sens, André Gibier, lequel fut massacré par cette seule raison que son tuteur avait vendu aux protestants le terrain sur lequel ils avaient édifié leur temple.

3. BAUDOUIN, souvent Bauldouin, Baudoyn, Baudoin, etc. — (Jean) brûlé à Meaux, 1546. — (Marguerite) martyrisée, 1559 (Crottet, Hist. des égl. de Pons etc. p. 39). — (Charles) greffier au présidial de Saintes, 1571. — (Adam) drapier à Paris, tué à la S.- Barthélémy. — Jeanne Beaudouyn, dame d'Augeac, 1577 (état-civil de Saintes). — (Jean) docteur en droit à la Salle, 1620 [X, 306].

— (Jean) menuisier de la chambre du roi, 1630[V1I, 263; VIII, 1831.— (Pierre, Henri et Jacob) manufacturiers, à Lyon, 1686 (VU, 417], — (Maiïe)enfermée aux Nouv.-Cath. de Châlons, 1688. — (Suzanne) dame du Fresnay ; ses biens dévolus à son fils, 1689; encore enfermée aux Nouvelles-Cathol. de Paris en 1700. — (Henri), marchanda Clermont de Lodève, fugitif. — Baudouin et sa femme, enfermés à l'hôpital de Meaux à la demande de Bossuet, 1703(Arch.n. E 3554). — Mme Baudouin enfermée aux Nouv.-Cath. de Blois, 1712. — (La veuve de Jacques) assistée à Londres, 1702.

— (Bené) directeur de l'hôpital français de Londres, 1718. — (Les sieur et dame), protestants de La Ferté-sous-Jouarre, exilés pour avoir refusé de faire baptiser leur enfant à l'église (Arch. n. 0417).

4. BAUDOUIN (Nicolas), pasteur français à Jersey en 1585; puis à S.- Pierre-Port en Guernesey, 1589; puis à Ste-Marie dans l'île de Jersey; mort en 1613 à l'âge de 87 ans(Agnew, III, 107).

— (Sébastien) de S.-Jean d'Angely étudiant en théologie à Montauban en 1614; pasteur à Fontenay-l'Abattu, 1620-'2(» ; à S.-Savinien, 1037. — (Jean) étudiant à Sedan, 1622; pasteur au Havre, 16-26-60.

5. BAUDOUIN, famille de La Bochelle, l'une des plus anciennes et des plus considérables de cette cité célèbre

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[Haag II, 36-37]. Elle a possédé dans ses différentes branches et en divers temps un grand nombre de seigneuries parmi lesquelles : Belœil. La Brochardière, Bonnemont, Champrosay, la Combe, la Bavière, l'Auberdière (écrit aussi Lomberdièrp, Laudeperderie (ou L'eau Perderie), le Fief, les Grandes- Maisons, les Herpaux, Joli-Fief, la Saigne, Lalière, l'Ouaille, la Maillolière, les Marattes, la Motte, Becherau, la Motte- Beaulieu, Mouillepied, la Moulinette, la Nouhe ou La Noue, Paire, le Passage, le Peux, le Parc, les Petits- Bois, les Plantinières, le Plantemore, les Prises, le Pommeroy, le Puy de la Creuse, les Salles, Soussillon, le Vieux-Fief et la Voûte. = Armes :

D'argent au chevron de gueules accompagné de 3 hures de sanglier arrachées de sable mirées et défendues d'argent.

1. Pierre Baudouin, écuyer, sieur de la Laigne, la Voulte, Soussillon etc., avait épousé la bile de Jean Bureau, cet habile serviteur de Charles VII, mort en 1463 après avoir puissamment aidé, comme trésorier de France et grand maître de l'artillerie, à l'expulsion des Anglais. Bureau avait été maire de La Bochelle en 1448. François Baudouin, bis de Pierre, mourut de ses blessures dans les premières guerres du règne de François Ier, et Piëhre, bis de François, fut l'un des trois coélus à la mairie de La Rochelle en 1522.

IL Ce dernier Pierre eut au moins quatre enfants : 1°Xiculas, sieur de Belœil ; 2° Hector, sr du Passage et de la Mothe-Beaulieu ; 3° Louise, femme de Guill. Texier, sr de Pouillias, maire en 1574 : 4° Mathieu, sr du Peux et de Belleville, pair de la commune en 1 ÛT8. Xicolas, juge prévost de La Rochelle, sr de Belœil, parait être l'auteur de Mémoires inédits que l'on conserve à La Rochelle sur tout ce qui est arrivé dans cette ville depuis 1199 jusqu'à 1589. C'est un écrit anonyme, mais on y remarque, au nom de Jean Baudouin maire en 1245. une note de l'auteur qui le réclame pour ancêtre. 11 épousa Marthe Viau et en secondes noces, 12 septemb. 1574, Perrette Ogier. De ces deux mariages il eut :

Aaron, baptisé le 19 nov. 1564; Pierre, en julll. 1575; autre Pierre en juill.

1578 ; Jehan, 1581 ; autre Jehan, 1589 ; Marie, épouse en premières noces de Gabriel Guyet, puis, 8 fév. 1605, d'Alexandre Desmier, sieur d'Olbreuse, dont une des descendantes devint femme du duc de Brunswick qui monta sur le trône d'Angleterre; Madelaine, mariée en nov. 1609 à Jacques Tallemant, membre de la commune et oncle de Tallemant des Réaux ; Lstienne, marié en 161 J à Marie Chollet, « absent du royaume », en 1616; Nicolas, sr de la Noue, né en 1576; Perrette, mariée l°à Denis de Lucais, sr de La Forest. 2° 5 nov. 1600) à Jacques Bazin, sr de St- Coutant, receveur des domaines du roi.

III. Pierre fils de François (ci-dessus n° I) eut un frère appelé Mathurin, sr de Louaille et de la Bruchardière, qui fut conseiller au présidial lors de son établissement, 1552, et qui périt assassiné. Il laissa une fille, Perrette, qui épousa Antoine Courault baron de Chastelaillon (cf. col. 515) sr de Laroche-Baranuère, et un fils, François, qui lui succéda au présidial vers 1576. Ce François fut à son tour sr de Louaille et de la Bruchardière et il exerça durant 40 ans ses fonctions de conseiller. 11 fut aussi pair de La Rochelle, 1571, échevin, 1573. Il était l'ami de Bernard Palissy, auquel il adressa des vers que celui-ci fit imprimer en tête de sa u Recepte véritable » ; on a aussi une ode de lui en l'honneur du poète A. Mage de Fiefmelin et il vivait assez dans la familiarité des muses pour qu'un contemporain (Oliv. Poupart) l'appelle : « luminaire de littérature ». Il fut aussi l'un des commissaires nommés au sujet de l'emprisonnement de Condé. Le brave ofbcier nommé Louaille, qui périt en 1G'22 sur le navire le Postillon (voy. col. 368), dans le combat de la flotte rochelloise contre le duc de Guise, était apparemment son fils.

IV. Pierre Baudouin, sr de Champrosay en Brie, avocat au parlem. de Paris, avait coutume d'aller passer le dimanche dans sa terre et il y faisaitprécber en sa présence. L'éditde Nantes l'y autorisait, mais le curé ne put le souffrir. De là un procès qui fut porté devant le parlement. Le célèbre Orner Talon prétendit que 1 article de l'édit qui permet-

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tait aux seigneurs protestants de célébrer le culte divin dans une quelconque de leurs terres ne s'appliquait pas à ceux qui avaient leur domicile dans une ville, interprétation que le parlement se plut à accepter et le prêche fut interdit à Champrosay. — Ce Pierre, marié à Catherine Le Jay, fut père de Jean sr de Montarcis, avocat au Conseil privé qui épousa à Metz, 1623, Suzanne fille de François Louis, srde la G-range aux Ormes, médecin ordinaire du roi ; et qui mourut à Paris en 1647. Suzanne Louis avait une sœur, Anne, laquelle avait épousé à Metz, en 1614, Timothée de Piedefer, sr de St-Mars, gentilhomme de la vénerie du roi et homme d'armes de la compagnie de la reine régente. — Cette branche de la famille Baudouin se réfugia à Berlin OÙ Henrie'-te Baudouin épousa, 1792, J.-P.-Fréd. Ancillon.

V. Nicolas, sieur de La Noue, né en 1576 (ci-dess. n° II), avocat, fut juge prévost comme son père, député de La Rochelle à l'assemblée de Loudun en 1620, et marié, 1605, à Suzanne fille de Pierre Bizet sr de la Barrouère, maire de 1602. Un de leurs fils, Pierre Baudouin, sr de La Noue, devint officier au régiment de Douhant en Hollande.

Pierre-Auguste fils de celui-ci fut capitaine dans le régiment d'Oleron, et Henri-Auguste, son petit-fils, assisté en 1789 à l'assemblée de la noblesse d'Aunis pour l'élection des députés aux Etats généraux. Il avait épousé Marie- Thérèse de Culant descendante comme lui de parents protestants.

VI. Samuel Baudouin, sr de la Bruchardière, marié à Françoise Durand eut deux filles et un fils, Frédéric, marié d'ahord à Jeanne Thèven'm, puis à Henriette Brunetde Rochebrune lequel, à la Révocation, s'échappa de La Rochelle à travers mille dangers (voy.

Bull. XVIII, 424), et se rétugiaà Lewnarden en Frise. «Frédéric Baudouin, sr de la Brochardière, est sorti du royaume le 23 d'oct. 1686 et s'est retiré dans les pays étrangers, et a laissé la seigneurie de la Brochardière, située au village de Lafond près La Rochelle et divers immeubles et rentes évalués en capital à la somme de 18,000 livres. » Il devint lieutenant de la garde du prince d'Orange.

VIL Daniel Baudouin, sr des Prises, marchand à l'île de Rhé, et sa femme Jeanne Texeron, abandonnèrent la France à la Révocation. — Daniel fils de Charles Baudouin sr de Plantemore et de Marie Marchand, quoique prétendu converti, ayant abjuré le 15 janv. 1686, figure peu après sur la liste des fugitifs de l'île de Rhé. Son fils, François, né le 17 nov. 1633, s'expatrie également de St- Martin de Rhé avec sa femme Anne Marceau et se trouve avec elle en 1 706 à l'âge de 73 ans sur les listes de l'assistance publique à Londres pour 20 1. st.

— (Renée) veuve de Jacques, de Saumur, également assistée à Londres en 1706.

— Anne, Daniel et Joseph ; Jacques et sa femme; Jean, sa femme et un enfant, sur les mêmes listes en 1721. — Daniel Baudouin, du Poitou, mis aux galères en 1688 [X, 412]. — Ala branche de l'île de Rhé appartiennent encore Pierre Baudouin sr de la Combe et ses fils, Jean, sr de Laudeberderie (alias de Lomberdière) et René, sr du Fief; ce dernier marié, 10 nov. 1669, à Marguerite Richard de la Poitevinière. La fille d'un Pierre Baudouin de. Laudeberderie et de Louise Prieur fut enfermée au couvent des filles de N.-Dame à Saintes en décemb. 1731 et n'en sortit qu'en déc. 1733 lorsque l'intendant la jugea suffisamment convertie pour être remise au sieur de La Martinièrq, avocat, « qui vouloit bien s'en enarger ».

VIII. Jacques, fils de Solon Baudouin sr des Marattes, épousa en 1681 Anne de Laizement, sœur du pasteur de ce nom et en 1687 Marie Massion. 11 eut de celle-ci : Marie femme de Louis Le Pays de Bourjolly; Marguerite - Henriette femme de Charles Chambaud de Fleury, sr de Maubec, major garde-cotes de La Rochelle; Jean s* des Marattes ; Jeak- Charles sieur des Grandes-Maisons, commandant d'un fort à St-Domingue en 1722. Les biens d'un Solon Baudouin, religionnaire fugitif, furent mis en adjudication en 1757 i.

IX. Bavière Baudouin, marchand de l'île de Rhé, « a abandonné le royaume laissant des biens estimés à 25U0 1. ». On le retrouve à Londres, membre avec

1 La plupart de nos renseignements sur cette famille si nombreuse sont dus a MM. Joukuàr et de Kioumord.

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