BAUX (Moïse de), pasteur [Haag
II, 57] à Revel.1617; à Mazamet. 1 020- 26; à Montpellier, 1637-54; marié, 22 juill. 1620, avec Anne de Comte veuve d'un autre pasteur de Mazamet nommé Rossel. Salomon de Baux, son frère, étudiait la théologie aux frais du colloque d'Albigeois en 1626. Un de Baux, pasteur de Castres, eut à souffrir, en 1663, d'une de ces mille petites persécutions qui sont comme la dégradation des ombres lugubres que projettent sur le règne de Louis XIV les Dragonnades et Î'Édit de révocation. Par arrêt du 2 avril, considérant que les cinq pasteurs de Castres Baux, Jaussaud, La Devèze. La Caux et Daiîeau, « avoient pris par-dessus les autres quelque supériorité, ce qui étoit cause que tous les Réformés du ressort de la Chambre avoient de la déférence pour leurs avis, » le roi les enleva à leurs églises et les distribua dans cinq églises voisines en attendant que le prochain synode les plaçât comme U l'entendrait, pourvu que ce ne fût pas à Castres. Après cinq ou six ans \ dans cette espèce d'exil, les cinq pasteurs obtinrent leur rétablissement sur le témoignage rendu à leur « bonne conduite » par l'Intendant. — (Pierre de), pasteur à Cuq en 1626. — (Eustache), pasteur de Montpellier, assisté au nodes prov. du Bas-Languedoc, 1651 et — G. Baux, assisté de J. Guillebert, secrétaire, présida. Le sy-
node des églises wallonnes des Provînmes. — Louis de Baux, sr du jxi, 1678. — Jean-Pierre Baux et :erite de Papal sa femme, d negas, eurent pour fille Marguerite, qui épousa Jean-Pierre, fils de Jean Gâches et de Anne Baux ; mariage béni par Philippe Gâches, pasteur du Montalbanais.
Cette famille existe encore à Mar.<?ille et y est connue dans le haut commerce depuis plus d'un siècle. — Daniel Baux, de Valdrômeen Dauphiné, assisté à Genève, 1685. — (Antoine;, du Languedoc, galérien, 16S6. — (David) de Mazamet; (Abraham et Pierre) de Castres ; fugitifs à la Révocation (Tt 290, 321 . — toine;, sa femme et un enfant, assistés à Londres, 1702.
6. BAUX .Gaspard), né d'une famille distinguée, étudia quelque temps à Sedan, puis s'engagea au service mili-
BAUX
taire et devint lieutenant de cavalerie dans les troupes de la maison du roi. La persécution l'obligea de quitter la France; il prit, en compagnie de quelques autres fugitifs, le chemin de la Hollande et arriva à Leyde, où il s'arrêta. Là il entra en relations avec le professeur Jacques Gaillard, autrefois pasteur et professeur en philosophie à Montauban, et qui remplissait à Leyde, depuis 1666, les mômes fonctions, après avoir eu, pendant quatre ans, la charge de pasteur à Bois-le-Duc. S'étant épris d'une profonde affection pour sa fille Suzanne, Baux la demanda en mariage, mais le vieux professeur lui répondit par un refus, déclarant que jamais il n'accorderait sa fille à un autre qu'à un théologien. Baux ne se laissa pas décourager par cette réponse, mais il se mit à l'œuvre ; il avait déjà un bon fonds de connaissances littéraires, et il se livra à l'étude de la théologie avec un tel succès, qu'en peu d'années il fut en état de se présenter à l'examen. Après l'avoir subi avec un succès dont les actes du synode rendent témoignage, le 30 août 1679, il fut admis au nombre des candidats au saint ministère. Suzanne fut le prix de son application persévérante.
Quelques mois après, l'église de Leeuwarde en Frise le demanda comme aide de son pasteur J. Gottroi, et celui-ci étant mort vers la fin de l'année 1680, Baux fut élu à sa place, janv. 1681. 11 fut pendant plus de cinquante ans pasteur de cette église et y jouit d'une trèsgrande considération. Distingué comme pasteur, il l'était aussi particulièrement comme administrateur des affaires ecclésiastiques ; aussi fut-il plusieurs fois appelé à remplir la charge de modérateur du synode wallon, et il fit partie d'une quantité de commissions qui demandaient de la science, de la sagesse et du savoir-faire. Une de ses filles épousa Joh. Werner Valckenaer, avocat à Leeuwarde, qui fut le père du professeur Ludov. Gasd. Valckenaer, si célèbre par l'étendue de son savoir. Une autre épousa un réfugié français dont nous parlerons en son temps, Alexandre Savois, pasteur à Franequer, secrétaire et bibliothécaire de l'académie. Gaspard Baux mourut à Leeuwarde au commen-
cement de 1733. Environ un an avant sa mort, il avait eu la joie de baptiser son arrière-petit-fils, Gaspard -Amelius de Chalmot, qui fut tué, en 1747, au siège de Berg-op-Zoom, auquel il prenait part comme enseigne, âgé d'environ 16 ans (Gagnehin).
7. BAUX, famille de médecins nîmois [Haag II, 57]. Martin Baux qui soutint une thèse de philosophie à Nîmes, 10 janv. 1605, paraît avoir été père ou oncle de Salomon qui, reçu docteur à l'université d'Orange le 20 mai 1634, épousa Bernardine de Duraniy, avril 1643, et mourut en 1654, après avoir eu plusieurs enfants : d'abord Gaspard, puis Siloïk mariée, oct. 1665, à Claude-Marie de Jaussaud, pasteur à Blanzac, et Moïse.
Ce dernier, docteur de l'université de Valence, 3 déc. 1661, eut comme son père la réputation de bon médecin; il épousa, 18 fév. 1672, Jeanne de Rey et mourut en 1728. Il eut, entre autres enfants : Pierre qui suit; Jeax-Louis, officier d'artillerie qui serait devenu pasteur ' et Gaspard, marchand, marié en 1719 et réfugié à Genève.
Pierre, né le 12 août 1679, arriva en âge de commencer ses études au moment où les édits de 1685 et 1686 obligeaient les protestants à faire élever leurs enfants dans la religion catholique. Il fit ses premières classes dans un collège de jésuites. On l'envoya ensuite à Montpellier pour suivre les cours de médecine, mais son père l'en rappela pour l'envoyer continuer ses études à Orange, où il se fit recevoir docteur le 9 oct. 1696. De retour à Nîmes, il pratiqua pendant quelques années sous les yeux de son père. Le désir de se perfectionner le détermina, en 1705, à se rendre à Paris contre la volonté de ses parents, mais après une absence de deux ans, il rentra dans la maison paternelle, pour ne plus la quitter. En peu de temps sa réputation se répandit au loin; on accourait de tous côtés pour le consulter. Non-seulement il se faisait un devoir de donner ses soins aux pauvres avec la plus grande sollicitude; le plus souvent
1 Cette circonstance (tirée de notes de M. SMBU sur l'état civil de Kimes) et le prénom Gaspard, usité dans la famille, donneraient u croire que c'est ici la « famille distinguée > dont il est question en tête du n» précédent.
BAUX — BAYANCOURT
il leur fournissait gratuitement les médicaments dont ils avaient besoin. Lorsqu'on craignit à Nismes l'invasion de la peste, il composa un Traité de la peste (Toulouse, 1722, in-12), où il donnait le diagnostic de cette terrible maladie et indiquait les meilleurs moyens de s'en préserver et de la auérir. Outre cet ouvrage, qui obtint l'approbation de la faculté de Montpellier, on n'a de Pierre Baux que quelques opuscules. Il mourut le 3 septemb. 1732. De son mariage avec Marie Rouzier, de Sommières, il eut deux filles, et un fils qui a marché sur ses traces. Ce fils , nommé aussi Pierre, né le 26 mai 1708, marié en 1734 à Claire Rey et mort le 28 oct. 1790, a même dépassé son père en connaissances scientifiques. Il initia à la botanique Sauvages et Séguier, avec lesquels il entretint une correspondance assidue, ainsi qu'avec Réaumur et Bernard de Jussieu.
Une lettre de Séguier, 19 fév. 1735, nous apprend qu'il avait sollicité îles titres de noblesse en faisant valoir les services scientifiques de Pierre, Moïse et Salo- • mon ses ancêtres et môme une parenté avec la famille royale qu'il fondait sur ce que Bernardine de Duranty, femme de Salornon, était fille d'Etiennette des Porcelets, de la grande maison provençale des Porcelets, barons de l'os, Maillane et Ubaye. La demande fut rejetée comme émanée de protestants. Son beau-père Rey fut en effet incarcéré à Montpellier comme religionnaire et Claude Rey fils de celui-ci était pasteur du désert, habitant Vergèze.
Pierre Baux eut trois fils morts jeunes et cinq filles dont la dernière, Rosalie, née vers 1760, épousa M. Valz, dont le fils Benjamin Valz, mort il y a quelques années directeur de l'Observatoire de Marseille, s'est fait un nom honorable comme astronome et professait, à l'exemple de ses aïeux maternels, la religion réformée.
Mich. Nicolas, Hist. littér. de Mmes, II, 121.
BAYANCOURT, grande maison de Picardie [Haag II, 58]. = Armes :
Écartelé au 1 et 4 d'argent à l'émanche de 4 pièces de gueules, mouvant de senestre; aux 2 et 3 d'or à 4 fasces d'azur.
Antoine de Bayancourt, plus connu
sous le nom de Bouchavannes, fils de Pierre de Bayancourt et de Jeanne de Calonne, servait comme lieutenant dans la compagnie du prince de Condé, alors gouverneur de Picardie, lorsque éclata la première guerre de religion (1562). Déjà compromis par les dépositions deLaSa- !jue, Bouchavannes ne balança pas à rejoindre le chef des Huguenots à Orléans. Après la bataille de Dreux (déc. 1562), l'amiral, qui faisait le plus grand cas de ses avis, le chargea de couvrir la retraite à la tète de l'arrière-garde composée de troupes choisies, et ensuite il le laissa à Orléans avec son frère d.'Jndelot, pourla défense de cette place importante. La grande considération dont Bouchavannes jouissait dans son parti le fit choisir, en 1567, pour un des négociateurs de la paix. Redoutant la jonction de Condé avec l'armée allemande, Catherine de Médiois avait fait à ce prince des avances qui n'aboutirent à rien, parce que, nous dit Davila, « elle jugea à propos d'entretenir cette négociation, afin de se ménager plusieurs ressources et d'en user suivant les occasions. » Retenu à Vincennes par les lenteurs calculées de la Cour, Bouchavannes ne put prendre part aux divers événements qui marquèrent la seconde guerre civile, après s'être toutefois signalé parmi les plus braves capitaines huguenots dans la plaine de Saint-Denis, où il combattit au centre, sous les ordres immédiats de Condé. On sait que la paix de Lonjumeau, dont il fut un des signataires, ne tarda pas à être violée par une Cour perfide. Bouchavannes, en apprenant la fuite de Condé, s'empressa de le rejoindre. Il assista à la bataille de Jarnac, si funeste à ce prince et à la cause protestante, et lorsque tout espoir fut perdu, il i:a^na Cognac avec les fuyards qu'il put rallier. Quoique l'histoire se taise à cet é'-'ard. on peut supposer qu'il continua à servir jusqu'à la conclusion de la paix. Nous ne le retrouvons qu'en 1572, parmi -entilshommes réformés voués à la boucherie de la Saint-Barthélémy. Il échappa au massacre, plus heureux que ses compagnons, à qui on ne laissa pas le choix entre la mort et l'apostasie ; Charles IX voulut bien « lui faire grâce» sous la promesse qu'il ne porterait plus I. 34
BAYANCOURT — BAYART
les armes pour ceux delà Religion. Bouchavannes promit et il tint parole, nous dit de Thou. Depuis quelque temps, il est vrai, ses coreligionnaires le soupçonnaient déjà d'intelligence avec la Cour.
Dernier rejeton mâle d'une des plus illustres familles de Picardie et n'ayant point d'enfant de Jacqueline de Haplai/icourt, sa femme, Bouchavannes, par donation du 18 août 1570, avait légué tous ses biens à son neveu Josias deLamet, fils de Charles de Lamet, sieur du Plessié, et d'Isabelle de Bayancourt, à condition qu'il prendrait son nom et ses armes. 11 vivait encore en 1588, comme on le voit par les Mémoires attribués à de Thou.
1. BAYART (Martin), brûlé vif à Lille au mois de mars 1566 [Haag II, 59]. C'est un de ces humbles artisans sanctifiés par leur mort et recueillis par JeanCrespin dans le martyrologe protestant. 11 y est inscrit, avec trois compagnons, en ces termes :
Or est il ainsi que Martin Bayart, Claude du Flot hommes mariez, Jean Dautricourt dit des Marteloys et Noël Tournemiue jeunes compagnons a marier, tous pigneurs de sayette1 natifs d'Artois, excepté Noël qui estoit d'un village2 près de Seclin, demeurans en ce mesme temps en la ville de Lisle, cheminoyent en la crainte de Dieu, avec zèle conjoint a édification comme l'effect s'en est monstre. Car estant, le cousin de l'un d'iceux, serviteur a un jésuite, ils ne laissèrent de soliciter et enseigner ce serviteur en la parole de Dieu et l'évangile de J.-C... ; ils lui prestèrent un livret contenant quelques saints enseignements de l'Escriture. Mais ce povre serviteur ne pensant à l'inconvénient qui en pourroit avenir monstra peu de temps après ce livret à son maistre jésuite. Le faux prophète connut bien incontinent que ce livre n'avoit point esté forgé en son eschole, et pour mieux parvenir a son intention, il donna ace serviteur une pièce de sept patards, lui disant qu'il feroit fort bien de s'enquestrer de la demeure de ceux qui lui avoyent preste ce livret afin de l'en avertir. Ces te chose fut fort facile a faire, d'autant que ces quatre compagnons fidèles besongnoyent de leur mestier en la maison d'une bonne vefve qui estoit de mesme religion avec eux. Le jésuite, après avoir esté informé, suivant l'ordon-
» rcigneurs <lc laine. U-niot «sayette» est propre a la fabrique de Lille (Dict. de Littré), s Ilerring, départeio. du Nord.
nance de sa secte ne faillit de le déclarer a la justice. Et pour n'estre connu dénonciateur se retira pour quelque temps de la ville, pendant que ces quatre povres compagnons furent constituez prisonniers un samedi au matin sur les deux heures.
Or pour ce qu'ils respondirent en grande constance et rondeur de tout ce qui apartient a la vraye doctrine sans rien desguiser, il y eut un des eschevins a qui eschapa de dire tout haut qu'on en feroit bien tost du feu. Plusieurs furent esmerveillez, voire le geôlier mesme que ces quatre avoyent respondu devant les juges si pertinemment, comme s'ils se fussent recordés l'un à l'autre : estans neantmoins séparés en la prison. Quelques jours après, combien que défenses fussent faites au geôlier de ne laisser personne parler a eux, si est ce qu'on trouva bien moyen de demander h Claude du Flot comment il se portoit. Lequel respondit que tout iroit bien, veu qu'il se soumettoit a la volonté de Dieu, tant a la mort comme a la vie. Quant a Martin il avoit ceste joye de Dieu qu'il chantoit ordinairement en la prison des Pseaumes... Quand ils sortirent des prisons pour estre menez au supplice, le père de Noël vint l'embrasser et le baisant dit: Mon fils, allez vous ainsi a la mort? Lequel respondant dit : C'est peu de cas, mon père; car c'est a présent que je m'en vai vivre. Et combien que Noël plorast comme il fut monté, voyant son povre père en larmes et souspirs, tant y a qu'estant muni au dedans d'un courage eslevé par dessus ce qu'il voyoit, cria a haute voix : O prestres, prestres, si nous eussions voulu aller a vostre messe, nous ne fussions pas ici : mais Jésus-Christ ne l'a pas commandé. Il y eut des disputes tenues au pied de l'eschaffaut sur ce que les Cordeliers vouloyent faire croire au peuple que ces quatre estoyent hérétiques, mais ils furent rembarrez. Car Jean Desmarteloys prenant la parole leur dit qu'ils tenoyent autant de sacremens que Jésus-Christ en avoit ordonné. Puis Martin leur dit : Laissez nous en paix, car nous sommes au droit chemin et allons a Jésus-Christ ; ne nous en destournez point... Quand tous quatre furent attachez et couverts des fagots prests a recevoir le feu, commencèrent d'un mes:
cord a chanter le premier couplet du pseaume27; puis chantèrent bien a propos le cantique de Siméon tout au long. Et comme ils eurent achevé, le feu commença de s'embraser au milieu duquel ils s'écrièrent jusques a dix ou douze fois au Seigneur : et surtout Noël et Jean hautement l'invoquoyent disans : Seigneur, vueille nous aujourd'hui recevoir a miséricorde et nous mettre en ton royaume. Tellement
BAYART — BAYARD
que le dernier mot le mieux entendu estoit : Miséricorde I Et ainsi cessèrent de crier rendans leur esprit à Dieu.
2. BAYARD (Pierre), de Sedan, serrurier; François, de Sedan; réfugié? à Berlin, 1700. — (Pierre), de la Flandre wallonne, marchand de tabac (5 personnes), réfugié à Stargart, 1700-
3. BAYART ;D'le Françoise de) . veuve de maistre André Porte, conseiller au parlem. de Paris, ajournée comme hérétique devant le parlement, nov. 4 534 . — Thomas Bavard, a orfèvre et orologeur natifz de Yezellizes en Louraine », reçu habitant de Genève, 6 nov. 1554.
î. BAYARD, famille noble du Languedoc. Le premier des membres de cette maison qui se convertit au protestantisme est Michel sieur de Brieulles, fil? de Gilbert Bavard, baron de La Font, secrétaire d'état sous François Ier, et de Madelaine Robert. Avant d'embrasser la réforme, il était abbé de Saint- Yandrille d'Issoire et de St-Jean-lès-Char- Maû il se maria dès 1566 avec Marguerite Guillot. fille de Guillaume Guillot, seigneur de Ferrières voy. ce nom) dont il est parlé dans l'histoire du :e Montauban.
La fréquence du nom de Ferrières et le vague des renseignements four:;
s, nous empêchent de savoir si c'est à cette famille ou si ce n'est pas plutôt à celle qui fait l'objet du numéro suivant qu'appartient un capitaine Ferrières. Selon les uns, ce capitaine Ferrières aurait péri dans une sortie en 1 iV2 1 . tandis que d'autres le citent comme servant encore en 1628, sous les ordres de Saint-Michel de la Roche-Chalais.
lerniers ajoutent qu'il fu; le conseil général, ainsi que les capitaines de France, Bardou, Durban et Constans. pour n'avoir pas déplo sez de vigueur dans la répression d'une émeute dirigée par Carrié et Bruette, deux malheureux jeunes gens de Montauban qui furent pris et exécutés.
Michel Bavard avait un frère d'un autre lit qui portait le nom de Jean. Peutêtre est-il le capitaine Bayard, qui, en juillet 1568, fit une tentative infructueuse avec le jeune La Condamine pour se saisir de la ville d'Annonay, et qui,
quelques années plus tard, en 1574, surprit La Baume de Transit, d'où il ne tarda pas à être expulsé. — Il y avait encore un autre capitaine Bavard en à St-Amand. C'était alors un tout jeune homme que le consistoire admoneste « pour avoir porté les cheveux longs, joué aux cartes etc. » , mais qui « ayant grande affection à participer au saint saciement de la sainte Cène, confesse la faute et est reçu dans la paix de l'église •» (greffe de Castres).
5. BAYARD (Michel de), seigneur et baron de Ferrières, chambellan du roi, fut pourvu de la charge de sénéchal de Castres le 5 m.V s'en démit, le
20 octobre 1592, en faveur de son fils unique Pierre, qui la vendit, en 1600, à Jacques de Lautrec. Une sœur de Pierre, Madeleine, fut mariée, 20 mai à Jean de Durand de Bonne, baron de 8énegas. On a le testament de Pierre, en date du 30 juillet 1636, pai lequel il veut être inhumé à la manière accoutumée entre ceux de la religion P. R., dont il fait profession; il fait divers I 'nfants, Pierre, Michel, Frédéric , César , Marie , Madeleine, et institue pour héritier Louis de Bayard son aîné. Mariage de Louis, célébré en l'Église réformée, 2 septembre 1638, avec Gabrielle, fille de Louis de Monteahn, sr de St-Yéran et de feu dlle Suzanne de Raspal. Confirmation de noblesse prononcée par l'intendant de Languedoc, 19 nov. 1668, en faveur de Louis, de Pierre son frère, et de Pierre fils de Louis, qui venait d'épouser Anne à'Autheville de Vauvert, de Castres.
De ce dernier mariage naquit Louis de Bayard, à son tour baron de Ferrières, de la Crouzette et des Burlas (ou des Brulats), qui devint premier écuyer de ifgr le Dauphin duc de Bourgogne (par conséquent entre avril 1711 et fév. . épousa. 5 avril 1717, Marie fille de George de Belleval, président à la cour des comptes de Montpellier, et mourut à Castres en 1733. Celui-là avait donc évidemment abandonné le protestantisme. Et en effet, ses enfants furent baptisés à l'église N.-Dame de la Plate, à Castres. Cependant il eut un fils Pierre marié, 17 janv. 1747, avec Marie-Marguerite de Perrin de Ca-