BAUDIN — BAUDOUIN
a laissé deux fils, dont l'un, Charles, a exercé de hautes fonctions dans la diplomatie française, et l'autre dans l'administration des chemins de fer.
Bauihné, voy. Crussol.
BAUDON (ou Bandon?;. « A la Mothe-Daignes, un fils de Bernard Baudon ; les yeux lui furent arrachés tout vif. — Un autre fils du même, despouillé en chemise pour estre tué, mourut d'espouvantement ; — Marie Borridonne, femme de Bernard Baudon ; un premier lui coupa trois doigts de la main gauche, perça son bras droit avec un baston ferré et puis l'acheva de tuer à la Mothe-Daignes; Baudon, mutilé vivant; — la femme de Tacy Baudon et leurs cinq enfants morts de faim et de froid à Cabrières » (T. de Bèze, Hist. des égl.y III, 345, 274 , etc.) : tout cela en 1562.— La dlle Baudon, en Picardie, emprisonnée pour la religion, 1688 (Arch. E 3374).
1. BAUDOUIN Trançois), plus souvent Ba lduinus\H.a.z g I, 27], un des plus grands jurisconsultes, théologiens et historiens du XVIe siècle, naquit à Arras le 1er janvier 1520.
Si l'on s'en tenait aux témoignages de Papire Masson, de Ghilini, de Valère André, de Moréri, et en général des écrivains catholiques antérieurs à Bayle, lequel leur reproche avec vivacité d'avoir, sinon altéré, au moins dissimulé la vérité, la France protestante n'aurait aucune raison pour revendiquer cet homme illustre. A les en croire, il n'aurait pas cessé de professer, pendant toute sa vie, la religion romaine. Niceron et Paquot, plus sincères, reconnaissent qu'il embrassa les opinions nouvelles, mais en affirmant qu'après avoir changé jusqu'à sept fois de croyance, il finit par mourir dans le sein de l'Église hors de laquelle, disent ses docteurs, il n'y a point de salut.
Cette inconstance de Baudouin dans ses sentiments religieux lui est aussi reprochée par les protestants et lui a valu les épithètes méprisantes de Tritapostata et ô'Ecebolius; mais, après avoir comparé avec soin ce qui a été publié sur ses prétendues apostasies, nous sommes demeurés convaincus que ce qu'on peut lui reprocher surtout, c'est une grande indifférence pour les formes
sous lesquelles se manifeste la pensée religieuse. Cette indifférence devait lui être imputée à crime dans un siècle d'effervescence où tous les esprits bouillonnaient. Nous reconnaîtrons, si l'on veut, qu'il fit preuve de peu de prudence en essayant de se porter médiateur entre des partis trop exaspérés pour entendre la voix de la raison; nous admettions qu'il eut tort d'irriter Calvin, dont il avait été l'ami, en le traitant de perturbateur du repos public ; mais dans sa conduite, dans ses actes et dans quelques-uns de ses écrits, nous trouverons que, jusque dans les dernières années de sa vie, il resta fidèle à la cause de la réforme, réclamant constamment contre les abus qui s'étaient introduits dans l'Eglise. S'il se sépara des réformateurs, c'est qu'il était de ceux en grand nombre, tels qu'Erasme, L'Hospital, Montaigne, de Thou qui désiraient que la régénération du catholicisme s'opérât sans révolution, par les voies légales, et qui désapprouvaient une séparation violente. Nous n'avons donc pointa hésiter : Baudouin mérite une place ici.
Il lit ses études d'une manière brillante, à Louvain. En 1540 il vint à Paris et se loçoa chez Charles Du Moulin . un des plus savants jurisconsultes de ce siècle. Il était de retour dans sa patrie en 1542, mais il revint à Paris bientôt après pour surveiller l'impression de remiers et savants Commentaires sur Justinien et les Institutes. Pendant le court séjour qu'il avait fait dans sa ville natale, Arras, il s'était lié avec « un certain personnage » qui y prêchait secrètement les principes de la réforme, mais qui ne tarda pas à être découvert et transféré à Tournay, où il paya de sa vie son zèle pour la religion protestante. Compromis dans cette affaire, Baudouin fut ajourné comme suspect d'hérésie. A cette nouvelle, il se hâta de partir pour Tournay ; mais arrivé à Péronne, il céda aux instances de sa mère, revint sur ses pas et se laissa condamner par contumace au bannissement perpétuel et a la confiscation de ses biens. (Voy. Bibl.
nat. mss. Dupuy, t. 5 : Rappel du ban exécuté contre François Balduin, docteur ès-droicts, comme suspect d'hérésie). Le jeune légiste avait donc bien crn -
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gné sa qualité de huguenot. Il fit alors son premier voyage en Allemagne. Il vit Bucer à Strasbourg, Calvin à Genève ; mais, de retour à Paris, il continua de fréquenter les églises catholiques. Soit que la dissimulation qu'd s'imposait lui pesât, soit pour toute autre cause, il retourna à Genève en 15'iT et rentra dans le sein cle l'Église réformée. Ses relations devinrent plus intimes avec Calvin, à qui il donna dès lors dans ses lettres le nom de père. L'année suivante, la protection de L'Hospital lui fit obtenir la chaire de droit dans l'université de Bourges. Il assure qu'il fut attaqué en route par une bande de huguenots qui le dépouillèrent de tout ce qu'il possédait, et lui enlevèrent des tables et des mémoires qu'il avait recueillis avec beaucoup de travail pour une histoire ecclésiastique. Avant de prendre possession de sa chaire, il reçut le bonnet de docteur, 12 mars 1549, au rapport de Cathérinot dans son Calvinisme de Berri. Les sept années environ qu'il passa à Bourges furent troublées par la jalousie de Duaren avec qui il eut de fréquentes querelles. Des maîtres, l'animosité se communiqua aux élèves dont les disputes compromirent souvent l'ordre public. Fatigué enfin de ces luttes, Baudouin se décida à retourner en Allemagne. Il quitta Bourges en 1555, date que porte le discours prononcé par lui à Strasbourg lorsqu'il y ouvrit un cours de droit.
Il prit sa route par Genève, dans l'intention de saluer Calvin avec qui il n'avait pas cessé d'entretenir une correspondance active. « Il n'est pas inutile de faire remarquer, dit Niceron, qu'il prenoit toujours dans ses lettres à Calvin le nom de Petrus Boehius, pour lui donner à entendre qu'il auroit dans son attachement à sa doctrine une fermeté semblable à celle de la pierre et de la roche. » Ces assurances n'étaient pas inutiles, car depuis son retour en France, Baudouin avait repris l'exercice de la religion romaine. Aussi le rigide réformateur lui adressa des reproches mérités et ne consentit à lui pardonner qu'à la suite du repentir qu'il témoigna. C'est alors qu'il se rendit à Strasbourg avec des lettres de Calvin, se fit admet-
tre dans l'église française, et obtint la permission de donner des leçons de jurisprudence. Des discussions qu'il eut avec ses collègues le décidèrent à s'éloigner en 1557. Il se rendit à Heulelberg où, toujours disposé à se conformer au culte religieux du pays qu'il habitait, il embrassa le luthéranisme.
Il professait depuis cinq ans l'histoire et le droit dans l'université de cette ville, lorsque les circonstances l'engagèrent à revenir en France. Selon quelques historiens, il y fut envoyé par l'électeur Casimir et le duc de Wurtemberg pour assister au colloque de Poissy. Selon d'autres, il y fut appelé par Antoine de Bourbon qui comptait l'employer utilement à un rapprochement entre les protestants et les catholiques, espérant amener ainsi la Cour de Borne à appuyer ses réclamations auprès du roi d'Espagne. Baudouin apporta avec lui le traité de son ami Georges Cassander De officio pii viri in hoc religionis dissidio, qu'il regardait, au rapport de Pierre de La Place, « comme un thrésor propre pour moyenner la paix et tranquillité. » Il s'était persuadé, ajoute le môme historien, « que par ce moyen il serait le bien venu. » Cet espoir, il nous semble, fait l'éloge de sa bonne foi. Son désappointement fut grand, lorsqu'il se vit repoussé également par les deux partis. Il conçut surtout un vif dépit contre les ministres, «lesquels il estimoit seuls avoir esté cause de ce qu'il n'avoit esté appelé en public pour dire son advis sur le moïen qu'il avoit à proposer pour la pacification de la religion, conforme au livre qu'il avoit publié. » Son ressentiment le poussa à donner au roi de Navarre et au cardinal de Lorraine le conseil de mettre aux prises les théologiens calvinistes avec quelques ministres luthériens. Dans son Histoire de l'Église, Basnage affirme ce fait d'une manière positive, et sur ce point, il est d'accord avec Varillas qui ajoute : « Il faut avouer que les Catholiques ne reçurent jamais de conseil plus salutaire que celui de Baudouin, et s'il eut été exécuté avec autant de diligence qu'il en étoit besoin pour le succès d'une intrigue si délicate, on eût prévenu tous les maux qu'on vit depuis naître de la conféronee
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de Poissy. » Ce projet paraît avoir échoué par les lenteurs deBaudouin qui.
renvoyé en Allemagne afin d'en hâter l'exécution, revint trop tard « sans toutefois amener avec soy aucuns ministres. * Il fut fort mal accueilli, et tout ce qu'il put obtenir plus tard en récompense de ses peines, fut la charge de précepteur de Charles de Bourbon, fils naturel du roi de Navarre, avec un traitement de mille à douze cents livres.
Le rôle que Baudouin venait de jouer n'était pas propre à lui concilier la bienveillance des huguenots; d'un autre côté, ses opinions réformatrices le rendaient odieux aux catholiques. Crévier nous apprend qu'en 1562, la résolution fut prise par l'Université de déférer au procureur général « un certain Baudouin» qui donnait alors des leçons à Paris et enseignait plusieurs erreurs. Cette affaire parait n'avoir eu aucune suite, peut-être parce que Baudouin partit, vers cette époque, pour Trente où il fut charsé d'accompagner son élève. Le roi de Navarre ayant été tué au siège de Rouen, il revint à Paris où il trouva ses biens et sa bibliothèque dissi
Depuis son retour en France, il professait de nouveau, extérieurement au moins, la religion catholique; mais comme cette précaution n'avait pas suffi pour le mettre à l'abri des persécutions, et qu'il ne voulait pas s'exposer à des dangers sans cesse renaissants, il lut de retourner dans sa patrie. Grâce à l'intervention du cardinal de Lorraine et de l'archevêque de Cambrai, il obtint la révocation de son ban, le 27 mai 1563; seulement on ne lui restitua pat biens confisqués: mais ses protecteurs lui firent donner la chaire de jurisprudence dans la nouvelle université de Douai, en prenant toutefois la précaution de lui imposer à Louvain, au mois de juillet, une abjuration qu'on eut soin de rendre publique, et de lui faire signer une formule de rétractation fort détaillée. Baudouin se soumit à tout ; ce n'est certes pas le trait le plus honorable de sa vie.
L'année suivante sur l'invitation de Guillaume d'Orange, il se rendit à Bruxelles et. à sa demande, il traça pour être envoyé ta Philippe II. roi d'Espa-
gne, un admirable tableau des calamités enfantées par les guerres religieuses. Il i ensuite aux premières assemblées tenues par les mécontents à Bréda: on croit même que ce fut lui qui dressa la requête présentée, le 3 avril 1566. à la duchesse de Parme pour obtenir le libre exercice de la religion réformée. Le « démon du midi » y répondit par l'envoi, dans les Pays-Bas, de Fernand de Tolède qui, dès son arrivée, fit arrêter les comtes de Born et d'Egmont. L'accueil bienveillant qu'il avait reçu du duc d'Albe, éveilla en Baudouin la crainte d'être choisi pour un des juges de ces illustres victimes. Sa conscience se révolta à l'idée de servir d'instrument à la vengeance du roi d Espagne; il sollicita un congé de quelques jours sous le prétexte d'aller chercher sa femme et sa bibliothèque.
L'ayant obtenu, il se hâta de partir et revint à Paris dans la ferme résolution de ne point retourner dans les Pays- • Bas. Il ouvrit un cours public sur les Pandectes, avec un tel succès que Sainte-Marthe affirme avoir vu parmi ses auditeurs des personnages du premier rang, des gens de robe et d'épée, des évêques même. Peu de temps après, l'académie de Besançon lui offrit la chaire de droit : il l'accepta avec d'autant plus d'empressement que la Franche-Comté n'était pas, comme la France et les Pays-Bas, déchirée par la guerre civile -on arrivée, il apprit que
l'empereur Maximilien avait défendu l'érection de cette chaire. 11 se décida aussitôt à revenir sur ses pas, en répondant à ceux qui le pressaient de faire néanmoins des leçons : Ne/as est juris auctorem ab interprète juris contemni. De retour à Paris, il fut nommé, en 1568, professeur de droit à Angers, sur la recommandation de Philippe de Hurault comte de Cheverny, chancelier du duc d'Anjou, et il obtint en même temps le titre de maître des requêtes de ce jeune prince. La reconnaissance ne put toutefois le décider à se rendre aux désirs du duc, qui voulut le charger de justifier la Cour de France du m cre de la Saint-Barthélémy. Il s'en délendit, au rapport de l'historien deThou, en représentant que personne n'était
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moins propre que lui à cette tâche, à cause des vives disputes qu'il avait eues avec les ministrps de Genève; mais, fait observer le célèbre écrivain, la véritable cause de son refus était qu'il détestait ce qu'on voulait qu'il justifiât. Henri III ne paraît avoir conçu aucun ressentiment de cette résistance honorable. Lorsqu'il fut élu roi de Pologne, en 1573, il fit venir Baudouin à Paris, le nomma conseiller d'État et le choisit pour l'accompagner; il voulait le charger de la réorganisation de l'université de Cracovie, qu'il avait promis de doter. Selon Brullart, Baudouin joua un rôle important dans la présentation à Charles IX de l'ambassade polonaise; mais le silence gardé par de Thou nous porte à considérer tout ce qu'ilraconte comme les imaginations de cet auteur. La mort, au reste, ne laissa pas à Baudouin le temps d'aller occuper le nouveau poste auquel il était appelé. Il expira le 24 octobre 1573, au collège d'Arras, entre les bras, dit-on, du jésuite Maldonat. On doit regretter que des talents aussi éminents n'aient pas été rehaussés par plus de fermeté et de noblesse dans le caractère.
De son mariage avec Catherine Biton, de Bourges, naquit à Heidelberg une fille qui épousa Jean de Sauzay,sieurde Saint-Ouanne en Poitou, et en secondes noces Adam Le Changeur, sieur de Cotau en Berri.
Baudouin a laissé un grand nomhre d'ouvrages qui tous annoncent de profondes connaissances. La rapidité avec laquelle il les composa ne nuisit ni à la pureté ni à l'élégance d.eson style.
1. Justiniani sacratissimi principis leges de re rusticâ, interprète et scholiaste F. Balduino. Ejusdem Justiniani Novella constitutio prima de haeredibus et lege Falcidiâ, cum latinâ interpret. et scholiis ejusdem F. Balduini.
Lovan., 1542, in-4°, ou, comme portent d'autres exemplaires, Paris, 1542, in-4°. Selon d'autres bibliogr., ces deux traités auraient déjà été imprimés séparément à Paris en 1540et 1541. Ils furent réimpr. à la suite du traité de Garron De origine juris (Basil., 1543, in-8°) et dans le premier vol. du Jurisprudentia romana et ailica de Heineccius (Lugd.
Batav., 1738, in-fol.), recueil qui contient aussi tous les autres ouvrages de Baudouin sur le droit.
II. F. Balduini in suas Annofationes in libros IV Institutionum Justiniani imper. Prolegomena sive Prxfata de jure civili, Paris., 1545, in-4°. Selon M. Dupin, qui regarde ces commentaires sur les Institutes comme les plus riches de tous en notions historiques, il y en eut une seconde édit. Basil., 1546, in-fol.; réimp. Francf., 1582, infol.
III. Justinianus sive de jure novo commentar. libri IV, Paris., 1546, in-8° [in-12]; ibid., 1554, in-8° [in-12]; Basil., 1560, in-8°; Lugd., 1595, in-8°; Genevae, 1596, in-8°; Halse, 1728, in-8°. Les nombreuses édit. de cet ouvrage en prouvent suffisamment le mérite; le seul reproche qu'on lui adresse, c'est d'être diffus.
IV. Annotationes in tit. de œdilitio edicto et redhibitione, et quanlo minoris, ex lib. XXI Pandectorum, publ., selon Paquot, vers 1547.
V. Brèves commentarii in prxcipuas Justiniani imp. Novellas, sive authenticas constitutions, Lugd,, 1548,in-4°; réimpr. dans le recueil intitulé : Joannis antiqui glossatoris Summa in Novellas (Francf., 1615, in-8°).
VI. Ad leges Romuli régis. Ejusdem commentarii de legibus XII Tabularum, Lugd., 1550; Paris., 1554, in-fol.; Basil., 1557, in-89; ibid., 1558, in-8°; Francf. et Lugd., 1583, in-fol. Selon M. Dupin, la meilleure édit. est celle de Bâle, 1559.
VII. Responsio christ ianorum jurisconsultorum ad F. Duareni commentarios de ministeriis Ecclesise atque beneficiis et alias ejus declamationes, sans nom d'auteur, Argent., 1556,in-8°.
— Baudouin désavoua ce libelle; mais Heineccius ne doute pas qu'il ne soit sorti de sa plume.
VIII. Constantinus Magnus, sive de Constantini imp. legibus ecclesiasticis atque civilibus commentariorum liliri duo, Basil., 1556, in-8u; Argent,, 161-2, in-8°; Halae et Lips., 1727, in-80.— C'est plutôt un ouvrage d'histoire que de droit. Baudouin y comble Constantin d'éloges.
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IX. Catechesis jnris civilis, Basil., in-8°; Haile, 1723. in-8»; Erford.,
1 7 1 7 . in- 12. Excellente introduction au droit romain.
X. NotX ad lib. I et II Digesforum seu Pandectarum. Basil.. 1557, in-8°.
XI. Commentarius ad (dicta vterum principum romanorum de Christianis, Basil., 1557, in-8°; réimp. avec leConstantinus. Hâte. 1727, in 8°. Baudouin, dans cet écrit, se fait l'apôtrp de la tolérance. — Nous trouvons dans quelques bibliographes : Notx in XIV pane gy ricos veteres et in Plinii consul lationem et Trajani rescript um de Christianis, sans autre indication. Ne serait-ce pas le même ouvrage?
XII. Commenfarii de pignoribus et hypothecis, Ba-il., 1557. in-8°: réimp.
dans le Tractatus de pignoribus et hypothecis (Lugd., 1562, in-8*; Colon., 1569, in-8°).
XIII. Scxvola, sive Commentarius de jurisprudeniiâ Mucianâ, Basil., 1558, in-8°; Hahe, 1729, in-8°. Becueil des fragments des Mucius et des Scievola, accompagnés de savantes explications.
XIV Ad leges de jure civili, Voconiam. Falcidiam, Juliam,Papiam Poppgpam, Rhodiam. Aquiliam, commentarius, Basil., 1559, in-8°; Halœ, 1730, in-8°. Commentaire plein de recherches et d'aperçus alors nouveaux.
XV. M. Minucii Felicis Octavius restitutus, Heidelb., 1560, in-8°:
Francf.. 1610, in-8"; Cantabrig., 1686, in-16; ibid., 1707, in-8°. Jusqu'à cette époque, on regardait l'Octave de Minucius Félix comme le 8e livre du traité d'Arnobe contre les Gentils. Paul Léopard, dans ses Emendationes, avait d^jâ signalé ce point de critique à l'a'tention des savants ; mais c'est à Baudouin qu'appartient l'honneur d'avoir mis l'erreur dans tout son jour. 11 enrichit son édit. de Prolégomènes, qui ont été insérés dans celle d'Elmenhorst (Hamb., 1610 et 16l2,in-fol.). et d'une Dissertation, réimp. par Cellarius dans son édit. de Minucius Félix (Halle, 1699, in-8°).
XVI Disputationes duœ de jure civili, Heidelb., 1560 (1561). in-8°, Hake, 1729, in-S°.