XVIII. Uzzzzz-j.z: Theatri botanici
Ediiio altéra emendatior. Basil., 1071, in-i°. La première édit. est de Francf.,
XIX. Catalogua plant arum circà Basileam spontè nascentium. Basil., I in-S".
XX. Il'vxr Theatri botanici, sive Index in Thïophrasti. Dioscoridis, Plinii et botanicorum qui à seculo scripserunt opéra. Basil., 1623, in-i°; 2e édit. 1 67 1 . Le grand mérite de Gaspard Bauhin dans ce livre est d'avoir établi comparativement l'identité des plantes et déterminé leur espèce par un nom ou une phrase très-courte qui en donne la définition où la différence ; et d'avoir rapporté à chacune le nom des auteurs qui en avaient parlé. Il est donc le premier qui ait fait la concordance complète et méthodique des noms donnés auxplan tes. L'utilité de l'ouvrage fut si bien appréciée que l'on ne put désigner ensuite une plante si ce n'est par le nom que lui avait as- Gaspard Bauhin. Il fut donc législateur en botanique -, mais il ne jouit pas longtemps de sa gloire ; car il mourut l'année suivante, laissant manuscrit son Theatrum botanicum dont le Pinax n'était que la table. L'autorité que Gaspard Bauhin s'était acquise par son Pinax se soutint jusqu'en 1669, époque à laquelle Morison, dans ses Prxludiabotanica, critiqua l'crdre qu'avait 6uivi Bauhin ; il adopta néanmoins sa nomenclature, de même que Ray. Enfin Tournefort. fixant les genres, en les fondant sur des caractères pris dans les parties de la fructification, conserva le plus qu'il lui fut possible les noms de Bauhin ; il conserva aussi tous ceux des espèces quand ils s'alliaient avec ses principes, et quand il était obligé d'en créer de nouveaux, il les composait de la même manière. Ainsi, malgré les changements utiles que la botanique avait reçus des botanistes méthodistes, les phrases de Bauhin conservèrent la prééminence et furent le modèle que l'on imita jusque vers le milieu du XVIII* siècle. Linné, faisant alors une nouvelle époque par la réforme générale qu'il opérait dans la botanique, démontra que ces phrases
n'étant établies que sur des caractères vagues, ne pouvaient faire distinguer suffisamment les plantes. Robert Morison a relevé les erreurs de Bauhin dans ses Hallucinationes C. B. in Pinace ; et en 1680. Mentzel donnant au Pinax la forme de dictionnaire, y ajouta les dénominations des différentes langues modernes, mais il négligea, comme Bauhin, de citer les ouvrages d'où elles étaient prises.
4. Jean-Gaspard Bachin, fils unique du précédent, né à Bâle le 12 mars 1606, et mort dans la même ville le 14 juillet 1685. Il hérita des heureuses dispositions de son père pour les sciences positives. Après avoir complété ses études par ses voyages en France, en Hollande, en Angleterre, il prit ses degrés de docteur à l'université de sa ville natale, en 16Î9, et bientôt après il fut appelé à la chaire d'anatomie et de botanique que son père avait remplie avec tant d'éclat et dans laquelle lui succéda son propre fils. Jérôme, lorsque, en 1660, il l'échangea contre celle de médecine pratique. En 1640, il fut nommé médecin du margrave Frédéric de Bade-Durlach. et en 1648, le comte Léopold-Frédéric de Montbéliard le choisit pour remplacer, en cette même qualité, le médecin Chabrey, retiré à Yverdun pour y surveiller l'impression de la grande Histoire de Jean Bauhin. Néanmoins il continua de résider à Bâle. La juste réputation du nom des Bauhin lui attira les bonnes grâces de Louis XIV, qui lui donna le titre de son médecin, en 1659. Pendant sa carrière académique, Jean-Gaspard Bauhin fut éfu 5 fois recteur de l'université, et 19 fois doyen de la faculté de médecine. Il eut sept fils de deux lits ; quatre prirent le bonnet de docteur en médecine ; les trois autres se vouèrent à l'état ecclésiastique.
Theatri botanici, sive historix plantarum liber primus editus operâ et cura Jo. Casp. Bauhini. Basil.. 1G-"">S. in-fol ; bon portrait de l'auteur, par Pierre Aubry; préface datée du 27 janvier 1621, où, après une courte prière In nomine sanclse et individux Trinitatis. l'auteur expose les raisons pour lesquelles il commence son livre par les graminées.
Outre cette publication dupremier livrt-
BAUHIN — BAULAC
du Théâtre botanique de son père, et une réimp. des planches qui accompagnent le Théâtre anatomique, on lui doit trois petits traités, dont les bibliographes n'indiquent ni le lieu ni l'année d'impression : 1° De peste ; 2° De epilcpsiâ; 3° De morborum differentiâ ; et un travail manuscrit sur la Flore de la Suisse.
5. Jean-Frédéuic Bauhin, fils du précédent, exerça la médecine à Bâle et fut médecin de Sibylle , duchesse douairière de "Wurtemberg. Il mourut à l'âge de 41 ans.
6. Jean-Jacques Bauhin, frère du précédent, médecin. Il est auteur d'un ouvr. intitulé : De elementis et temperamentis, Basil., 1659, in-4°.
7. Jérôme Bauhin, le 3e des fils de Jean-Gaspard, né à Bâle le 26 février 1637. Après avoir pris ses degrés à l'université de sa ville natale, il voyagea en France et en Italie. En 1660, il succéda à son père dans la chaire d'anatomie et de botanique, et en 1664, il fut nommé professeur de médecine théorique. Il mourut à la fleur de l'âge, en 1667. Il eut de son mariage avec Anne Fœsch deux fils : Jean-Louis, l'aîné, licencié en droit civil, fut membre du magistrat de Bâle et exerça d'autres emplois ; Jean-Gaspard, le cadet, né le 22 juin 1665, fut médecin du prince de Wurtemherg-Montbéliard et mourut le 19 mars 1705. Nous ignorons duquel des deux frères descendait Emmanuel Bauhin, médecin d*un régiment prussien, mort en 1746.
On conserve précieusement dans la bibliothèque publique de la ville de Bâle une série de 8 volumes in-folio contenant plusieurs centaines de lettres adressées à cette savante famille ou échangées entre divers de ses membres.
Du Petit-Tbonars, article de la Iliorjr. Univ.— 0. Duvernoy, Notices sur qnelq. médecins né» OU établis à JUontbéliard anXVl* s.; Besançon, 1835, in-8". - J. \\. Hesz, Kaspur liauhin's Leben vnd Churaktpr (dans le t. VII des Beitrcvne f. vaterl. GetclticMe; liasel, in-8", 1800).
BAUGERIE (de), lieutenant dans le régiment deVarennes, au service de Prusse en 1702.
BAUGIER, capitaine, mort de ses blessures à Castres en 1568 [1,139 a; IV, 19 b]. — Abjuration de Catherine Baugier, veuve de J. Catineau, écuyer, seigneur de la Boisseliôre et de ses cinq
enfants , 1 5 juin 1 685 (Autogr. n° 365, d'un catal. de Clouzot, libr. à Niort, 1875). Marguerite Baugier, qui avait épousé en 1671 un Janvre de Quincamp [VI, 36 a], paraît avoir également abjuré lors de la Révocation.
BAULAC. A l'époque où d'Andelot, le jeune frère de Coligny, se rendit dans ses terres de Bretagne, 1558, avec l'intention d'y semer les doctrines évangéliques, il y trouva l'assistance de quelques habitants du pays déjà préparés aux idées nouvelles. Parmi ces esprits avancés se distinguaient au premier rang trois frères qu'on ne connaît que par leurs noms de seigneurie, les sieurs de Baulac, de Botueruo ou Botevereuc et de Bohelimer (Vaurig. Hist. des ègl. réf. de Bret. I, S). M. Vaurigaud soupçonne que leur nom de famille était Dubois ou Duboays. Quoi qu'il en soit, d'Andelot, dans sa ferveur de néophyte, employa toute son influence à répandre la foi qu'il venait d'embrasser. Il faisait prêcher publiquement dans son château de La Bretèche par deux ministres, Jean ou Gaspard Carmel dit Fleuri, et Loiseleur dit Villiers, qu'il menait à sa suite. Encouragé par le succès, il envoya ces deux pasteurs au Croisic, où une communauté protestante se fonda et s'accrut si rapidement que le ministre Villiers osa envahir la chaire de la principale église du lieu dédiée à Notre- Dame-de-Pitié. Le clergé catholique fut naturellement révolté de cette audace ; il porta ses plaintes à l' évoque de Nantes qui crut prudent de dissimuler jusqu'au départ d'Andelot. Aussitôt qu'il eut appris l'éloignement de ce puissant seigneur, le prélat se transporta au Croisic, annonça une procession générale, et profitant du concours de peuple attiré par cette solennité, il alla attaquer la maison de Guillaume Leroi, un des notables habitants de la ville chez qui Villiers faisait en ce moment le prêche. Exaspéré par une résistance inattendue, il fit amener du canon et commença- un siège qui aurait eu une issue funeste pour les protestants s'ils n'avaient réussi à s'échapper à la faveur de la nuit. Ils se réfugièrent à Careil chez le seigneur de Baulac qui recueillit avec empresseméat l'église dispersée. L'édit de janvier
BAULAC — BAULACRE
rétablit la tranquillité dans la Bretagne où les églises se développaient en paix, lorsque la nouvelle du massacre de Vassy arriva dans cette province et réveilla les passions. Les troubles commencèrent à La Roche-Bernard. Un artisan catholique blessa un huguenot qui chantait des psaumes. Les officiers de justice décrétèrent de prise de corps l'agresseur et ses complices qui trouvèrent uu protecteur dans le sieur de Villeneuve. Informés du tumulte, Baulac et quelques gentilshommes des environs étaient accourus, de leur côté, au secours de leurs coreligionnaires. Il fut résolu au consistoire qu'on irait sommer Villeneuve délivrer les coupables à la justice. Baulac se présenta, en conséquence, avec quelques huguenots chez ce seigneur; mais un de ses serviteurs voulut s'opposer à leur entrée. Pendant la contestation qui s'éleva, l'arme que ce dernier tenait à la main, tomba et la balle alla blesser mortellement Villeneuve. « On rejeta, dit Taillandier, cet accident sur les Huguenots; mais le propre aveu du sieur de Villeneuve et ['évasion du domestique qui ne parut plus depuis, les disculpent à cet égard.» On accommoda cette affaire et la tranquillité fut rétablie pour quelque temps. Rien ne prouve que Baulac ait porté les armes dans la première guerre de religion; nous n'avons nulle part trouvé son nom cité parmi ceux qui s'y signalèrent. Par l'art, 5 de l'édit d'Amboise qui la termina, les protestants de Rennes obtinrent l'autorisation de célébrer leur culte dans la ville ; mais les catholiques n'ayant jamais voulu le souffrir, ils furent obligés d'accepter pour lieu d'assemblée le bourg de Litfré situé à une distance de quaire lieues. En désirant se rapprocher de la ville, ils députèrent Botevereuc au vicomte de Martignes, gouverneur de Bretagne, pour lui demander la permission d ■ sembler à Saint-Grégoire, dont Pinart dé Kerglois, conseiller au parlement, était seigneur. A leur prière, d'Andelot fit appuyer la requête par le capitaine Boisveri qu'il chargea d'une lettre, insérée par Dom Morice dans ses Mémoires sur Thistoire de Bretagne. On ne nous apprend pas si Mar ligues y eut égard.
La seconde guerre civile, d'ailleurs, ne tarda pas à éclater. Nous ignorons si Baulac et ses frères y prirent part; mais lorsque Condé, pour échapper aux embûches de la Cour, fut obligé de se réfugier à La Rochelle, notre gentilhomme s'empressa de rassembler ses vassaux et d'aller joindre d'Andelot qui venait de se réunir au prince dans le Poitou. Il est vraisemblable qu'il assista à toutes les affaires qui marquèrent cette longue guerre, puisqu'en 1570 nous le retrouvons dans l'armée de Coligny sur les bords du Rhône, où il se laissa surprendre dans ses quartiers de Donzère.
11 parait que Baulac ne laissa qu'une fille, née en 1562 et mariée au sieur de Montbarot. Voici ce qu'on lit dans le journal de Jean Pichart : ■ Le 1 5 ju.il!. 1592 la dame de Montbarot, propriétaire de Baulac, décéda dans la religion huguenote dont elle avoit toujours été un des plus grands supports. Otée la religion, c'étoit une brave et honnête dame d'un bon et grand jugement. » Si elle était propriétaire delà seigneurie de son père, c'est que « le fils de Baulac, » nommé parmi les victimes de la S. -Barthélémy à Paris, était sou frère unique. — Un Antoine Baulac dit Fontgrate figure parmi les victimes du parlem. de Toulouse, 14 avril 1568. — Un autre était paiie du roi de Navarre (Arch. B.- Pvr. B 38) en 1578 e
BAULACRE, famille de Tours réfu- Genève à la fin du XVIe siècle, probablement ayant emporté des biens considérables avec elle, car le premier Baulacre venu dans cette nouvelle patrie, Pierre, et sa femme Antoinette Rib", eurent deux fils qui s'allièrent, eux ou leurs descendants, aux plus notables familles genevoises les Thellusson, les Pellissari, les Chouet, les Burlamaqui et autres. L'homme le plus distingué de toute la lignée fut Léonard Baulacre, né en 1670, morten 1761, pasteur à Genève et bibliothécaire de la république, auteur d'une foule de très-intéressantes dissertations sur des sujets de critique théologique ou historique insérées dans les revues du temps, c'est-à-dire dans les Bibliothèques : germanique, britannique, françoise, impartiale, raisonnée, dans
BAULACRE — BAUQUEMARE
les Mémoires de Trévoux, etc. Un siècle après sa mort, Mme OdierBaulacre, sa dernière descendante, a publié par la main d'un savant genevois, Ed. Mallet, sous le titre d'Œuvres historiques et litt. de L. B. (2 vol. in-S°, 1857), un choix de ces notices et dissertations précédé du portrait de l'auteur, et de sa vie par Th. Heyer. Elles sont au nombre de 73 et ont conservé autant de valeur que les travaux de d'Anville, de l'abbé Lebœuf ou de tel autre de nos meilleurs érudits du dernier siècle.
BAULES, famille de Castres. Denis Baulès épouse, v. 1626, Marthe Bouffignac et en secondes noces, 1636, Françoise Rouyre. De chacune il a des fils. Quelques années plus tard, un Baulès, consul de Castres, est poursuivi pour refus de publier un édit enjoignant aux protestants de saluer le St-Sacrement dans les rues.
BAULOT, famille de La Rochelle.
Jehan Baulot ou Bollo, maître apothicaire et ancien de l'église de La Rochelle en 1562, était en même temps le scribe du consistoire. Il épousa Marie Dagonet et fut père de Jehan baptisé le 18 fév. 1562 et de Marie baptisée en 1567. — (Antoine) marié en 1579 dans le temple de La Rochelle à Catherine Thibault eut aussi un fils nommé Jean.
— C'est probablement de l'apothicaire qu'était fils un chirurgien du même nom. (J. Bolotus , chirurgus) qui exerçait à La Rochelle en 1603, année où il dédia à l'un de ses confrères, et probablement de ses maîtres, le médecin De Bezier, une thèse qu'il avait soutenue à Paris sur l'amputation de l'intestin grêle. — Isaac Baulot, petit-fils de ce dernier, né et mort à La Rochelle, 1657-1712, fut un amateur des lettres et des sciences, dont les titres sont énumérés dans une épitaphe latine que son ami, le médecin Elie Richard, fit graver sur sa tombe et dont le sens est que, nourri par son père dans les belles-lettres, il cultiva la philosophie, les sciences et les arts, que docte et non docteur, il parcourut les pays éloignés et forma une nombreuse bibliothèque qui faisait ses délices et celles des autres lettrés. — Isaac Baulot, maître apothicaire à La Rochelle, ancien de l'église en 1679 (Tt 316), est au nom-
bre des gens persécutés par l'intendant de Muin en 1681.11 abandonna le royaume après avoir fait don de ses biens à son fils qui resta en prononçant l'abjuration. — Abraham Baulo, deClugny en Bourgogne, réfugié àMagdebourg, 1700.
BAUME, famille d'artistes parisiens du XVIIe siècle. — (César) maître maçon et Françoise Marais sa femme; Pierre leur fils, orfèvre, marié en 1666 avec Marie-Madelaine fille de Salomon de Lafonds architecte des bâtiments du roi; Charles-César de Lafonds, leur petit-fils, présenté au baptême, nov. 1668, par Isaac Baume, peintre (rég. de Cbarenton). — (Pierre) établi à Amsterdam en 1670 (Arch. n. E 3556). — (Marguerite), assistée à Londres, 1710; (Marie- Madelaine) id. 1721. — (Abel) deTrièves en Dauphiné; (Marguerite) de Masscrange près Grenoble ; (Marguerite) de Pelissier en Gévaudan, assistés à Genève de 1701 à 1710.
BAUMEFORT (Pierre de) nommé conseiller au siège présidial de Nîmes, 16 mars 1601.
BAUMEL (Jean), « de S.-Giniès, »
assisté à Lausanne, 1697. — Jacques Baumelle, « de S.-Genix près d'Uzès, tisserand de toile et de laine, » ayant femme et deux enfants, id., 1698.
BAUMER (Pierre), enfant mis aux Nouv.-Cath. d'Alençon, 1715 (Tt 270).
BAUMIER (Etienne), assisté à Lausanne, se rendant en Allemagne, 1698.
— (François) et Anne sa femme, membres de l'église française de New-York, 1721-27.
BAUNY. Susanne veuve de Jacob Bauny, de Calais, 60 ans, assistée à Londres, 1708.
BAUQUEMARE (Jean et Michel de) échevins de Rouen, vaillants défenseurs de la ville, en 1562. Lorsqu'une amnistie fut offerte aux huguenots rouennais, 3 novemb., Jean fut l'un des dix nominativement exceptés. — (J.) député à l'assemblée de Pontaudemer, septemb.
1599. — (Thomas), de Rouen, enterré au cimetière des Ss. -Pères à Paris, 19 avril 1619. — De Buuquemar, famille protestante de Rennes vers 1666. — Anne do Bauquemare, fille de 57 ans, àssiè Londres en 1702; encore assista 1710 de 18 1. st. et en 1721.
BAUQUIER — BAUSSATRAN
BAUQUIER (Jean\ « d'Auriac au duché de Toulouse, » reçoit un viatique à Genève pour la Hollande. 1700. — Jean Bauqui, « d'Oriac en Languedoc, venant des troupes de France en Piémont, tout nud, » assisté et habillé à Genève, 1696. — Jean Banque et sa femme, assistés à Londres, 1721.
BAURAIN (Antoine . de Normandie, galérien mis à la chaîne en 16 v Jacques Baurin, de S.-Valéry, déterré, traîné et jeté à la voirie, 1685.
BAURE ( de), capitaine béarnais,
vers 1568 (ci-dess. col. 391). Autrsistant aux états de Béarn en 1617. — Antoine Baures, condamné par le pai lem. de Toulouse, 1562. — Habacuc Baures et Raehel Donnes, sa femme, 16*20 ; Jean Baure et Jeanne ]', femme, 1658, familles de Castres.
BAUSSAIS (de), famille rocheloise dont le nom s'écrivait aussi et s'écrivit définitivement Baussay. Joachim de Baussais, marchand et bourgeois, épousa, janv. 1012, Suzanne Theroulde;û est mentionné Journ. de Mervault) comme ayant pris part à la défense de La Rochelle en 1627. Entre autres fils, il eut :
.ois, né en fév. 1629, à Ch rault, etmarié à Rachel-Esthunion d'où issurent : Elie né en 1 autre Elie, 1637; François, 103'J : R\chel, 16 51. Ce fut cette dernière génération qui subit plus particulièrement les douleurs de la Révocation. Une partie de la famille s'expatria en Hollande, une autre en Angleterre: et une autre demeura, au prix de l'abjuration. Parmi - de Londres, figure Marie de Baussais en 1702; Joachim, fils d'Elie, né et marié (1736) à Amsterdam, exerce dans cette ville les fonctions d'agent et consul de Parme auprès des États généraux ; une àlie de Baussais est inscrite en 1730 sur une liste de fugitifs de La Rochelle et ses biens sont séquc- La branche devenue catholique prospéra.
Pierre-Joachim de Bau- -iieur
des Bretinières, négociant armateur, remarié, 17 juill. 1773, à Mari:. -Henriette Brevet, se fit une certaine renommée dans le monde littéraire. U offrit en à l'académie de La Rochelle un prix de 1200 liv. pour le plus éloquent auteur d'un éloge de J.-J. Rousseau ;
mais le ministre d'alors (Amelot) refusa d'autoriser ce concours, et M. de Baussay réduisit de moitié son offre, l'éloge de Rousseau ayant été changé en un éloge d'Anne de Montmorency. L'académie rocheloise se l'associa en 1" il n'était pas indigne de ce petit honneur, car on lui doit divers mémoires sur la culture du tabac à la Guyane française et le commerce d'Afrique, sur l'exportation des grains, sur le développement de l'industrie et même des poésies, notamment une chanson intitulée « la Gasconne » qui. mise en musique par Garât, obtint une certaine vogue. 11 mourut vice-président de la chambre de commerce de La Rochelle en (Richemond').
BAI SSATRAN oui: Pier-
lernier ministre de Niort. Il l'était de Talmond eh 1666 et l'interdiction du culte en cette ville ayant été prononcée, il y resta cependant, son troupeau et lui ne pouvant se séparer. Le consistoire
. jrt lui adressa vocation en 1676 et le synode provincial de 1678 confirma cette élection, en ajoutant que tout le
'le serait fait pour soutenir les fi-
de Talmond. Baussatran ne sembla venir à Niort que pour assister «à la chuté de cette église, grande autrefois. 11 était arrivé depuis quatre jours quand l'intendant lui enjoignit de sortir de la ville, et de toute l'année ne le laissa entrer en fonctions. En 10*1 . tous les protestants de cette ville et des environs étaient plonsés dans la désolation : les plus infâmes violences étaient commises impunément sur leurs personnes. Elus, prévôt, archers, sergents, habitantholiques. tout le monde s'en mêlait, nous dit Benoit, qui cite parmi les victiir.ps de la brutalité de ces dévots forcenés Marie Guillon, Catherine Barri et Jeanne Audebrnn. Trop soucieux de son avancement pour réprimer ces excès, le procureur du roi en donnait luimême l'exemple. La patience des protestants finit par se lasser : un çrand nombre prirent la résolution d'émiarer.
Pour se ménager un accueil plus hospitalier dans les pays réformés, ils demandèrent à leurs pasteurs des attestations de protestantisme. Baussatran se montra d'autant plus empressé de faci-
BAUSSATRAN — BAUVE
liter à ses paroissiens les moyens de se soustraire à ces violences intolérables qu'il avait été lui-même indignement maltraité par les curés de Niort et de Saint-Gelais. En punition de ce crime, il fut décrété de prise de corps par le lieutenant criminel de La Rochelle. Quatre anciens de Niort, Pallardy, Champanois, Valvod et Testefolle ne voulurent pas l'abandonner et s'allèrent constituer prisonniers avec lui. On les relâcha mais avec une lettre de cachet, 16 déc. 1681, qui exilait le pasteur à Vézelai en Bourgogne. Au bout de trois mois il eut la permission de retourner à Niort, et nous le trouvons, l'année suivante, engagé dans une polémique sur l'eucharistie avec un prêtre de Niort, l'abbé Chalucet, et publiant sur la matière un petit livre intitulé : « L'Union des fidèles avec J.-C. dans l'eucharistie ou explication d'un passage deSt Hilaire du 8e livre de la Trinité ; »» Niort, 1682, in-8°. Mais la persécution s'aiguisait de plus en plus. Revenu des prisons de La Rochelle, l'honnête ancien Champanois fut incarcéré de nouveau, sous un prétexte quelconque, avec trois de ses collègues : Amillien, le riche marchand Biraud et le sr de la Brumaudière.
Sous la persuasion de cet argument, le dernier se convertit, avec sa famille; mais sa femme étant, sur ces entrefaites, tombée malade, demanda instamment son pasteur. Bossatran ne pouvait refuser ; il fut aussitôt poursuivi comme ayant commis le crime d'encourager une relapse, et l'intendant ne consentit à annuler la poursuite qu'en lui donnant connaissance d'un nouvel édit (1684), en vertu duquel tout temple serait démoli dans lequel un seul relaps aurait pénétré pour assister au culte malgré son abjuration. Comme les dragons avaient extorqué plus de 500 abjurations dans la ville de Niort et des milliers dans la campagne, il était impossible au pasteur de reconnaître si quelqu'un d'eux s'était glissé dans son auditoire, et bientôt un relaps ou prétendu tel, nommé Chalagneau, servit de prétexte à une sentence qui condamna le pasteur Misson et Baussatran son collègue à 50 liv. d'amende, tous deux solidairement à 1-400 liv. d'aumônes au proflt des œuvres ca-
tholiques, le relaps à l'amende honorable, et le temple à la démolition, 19oct. 1684. A la Révocation, Baussatran passa en Angleterre avec sa femme (dlle Pineau), tous deux laissant une partie de leurs biens confisqués au roi. Il devint pasteur de l'église de Wandsworth.
BAUSSENG (Esprit), avocat général au parlem. de Provence, se démet de sa charge pour embrasser les fonctions pastorales; il meurt pasteur de Courtezon en 1597 [VIII, 102], — Bausen, surpris et tué dans une assemblée religieuse en Dauphiné, 1689 [X, 402].
BAUTRU. Famille angevine célèbre par son esprit (voy. Tallemant des Réaux) et dont la fortune fut commencée par Maurice Bautru des Matras qui, entré comme précepteur chez un juge de la prévôté d'Angers, François Lebret, obtint en 1547 la lieutenance de ladite prévôté et en 1558 la fille du prévôt pour femme. Les Matras étaient une petite propriété de famille que son père, Philippe Bautru, sénéchal de Château-du- Loir, possédait dans le Maine. C'était un fidèle huguenot, qui abandonna Angers en 1562 plutôt que d'obéir à l'édit ordonnant de prêter serment comme catholique. Il put y rentrer après l'édit de pacification du mois d'avril 1563 et il y mourut cette année même.
BAUVE (Charles de), de Harquinvilliers en Picardie, enveloppé dans les troubles de l'année 1621 (voy. Lièvre, Prolest, du Poitou, 1, 293) et cruellement exécuté pour avoir commis en paroles le crime de lèse-majesté. Ce gentilhomme né en 1561 avait porté les armes, en Hollande, jusqu'en 1613 et habitait alors Liniers en Poitou. Il fut accusé d'avoir dit : « Qu'il seroit besoin u. que le roi eût été mangé des chiens « pour avoir la paix et que le roi trahi- « roit aussi bien M. du Plessis qu'il « avoit trahi ceux du Béarn. » Renvoyé par commission expresse au présidial de Poitiers, il fut condamné, 21 mai 1621, à faire honorable pieds nuds et en chemise, tenant en main une torche de cire allumée, et demandant pardon à Dieu, au roi et à la justice, puis à être traîné sur une claie jusque sur la place du marché à Poitiers, et là pendu et
BAUVE — BAUX
étranglé, son corps brûlé et ses cendres jetées au vent. Il fut exécuté le jour même à 5 heures du soir. On lui permit de recevoir les consolations de la religion qui lui furent données par le ministre Jacques Cottiby. Il mourut en déclarant qu'il persistait dans son opinion.
Bauves, nom d'une seigneurie de la maison deMornay.
i. BAUX (Jean-Maximilien de), sieur de Langle, presque toujours cité sous ce dernier nom, naquit à Evreux en 1590 [Haagll, 54].
11 n'avait que 25 ans lorsqu'il fut appelé à desservir l'église de la capitale de la Normandie ; mais, malgré sa jeunesse, il ne tarda îpas à se rendre recommandable aux yeux de tous par l'austérité de ses mœurs, par sa piété éclairée et par une modestie qui résista aux éloges prodigués à ses éloquentes prédications. Sa réputation s'établit si promptement que, dès l'année 1618, le jésuite Véron, qui ne s'attaquait qu'aux pasteurs les plus estimés, le provoqua à une discussion publique dont les actes ont été imprimés.
La province de Normandie députa De Langle au synode national de Gharenton en 16-23, puis à celui d'Alençon en 1637. Peu satisfaite de la manière dont le ministre Ferrand, chargé de présenter à la Cour le cahier des doléances, s'était acquitté de sa mission, cette dernière assemblée le remplaça par De Langle qui, à ce qu'elle espérait, était d'un caractère à obtenir autre chose que de vagues promesses. Il s'agissait, en effet, de questions importantes et qui touchaient directement à la liberté de conscience. Le synode demanddit l'annulation de l'arrêt du parlement de Dijon qui ordonnait aux protestants de tendre leurs maisons les jours de processions solennelles, et surtout la révocation de la déclaration qui faisait défense aux ministres de prêcher hors de leur résidence, ainsi que des arrêts qui en avaient été la conséquence. Il est à croire que De Langle déploya dans cette circonstance tout le zèle et toute l'énergie que l'on avait attendus de lui, puisque le synode de Gharenton, auquel il fut député de nouveau en 164 i, le choisit, wecCottiby, de Mirande et Pelleté,
pour aller présenter au roi les plaintes des protestants. Cette fois, il ne s'agissait plus seulement d'atteintes portées à la liberté de conscience; on en était déjà venu à priver les réformés de leurs moyens d'existence en les excluant de presque tous les emplois et même des corporations de métiers. Les actes du synode ne nous font pas connaître les résultats de leurs réclamations ; sans doute on chercha à les endormir par de belles promesses. A son retour, De Langle fut chargé avec Basnage de remédier aux désordres excités dans l'église de Vitré par la déposition d'un ancien, nommé Blondel, déposition prononcée par le consistoire et conGrmée parle synode provincial. Il assista encore au synode de Loudun, en 1659, et en fut nommé assesseur ou vice-président. Quelques années après, il fut attaqué d'une paralysie qui Fempécha de continuer ses fonctions, sans toutefois le priver de l'usage de la parole ; ■ il ne laissait pas de plaire et d'édifier par des conversations pieuses,» lit-on dans l'article fort incomplet que le Dictionnaire de Bayle lui consacre. Malgré ce triste état, le pasteur de Rouen, en butte à de nouvelles attaques fut, en 1672, mis en ajournement personnel, ainsi que ses collègues Jansse et Le Moine, les bourgeois Havi et Bourgel, et treize ou quatorze membres du consistoire, sous l'accusation d'avoir « suborné » plusieurs catholiques et de les avoir induits à changer de religion. Il est vrai que le XL8 article de la déclaration de 1666 défendait ces subornations ; mais il avait été eximent révoqué par la déclaration de 1669. Néanmoins le parlement, dans l'excès de son zèle, prétendait donner à cette défense une force rétroactive et s'attribuer la connaissance des conversions opérées depuis vingt ans. Les inculpés présentèrent requête au Conseil; mais tout ce qu'ils purent obtenir, ce fut un ordre secret de suspendre la procédure, en sorte qu'ils restèrent sous le coup de cette accusation. La mort, au reste, délivra bientôt De Langle : il expira en 1674, à l'âge de 84 ans, après avoir rempli pendant 52 années les pénibles fonctions du ministère.
En parlant d'une lettre publiée par un
BAUX
réfugié sur la conversion de Jacques II, sous le titre : Lettre sur Vètat présent d'Angleterre et l'indépendance des rois (Amst., 1685,in-8°),Bayle nous apprend que l'auteur anonyme de cet écrit fait mention d'un ouvrage de De Langle :
La religion du sérénissime roi m Angleterre, Charles II, où le pasteur de Rouen réfute les bruits qui couraient sur l'accord du roi Charles avec la Cour de Rome, et maintient que, supposé ces bruits vrais, le prince avait le droit de changer de religion. Cet écrit, en forme de lettre, a paru, sans nom d'auteur, à Genève, 1660, in-8°. Dans son Dictionnaire des anonymes, Barbier l'attribue à Charles Drelincourt . C'est une erreur, car on a deux autres éditions (ou tirages) du même écrit, toutes deux de la même année 1660 et portant pour titre, l'une : « Lettre de M. De Langle, ministre, à un de ses amis touchant la religion du sérénissime roi d'Angl. (sans 1.); » l'autre : « La religion du sérénissime roi descrite en une lettre par
M. De Langle, min. du st. ôv. à un de ses amis » (Leyde, Jacq. Chouet, 1660, in-12 de 58 pag.).
Ce ministre est surtout connu par les Sermons qu'on a de lui, en 3 vol. in-8°, imprimés à différentes époques : 1° Sermons sur divers textes de l'Écriture, prononcés à Quevilly, Charenton, 1661; 2° Treize Sermons sur divers textes de l'Ecriture Sainte (avec 2 lettres, une de Daillé à De Langle, et une de De Langle à M. Mellet, pasteur de la princesse de Wurtemberg, sur la réunion des églises réformées avec celles de la confession d'Augsbourg), . Genève, 1663.
Parmi ces 13 sermons, on retrouve les cinq du vol. de 1661. 3° Les joyes inénarrables et glorieuses de l'âme fidèle, représentées en 15 Sermons sur le VIIIe chap. de saint Paul aux Romains, Saumur, 16*69. — Deux des Sermons du 2e vol., sur I Cor. X, 32, prononcés à Quevilly le 1 et le 8 janvier 1655, furent d'abord publiés séparément, la même année, et ce fut à l'occasion d'un passage qui s'y trouvait que Daillé écrivit à l'auteur la lettre mentionnée ci-des sus. On a encore de lui une lettre à M. Mellet sur la réunion de nos églises avec celles de la confession d'Augs-
bourg (Genève, s. date, in-8n) et l'on conserve aux Archives de l'État à La Hâve une série de lettres écrites par lui à André Rivet, de 1622 à 1650.
Nous voyons, en outre, dans le catalogue de la bihlioth. de Le Tellier l'indication d'un fait dont on ne trouve de trace nulle part ailleurs. Nous voulons parler d'une conférence que De Langle eut avec Gobert Marchand, au sujet de la conversion d'un nommé Mignot et de sept autres réformés. Cette conférence a été publiée avec les cérémonies des abjurations en la paroisse de Saint-Mariïnsûr-Renelle, à Rouen, 17 mai 1648.
De Langle avait épousé, le 1er mai 1616 à Rouen, Marie Bochart, fille de René, sieur du Ménillet, et sœur de l'illustre Samuel Bochart. Il en eut douze enfants, dont le sort est inconnu ou qui moururent jeunes, sauf le 2e, Samuel ; la 4e, Marie, née en 1628, épousa en 1664, Jean Durel, alors ministre de l'église française à Londres et chapelain du roi de G. -Bretagne après l'avoir été du marquis de La Force ; il était fils d'un marchand de Jersey; la 8e, Geneviève (née en 1636, ép. en 1662 Philippe Lecouteur, ministre et doyen des églises de Jersey, fils de Jacques, sr du Carelet, receveur du roi dans cette île) ; le 9°, Jean-Maxi-
MILIEN.
2. Samuel, né à Londres en 1622 fut, à l'âge d'un an, apporté en France où il demeura jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes. Il fit ses études à Saumur. Appelé à remplir les fonctions pastorales lorsqu'il venait d'atteindre sa 25me année, il fut donné pour collègue à son père. La province de Normandie le choisit, en 1658, pour porter à la Cour, avec le député de la Saintonge, de Thiac, et celui du Poitou, le marquis de La Forêt, les plaintes des protestants de l'Ouest. Le résultat de cette mission se borna, comme toujours, aux plus belles promesses. En 1660, il présida le synode provincial de Dieppe, et en 1671 il devint pasteur de Charenton {Bull. XII, 12). Jusqu'en 1671, Samuel De Langle desservit l'église de Rouen, où il conquit l'estime générale par ses mœurs pure?, son savoir solide et sa prudence consommée. Ce furent ces qualités, sans aucun doute, qui fixèrent sur lui le
BAUX
choix du synode de Charenton et le firent préférer à l'ambitieux d' Allemagne (col. 143). Chassé de France à la révocation de l'éditde Nantes, il se retira en Angleterre. L'université d'Oxford lui marqua son estime en lui conférant le grade de docteur en théologie, et le roi Charles II l'honora d'un canonicat dans l'abbaye de Westminster. De Langle vécut encore huit ans dans sa nouvelle patrie. A l'âge de 71 ans, il fut atteint d'une grave maladie qui le conduisit en quelques jours au tombeau.
On n'a de Samuel de Baux qu'une lettre sur les différends entre les Épiscopaux et les Presbytériens, imprimée à la suite du traité de Stillingfleet sur la même matière ; mais on trouva, à sa mort, parmi ses papiers, un Traité de la vérité, chrétienne, auquel il venait de mettre la dernière main, ainsi que de nombreuses notes critiques sur plusieurs livres de l'Écriture sainte, et notamment sur les Psaumes. — Sa femme, Marie Amesing, fille d'un marchand de Rouen, lui donna plusieurs filles qui furent baptisées à Charenton et deux fils, Maxhiilie.n et Pierre, dont l'un suivit aussi la carrière ecclésiastique.
3. Jeax-Maximilien, le jeune frère de Samuel, né en lGiO, passa de bonne heure en Angleterre. Il y obtint, en
le titre de chanoine de Canterbury lit naturaliser anglais , avec sa femme (Geneviève...) en 1681. Pendant quelque temps il desservit i'église française de la Savoye et devint recteur de Chartham dans le comté de Kent où il mourut, 11 nov. 1721. Il se signala en attaquant avec véhémence Louis du Moulin qui s'était porté pour défenseur de la théorie des Indépendants sur le gouvernement de l'église, ce qui entraînait un blâme pour l'église anglicane. — Jean-Maximilien laissa un fils unique Théophile, père de : 1° Théophile, ministre anglican : 2° Merrick, capitaine de vaisseau ; 3° Guillaume. Le dernier de cette branche fut le rév. J.-Maximiliex De Langle, recteur de Danbury, décédé en 1783 (Agnew).
4. BAULX (Estienne de), pasteur dans les Cévennes. à Sauve, 1568 ; Hippolyte du Port. ;