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VIII. Joh. Bauhini et Joh. Henr

Cherleri, Historié plantarum generalis, quinquaginta annis elaboratx, jàm prelo commissx, Prodromus.

Ebrod., 1619, in-4».

IX. Historia plantarum universalis, nova et absolutissima, cum consensu et dissensu circà eas ; Auctoribus Joh.

Bauhino et Joh. Henr. Cherlero philos, et med. doctoribus basiliensibus ; Quam recensuit et auxit Dominicus Chabneus, med. doct. genevensis ; Juris verb publicifecit Franciscus Lud. à Graffenried. Ebroduni, 1650-1651, 3 vol. in-fol. — Au jugement de Ray, cet ouvrageest le plus parfait qui ait jamais été publié dans ce genre. Graflenried, bailli d'Yverdun, se chargea généreusement des frais d'impression qui ne s'élevèrent pas à moins de 40,000 florins. On y trouve réuni, et disposé avec beaucoup de méthode et de goût, tout ce qui a été écrit sur les plantes dès la plus haute anti-

quité. Cinq mille plantes y sont décrites et l'on y trouve les figures de 3,557; mais elles sont petites et mal exécutées ; la plupart sont à peine reconnaissantes. Enfin, malgré les taches qu'on y remarque, le célèbre Haller observe-t-il que cet ouvrage est unique dans la science. Inutile d'ajouter que depuis deux siècles les progrès de la science ont effacé ces vieux travaux sans effacer le mérite de leurs auteurs.

3. Gaspard Bauhin, frère du précédent, né à Bâle le 17 janvier 1560, et mort dans la même ville le 5 décembre 1624. Les parents du jeune Gaspard le destinaient à la théologie, mais l'exemple de son père et de son frère détermina sa vocation pour les sciences médicales. Il étudia à Bâle sous Théodore Zwinger et Félix Plater, puis en 1577 il se rendit à Padoue, où il continua ses études.

Après avoir passé deux ans à cette université, il alla suivre les cours de la faculté de médecine de Montpellier. Astruc nous apprend qu'il y fut immatriculé en 1579. Après sa réception au doctorat il entreprit un voyage à Paiis, où il écouta le fameux chirurgien Severin Pineau, en même temps qu'il se disposait à visiter les principales universités de l'Allemagne. Il mettait ce projet à exécution, lorsque son père, qui sentait sa fin approcher, le rappela auprès de lui, en 1580. L'année suivante, Bauhin subit de nouveau avec honneur les épreuves du doctorat, et peu de temps après il épousa Barbe Vogelmann. Cette première femme, qu'il perdit bientôt, ne lui donna pas d'enfant ; mais s'étant remarié, il eut un fils, Jean- Gaspard, qui fut le digne héritier de son nom. En 1582, l'année même de la mort de son père, Bauhin, à peine âgé de 22 ans, fut nommé professeur en langue grecque. Il remplit cette place jusqu'en 1588, époque où il l'échangea contre la chaire d'anatomie et de botanique. En 1596, le duc Frédéric de Wurtemberg l'honora, conjointement avec son frère Jean, du titre de son médecin. Néanmoins il continua à résider à Bûle, eten 1614, Félix Plater, premier médecin de la ville et professeur de médecine pratique, étant décédé, Bauhin lui succéda dans ces deux places qu'il garda jusqu'à

BAUHIN

sa mort. Pendant l'exercice de ses fonctions, il fut quatre fois nommé recteur de l'université et huit fois doyen de la faculté de médecine. Il mourut le 5 déc. 1624, âgé de près de 65 ans.

Le botaniste Plumier a consacré à Jean et Gaspard Bauhin un genre de plantes, Bauhinia, composé d'arbustes grimpants qui ne croissent qu'entre les tropiques, et Linné a nommé une espèce Bauhinia bijuga pour rappeler, dit-il, la gloire inséparable des deux illustres frères.

On a de Gaspard :

I. De corporis humani partibus externis liber, Basil., 1588, in-8° ; nouvelle édit., priore longé auctior et locupletior, ibid., sans date. pet. in-8°, sous le titre : Anatomes, lib.primus, avec le portrait de l'auteur représenté à l'âge de •29 ans. La dédicace et la préface sont datées de 1591. Cette 2e édit. parut avec la seconde partie de ce traité.

Anatomes, lib. secundus.~B3LSÏl., 1591, in-8°.

II. *Yc;T£pûTo;xorïoy.'!a [traité sur l'opération césarienne] Francisci Rousseii gallicè primùm édita, nunc verb Casp.

Bauhini operâ latine reddita. Basil., 1588, in-12. Dans un Appendice à cette traduction, Bauhin rapporte l'observation qu'il fit dès l'an 1579, à Paris, de la valvule située dans le colon intestinal. Cette découverte lui fut contestée, surtout par le doyen delà faculté de Paris, Biolan, mais les savants ses contemporains se sont chargés de sa justification en donnant son nom à cette valvule, et elle l'a conservé jusqu'à nos jours.

III. Notse in Aloys. Anguillaram de Simplicibus, Basil., 1593, in-8°. — Anguillara était un botaniste de Padoue.

IV. Phytopinax, ou Enumération des plantes décrites par les botanistes dé notre siècle. Bâle, 1596, in-4°.

V. Institutiùnes anatomicx corporis virilis et muliebris historiam exhibentes , in-8°. La première édit. de cet ouvrage est de Levde, 1597, et d'après Haller de Bâle, 1592, la 2e de Lvon, 1597, la 3* de Berne, 1604 ; la 4° de Bâle, 1609, et enfin la B» de Francfort, 1618. Au reste, il règne une extrême confusion dans les indications bibliographiques de tous les écrivains qui s'occupent de notre Bauhin.

VI. Sécréta medicinx Guillelmi Varignanse med. consumatiss. ad varios cu~ randos morbos. Basil., in-8°, ad calcem 1597. Préface datée de 1596.

VIL Notx in Pétri Andrex Matthioli Commentarios in sex libros Dioscoridis de Materiâ medicâ.

VIII. Animadversiones in Historiam generalem plantarum Lugduni editam [par Dalechamp], Francf., 1601,in-4°; trad. en franc., Lyon, 1719, 2 vol. in-12. — Critique sévère contre Dalechamp.

D'après Haller, l'ouvrage de Bauhin est bon et était nécessaire à une époque où l'Histoire de Dalechamp jouissait d'une autorité incontestée.

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