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BAUDRY, Baudri, Bauldri

Guill. Baudri, de la Guyenne 'Guillel-

mus Baudrisius Aquitanus, bonarum artium et jurisprudentia? stud. ; liv. du Rect.) étudiant à Genève, 1580. — (J.) ancien d'Asnières-lès-Bourges, député au synode de Gergeau, 1620 (VI, 28 a].— (Marie) épouse à Londres, 1G70. Samuel Despagne [IV, 555 b]. — Baudris, ancien de Favillet au synode de Nérac.

1671. — (Jean) sa femme et doux filles naturalisés à Londres, mars 1GS2. — Jean Baudris, de Clairac en Guyenne, libraire, assisté en passant à Genève et à Lausanne, oct. 1693, pour se rendre à Schaffouse. — Mathieu Baudrie, de Tonneins, 51 ans, fils d'un avocat, r Londres un secours de 4 1. st., 1705. — (Thomas), de Rouen, 74 ans, assisté à Londres, 1705; — (Etienne) avec sa femme et une fille, id. 1710; — {Marie) id. 1721.

2. BAULDRY ou Bauldri, bonne famille de Normandie. = Armes .-D'argent au chevron d'azur accompagné en chef de 2 roses et en pointe d'un cœur, le tout de gueules.

Paul Bauldri, seigneur d'Iberville [Haag II, 53], naquit à Rouen, 1639, de Paul Bauldri et d'Anne Mazurc. Après avoir achevé ses humanités au collège de Quévilly, il fut envoyé à l'académie de Saumur où. il étudia les littératures anciennes, l'hébreu et la théologie sous Tannegui Le Fèvre, Louis et Jacques Cappel, Amyraut et Josué de La Place.

Son cours fini, il se rendit en Angleterre avec l'intention de visiter la célèbre université d'Oxford ; il passa plusieurs années dans cette ville, occupé surtout à explorer les trésors de sa riche bibliothèque. Ce fut pendant son séjour dans la Grande-Bretagne qu'il se fit connaître du marquis de Ruvigny qui conçut pour lui une sincère affection. De retour dans sa ville natale, Bauldri y exerça les fonctions pastorales et se livra à l'étude de l'arabe sous la direction d'un musulman qu'il avait i. 33

BAULDRY — BAUHIN

amené exprès d'Angleterre. En 1682, il épousa Madeleine Basnage, fille de Henri Basnage de Franquenay. Cependant les persécutions se multipliaient contre les protestants d'une manière alarmante ; tout faisait prévoir une prochaine catastrophe. Zélé chrétien et fermement décidé à ne pas acheter le repos au prix d'une abjuration, Bauldri résolut d'aller chercher un asile en Angleterre. Informés de son projet, les amis qu'il avait en Hollande décidèrent le magistrat d'Utrecht à lui offrir la place de professeur d'histoire ecclésiastique.

Bauldri l'accepta, mai 1685, et il se préparait à partir, abandonnant sans regret une fortune de plus de 300,000 écus, lorsqu'un ordre du roi, sollicité par l'archevêque de Paris qui, malgré un échec récent, n'avait pas renoncé à l'espoir d'obtenir la conversion d'un personnage aussi considérable, vint lui défendre de sortir du royaume. Il fallut recourir à la ruse. Une somme de 500 florins lui assura la discrétion d'un capitaine à la suite duquel il réussit à s'échapper, déguisé en valet. Sa femme, son fils et sa fille encore en bas âge, ne tardèrent pas à le joindre. Il eut môme la joie de recouvrer la belle bibliothèque qu'il s'était plu à former et qu'un des Basnage emporta avec la sienne ; mais tous ses biens furent confisqués, et les Etats généraux s'employèrent inutilement à les lui faire rendre. Bauldri justifia pleinement la haute opinion que les Hollandais avaient eue de son mérite. Lorsqu'il mourut à Utrecht, 16 février 1706, ce fut regretté de tous ceux qui le connaissaient et- que la douceur de ses mœurs avait faits ses amis. Son éloge fut publié par Reland, Utrecht, 1706. Bauldri a mis au jour :

I. Eloge de Matthieu de Larroque, ministre de Rouen, Nouv. de la république des lettres, mars 1684.

II. Firmiani Lactantii de mortibus persecutorum. Traject. ad Bhen., 1692, in-8». — La lre partie de cet ouvrage contient le texte de Lactance avec les notes du nouvel éditeur et de quelques autres. Les remarques de Baluze, de Cuyper, de Columbus et de Toinard forment la seconde, avec une dissert, de Dodwell De ripa sirigâ, et la préface de

Dom Buinart aux Actes sincères des martyrs. Les notes de Bauldri sont fort érudites ; elles ont été insérées en entier dans l'édit. de Lactance par Lenglet- Dufresnoy.

III. Réflexions critiques sur le chap. 33, vers. 3, de Job ; Hist. des ouvrages des savants, août 1696.

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